Raffinerie de Petit Couronne : – Les bonus mirifiques de Petroplus, au bord de la faillite.

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Les bonus mirifiques de Petroplus, au bord de la faillite.

– L’État envisage un repreneur pour le site, nouvelle réunion Mardi 17 janvier avec le ministre de l’industrie.

– Les syndicats et le personnel toujours mobilisés. Il appel à un grand rassemblement régional Mercredi 18 janvier à 12H devant la raffinerie pour un grand
barbecue.

Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Éric Besson, recevra à nouveau
les syndicats demain mardi 17 janvier.  Après avoir mis les industriels du raffinage et du stockage des produits pétroliers autour de la table
vendredi dernier, l’état va-t-il prendre les mesures nécessaires à la relance du site de Petit Couronne.
Les déclarations se sont multipliées ces jours derniers. « A défaut
d’un accord avec les banques, l’État fera appel aux industriels ». «  « La porte-parole du gouvernement a assuré jeudi dernier que «le gouvernement étudiait l’ensemble des pistes
et des scenarios pour garantir l’avenir»  Dans cette perspective, la rencontre de demain et les visites techniques qui se tiennent en ce moment sur le
site de la raffinerie donne un signe d’espoir, ont soulignés les syndicats à L’AG de ce lundi 16 janvier à midi. Mais, il faut maintenir la pression, alors soyons nombreux Mercredi 18 devant la
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Pendant que les salariés de Petroplus s’inquiétent de leur avenir, une information scandaleuse vient de paraitre dans le journal Suisse « Le
Matin 
» « bonus, fausse déclaration de bilan, amendes »  la mentalité de ce type de holding financier mis en lumiére, lire ci-dessus la copie intégrale de l’article paru
jeudi 13 Janvier :

« Les bonus mirifiques de Petroplus, au bord de la
faillite.

Les cinq directeurs de la holding qui gère la raffinerie de Cressier (NE)
se sont partagé 8 millions de primes en 2010. Aujourd’hui, Petroplus est au bord de la faillite.

Selon la «HandelsZeitung», c’est Jean-Paul Vettier, l’actuel directeur
général qui a obtenu la plus grande part du gâteau, soit 3 millions de francs. Il est vrai, les scrupules ne sont pas inscrits dans le code moral de l’entreprise. En 2009, le plus grand raffineur
d’Europe avait présenté des chiffres noirs mais SIX Exchange Regulation, l’autorité de contrôle des bourses suisses, avait détecté une erreur de présentation des coûts de restructuration du
résultat de l’entreprise. En clair, au lieu d’un bénéfice opérationnel de 65 millions de dollars, le groupe avait réalisé une perte de 75 millions de dollars. Conséquence, la holding a dû
s’acquitter d’un versement de 50 000 fr. à une fondation pour violation des normes comptables.

A Cressier, l’incertitude sur l’avenir de la raffinerie n’avait guère
évolué hier. Le syndicat Unia a lancé une pétition exigeant l’intervention personnelle du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann auprès des banques qui ont gelé les lignes de
crédit.

Selon le dernier communiqué de Petroplus, la holding a bien reçu des
assurances bancaires pour les sites d’Ingolstadt (D) et Coryton (GB), mais Cressier n’est pas mentionné. Petroplus refuse par ailleurs depuis une semaine de répondre directement à nos
questions.

Seul contre tous à garder l’optimisme, Thierry Grosjean, le conseiller
d’Etat neuchâtelois responsable de l’économie, déclarait jeudi: «Les tractations avec les banques ont des chances d’aboutir pour Cressier (NE).»

Faute de pétrole, l’arrêt de la raffinerie sera mis en place
progressivement dès la semaine prochaine. Ces travaux prendront au moins quinze jours. Selon des sources proches de l’usine, les travaux d’entretien annuel de la raffinerie pourraient suivre et
occuper encore le personnel pendant plusieurs semaines. »

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