Morceaux choisis
Chris Hoornaert, ambassadeur du port d’Anvers :
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La force de la Chine : » L’une des différences entre la Chine et l’Europe
est la rapidité. Prises de décisions, investissements, travaux : tout va plus
vite. Sans doute parce que le niveau de démocratie n’est pas le nôtre…
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Comment les ports français peuvent -ils progresser ? » Il ne faut pas
hésiter à agir sur tous les leviers : simplification des procédures
administratives, amélioration des connexions avec l’arrière-pays, augmentation
de la productivité et de la fiabilité, etc. »
Laurent Castaing, directeur général de STX France :
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Conteneur : le rendez-vous manqué : » Derrière les chiffres qui affichent
le tonnage des ports, nous pouvons lire l’économie de notre pays. Il y a 20
ou 30 ans, les ports français se situaient dans une bonne moyenne de croissance
par rapport au commerce mondial et national.
Mais la conteneurisation est arrivée
: les ports français n’ont pas suivi, contrairement à Anvers et Rotterdam qui
ont affiché des taux de croissance 3 x plus élevés que la croissance mondiale.
»
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Pourquoi les ports français sont restés en berne : » Pour diverses raisons
: les Français ne sont pas de grands investisseurs maritimes ; plus rentiers
qu’aventuriers, ils n’aiment pas le risque, ne sont pas commerçants. A Anvers
au contraire, les Belges ont été prêts pour capter la croissance quand elle
s’est présentée. Concernant la réforme portuaire, nous avons mis 20 ans à la
faire en deux étapes : nous avons été trop lents sur la redistribution des rôles… »
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Les armateurs, investisseurs portuaires : » la croissance de l’activité
conteneur a été tirée par les armateurs qui ont très vite vu l’instrument de
productivité colossal que ce mode de transport représentait. Pour faire en sorte
que les ports – et les opérations de chargement/déchargement qui s’y déroulent
– ne soient pas le maillon faible du transport maritime, les armateurs ont décidé
d’investir dans le portuaire pour y augmenter la productivité. Leurs stratégies
sont entrepreneuriales et non géopolitiques. »
Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre : » il faut changer les mentalités
car l’économie mondialisée et la compétition s’imposent à nous. Il est par ailleurs
de notre devoir de favoriser la croissance des pays émergeants. Sur le plan
humanitaire ou sécuritaire, pourrait-on d’ailleurs imaginer fermer nos frontières
? » Le territoire français est riche et diversifié : face au grand nombre de
dossiers que nous avons à défendre (tels que l’agriculture, l’industrie, le
tourisme, etc.), nous devrions porter plus d’intérêt au maritime.
Nicolas A.Vernicos, armateur, président de la CCI hellenique : « Vous avez en France les plus grands talents, le plus grand cabotage
d’Europe mais votre image est médiocre à cause de l’administration
et de la médiatisation du moindre accident maritime… Vous gagneriez
à liberaliser le système. »