L’Armée de terre a lancé sa 8e campagne de recrutement pour la période 2013-2015.
Automobilistes NORMANDS ATTENTION ! LA SANGSUE AUGMENTE SES PEAGES!
De gauche à droite et de haut en bas:
gros plan sur les morsures d’une sangsue sur la peau humaine, très gros plan sur les mandibules impressionnante de la bestiole, une belle sangsue sur la main et le logo de la Société d’autoroute Paris-Normandie: plus on le regarde plus il ressemble à un tas de sangsues stylisées sauf pour le porte-monnaie des Normands!
SAPN = SANGSUE
aux NORMANDS !
Autoroute Caen-Paris. Le péage en hausse à 15,10 €
Au 1er février, les tarifs de péage du réseau SAPN, la Société d’autoroutes de Paris-Normandie, vont augmenter. Le tarif pour Paris-Caen passe de 14,70 € à 15,10 €, soit une hausse de 2,72 %.
Le Paris-Rouen passe de 6,10 € à 6,20 € soit une hausse de 1,64 %.
Le Rouen-Caen passe de 8,60 € à 8,90 €, soit une hausse de 3,49 %
Commentaire de Florestan:
de l’aménagement du territoire? Tu parles !!!
la SAPN est juste bonne à racketter les Normands et à faire les poches des automobilistes Bretons de la région parisienne qui préfèrent passer par la carpette normande qui à 15,10 euros reste encore plus compétitive que l’autouroute Paris-Rennes via Orléans… Avec pour conséquence, une saturation presque totale du périphérique de Caen tous les vendredis soirs!
Lupanar à l’ambassade

Afin de casser la solennité inhérente à ce genre de lieux
respectables, le garde du corps de l’ambassadeur du Honduras a organisé des
réjouissances (et le mot est particulièrement bien choisi) au sein (bis
repetita) même de l’ambassade hondurienne à Bogota. Malheureusement pour lui,
le gorille s’est fait gauler (eh oui…)…
Ah, la Colombie, ses prises d’otages, sa guérilla, ses cartels, sa coca, sa
coke, ses miss siliconées et ses mœurs dissolues… N’apprend-on pas que le bon
Carlos Rodriguez Andino, ambassadeur de son état (avec et sans majuscule), a dû
démissionner, contraint et forcé par les autorités du Honduras. La
raison ? Une initiative ludique et récréative qui a eu lieu dans les
bureaux de la représentation hondurienne.
On nous apprend que le bon Carlos avait pour garde du corps un ami intime, à
moins que ce ne fût l’inverse, qui, pour fêter dignement l’arrivée de Noël,
crut bon d’organiser une soirée avec des femmes de petite vertu, des catins
rétribuées, des demi-mondaines, des professionnelles de la profession, bref,
des putes locales.
Les ébats auraient pu se dérouler dans une relative discrétion à l’instar
des frasques d’un ancien directeur du FMI et de son ami Dodo la Saumure avant
que la justice ne se penche dessus, mais non, le tempérament de feu de nos
demoiselles en a décidé autrement. Ce qui aurait pu rester dans les annales
comme une simple péripétie a gonflé jusqu’à prendre la dimension d’une affaire
d’état. Ainsi, nos jeunes femmes ont-elles fait tourner le rendez-vous galant
en « orgie fortement alcoolisée avec des prostituées » nous
informe Le Monde.
Tout a été découvert suite au vol de différents objets dans les bureaux de
l’ambassade comme des ordinateurs ou des téléphones portables. Mais ce qui a
véritablement choqué la diplomatie hondurienne, c’est le petit cadeau laissé en
souvenir par ces charmantes nymphes qui, nous dit toujours Le Monde, auraient
« fait leurs besoins sur les bureaux de l’ambassadeur et de l’attaché
commercial ». Trop classe. Plus fort que les Pussy Riot !
Certes, on comprend mieux que cette affaire ait véritablement tourné en eau
de boudin. Au Honduras, on ne défèque pas impunément sur les bureaux des
représentants de sa diplomatie. Son Excellence Carlos Rodriguez Andino a dû se
plier aux conclusions de son ministère de tutelle qui a dit en substance :
« Afin de préserver nos intérêts nationaux et nos bonnes relations
avec la république de Colombie, nous avons prié notre ambassadeur de présenter
sa démission de manière irrévocable et il a effectivement démissionné
immédiatement ».
Le côté merdique de cette affaire viendrait en fait du comportement de ces
messieurs du Honduras, qui, certainement influencés par leur statut de
diplomates, auraient refusé de payer les prestations tarifées de nos putas
locas y locales*. On imagine que l’assurance de ces messieurs et la
réaction épidermique de ces demoiselles, outre la forte présence d’alcools,
aient pu être le résultat de dégustations d’autres produits locaux vendus en
poudre avec une paille. Si la réponse de ces dames a pu sembler quelque peu
inappropriée, et pas vraiment diplomatique, on comprend que la décision de ne
pas verser le liquide promis ait pu froisser ces certainement charmantes
professionnelles dont l’attachement au tarif des prestations n’a d’égale que
leur classe naturelle.
Bref, si les messieurs de l’ambassade voulaient des émotions fortes pour
fêter dignement l’arrivée de Noël, ceux-ci en ont eu pour leur argent, celui
qu’ils n’ont pas daigné éjac…, pardon, verser. On remarquera à cette occasion
que la réussite des soirées de Monsieur l’Ambassadeur ne tient pas seulement à
des rochers au chocolat mais au choix des invités et invitées. Enfin, grâce à
ces demoiselles, on sait maintenant que le Hondurien est radin et qu’en matière
de diplomatie, on est souvent dans la merde. Merci le Monde pour cette
somptueux éclairage sur l’humanité et ses scories.
Le mot de la fin à Sir Philip Stanhope, comte de Chesterfield, qui aurait pu
faire un excellent ou du moins convenable ambassadeur du Honduras selon les
critères du ministère des affaires étrangères d’un pays dont chacun sait que la
capitale est Tegucigalpa, mais je m’égare, et qui déclara il y a plus de
trois-cents ans : « Sexe : le plaisir est de courte durée, la
position ridicule et la dépense absurde. »
Trois cents ans plus tard, le plaisir est absurde, la position de courte
durée et la dépense ridicule…
(*) : j’assume voire revendique toute faute !
UN HEROS pour sauver l’AXE SEINE… VITE!
Mercredi 30 janvier 2013 étaient reçus par Jean-Marc AYRAULT, Premier ministre en son hôtel de Matignon à Paris un HERAUT (Laurent Beauvais) un SUPER HEROS ( Jean-Paul Huchon) et un ANTI-HEROS (Alain Le Vern), les trois présidents de région qui doivent, en principe, s’intéresser à l’avenir de l’Axe Seine comme projet d’aménagement du territoire d’intérêt national…
Le Premier Ayrault, et le Héraut (de la Normandie)…
Le Super héros (notamment sur l’A 13…) et un z’héros un peu anti… que nous connaissons que trop
Nos trois (z) héros étaient donc ce mercredi à Matignon pour obtenir une avancée sur le mode de gouvernance de l’Axe Seine puisque le Premier Ayrault ayant écouté l’anti-héros a viré sans trop de ménagement le Zorro du Havre…
Notre Zébulon favori a fait part de son impatience quant à l’organisation de la future gouvernance de l’Axe Seine pour qu’elle soit définie « avec les trois régions qui en constituent l’armature » (ndlr: s’il n’y en avait que deux, cela serait plus facile…)
La formule de remplacement de l’ancien haut-commissariat au développement de la vallée de Seine est prête: il s’agit de nommer un délégué interministériel qui pourrait s’appuyer sur un « cercle des financeurs » , c’est à dire les régions et les grandes collectivités concernées, appuyées par un conseil de personnalités qualifiées (ndlr: qui peuplera ce conseil de personnalités qualifiées pour défendre l’intérêt national de la Normandie? Nous on veut bien en faire partie…)
Un décret était même déjà prêt à la fin de l’année 2012 mais difficile, semble-t-il de trouver l’oiseau rare, c’est à dire un vrai héros qui en veuille !
Nous laissons le soin à Alain LE VERN de décrire le profil du poste pour la mission impossible:
« il ne faut pas forcément une grande figure mais quelqu’un d’efficace (…) quelqu’un qui en ait l’envie »
Franchement!
Vous en connaissez vous? des héros qui veulent se farcir Le Vern?
Des noms ont cependant circulé notamment celui d’Hubert du Mesnil qui vient de quitter Réseau Ferré de France ou encore celui de Jean-Pierre Duport, conseiller d’ Etat, ancien préfet d’Ile de France et qui connait bien nos affaires normandes au point de les avoir bien débrouillées en tant que président de la commission de préparation du Débat Public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie en 2010.
Pendant ce temps-là la Normandie des forces vives s’inquiète:
Christian Hérail, le président de la CCI de Rouen, déjà déçu par le colloque Acte 3 de l’Axe Seine de novembre 2012 à Paris s’inquiète en appelant à un « engagement politique plus fort » et de préciser: « il y a une réticence à mettre en place une gouvernance avec une volonté des élus politiques, des agglomérations, des maires ».
Mais le mouvement consulaire normand s’organise pour que l’Axe Seine sorte des limbes: on l’a vu à Versailles, le 25 septembre dernier…
Même inquiétude aussi du côté de Gérard Lissot, président du CESER de Haute-Normandie et des partisans de la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN): lors de sa conférence de presse du lundi 21 janvier dernier, Gérard Lissot interpellait les élus:
« L’unité politique leur confère une vraie responsabilité car ils ne pourront pas dire que c’est la faute des autres »
(ndlr: allusion à la posture de certains élus socialistes contre la LNPN ou l’Axe Seine quand une autre majorité était au gouvernement. On pensera, par exemple, à une conférence de presse organisée par Laurent Fabius à Rouen au printemps dernier pour démolir le rapport Rufenacht sur l’Axe Seine)
Et mettait ainsi en garde:
« Si on n’a pas le projet Axe Seine, on est très mal pour le devenir économique de la région. Si nous n’avons pas la LNPN, l’Axe Seine n’aura aucun moyens et alors on sera très très mal. »
Pour le dire plus clairement:
Qui veut se farcir l’anti-héros jusqu’en 2015 ?
(sources: Filfax Normandie 25/01/13 n°4492 / 24/01/13 n°4491 / 22/01/13 n°4489)
Rire en Seine : le retour
Seine Maritime : Festival
Rire en Seine : Le retour
Le festival RIRE EN SEINE grandit d’année en année, déjà 4 ans et plus de 4000
spectateurs au rendez- vous, avec toujours des spectacles de qualités sélectionnés à Avignon, dans différents festivals d’humour ou salles de spectacles parisiennes,
Un seul but : apporter de la bonne humeur pour toute la famille (spectacle Gratuit pour
les moins de 12 ans et des tarifs très attractifs) et se changer les idées tout simplement …
Comme tous les ans, le Festival soutient une association qui aide les
enfants hospitalisés ou malades , cette année : les Blouses Roses
Grâce à la complicité et le talent des comédiens de la compagnie Acid Kostik, des
animations et chansons seront proposées, le mercredi 27 mars dans les chambres des enfants du CHU de Rouen.
Le festival s’engage à donner une partie de la recette, d’un de ces spectacles
programmés, à cette association.
Autre moment pour les enfants, le Marathon des bouts d’choux : 3 spectacles
à découvrir en une journée! Dans 3 lieux différents! Avec :
La compagnie rouennaise Zaméliboum
Un cadeau sera offert au bout d’choux marathonien de l’humour s’il ramène les
preuves semées dans la journée lors des spectacles
Une rencontre aussi avec les lycéens rouennais avec la compagnie Acid Kostik
à l’issue de leur spectacle dans le Corps d’Elvis, occasion de parler de leur métier, de leur expérience dans le monde du spectacle, nos techniciens du spectacle prendront aussi le temps de
parler de leur parcours et de leurs expériences
Et sinon de l’humour en musique avec Une Vie sur Mesure, Folles Noces, J’ai
Mangé ma Fourchette, l’envers du Décor, les swinging poules qui vous feront danser jusqu’ à Minuit !!!
Du Café théâtre avec Marié à tous prix, du one man avec La soirée du
Point virgule, La soirée du théâtre des Mathurins, notre soirée tremplin one woman Show
ou le public votera la meilleur humoriste de la soirée (plus de 40 candidatures pour cette soirée seulement 7 retenues).
Le Festival est aussi très fier d’avoir donné la possibilité au talentueux
et généreux Arnaud Ducret de venir jouer dans sa ville natale à Petit Couronne et puis à voir absolument Émilie Chertier une pépite du seule en scène en 1ere partie du Grand Vincent Roca, des
voyages en Famille avec Afrika de l’humour grinçant avec Choc Frontal, de l’humour à voir entre amoureux avec l’Abribus de Philippe Elno
Pour tout découvrir le mieux est d’aller sur www.rirenseine.fr et de venir
en famille, entre amis, entre collègues …
Pour tous renseignements contact@zoaques.com ou 09.83.46.07.43
Rire en Seine remercie le CJD et ses membres avec Pierre Lecomte et Marc Mercier, à
L’Armitière avec Mathieu de Montchalain qui croient en nous depuis le début et qui aide à ce que le Festival soit un beau rendez vous !
Le barbe bleu français
Fait de société : Portrait d’un assassin
A la découverte de Landru :
Source : http://grands.criminels.free.fr/landru.html
L’affaire
Landru
Le barbe bleu
français

Il est né à Paris en
1869 d’un père chauffeur dans une fonderie et d’une mère couturière, Landru aura une enfance heureuse. Adoré par ses parents, il fut un enfant gâté et désiré (d’où son deuxième prénom). Eduqué
chez les frères mais n’ayant pas les moyens financiers pour poursuivre ses études, il entra dans une étude d’architecture. Il rencontre ensuite sa cousine Marie-Catherine Rémy qu’il séduit. La
jeune femme se retrouve enceinte et Henri-Désiré est dans l’obligation de l’épouser. De cette union naîtront quatre enfants.
Landru :
l’escroc
Landru commença
ensuite une carrière d’escroc. Il fut d’ailleurs condamné entre 1900 et 1912 à 7 reprises, et ses escroqueries envers les femmes commencèrent dès 1909. Il rencontra Mme Izoret par une annonce
matrimoniale passée dans un journal. Après lui avoir soutiré 1500 euros, il fut dénoncé par celle-ci. Pendant ce temps, Mme Landru a bien du mal à subvenir aux besoins de la famille. Il sera
encore une fois condamné en 1914 à 4 années de prisons pour escroquerie, qu’il ne fera pas ayant pris la fuite. Charmant Monsieur, il délaisse sa famille pendant que lui se goberge aux frais des
princesses crédulités et naïveté.
Les
disparitions
En décembre 1914,
Landru loue une villa à Vernouillet. 4 personnes y disparaîtront.
Janvier 1915 : Jeanne
Cruchet une veuve de 39 ans et son fils André 17 ans
Juin 1915 : Thérèse
Labord-Line veuve 46 ans
Août 1915 : Désirée
Guillin 52 ans
Landru loue ensuite la
villa de Gambais en décembre 1915, 7 femmes y disparaîtront.
Décembre 1915 : Mme
Heon veuve 55 ans
Décembre 1916 : Anna
Collomb veuve 44 ans
Avril 1917 : Andrée
Babelay 19 ans
Septembre 1917 :
Céléstine Buisson, veuve 44 ans
Novembre 1917 : Louise
Jaume divorcé 35 ans
Avril 1918 :
Anne-Marie Pascal divorcé 36 ans
Janvier 1919 :
Marie-Thérèse Marchadier célibataire 36 ans
Onze personnes en 4
ans, toutes rencontrées par le biais des annonces matrimoniales.
Ce serait aujourd’hui,
il nous serait recommandé d’éviter les sites de rencontres sur le Net… Sacré canaillou !
Le motif : l’argent
sans aucun doute. Ayant un physique pourtant peu agréable, Mr Landru plaisait aux femmes. Il réussit en tout cas à les appâter, fini par leurs faire signer des procurations, les emmènent dans
l’une ou l’autre de ses villas, elles disparaissent, revend leurs meubles et empoche l’argent. En 1917, il rencontre Fernande Segret dans le tramway, elle devient sa maîtresse, il l’aime et la
couvre de cadeaux. Elle ne disparaîtra pas, il sera arrêté chez elle. Et oui, l’amour l’a perdu… En tout cas Messieurs, si vous vous trouvez un physique peu ragoutant, sachez que dans le cas de
Landru, cela ne l’a pas empêché de plaire.
Les
premiers doutes des familles
Mlle Lacoste
s’inquiète, elle n’a plus de nouvelles de sa sœur Célestine Buisson partie à Gambais avec Mr Fremyet (un des pseudos de Landru). Elle lui écrit mais n’a jamais de réponse. Elle décide d’écrire au
maire de cette bourgade, lui fait le récit de ses inquiétudes et lui décrit la villa qui est hors du bourg et près du cimetière. Le maire lui répond peu après. Il ne connaît pas de Mr Fremyet et
encore moins de Mme Buisson. Par contre il lui dit que la villa est celle de Mr Tric et qu’il la loue à un certain Mr Dupont (encore un pseudo de Landru). Le maire s’étonne de sa lettre et lui
signale qu’il en a reçu une identique à la sienne de la famille Pillot au sujet de Mme Collomb. Mlle Lacoste entre donc ainsi en contact avec la famille Pillot. Discutant ensemble, ils
s’aperçoivent que Mr Fremyet et Mr Dupont ne font qu’un. Ils décident donc de porter plainte contre X.
L’inspecteur
Belin est chargé de l’affaire.
Né à Dijon en 1887, il
entre dans la police en 1909 et participe à l’affaire de « la bande à Bonnot » qui trouve son épilogue en 1912.
Il reçoit Mlle Lacoste
et Mme Pillot puis part à Gambais. Sur place, il trouve la villa, qui est protégée par une haie, fermée. Allant glaner quelques renseignements chez les villageois, il apprend que l’on a bien vu
un petit homme chauve et barbu, coiffé d’un chapeau melon et qu’il arrive toujours avec une femme qui n’est jamais la même. Chose étonnante il repart toujours seul. Chez lui, il n’ouvre jamais
les volets et fait souvent du feu même en été. La fumée s’échappant de la cheminée est épaisse et sent mauvais.
L’inspecteur Belin
pense avoir affaire à un proxénète qui expédie les femmes vers d’autres pays. Mme Bonhoure entre en scène. Elle est l’amie de Céléstine Buisson qui disparaît en septembre 1917. Cette dernière lui
avait présenté Mr Fremyet son fiancé. Mme Bonhoure ne le trouve pas très beau et ne l’apprécie pas vraiment. Céléstine la quitte, Mme Bonhoure ne la reverra plus. Le 11 avril 1919, Mme Bonhoure
aperçoit Mr Fremyet qui sort d’un magasin. Elle décide de le suivre mais le perd au Chatelet, Landru ayant sauté dans un autobus. Mécontente, elle se rend chez Mlle Lacoste la sœur de son amie et
lui raconte l’histoire. Mlle Lacoste prévient l’inspecteur Belin. Ce dernier envoie un de ses collègues au magasin et là, coup de théâtre Landru se fait appeler Mr Guillet mais le vendeur a son
adresse. Il habite 76 rue Rochechouard. Belin et ses hommes se rendent sur place mais il est déjà bien tard. Il faudra attendre 6 heures, l’heure légale pour procéder à l’arrestation.
L’arrestation et
l’enquête
Le 12 avril 1919 à 6
heures, l’inspecteur Belin frappe à la porte. Mr Guillet ouvre, l’inspecteur lui décline sa fonction, Landru se met en colère. Il sera emmené dans les bureaux des brigades mobiles. Pendant son
transport, Landru glisse sa main dans l’une de ses poches et en sort un petit carnet noir qu’il essaye de jeter par la fenêtre. L’inspecteur Riboulet s’en empare, le carnet causera sa
perte.
Pendant
l’interrogatoire, il ne dira rien ou presque avouant simplement s’appeler Henri-Désiré Landru et qu’il a changé d’identité parce qu’il était recherché sous ce nom pour escroquerie. Cela suffit
pour l’inculper. Les recherches faites chez lui ont permis de trouver une quittance de loyer, pour la location d’un garage à Clichy qui lui sert de garde meuble. La police sur place découvre des
meubles, des vêtements et des documents : papiers d’identités, certificats de naissances etc…appartenant à ses victimes.
Le lendemain aura lieu
la perquisition de la villa de Gambais. La villa paraît belle, paraît seulement car l’intérieur est délabré. La police trouve un coffre aux initiales C.L (Céléstine Lacoste) nom de jeune fille de
Mme Buisson, un matelas avec des tâches de sang et une cuisinière dont les tuyaux sont très usagés. Dans le hangar des fragments d’os, des cheveux et sous la paille trois squelettes de
chien.
Le 25 Avril, soit 12
jours après la première, a lieux une deuxième perquisition. Il faut signaler que lors de la première, aucun scellé n’a été apposé à la grille de la villa. Elle reste ouverte à tous et des curieux
y prennent quelques souvenirs (poignées de porte etc…). On y trouve cette fois des débris d’os dans la cuisinière. Landru parle de machination. A Vernouillet, la police trouve des morceaux de
corset, des chaussures à demi brûlées. Vernouillet et Gambais même scénario. Les enquêteurs ont des pièces mais n’ont toujours pas retrouvé de corps. L’instruction durera deux ans, Landru ne
révèlera pas son terrible secret. Il dira que c’est à la justice de prouver sa culpabilité.
Le carnet causera sa
perte car tout y est noté : les rencontres avec les victimes, ses dépenses, ses déplacements à Vernouillet et à Gambais avec elles. Les voyages se font toujours de la même façon, un billet
aller/retour pour lui et un aller simple pour la dame. Des factures pour l’achat de scies à métaux en grand nombre. Bien entendu, il n’a jamais écrit dedans qu’il les avait tuées. La police en
déduit qu’il tuait les dames en les découpant en morceaux (avec les scies) et en les faisant brûler dans la cuisinière (des ossements furent retrouvés dedans).
Le
procès
Le procès s’ouvre au
tribunal de Versailles le 7 novembre 1921, Landru est assisté par Maître Moro-Giafferi. Landru est coupable sans aucun doute mais le principal problème pour l’accusation est le manque de corps.
C’est la seule chose qui peut sauver la tête de Landru. Aux questions posées par le président, Landru répond souvent avec ironie et humour ce qui fait rire le public. Cela n’empêchera pas la
justice de le condamner à mort le 30 novembre 1921. Désormais, il attend le résultat du recours en grâce.
Le 23 février, la
grâce est refusée. Il sera donc guillotiné. Le 25 à l’aube, on le réveille pour le conduire à l’échafaud. Il s’habille, refuse d’entendre la messe, refuse aussi le verre de rhum et la dernière
cigarette. Landru est conduit à l’échafaud les mains liées dans le dos. Deux hommes l’installent sur la planche basculante, sa tête passe dans la lunette, le couperet tombe L’affaire Landru est
terminée.
On ne badine pas avec
la justice ni avec l’amour !
Landru reste un vrai
mystère quand à sa force de persuasion et son sex appeal. En fait ce second point reste une véritable gageure : comment a-t-il réussi à plaire à autant de femmes ? Le drame de la
solitude sans doute. Et oui, certaines n’étaient pas très attirantes.
En tout cas,
gardons-nous de la naïveté, des petites annonces, des sites de rencontres….






