Le 9 mai 1950, Robert Schuman présentait sa proposition relative à une organisation de l’Europe, indispensable au maintien de relations pacifiques. Cette proposition, connue sous le nom de « déclaration Schuman », est considérée comme l’acte de naissance de l’Union européenne.
Aujourd’hui, le 9 mai est devenu un symbole européen, au travers de journée de l’Europe qui, aux côtés du drapeau, de l’hymne, de la devise et de la monnaie unique, identifie l’Union européenne en tant qu’entité politique.
Pourtant ces dernières années auront été marquées par la recrudescence des nationalismes radicaux comme on l’a vu en Hongrie, Serbie et Grèce ou encore en Norvège, Suède, Belgique, Pays-Bas, Italie et même chez nous en France, rendant l’Europe responsable de tous les maux. Face à ce regain d’activité, nous devons rester vigilants, car ceci ne peut pas nous laisser indifférents quand le cœur du projet européen est attaqué : l’Europe a rapproché les citoyens, le nationalisme les oppose. L’année 2013 est justement « l’année européenne des citoyens » (vingtième anniversaire de la création de la citoyenneté européenne dans le cadre du traité de Maastricht, 1er novembre 1993). Cette thématique nous rappelle avec force l’importance du militantisme européen en faveur de la promotion de la citoyenneté.
Au lendemain des commémorations du 8 mai, et quand pour nos générations, cette situation de paix semble aller de soi, l’établissement d’une paix durable entre les Etats d’Europe aura été l’une des réalisations majeures de la construction européenne, comme le confirme la remise du prix Nobel de la Paix à l’Union européenne. Alors, conséquence de la crise économique mais peut-être avant tout d’une crise plus profonde de la citoyenneté, la montée des nationalismes en Europe doit nous interroger : que faire pour remettre le citoyen au cœur d’un projet clair et participatif et pour redynamiser la construction de l’Europe d’ici 2014 ?
C’est pour répondre à cette question que les initiatives se multiplient dans toute la France pour fêter l’Europe dans sa version concrète et utile, en prolongeant cette journée sur tout le mois de mai pour permettre au plus grand nombre de participer et de donner une plus grande visibilité.
Partout, enfin presque, car à la Ville de Rouen sur ce sujet là, c’est silence radio ! Et ça, on ne peut que le regretter.



