Les professeurs sont ils corpomaniaques ?

Turgot est de retour

Et voilà que nos bons vieux instituteurs d’antan à la blouse grise sont pris malgré eux dans la tourmente. on les soupçonne de corporatisme.
Les corporations, rappelons-le sont apparues au 11 siècle. Elles définissaient un métier, un statut et déjà un privilège ! Quand Turgot les abolit par l’édit du 5 février 1776, tout le monde
s’en félicite sauf les intéressés qui vivaient depuis trop longtemps sur leurs acquis. Le système de Maître, apprenti, valet a-t-il survécu aux lois révolutionnaires pour se réinterpréter dans le
corps des hussards de la 5’ république ?

Depuis qu’ils ont hérité du statut honorable de Professeur, les Maîtres d’école sont passés dans la catégorie A de la fonction publique, ce
qui leur assure un salaire correct au regard de leur prédécesseur, les instituteurs. L’État dans sa largesse les dispense aussi de travailler pendant les petites vacances scolaires et le temps
libre n’est il pas devenu aujourd’hui une valeur aussi précieuse que l’argent ?

La liberté pédagogique leur permet d’enseigner avec une relative autonomie que l’on ne retrouve que dans les professions libérales. On peut
donc parler de Corporatisme comme Gérard Courtois le suggère avec des arguments maladroits. Les enseignants jouissent bien d’un statut et de privilèges. Pourtant à l’intérieur du
« Corps » professoral, ils appartiennent à la catégorie des valets parce que majoritairement féminisés et donc inévitablement sous-payés.

S’ils font plus de 35 heures par semaine alors que Jack Lang leur a précisé qu’il devait prendre la réduction du temps de travail sur leur
temps de préparation ,c’est par choix individuel.

La réforme scolaire et le retour du mercredi matin entraîneront-ils la Turgotisation du Statut de 1952 ? Les gouvernements qui se
succèdent et les ministres se sont toujours heurtés aux puissants syndicats que l’on soupçonne de cogestion dans les couloirs du Ministère.

Mais alors pourquoi l’État a il après la libération donné ce corpus de privilèges aux Professeurs. D’une part la pénibilité du métier est
incontestable et il est inenvisageable d’enseigner en face d’un public âgé de moins de 10 ans à 60 ans. D’autre part, les instituteurs ont été et sont le vivier du monde associatif et politique.
Ce privilège temps permettant une formation intellectuelle de qualité et un investissement gratuit et inestimable dans le tissu républicain.

Le Corporatisme républicain des professeurs a depuis 50 ans permis de maintenir un enseignement laïque dispensé par des professeurs libres de
tous les pouvoirs. Attaquer frontalement l’enseignement primaire est disproportionné dans un système inégalitaire octroyant aux professeurs de collège et de lycée 18 heures de travail semaine
pour un même statut. Le Professeur de philosophie Vincent Peillon pourrait lire ou relire ce passage du contrat social de Rousseau », la liberté n’étant pas un fruit de tous les climats
n’est pas à la portée de tous les peuples. Plus on médite ce principe établi par Montesquieu, plus on en sent la vérité. Plus on le conteste, plus on donne occasion de l’établir par de nouvelles
preuves « 

Igor Deperraz

Festival « Le goût des autres »

J’étais dimanche matin au débat autour du thème « Léopold Sedar Senghor  : de la poétique à la politique » organisé dans le cadre du festival littéraire « Le goût des autres ». Débat très interressant dans un excellent festival dont la programmation n’oubliait pas les enfants avec de très bons contes. Bravo aux organisateurs         […]

Le nouveau Préfet prend ses fonctions

Arrivé récemment à Rouen, le nouveau Préfet de Région, Préfet de Seine-Maritime, Pierre-Henry Maccioni, a connu son baptême du feu, devant faire face à l’incident chez Lubrizol et la fuite de mercaptan qui a embaumé l’atmosphère de Rouen jusqu’à Paris. Ceci étant, ce lundi matin, pour marquer sa prise de fonction officielle et comme le […]

Quai Bertrand Delanoe dans la ville rose

L’arche Delanoë accoste sur la rive droite

 

La reconquête de la Seine continue à faire polémique. Bertrand Delanoë ne tenait pas à quitter la Mairie de Paris sans laisser pour la
postérité une marque durable de son passage. Ce seront donc les Berges de la Seine. Un pied de nez à Georges Pompidou qui avait sacralisé en 1966 l’automobile en plein cœur de la Capitale. Tout
n’est pas encore gagné, mais la reconquête du centre-ville par ses habitants est actée. Comme d’autres grandes villes de France, Paris retrouve le charme des promenades le long des rives de son
fleuve.

Une démarche romantique qui résume assez bien le règne de Bertrand Delanoë sur la Capitale. Dorénavant il sera possible de manifester sur deux
kilomètres en même temps contre le mariage pour tous : rive droite et pour le mariage pour tous : rive gauche. Pourquoi alors ne pas imaginer des joutes fluviales pour en découdre
symboliquement. Il était temps que Paris se réveille, les autres Capitales européennes, parmi les plus libérales ont déjà mis les automobilistes et leur symbole phallique aux portes de leurs
cités.

Un beau cadeau fait au Parisien qui pourront  bientôt épouser le Maire de Paris en se faisant
photographier dans les jardins flottants. Rebaptisons par la même occasion les quais de Seine en le renommant quai Delanoë. Les opposants au mariage homosexuel n’ont rien à craindre.  C’est Toulouse que l’on surnomme la ville rose.

Igor Deperraz

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