Déviation sud-ouest d’Evreux : le tribunal administratif déboute l’association « Evreux Nature Environnement »

Déviation sud-ouest d'Evreux : le tribunal administratif déboute l'association
La préfecture de l’Eure indique avoir reçu ce jeudi 6 février deux notifications du tribunal administratif de Rouen se rapportant à deux contentieux dirigés contre des décisions administratives prises par le préfet de l’Eure dans le cadre de la déviation sud-ouest d’Evreux. 
 
La première est relative au référé-suspension de l’association “ Evreux Nature Environnement ” (ENE) attaquant l’arrêté préfectoral du 17 juin 2013 par lequel le préfet de l’Eure a autorisé les travaux de la déviation sud-ouest d’Evreux sur la section de Cambolle aux Fayots. Le tribunal administratif de Rouen a rejeté le référé-suspension par ordonnance du 6 février 2014. L’arrêté préfectoral n’est donc pas suspendu, souligne la préfecture dans un communiqué.
 
La seconde notification est relative à la requête de l’association ENE contre l’arrêté préfectoral du 16 janvier 2012 par lequel le préfet de l’Eure a déclaré d’utilité publique les opérations et travaux relatifs à la mise en place de périmètres de protection et servitudes autour des captages de Chenappeville, Les Côteaux de l’Iton et la Vallée de l’Iton. 
Par jugement du 6 février 2014, le  tribunal administratif de Rouen a débouté l’association de sa demande d’annulation de l’arrêté.
 

Ce week-end, les coureurs cherchent les cross

Ce dimanche 9 février, en forêt départementale du Madrillet, le Running club stéphanais organise le prix René-Pajot, la dernière épreuve du challenge inter cross de la Seine. « Ce cross est accessible à tous les publics dès les jeunes de moins de 10 ans jusqu’aux Vétérans 3 avec des parcours de 500 mètres à 6 kilomètres et sur présentation d’un certificat médical », explique Jérôme Pesquet, président du RCS 76. Fort de ses 105 licenciés, le Running club stéphanais tient actuellement la tête du challenge avec 500 points d’avance. Le prix René-Pajot permettra de désigner le vainqueur de la saison 2013-2014.
Durant les mois d’hiver, les coureurs de fond enchaînent les cross pour mieux se préparer aux épreuves de printemps. À ce jeu-là, le mental fait souvent la différence.
Roger Hautot, licencié au Running club stéphanais, porte beau ses 61 ans. Il faut dire qu’il a passé la moitié de sa vie à courir. Quelle que soit la saison ou la couleur du ciel, il a les baskets aux pieds et avale les kilomètres au rythme incessant des entraînements et des compétitions. Durant les mois d’hiver aussi, Roger Hautot se contraint à un programme rigoureux et adapté, essentiellement construit autour des épreuves de cross.
« Pour cette saison 2013-2014, de novembre à février, j’aurais enchaîné pas moins de 8 cross parmi lesquels l’ensemble des courses inscrites dans le cadre du challenge inter cross de la Seine. » Ce que Roger Hautot ne précise pas d’emblée, c’est qu’à la mi-janvier, il avait remporté chacune des courses disputées dans sa catégorie des Vétérans 3. Et pourtant, le cross est loin d’être une partie de plaisir.
« Il faut constamment relancer, négocier les montées et les descentes sans jamais se relâcher. Le terrain est souvent difficile, glissant, boueux. Il faut être à fond du début jusqu’à la fin comme un fractionné à plein-temps. Et puis surtout, ça fait mal, très mal même. Et comme la douleur est omniprésente, tout marche au mental. »
Mais alors quel intérêt de pratiquer ce type de course? « Pour moi, comme pour de nombreux autres coureurs, c’est une manière efficace de se préparer aux courses sur route qui reprennent dès le mois de mars. C’est bon pour le cardio, la circulation et pour la respiration. Et puis après avoir beaucoup souffert pendant l’hiver, les premières courses de 10, 20 et 30 kilomètres se font dans le bonheur. Tout paraît simple alors. »
On l’aura compris, les raisons de pratiquer le cross sont multiples et variées même si l’épreuve a souvent tendance à décourager les juniors. « Le cross amuse les plus jeunes mais les ados décrochent vite. C’est plutôt une épreuve pour trentenaire et au-delà. »

• Inscriptions dimanche 9 février au gymnase du collège Paul-Éluard de 8 à 9 heures. Gratuit pour les athlètes des clubs disputant le challenge. Participation de 4 € pour les autres coureurs. Renseignements au 02.35.69.01.47 ou au
02.35.73.96.59.

Chaussée glissante : deux accidents sur le CD 151 à Fontaine-le-Bourg (Seine-Maritime)

Chaussée glissante : deux accidents sur le CD 151 à Fontaine-le-Bourg (Seine-Maritime)
Deux accidents de la circulation se sont produits ce jeudi dans l’après-midi sur le CD151, à Fontaine-le-Bourg, dans le canton de Clères. Un peu avant 16 h 20, un véhicule qui circulait en direction d’Isneauville s’est retrouvé sur le toit après que son conducteur a perdu le contrôle de sa direction. Un peu plus tard, vers 17 h, sur la même route et toujours à Fontaine-le-Bourg, un véhicule est sorti de la route après avoir glissé sur la chaussée alors qu’elle circulait en direction de Bosc-le-Hard. Il n’y a pas eu de blessé.

Chaussée glissante : deux accidents sur le CD 151 à Fontaine-le-Bourg (Seine-Maritime)
Selon la gendarmerie, qui est intervenue pour assurer la sécurité, la route est glissante à cet endroit à cause d’une pellicule d’hydrocarbure qui s’est répandue sur la chaussée. La direction inter-régionale des routes (Dirno) procède ce jeudi soir à son nettoyage sur environ cinq kilomètres entre Fontaine-le-Bourg et Claville-Motteville. Il est donc fortement conseillé d’éviter le CD151, dans l’immédiat.

Deux blessés sur le CD3 à Clères

Une collision s’était produite dans le même secteur, sur le CD3 à Clères, ce jeudi en milieu de matinée. Deux véhicules se sont percutés de face dans la côte du Mont Blanc. Selon les constatations de la gendarmerie, l’un des conducteurs aurait perdu le contrôle de sa voiture. Cet accident a fait un blessé léger et un autre plus sérieusement atteint qui a dû être désincarcéré par les pompiers alors qu’il avait perdu connaissance. Il a été transporté aux urgences du CHU Charles-Nicolle à Rouen. La route a été coupée entre 11 h 30 et 12 h 45.

EROUENSMUS’ FUTSAL WORLDCUP !

EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !
YOU WANT TO REPRESENT YOUR COUNTRY ? YOU LIKE FOOTBALL ? SO REGISTER AND PARTICIPATE TO THE EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !
When and Where ?
EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP will take place at the SUAPS’ gymnasiums (Campus of Mont Saint Aignan) on saturday evening the 15th, 29th of March and the 12th of April.
Who can participate ?
All the students of all over the World without distinction of nacionality. The only condition is to be student. Each team have to have at least 5 players and a maximum of 15 players. While, a girl have to be all over the time on the field.
How that works ?
16 teams (a maximum of 6 teams per continent) will participate so 4 groups of 4 teams. The 2 best of each group will be qualified to the Quarters of finals…until the BIG FINALE ! So, are you ready to represent your country ?
Of course ! What are we doing ?
You have just to go to the Service des Relations Internationales at Mont-Saint Aignan (EROUENSMUS will be here to help you to register), register the name of your country, the name of the captain and finally the name of each player of your team.
How much does it cost ?
Only 10 euros PER TEAM (and NOT per person)

SO, WHAT ARE YOU WAITING FOR ? REGISTER FROM MONDAY 10thOF FEBRUARY UNTIL FRIDAY 28thOF FEBRUARY AND PARTICIPATE TO THE EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !

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COUPE DU MONDE DE FOOTBALL EN SALLE !

EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !
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ALORS INSCRIVEZ-VOUS ET PARTICIPEZ A L’EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !
Où et Quand ?
L’EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP se déroulera dans les gymnases du SUAPS du Campus de Mont-Saint Aignan le samedi après-midi les 15 mars, 29 mars et 12 avril.
Qui peut participer ?
Tous les étudiants de tous les continents du Monde sans distinction de nationalité. La seule condition est d’être étudiant. Il faut un minimum de 5 joueurs et un maximum de 15 joueurs par équipe. Par ailleurs, une fille doit être en permanence sur le terrain.
Comment ça marche ?
16 équipes (dont un maximum de 6 équipes par continent) représentants chacune un pays sont espérées dont 4 groupes de 4 équipes. Les deux meilleures équipes de chaque groupe seront qualifiées pour les Quarts de Finale … jusqu’à la Grande Finale ! Alors êtes-vous prêts à représenter votre pays ?
Bien sûr ! Comment fait-on ?
Il vous suffit de vous présenter au Service des Relations Internationales (il y’aura une permanance EROUENSMUS régulière), de remplir la fiche d’inscription avec le nom du pays représenté, le nom du capitaine d’équipe ainsi que le nom des différents joueurs.
Combien ça coûte ?
Le prix d’inscription n’est que de 10 euros par équipe.

Contact:

ALORS N’ATTENDEZ PLUS ! INSCRIVEZ-VOUS DU LUNDI 10 FEVRIER AU VENDREDI 28 FEVRIER ET PARTICIPEZ A L’EROUENSMUS FUTSAL WORLD CUP !

Journée d’action de la CGT : 4 000 manifestants en Seine-Maritime, au Havre, Rouen et Dieppe

Journée d'action de la CGT : 4 000 manifestants en Seine-Maritime,  au Havre, Rouen et Dieppe
SEINE-MARITIME – Dans le cadre de la journée nationale d’action organisée par la CGT, quelque 4 000 personnes se sont mobilisés en Seine-Maritime ce jeudi 6 février. C’est au Havre que la journée a connu la plus forte mobilisation, avec 3 000 manifestants dont environ 2 000 dockers (chiffres de la police).

Les manifestants se sont rassemblés à partir de 10 heures cours de la République (maison des syndicats) et ont défilé dans les rues du centre-ville jusqu’à 14 heures. Le cortège s’est arrêté longuement devant le Grand port maritime du Havre où des pneus ont été enflammés et des projectiles lancés. Une vitre a volé en éclats, sans faire de blessé.

Il s’agissait pour la CGT de faire entendre sa voix et celles des salariés pour la défense de l’emploi, de la protection sociale, des conditions de travail, des salaires et du service public.

A Rouen, la manifestation a rassemblé 850 personnes environ (chiffres police) qui ont défilé entre le Conseil général (rive gauche) jusqu’à la Banque de France. 

A Dieppe, ils étaient environ 150 à manifester dans les rues de la ville.

François Hollande dévoile le 3ème Plan Cancer

François Hollande a dévoilé cette semaine le 3ème plan Cancer, dont l’objectif central est la lutte contre les inégalités. La lutte contre le cancer est l’une des grandes causes qui fédère, qui rassemble, au-delà des sensibilités, des clivages, des alternances. Et comment pourrait-il en être autrement ? Chaque année, 150 000 personnes meurent du cancer, […]

La nouvelle carte cantonale fait débat, pour les communistes, c’est non ! Pour d’autres, c’était non aussi, mais au moment de voter…

Comme
convenu, l’intervention de Sébastien JUMEL pour le groupe
communiste… sur le charcutage du département de Seine Maritime.Sebastien_Jumel.jpg
Lors de notre dernière séance du Conseil Général, à l’occasion de
laquelle nous avons procédé à la réélection du nouvel exécutif
départemental autour du tout nouveau président, j’ai, au nom des élus
communistes et républicains, posé trois questions sous forme d’inquiétude.

La première était de savoir si nous n’étions pas en train de procéder à
l’élection d’un président éphémère, à la tête d’une collectivité
éphémère. Non pas que qui que ce soit ne doutait et ne doute encore
aujourd’hui de la capacité de Nicolas Rouly à être armé pour assumer
durablement cette mission importante.

Nous avons d’ailleurs
exprimé, sans ambiguïté notre confiance de ce point de vue, mais en
fait, il s’agissait pour nous d’attirer l’attention sur l’accumulation
d’un faisceau d’indices concordants, fragilisant à court et moyen terme
l’existence même du Département.

Le flou sur l’évolution
institutionnelle, renforcée par les récentes déclarations du président
de la république, s’ajoute à l’asphyxie financière généralisée des
collectivités locales à laquelle les Départements n’échappent pas aux
faits métropolitains qui risquent d’impacter lourdement sur les champs
de compétence des Départements.

La 2e interrogation évoquée à
l’occasion de la dernière séance, était de savoir si demain le
Département et son exécutif, même son assemblée, serait en situation de
continuer à être utile, efficace, reconnu auprès des habitants, des
territoires qui le composent, en jouant son rôle de bouclier social en
ville et de bouclier rural à la campagne.

Autrement dit de
savoir si demain notre Département aurait les moyens d’être une
collectivité solide et solidaire en préservant ce à quoi nous sommes
attachés et qui fonde la légitimité d’une collectivité comme la nôtre,
le couple Communes/Département.

La 3e question évoquée,
était de savoir si le nouveau président serait au service d’un camp ou
bien s’il serait le président de tous les seinomarins. Non pas, là non
plus, que nous doutions du parti pris du président Rouly, d’être
favorable au rassemblement, notamment de toute la gauche.

Elle doit rester à l’ordre du jour, et je l’indiquais la fois dernière,
si nous voulons que les politiques publiques que nous avons impulsées
depuis 2004 se poursuivent, avec la même majorité en 2015. Mais il
existe toujours un risque de fragiliser ce qui fait la force d’un
rassemblement, c’est-à-dire la pluralité des forces qui la font vivre,
ici le groupe des élus socialistes et républicains, des élus communistes
et républicains et de démocratie liberté qui sont le socle solide et
solidaire de la majorité départementale.

D’une certaine
manière à ces 3 questions, le projet de découpage cantonal, ou
devrais-je dire de charcutage cantonal, répond, et pas dans le sens que
nous souhaitons.

En effet, sur le fond, ce qui nous est
proposé aujourd’hui, en niant la réalité historique des cantons, en
niant les réalités des bassins de vie de nos territoires, en niant même
tout ce qui structure l’organisation de ces mêmes territoires, les
syndicats de communes, les intercommunalités, les SCOT, les syndicats de
pays, ou bien même encore les intercommunalités de projet, en niant
tout cela, le découpage cantonal, le charcutage électoral va priver les
futurs conseillers généraux de leur légitimité territoriale et donc
affaiblir la légitimité démocratique et donc politique au sens noble du
terme du département nouvelle version.

Sur le fond, nous avons
le sentiment que ce projet de réforme répond à un objectif que le
Gouvernement nouveau ne semble pas avoir abandonné.

Je veux
dire par là une construction institutionnelle basée sur la mise en
concurrence des territoires pour répondre aux injonctions à la doctrine
européenne, sur la base d’un projet pourtant rejeté massivement par nos
concitoyens, une Europe technocratique, omniprésente, un Etat replié sur
ses fonctions régaliennes qui, elles, non plus, n’échappent pas à la
Révision Générale des Politiques Publiques généralisée, des régions
fusionnées en fonction des circonstances et transformées en « landers »,
et des intercommunalités mastodontes qui éloignent toujours un peu plus
la décision du droit d’intervention, du pouvoir de participation des
citoyens, de la proximité exigée.

En mettant en place un
découpage sur la base de territoires construits artificiellement, pas
seulement démographique, selon des règles à calcul strictement
électorales, avec des cantons qu’il faudra non plus traverser à cheval
en un jour comme à l’origine, mais au pas de course avec un bon
véhicule, on prive les futurs conseillers généraux, notamment en milieu
rural mais aussi en milieu urbain de ce qui fait leur force :

– la proximité,
– l’écoute des territoires et des communes,
– le soutien à la vie associative et à l’économie réelle

qui font la cohésion de notre territoire et qui font qu’au bout du
compte, le département permettait jusqu’à présent un aménagement
équilibré du territoire.

Nous avons la réponse à
notre première question. En affaiblissant ainsi la légitimité du
Département, on rend l’avenir de cette collectivité encore plus
illisible et sa disparition inscrite comme fait inéluctable.

La 2e question posée, vous le savez et je le redis solennellement, les
élus communistes et républicains sont attachés à une architecture
institutionnelle, héritage de la Révolution française qui réaffirme la
base fondamentale dans notre république, de deux échelons de proximité
que sont les communes et les Départements, qui doivent préserver leurs
clauses générales de compétences pour répondre efficacement aux besoins
des habitants, pour cette même raison de proximité, de respect des
territoires.

Nous sommes en désaccord complet avec la
carte fabriquée dans le secret du Ministère de l’Intérieur à Paris. Car
l’application mathématique de la règle à calcul électorale, n’est pas
seulement démographique. Ce choix conduit à une explosion de la
superficie des cantons, dans les zones les moins densément peuplées. Je
pense notamment aux futurs cantons de Fauville, Cany Barville, St Valéry
en Caux, Fontaine le Dun ou bien encore à celui de Forges, d’Argueil,
de Gournay en Bray et d’Aumale, pour ne citer que ces deux exemples.

Quel coup terrible porté à la relation de proximité pourtant nécessaire entre le conseiller général et l’habitant !

Quel coup terrible porté au rôle de porte voix que doivent continuer à
jouer les conseillers généraux pour permettre aux communes, grandes ou
petites, d’être prises en compte dans les grands choix d’aménagement du
territoire ou dans les petits choix d’aide à l’investissement. De ce
point de vue, cela me fait dire ce qui disqualifie la droite dans sa
critique d’aujourd’hui : Nicolas Sarkozy l’avait rêvé, François Hollande
l’a fait ».

J’ajoute, comme vous le savez, pour
reprendre l’argument sur le bouclier rural à la campagne et du bouclier
social à la ville, que jusqu’à présent, l’organisation des services
publics de l’Etat, du Département ou des partenaires chargés des
missions d’utilité publique, je veux dire la présence des services
publics avaient, dans l’Histoire, épousé largement celles de nos cantons
: un centre médico-social par canton, une brigade de gendarmerie par
canton, une banque postale par canton, une trésorerie municipale dans le
chef lieu de canton. Sur ce 2e point, l’impact financier pour les
communes concernées de la perte de statut de chef lieu de canton, n’est
pas neutre et devra être compensée.

Qu’en sera-t-il demain
dans un contexte ou la présence des services publics recule partout, où
il est prévu des déménagements toujours un plus pour les territoires à
l’image des risques qui pèsent sur l’évolution de la carte judiciaire,
suppression dans le nord du département de tribunal, la présence des
services publics dans nos cantons, dans le cadre de ce nouveau
périmètre.

Avec ce découpage, le risque est grand de voir
s’accélérer le déménagement de nos territoires, le démantèlement de nos
services publics de proximité.

Avec ce nouveau découpage, le
risque est grand de voir la concentration de toutes les réponses sur les
pôles de compétitivité, les métropoles attrape-tout et l’émergence de
territoires abandonnés, de territoires oubliés.

A
la 2e question, nous avons la réponse, ce nouveau découpage privera le
Département de sa capacité de mettre en place un bouclier social en
ville et un bouclier rural à la campagne.
La 3e question dont dépend
d’ailleurs largement notre capacité de la majorité de gauche à agir au
service des habitants, ce que nous voulons tous et toutes ici sur les
bancs de l’hémicycle, à gauche de l’assemblée. Ce nouveau découpage, ce
nouveau charcutage qui permettra d’avancer sur la parité, ce qui est une
bonne chose, ne permettra pas de faire vivre le pluralisme politique,
ce qui est une très mauvaise chose.

La parité est
effectivement un défi que l’ensemble des forces politiques doivent
encore relever tant le retard en la matière des représentations
équilibrées hommes/femmes est constant. Nous ne devons pas le sous
estimer.

Mais c’est précisément parce que nous y accordons de
l’importance que nous ne pouvons pas accepter que cet objectif légitime
serve d’arguments massus destiné à empêcher toute critique. En matière
de promotion de la parité, des propositions alternatives existent, le
scrutin de liste proportionnel, émergence des territoires de proximité
en est une.

Au lieu de cela, le Gouvernement fait le choix du
scrutin majoritaire à deux tours, selon des territoires découpés aux
ciseaux, au sécateur, à la tronçonneuse ou au scalpel, selon les cas,
pour éviter telle rue de telle commune, telle commune de l’autre.

Peut-être avec comme visée non avouée aujourd’hui mais limpide à nos
yeux, de préparer le découpage des circonscriptions législatives de
demain.

Cela constitue un véritable recul démocratique, cela
risque d’être une machine à fabriquer de l’abstention, cela risque
d’aggraver la fracture déjà immense entre les citoyens et le politique.
Cela peu et je mets en garde tout le monde à ce sujet, la droite pourra
vous en parler longuement pour l’avoir utilisé, quelquefois ceux qui
coupe aux ciseaux, se coupent les doigts eux-mêmes.

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président,
Chers Collègues,

Au-delà du fait que sur le fond les arguments que je viens de
développer rapidement démontrent que ce projet est un mauvais projet et
qu’il faut le refuser, je souhaite terminer pour dire que sur la forme,
il constitue un véritable déni de démocratie puisqu’à aucun moment nous
avons le sentiment que notre avis peut avoir des chances d’être pris en
compte.
Ce qui me conduit d’ailleurs à indiquer, ce qui n’est pas
Monsieur le Préfet, un manque de respect à votre égard, que le rôle du
premier représentant de l’Etat en région, vous-même, s’est résumé à être
un simple facteur entre le Ministère de l’Intérieur et nous-mêmes.

A aucun moment, les propositions alternatives formulées par les uns et
nous autres n’ont été entendues. Vous ne prenez pas en compte la réalité
des bassins de vie, les habitudes de coopération des habitants, leur
pôle d’attractivité qui peuvent être, dans ce cas, le marché cantonal,
dans l’autre la zone d’activité industrielle ou bien encore
l’attractivité de la cohérence d’un découpage respectant les frontières
d’une commune ou d’une intercommunalité ancienne. Aucun critère de vie
réelle ne semble avoir préoccupé ceux qui tenaient les ciseaux.

Enfin, au moment où la crise économique et sociale s’enkyste parce qu’elle n’est pas conjoncturelle mais structurelle,

Au moment où les habitants attendent des collectivités qu’elles soient à
leurs côtés pour faire face aux conséquences de la crise, notamment en
matière de solidarité mais aussi en terme de relance industrielle,
économique et social, ce projet de découpage apparaît déconnecté, décalé
eu égard à la préoccupation de nos concitoyens.

Un de nos
collègues a dit dans la presse que cette réforme est inopportune, je
partage cet avis. Ainsi, le papier d’Estelle Grelier dans la presse de
ce matin : « C’est un euphémisme de dire qu’elles ne sont pas à mon
goût » en parlant des lignes du projet de découpages, et elle poursuit :
« Je suis en effet plus que réservée sur cette proposition à la fois
au niveau de la forme, marquée par une absence de concertation et de
transparence, et au niveau du fond, puisque la carte proposée ne tient
pas suffisamment compte, à mes yeux, des logiques d’aménagement du
territoire et des bassins de vie contrairement à la proposition que
j’avais élaborée, à circonscription constante, et qui semblait
recueillir l’assentiment des élus départementaux de gauche comme de
droite ».
En plus de tout ce que je viens de dire, ce n’était pas le moment de le faire.

Toutes ces raisons qui vont être argumentées, territoire par territoire
par les collègues de mon groupe et je n’en doute pas par d’autres
groupes, vont conduire le groupe communiste et républicains à un vote
contre, sans hésitation, et à examiner toutes les voies de recours
possibles de nature à empêcher un projet qui met en cause l’avenir d’une
collectivité à laquelle nous tenons beaucoup.

Vigilance orange : vents violents

Météo France a placé le département en vigilance orange pour un phénomène de vents violents dès cet après-midi.

Cet après midi, les vents tourneraient au secteur sud à sud-est et se renforceraient peu à peu pour atteindre 60 à 70 km/h en rafales dans les terres, et jusqu’à 80 km/h sur le littoral.

Dans la 2ème partie de nuit de jeudi à vendredi ainsi qu’en début de matinée de vendredi, des rafales de vent orientées Ouest Nord-Ouest atteindraient 90 km/h à 120 km/h.

Pierre-Henry Maccioni, préfet de la région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime, recommande aux automobilistes et aux usagers de :

  • Limiter les déplacements, la vitesse sur route et autoroute, en particulier en cas de conduite d’un véhicule ou attelage sensible aux effets du vent.
  • Ne pas se promener en forêt et sur le littoral.
  • En ville, être vigilant face aux chutes possibles d’objets divers.
  • Ne pas intervenir sur les toitures et de pas toucher aux fils électriques tombés au sol.
  • Ranger ou fixer les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés.

Le préfet demande aux organisateurs d’évènements de prendre toutes précautions pour consolider les installations provisoires.

Répondeur Météo France : 05 67 22 95 00.

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