Galerie des Papiers Perdus


Rouverte (à tous les vents) rouverte le week-end passé, la Galerie des Papiers Perdus est mise à l’honneur ce mercredi 12 juin 2013 dans le journal Paris-Normandie (édition de Dieppe). Créée en 2012 sur une idée de Roland Schön, située au Pollet (ou presque…), rue Bonne Nouvelle, la Galerie[…]

De la maltraitance ordinaire

La triste affaire de maltraitance sur des personnes vulnérables au sein de l’hôpital de Gisors est malheureusement édifiante à plus d’un titre. Et s’il est tout à fait juste que les autorités rappellent que ce genre de faits précis (photos dégradantes) est exceptionnel, la maltraitance ordinaire est une réalité, et ce pour des multiples raisons.

 

Le premier aspect est sociétal: il conjugue la dévalorisation des plus anciens dans un monde où l’on cultive la jeunesse éternelle et artificielle tandis que l’on assiste à la montée de toutes les formes de transgression et d’irrespect. Ainsi la personne âgée a perdu son statut emprunt de sagesse pour être rangée dans la catégorie des encombrants.

 

 

Le deuxième point est structurel puisqu’il est particulièrement lié aux reformes du secteur sanitaire et médico-social des dernières années. Depuis les 35 H jamais compensées en effectif jusqu’à la réforme indigne HPST dite Bachelot qui divise les forces en mettant en concurrence les services entre eux, le secteur « personnes âgées » demeure le parent pauvre de la Santé et, comme le rappelait hier l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA): « la bientraitance dépend avant tout du temps passé auprès des personnes et donc du nombre de professionnels »

 

 

Le dernier est conjoncturel. Il relève du reclassement professionnel massif qui a vu les emplois industriels perdus se tourner vers les services à la personne et renforcer les rangs de la formation classique mais aujourd’hui galvaudée afin de sortir des bataillons d’auxillaires de vie et d’aide-soignants pour prendre en charge les anciens qui se multiplient tels les petits pains. Malheureusement, la formation dispensée à grande échelle ne permet pas de répondre à toutes les spécificités de prises en charge notamment les pathologies démentielles et, le billet d’entrée à l’école vaut souvent validation du diplôme sans l’écremage nécessaire.

 

 

Un dernier mot sur la révélation tardive de cette affaire. Les actes de maltraitance petits ou grands sont par essence des actes honteux et qui sont volontairement cachés tant par les auteurs que par la hiérarchie qui craint une mauvaise « publicité ». Rien d’étonnant alors que l’immense majorité des plaintes de familles ou d’agents à l’encontre d’autres professionnels demeure sans suite.

De la maltraitance ordinaire

Elle l’a fait pour ses enfants

Mère célibataire de 37 ans avec trois enfants, queue de cheval et petites lunettes, la prévenue apparaît accablée à la barre du tribunal correctionnel d’Évreux ce vendredi 7 juin. « Je voulais une maison avec jardin pour les enfants mais je savais que je ne pouvais pas payer tout le loyer », déclare-t-elle au président qui tente de comprendre l’enchaînement des faits qui l’a propulsée dans le monde de la petite délinquance.

De faux bulletins de salaire

Il avait caché la cocaïne dans ses dreadlocks

«Quand la police est venue vous interpeller, elle a constaté que vous cachiez quelque chose dans vos cheveux et que vous avez précipitamment mis un objet dans votre bouche », remarque le président du tribunal de grande instance en toisant Mateta N., 35 ans, homme aux grands dreadlocks tombants encadrés par deux policiers et qui était jugé en comparution immédiate récemment. Le tribunal l’a condamné à trois mois de prison mais n’a pas décerné de mandat de dépôt.

Heaulme attendra pour savoir s’il sera jugé

La Cour de cassation rendra sa décision le 25 juin concernant le pourvoi de Francis Heaulme, qui conteste son renvoi devant les assises pour le meurtre de deux enfants de huit ans en 1986 à Montigny-lès-Metz (Moselle). La défense de Francis Heaulme reproche à l’arrêt de mise en accusation de porter atteinte à sa présomption d’innocence et met en cause l’objectivité d’un gendarme qui avait recueilli des confidences de Francis Heaulme.

« Routard du crime »

Arbitrage Tapie : rien ne sort

Stéphane Richard, patron d’Orange, et Jean-François Rocchi, ex-président du Consortium de réalisation (CDR), ont vu hier matin leur garde à vue prolongée dans l’enquête sur l’arbitrage ayant mis fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, a-t-on appris de source judiciaire. Ces gardes à vue s’achèveront au plus tard mercredi matin.

Il fume et cause un désastre

Même s’il n’en a pas eu l’intention, le prévenu de 19 ans, en jouant simplement avec son briquet, a détruit la maison de sa famille d’accueil, aux Trois-Pierres, près de Saint-Romain-de-Colbosc.
Le 7 mai 2012, dans sa chambre, Steeve fume une cigarette en cachette. Puis il s’amuse à mettre le feu à un mouchoir… Mais celui-ci tombe, accidentellement, sur le lit.

80 000 € d’amende pour publicités mensongères

À l’image de son homonyme situé à Fécamp (nos éditions des 11 avril et 15 mai), l’hypermarché Carrefour de Gruchet-le-Valasse, entre Bolbec et Lillebonne, a aussi été condamné pour « publicité mensongère ou de nature à induire en erreur ». Le tribunal correctionnel du Havre a rendu son délibéré hier après-midi, après quasiment un mois de réflexion. Les juges ont prononcé à l’encontre du magasin, en tant que personne morale, une amende de 80 000 €.

« Je ne criais pas trop, il y avait les enfants »

Il y a encore peu de temps, ils formaient un couple. Désormais, le Havrais âgé de 52 ans et son ex-compagne s’affrontent de part et d’autre de la barre du tribunal correctionnel du Havre. Elle porte des accusations de violences et de rapports sexuels imposés. Lui nie en bloc.
« Elle partait avec trois hommes et rentrait deux jours plus tard. »

69 500 articles détruits par les douanes en Haute-Normandie

4,6 millions. C’est le nombre d’articles contrefaits saisis par les douanes françaises en 2012 sur l’ensemble du territoire national. En 2011, elles avaient en saisi 8,6 (un record). Entre les deux, un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) n’a plus autorisé les douanes à saisir les produits contrefaits ne faisant que transiter par l’Union sans être sa destination finale. Un nouveau règlement adopté hier par le parlement européen leur permettra à nouveau de le faire.

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