IMOCA : Vincent Riou et Jean Le Cam (PRB) remportent la Transat Jacques Vabre dans leur catégorie

Vincent Riou et Jean Le Cam ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à 13h 41min 47s (heure française) à Itajaí, au Brésil. Leur temps de course : 17j 00h 41min 47s. Leur vitesse moyenne sur le parcours théorique de 5 450 milles depuis Le Havre a été de 13,21 nœuds. Ils ont parcouru 5771 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 14,12 nœuds.
 
Malgré une rapide escale technique à Madère, Riou et Le Cam inscrivent donc pour la première fois leur nom au palmarès de la Transat Jacques Vabre. Ils ont donné le tempo dans une course rapide, sans réel temps mort. Les duos ne se sont pas ménagés et ont tiré sur le matériel.
 
« Que ce soit pour MACIF ou pour PRB, les safrans n’avaient jamais cassé mais à force d’être sollicités, ils ont pété… », expliquait  ainsi Jean Le Cam à la vacation ce matin. Pour l’heure, rien n’est joué pour la deuxième place entre Safran (Marc Guillemot/Pascal Bidégorry) et Maître CoQ (Jérémie Beyou/Christopher Pratt), qui se tiennent en quelques milles. Les deux bateaux sont attendus vers 15h sur la ligne d’arrivée.
 

Fécamp : Un homme dans le coma découvert dans le quartier de Ramponneau

SEINE-MARITIME – Un homme de 35 ans a été découvert par un passant, allongé inanimé sur la voie publique dans le quartier du Ramponneau à Fécamp, samedi un peu après 23 heures. A leur arrivée, les sapeurs-pompiers ont constaté que l’individu, alcoolisé, était dans le coma et que son pronostic vital était engagé. Il a été transporté au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen.

Selon les premières constatations, l’homme saignait et portait les stigmates de coups (de pied ?) qu’il aurait pu recevoir avant de s’écrouler. Les services de police de Fécamp ont ouvert une enquête. La victime qui demeure au Ramponneau est connue de leurs services pour des faits de toxicomane.

Un suspect en garde à vue

Selon des informations recueillies ce dimanche soir, la victime aurait été frappée violemment par un inconnu avant de sombrer dans le coma. Un témoin aurait assisté à la scène et alerté les services de police qui ont identifié dans la journée l’auteur présumé des violences. Cet homme, considéré comme un suspect sérieux, a été placé en garde à vue ce dimanche en fin d’après-midi dans les locaux du commissariat de Fécamp où il est actuellement entendu.

Rouen. Les consommateurs éméchés de La Luna et du Palace Club voulaient « jouer » du couteau

SEINE-MARITIME – Les policiers de Rouen sont intervenus à deux reprises dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 novembre à la suite de violences commises en boite de nuit par des consommateurs bien alcoolisés et violents.

A la Luna, la discothèque de la rue Saint-Etienne-des-Tonneliers sur la rive droite de Rouen, un individu qui mettait la pagaille à l’intérieur de l’établissement a menacé avec un couteau les videurs qui voulaient le faire sortir. Ces derniers ont alors employé les grands moyens pour le désarmer et le neutraliser. Dans l’échauffourée, l’individu un reçu un coup de poing au visage. Il a remis aux mains des policiers qui l’ont placé en garde à vue pour menace avec arme.

Dans le même créneau horaire, entre 3 et 4 heures du matin, le même scénario s’est produit au Palace Club, une boite située rue Malherbe sur la rive gauche. Là encore c’est un homme éméché et armé d’un couteau qui s’est opposé aux vigiles qui lui demandaient de quitter l’établissement. L’individu a également été placé en garde à vue pour les mêmes raisons.

A Rouen, l’ambulance des pompiers termine son intervention sur le toit

Une collision entre un bus articulé de la TCAR et une ambulance des sapeurs-pompiers s’est produite samedi 23 novembre vers 22 h 30, à Rouen, à proximité du pont Corneille. Les pompiers, dont le véhicule descendait la rue de la République en direction du pont Corneille, partaient sur une intervention gyrophare et deux tons en action.

Arrivé à l’intersection avec le quai Pierre Corneille, l’ambulance a percuté violemment un bus à soufflet (articulé) des transports en commun de l’agglomération rouennaise qui arrivait de la place Saint-Paul  et allait vers le Mont Riboudet. Dans le choc, le véhicule rouge a fait un tonneau et s’est immobilisé sur le toit, sans faire de blessé parmi les occupants.

La Clio percute le camion de dépannage

Cet accident, pour le moins spectaculaire, a suscité – comme souvent – la curiosité des passants et des automobilistes. L’un d’eux, au volant d’une Clio Blanche, a voulu regarder avec assistance la scène. Au passage il a eu la malheureuse idée de faire un bras d’honneur aux policiers qui lui demandaient de circuler. C’est alors qu’en accélérant brutalement, il a percuté le camion de dépannage qui venait prendre en remorque le bus accidenté. Le chauffeur de la Clio a alors fait une marche arrière et a pris la fuite malgré l’injonction des policiers de s’arrêter.

Le fuyard a été retrouvé dans la nuit, vers 4 heures, par une patrouille de la brigade anti-criminalité (BAC). Il a été interpellé et placé en garde à vue pour outrage et délit de fuite. Il s’agit d’un homme âgé de 24 ans et domicilié à Darnétal.

Psychanalyse d’une société

Des manifestations contre le mariage pour tous aux bonnets rouges de Bretagne, les mouvements de contestation se multiplient. Rythmes scolaires, statut des sages-femmes, la grogne contre l’action du gouvernement fédère des groupes sociaux variés aux intérêts parfois antagonistes.

Ce n’est pas un hasard si c’est à l’occasion du mariage homosexuel que s’est révélé quelque chose de beaucoup plus profond. Il y a une crise économique mondiale et, pour la droite comme pour la gauche, elle est difficile à gérer. Sur ce front-là a éclaté un mouvement que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. En France, où les oppositions sont beaucoup plus marquées qu’ailleurs, nous assistons à une irruption de propos réactionnaires.

Depuis la Révolution, il y a toujours eu deux France : une France légitimiste de droite et une France de progrès. Et à l’intérieur de ce clivage, de nombreuses nuances. Nous avons d’un côté Valmy et de l’autre Vichy. Nous sommes très républicains, à droite comme à gauche d’ailleurs. Et puis nous avons une extrême droite qui a toujours été raciste. Ce discours s’est modifié évidemment, mais il existe toujours à l’état de refoulé.

La mutation, sur fond de crise économique, c’est qu’il y a maintenant un flou à l’intérieur de la droite républicaine qui a en partie adopté des positions de l’extrême droite. Que la droite classique libérale ait pris le relais à partir des manifestations contre le mariage homosexuel est étonnant. A priori, elle n’était pas contre !

IL était évident qu’il y aurait une opposition, mais pas que la rue défende de prétendues « valeurs familiales » auxquelles plus personne n’adhère. C’était le signe du rejet d’une mutation qui, pourtant, est déjà en cours.

Ces manifestations ont rassemblé des gens qui n’auraient jamais dus être ensembles : des républicains et une vieille extrême droite française. Ils ont fait manifester des enfants qui portaient des pancartes de haine contre les homosexuels. On les a retrouvés dans les explosions de haine contre Christiane Taubira, responsable de cette loi et incarnation de tout ce que déteste la droite extrême : une femme noire, libre, intelligente, cultivée, courageuse, ministre de la République.

On en est venu à cette haine raciste d’autant plus vivace que des Noirs ne sont plus du tout à l’image du « Ya bon Banania » de l’univers colonial. On a ressorti des profondeurs de la France de Vichy des choses que l’on pouvait penser dépassées : c’est haïssable, cette France-là. Tout repose sur des fantasmes. Sur le plan politique, on s’attaque non pas aux choix du président Hollande mais à l’autorité même du chef de l’Etat. Les injures s’attaquent à la souveraineté de la fonction républicaine, comme on l’a vu lors de la commémoration du 11 Novembre qui devait être un moment d’unité nationale. Il faut maintenant être très ferme contre cela.

On a des jacqueries, des terreurs, des peurs. Les manifestations dépassent la question de l’écotaxe. Il y a simplement l’expression d’une colère populaire qui ne veut pas des dictats de Bruxelles et qui donc ne veut pas de L’Europe. Il nous faut aujourd’hui combattre les dictats de Bruxelles mais conserver l’idée européenne. Cette vague d’euroscepticisme s’accompagne pourtant d’une demande d’une d’Europe plus présente, comme on le voit avec des attentes autour du smic européen pour lutter contre le dumping social. Comment expliquer ce paradoxe ?

Ce qui domine avec ces bonnets rouges –le symbole, c’est contre l’autorité de Louis XIV, ce ne sont pas les sans-culottes – c’est, avec de vieilles revendications régionalistes, un sentiment d’humiliation. On peut le comprendre mais la politique ne peut pas fonctionner en s’appuyant sur la seule souffrance. On ne peut pas raisonner avec des manifestations irrationnelles qui s’en prennent au Pouvoir central, avec un grand « P » en l’accusant d’être responsable d’une situation dont il n’est pas responsable

Ce qui est spécifique à la France, c’est que la droite a toujours considéré que la gauche était illégitime. Dès qu’un pouvoir de gauche est élu, la droite ne tolère pas l’alternance, comme si elle considérait que c’était à elle d’incarner la nation.

La vraie cause de ce qui se passe aujourd’hui, c’est l’échec radical du communisme réel qui avait porté l’espérance du peuple vers l’égalité. Le communisme n’a pas marché mais ce système représentait l’aspiration des peuples. C’est un échec monumental. On n’a peut-être pas encore mesuré que cet échec a tué pour longtemps l’espoir d’une société plus égalitaire. Comme la France est le pays des soubresauts révolutionnaires et contre-révolutionnaires, on a aujourd’hui un peuple qui va plutôt du côté de l’extrême droite

L’échec du communisme est mondial. Mais, dans une société comme la France où les clivages sont beaucoup plus grands, c’est la Révolution française qui a porté tous les espoirs du communisme au 20e siècle. Au fond, l’échec de 1917, c’est l’échec de 1789. En France, cela prend une tournure beaucoup plus grave que dans d’autres pays d’Europe. Le mal-être est mondial. En raison de notre solide modèle républicain, nous estimons que l’Etat doit régler tous les problèmes des citoyens. Ce modèle est mis en cause de tous les côtés. On n’arrête pas de nous dire que la France est abaissée et que son modèle ne vaut plus rien. Le modèle de 1789 est présent partout ! C’est un modèle universel. Quand les Chinois manifestent sur la place Tiananmen, ils brandissent la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ce modèle-là s’est internationalisé et il n’appartient à aucun « terroir » figé. Compte-tenu de la mondialisation, on voit que nous perdons des acquis. Alors, sans doute faut-il faire des économies sur la sécurité sociale. Dans des pays comme le Brésil où il n’y a pas ni sécurité sociale, ni école gratuite, etc…, quand le peuple y accède, il est mobilisé il va de l’avant. En France, nous sommes obligés de rogner sur ce qui existe.

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