Roumanie : Chevron prêt à extraire du gaz de schiste  » d’ici deux à trois semaines « 

 Le Monde.fr avec AFP | 08.04.2014

 Le géant américain Chevron compte démarrer l’exploration pour les gaz de schiste « d’ici deux à trois semaines » à Pungesti, en Roumanie, a indiqué mardi 8 avril Tom Holst, dirigeant du groupe pour la Roumanie, lors d’une visite du site d’exploration.
Chevron avait dû interrompre à plusieurs reprises ses activités en vue de […]

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La gendarmerie de Seine-Maritime lance sa page facebook

Depuis lundi 7 avril les gendarmes de Seine-Maritime sont sur facebook.  La page est destinée à diffuser des informations de proximité en lien avec l’activité des unités. Notamment celle de l’escadron départemental de sécurité routière dans le domaine de la prévention des accidents de la circulation. Conseils et prévention
La page Facebook a également pour ambition, […]

AGENDA DU WEEK-END

Les rendez-vous du week-end Vendredi 11, Samedi 12 et dimanche 13 avril 2014 Retrouvez les matchs de vos équipes préférées dans l’AGENDA du week-end, si votre rencontre ou  organisation a été omise, n’hésitez pas à nous contacter! merci http://braysports.fr/contact/ FOOTBALL: Vendredi 11 avril […]

eROUENsmus, un programme riche du 12 au 15 avril !

Bonjour à tous!


Le programme de ces prochains jours sera chargé! L’asso eROUENsmus vous propose très prochainement trois activités, pour lesquelles nous vont attendons nombreux.


Le 12 avril : quarts de finale, demi-finales, et finale de l’eROUENsmus’ Futsal World Cup. Huit équipes s’affronteront pour remporter la compétition : Sénégal, Guinée, Algérie, Côte d’Ivoire, Espagne, Tunisie, Vietnam et Gabon. Rendez-vous au gymnase SUAPS de 14h à 18h. Un snack sera à disposition, avec tous les produits à 50 centimes.


Le 13 avril : encore du foot, mais en extérieur, sur les terrains de l’ASRUC à Mont Saint-Aignan. Deux équipes eROUENsmus affronteront deux équipes du COLASUR pour l’occasion.

Le 15 avril : à Pasteur, de 19h à 21h, nous vous proposons une dégustation de plats de pays étrangers à savourer sur le stand eROUENsmus: Espagne, France, Grande-Bretagne, Roumanie, Italie, Turquie, Lettonie et Ukraine vous enchanteront par leurs plats typiques. Un concert du groupe Leeds est prévu à partir de 20h.

Discours d’un roi

Discours à la mode  catalane

Trop de souffrance, pas assez d’espérance, tel est l’introduction du discours de Manuel valls. Un passage oratoire obligé et non obligatoire prévu par l’art 49-1 qui fait office de feuille de route pour les premiers ministres nommés par le Président de la République.

 Des chiffres que l’on propose à la volée, 50 milliards de réductions des déficits d’ici 2017, des engagements pour les futurs gouvernements comme la promesse de limiter le nucléaire à 50 pour cent en 2025. Des idées révolutionnaires souvent contrariées par les intérêts particuliers avec la réduction de moitié des Régions et la suppression des conseils généraux.

47 minutes de discours travaillé par des équipes de communicant qui montrent la détermination du gouvernement à s’aligner sur les grandes orientations de la politique monétaire européenne. Manuel Valls offre 40 euros de plus par mois aux salariés à bas revenu, quelques pots de Nutella et 2 paquets de cigarettes en plus.

Il n’y a rien de révolutionnaire dans cette politique, juste une dynamique gouvernementale affirmée. En matière de transition énergétique, un grand flou subsiste sur l’écotaxe et la grande réforme fiscale. Au final, un chapelet de bonnes intentions qui se déclineront avec détermination, mais sans la conviction que le monde a changée.

La transition énergétique devait être la priorité absolue du gouvernement, elle n’en sera que l’accessoire et cela est bien décourageant

Igor deperraz

Discours d’un roi

Discours à la mode  catalane

Trop de souffrance, pas assez d’espérance, tel est l’introduction du discours de Manuel valls. Un passage oratoire obligé et non obligatoire
prévu par l’art 49-1 qui fait office de feuille de route pour les premiers ministres nommés par le Président de la République.

 Des chiffres que l’on propose à la volée, 50 milliards de réductions des déficits
d’ici 2017, des engagements pour les futurs gouvernements comme la promesse de limiter le nucléaire à 50 pour cent en 2025. Des idées révolutionnaires souvent contrariées par les intérêts
particuliers avec la réduction de moitié des Régions et la suppression des conseils généraux.

47 minutes de discours travaillé par des équipes de communicant qui montrent la détermination du gouvernement à s’aligner sur les grandes
orientations de la politique monétaire européenne. Manuel Valls offre 40 euros de plus par mois aux salariés à bas revenu, quelques pots de Nutella et 2 paquets de cigarettes en plus.

Il n’y a rien de révolutionnaire dans cette politique, juste une dynamique gouvernementale affirmée. En matière de transition énergétique, un
grand flou subsiste sur l’écotaxe et la grande réforme fiscale. Au final, un chapelet de bonnes intentions qui se déclineront avec détermination, mais sans la conviction que le monde a
changée.

La transition énergétique devait être la priorité absolue du gouvernement, elle n’en sera que l’accessoire et cela est bien
décourageant

Igor deperraz

La TVA, l’impôt invisible…

On est à quelques jours de la défaite de Dien Bien Phu en Indochine, et la France est secouée par des jacqueries fiscales depuis qu’en 1953 un libraire-papetier de Saint-Céré (Lot), Pierre Poujade, a créé l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA), qui entend défendre le petit commerce contre « l’Etat vampire » et le fisc.

Le 29 mars 1954, le président du Conseil, Joseph Laniel, et son ministre des finances et des affaires économiques, Edgar Faure, font voter par l’Assemblée nationale, un projet de loi « portant réforme fiscale » qui supprime la taxe à la production qui existait jusqu’alors et la remplace par « une taxe sur la valeur ajoutée perçue sur les affaires ». Le 8 avril 1954, le Conseil de la République (Sénat) adopte le texte. Et la loi est promulguée par le président de la République, René Coty, le 10 avril.

La TVA est née. Son inventeur est un jeune inspecteur des finances de 37 ans, Maurice Lauré, diplômé de l’Ecole polytechnique, que le sociologue Raymond Aron qualifiera plus tard de « prince de l’esprit ». Il s’agit de décomplexifier un système fiscal qui a toujours été incompréhensible au commun des mortels et qui a été à l’origine, dans l’histoire, de plusieurs révolutions. Jugés souvent injustes parce qu’ils frappent indifféremment les riches et les pauvres, ces impôts constituent l’ossature d’un système « en cascade » qui conduit à taxer plusieurs fois le même produit aux différentes étapes de sa fabrication. Après la Libération, la taxe à la consommation et celle à la production, dont le taux était calculé sur le prix de vente global, interviennent tout au long du circuit : sous-traitant, façonnier, ensemblier, grossiste, commerçant, consommateur, chacun devait s’en acquitter sur l’ensemble de ses achats comme sur la totalité de la valeur ajoutée, à savoir la richesse créée par l’entreprise entre la valeur de ce qu’elle a achetée et la valeur de ce qu’elle revend.

En 1948, alors que le pays est toujours dans une phase de reconstruction, l’Etat entend lutter contre la fraude – ce qui échappe au fisc. Il crée pour ce faire une Direction générale des impôts (DGI), qui lui permet d’optimiser le contrôle fiscal. Les contribuables grondent. Dans son édition du 18 avril 1950, le journal L’Aurore dénonce « des commandos de contrôleurs », décrivant des « hommes de choc » qui « se précipitent avec furie sur les positions à prendre, dévastent la comptabilité et interrogent avec autorité ». En 1953, Pierre Poujade surfe sur ce mouvement « anti-fisc », auquel il ajoute une touche d’antiparlementarisme. Qualifié bientôt de « Poujadolf », il créera ensuite un mouvement politique aux lisières de l’extrême droite, qui lui permettra d’envoyer, en 1956, 52 députés – parmi lesquels Jean-Marie Le Pen – à l’Assemblée nationale.

Nommé directeur adjoint à la DGI en 1952, Maurice Lauré est convaincu de la nécessité de simplifier et d’uniformiser le système des taxes indirectes. Il s’inspire d’une idée d’un homme d’affaires allemand, Wilhelm von Siemens, qui, dans les années 1920, voulait taxer la valeur « supplémentaire » d’une production. La TVA qu’il invente propose un nouveau mécanisme selon lequel les entreprises paieront désormais la taxe sur leurs ventes, l’Etat leur remboursant la taxe payée sur leurs achats, afin que la valeur ajoutée soit prise en compte et favorise l’investissement. Comme l’explique un économiste, « l’imposition globale d’une marchandise ne varie pas quel que soit le nombre d’entreprises qui l’ont manipulée, et c’est le consommateur final qui la paie tout entière. Simple et cohérent ». Facile à collecter, difficile à frauder, la TVA a aussi l’avantage d’être neutre vis-à-vis des exportations puisque les acheteurs étrangers n’ont pas à l’acquitter. La DGI, au diapason d’Edgar Faure, n’est pas enthousiasmée par l’idée du jeune inventeur à cause de l’introduction d’un dégrèvement. Maurice Lauré bataille. Et il reçoit le soutien de Pierre Mendès France, alors président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui succédera à Joseph Laniel, comme président du Conseil, en juin 1954. La loi du 10 avril 1954 prévoit plusieurs taux de TVA. Elle est, par exemple, de 7,5 % « sur les produits de charcuterie, plats préparés et conserves de viande contenant, par rapport au poids net total du produit fini, 20 % au moins de viande et abats de triperie couverts par le paiement de la taxe de circulation… ».

Au départ, elle ne concerne que 300 000 industriels et grossistes, soit 15 % des entreprises enregistrées auprès du fisc. Ce n’est qu’en janvier 1968 qu’elle sera généralisée à l’ensemble des commerces, suscitant, de nouveau, la fronde de petits commerçants, qui la surnommeront « taxe de la vorace administration » ou encore « tout va augmenter ». Dans la préface du livre de Denys Brunel, La TVA, invention française, révolution française (Eyrolles, 2012), Valéry Giscard d’Estaing écrit non sans acidité : « L’apport personnel de Maurice Lauré, dont il n’est pas nécessaire de surestimer l’importance, est d’avoir adapté cette idée à la réalité et d’avoir conçu jusqu’au moindre détail un dispositif fiscal compatible avec la vie quotidienne des entreprises, relativement simple au regard de notre vieux système d’impôts indirects et cependant raisonnablement proportionné à la contribution économique de chaque producteur industriel. »

En 2001, l’année de sa mort, Maurice Lauré, qui poursuivit sa carrière dans la banque, devenant président de la Société générale, défendra son « bébé » dans la revue des anciens élèves de Polytechnique, La Jaune et la Rouge : « Je ne suis pas sûr que la véritable nature de la TVA ait bien été assimilée. Beaucoup de professionnels, d’hommes politiques, et même de fiscalistes, s’imaginent que la TVA est assise sur la valeur ajoutée de chaque entreprise. C’est faux. La TVA est assise sur la valeur ajoutée de sa nation et les entreprises servent seulement de percepteurs, avec la certitude qu’elles ne supportent pas l’impôt tant que le produit est chez elles, pourvu qu’elles le perçoivent dès qu’il les quitte. »

La TVA de Maurice Lauré a fait le tour du monde. A la fin des années 1980, elle avait été mise en place dans 48 pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique latine. Tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’exception notable des Etats-Unis, l’ont adoptée. Elle est en vigueur aujourd’hui dans plus de 150 pays, où elle représente en moyenne jusqu’à un cinquième du total des recettes fiscales. Et l’Union européenne en a fait un des éléments du passeport que les pays candidats doivent accepter pour y entrer. C’est le triomphe du génial inventeur.

Baisse du coût du travail : les déclarations de Manuels Valls « réjouissent » le Club des Entrepreneurs

Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs, se réjouit des déclarations faites ce mardi 8 avril par Manuel Valls, lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, concernant, en particulier, la simplification du régime fiscal des entreprises.

« Nous saluons vivement la réaffirmation de l’objectif de réduction de 30 milliards d’euros du coût du travail d’ici 2016 du Pacte de responsabilité. Nous sommes particulièrement heureux de la concrétisation de la simplification du régime fiscal des entreprises », a réagi dès ce mardi soir le président du Club des Entrepreneurs.
 
« Manuel Valls va, par ses annonces, permettre de remédier à une situation ubuesque qu’il ne faut pas oublier : les charges supportées par les entrepreneurs que nous sommes ont progressé de plus de 58% en France entre 1996 et aujourd’hui, contre 25% en Allemagne au cours de la même période. Pour faire simple, les charges patronales ont augmenté deux fois plus fortement en France qu’en Allemagne sur la même période.
 
Je me félicite de cette baisse du coût du travail évoquée par le Premier Ministre. Nous l’attendons avec impatience. Cette annonce constitue à nos yeux le préalable indispensable au retour de la croissance et de l’amélioration de la situation de l’emploi dans notre pays.
 
Les entrepreneurs ont plus que jamais besoin d’une baisse massive et immédiate du coût du travail pour pouvoir concourir à la compétition mondiale sur laquelle nos voisins semblent bien mieux armés.
 
Retrouver le chemin de la croissance c’est faire en sorte que les TPE-PME créatrices d’emploi que nous représentons dans l’industrie, les services, les commerces, soient enfin redynamisées et les rémunérations de nos salariés revalorisés. Le discours du Premier Ministre s’inscrit parfaitement dans cette logique que nous portons depuis des années. Nous en sommes heureux. Nous nous en félicitons. Il en va de la compétitivité de notre pays.
 
Nous jugeons prometteuses ces annonces du gouvernement et la volonté du Premier Ministre de se pencher enfin sur les vraies problématiques des entreprises à l’heure où le stade de l’étranglement fiscal est largement franchi. Nous restons vigilants et espérons que le Gouvernement réussira à surmonter l’extrême lenteur habituelle qui est nécessaire à la mise en place de mesures nouvelles ».

REUNIFICATION de la NORMANDIE: LE TEMPO DE VALLS !!!

Il faut dire qu’on attendait l’animal au tournant ! Et l’animal dans l’arène de l’Assemblée Nationale n’aura pas déçu… Nous attendions, depuis les déclarations présidentielles du 15 janvier dernier, la confirmation qu’une véritable réforme territoriale et régionale puisse être intégrée dans le fameux « pacte de responsabilité » qui se donne la difficile tâche de trouver 50 MILLIARDS d’euros d’économie dans le fonctionnement de l’Etat d’ici les trois prochaines années. Nous savions que parmi les trois volets d’arbitrages prévus, il y avait celui concernant les collectivités territoriales.

Eh bien quel tempo Monsieur Valls !!! Dans son discours de politique générale devant la chambre des députés au complet, le nouveau Premier ministre a bien confirmé la volonté gouvernementale d’une refonte profonde de la carte territoriale des collectivités à commencer par les régions (nouvelle carte régionale pour 2017) et a annoncé la fin de la clause de compétence générale (qui sera réservée comme à l’origine depuis la loi de Jules Ferry de 1881 aux seules communes) permettant l’émergence d’une hiérarchie claire et spécialisée des compétences que se partageront les intercommunalités, les métropoles et les régions sachant que les départements deviendront des antennes locales des régions…

Politiquement, il faut passer aux choses sérieuses en commençant par dire aux camarades socialistes fabiusiens de Hot Normandy que s’ils n’ont « pas de tabous » ils doivent assumer leur vote de confiance au nouveau gouvernement du président de la République François Hollande: il faut leur dire que le vrai tabou serait de quitter la majorité présidentielle parce qu’on refuse la réunification de la Normandie… Il faut leur dire que la réunification de la Normandie est dans le pacte de responsabilité et que des coopérations ne suffisent pas: il faut réunifier la Normandie. Sinon Nicolas Mayer Rossignol, Bachelay et le Grand Absent (alias Laurent Fabius) devront aller à Canossa sur le tempo de la valse…

PAS DE TABOU: LE KAMASOUTRA NORMAND ça rend impuissant !!!

Concrètement, ce qui leur fait peur à ceux qui n’ont « aucun tabou » c’est que le gouvernement Valls-Cazeneuve (n’oublions pas le rôle que pourrait jouer le réunificateur cherbourgeois à la tête de la tour de contrôle de la place Beauvau) considère que la REUNIFICATION de la NORMANDIE soit la condition sine qua non pour financer l’Axe Seine et la future métropole de Rouen : ce qui ferait un exemple du plus bel effet pour démontrer qu’un choc de simplification doublé d’un pacte de responsabilité est possible avant 2017.

Avec ce tempo de valse, C’est Guimauve le Conquérant qui mène la danse:

Laurent Fabius est désormais contraint d’accepter l’unité normande pour obtenir sa métropole rouennaise. Le récent avis du CESER de Hot Normandy ne dit pas autre chose !!!


 

http://www.76actu.fr/manuel-valls-accelere-la-reunification-de-la-normandie_74748/comment-page-1/#comment-22737

Rouen Manuel Valls accélère la réunification de la Normandie

« Le gouvernement proposera une carte, et elle sera établie pour le premier janvier 2017 ! », a annoncé le premier ministre, Manuel Valls, mardi 8 avril 2014. Explications.

Dernière mise à jour : 08/04/2014 à 18:28

 

Le premier ministre Manuel Valls veut réduire de moitié le nombre de régions dans l'Hexagone. (Capture d'écran : LCP)Le premier ministre, Manuel Valls, veut réduire de moitié le nombre de régions dans l’Hexagone. (Capture d’écran : LCP)

 

La réunification de la Normandie : le retour ! En décembre 2008, à Caen, Nicolas Sarkozy s’interrogeait publiquement : « la Normandie, on l’aime, mais en faut-il deux ? ». En janvier, le président de la République, François Hollande, avait lui aussi mis les pieds dans le plat en affirmant qu’il fallait une « clarification des compétences entre collectivités » et que les « régions seront incitées à se rapprocher ».
L’ancien député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget (désormais ministre de l’Intérieur), promettait dans la foulée un « bonus » en cas de fusion de collectivités locales et des dotations moindres pour les autres.

« Si, demain, les élus de Normandie décident de fusionner la Haute et la Basse-Normandie, nous aurons de la mutualisation, nous aurons des économies de fonctionnement et nous aurons une région, la Normandie, qui pèsera davantage dans l’Union européenne », expliquait-il.

Manuel Valls souhaite « réduire de moitié le nombre de Régions »

La Normandie, scindée en deux depuis le milieu des années 50, va-t-elle se rassembler ? Malgré les réticences des élus de Haute-Normandie, la fusion semble faire son chemin…
Le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, prononçait, mardi 8 avril 2014, dans un hémicycle plein, le traditionnel discours de politique générale. Et il a remis le couvert sur ce sujet !
« Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France»… C’est ainsi que Manuel Valls a entamé sa déclaration, à l’Assemblée nationale, une semaine après sa nomination comme Premier ministre. Un discours où il entendait « ouvrir une nouvelle étape du quinquennat ».

http://www.dailymotion.com/video/xji3qy_la-chaine-parlementaire-lcp-live-tnt_news#from=embediframe

Le Premier ministre a commencé par livrer son analyse des municipales : « Par leur vote ou leur abstention historique, les Français ont dit leur déception, leurs doutes, leur mécontentement et parfois leur colère. Ils ont dit la peur de l’avenir, leur avenir et celui de leurs enfants (…). La feuille d’impôts trop lourde. Enfin, ils ont exprimé leur soif de justice. » Manuel Valls a assuré, ensuite : « J’ai entendu leurs voix. Ils se sont prononcés contre l’impuissance politique. Ce message très clair, le président de la République en a tiré les enseignements politiques ».
Concernant la décentralisation, il été clair, aussi. Il souhaite « réduire de moitié le nombre de Régions dans l’Hexagone» :

« Les Régions pourront proposer de fusionner, mais en l’absence de proposition, après les régionales et les départementales de 2015, le gouvernement proposera une carte, et elle sera établie pour le premier janvier 2017.»

Il a également annoncé une réforme de la carte des intercommunalités « basée sur les bassins de vie » ainsi que «la suppression de la clause de compétence générale. Ce changement donnera lieu à un profond débat dans notre pays, qui associera nos élus et citoyens. Il faut en parler dès maintenant, il faudra le faire. »

Reste une question ? Où installer la capitale. Pour le président du Conseil régional de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, la réponse est simple : « la capitale ne pourrait être que Rouen, seule métropole du Nord-Ouest de la France entre Lille et Rennes… »

Regardez le reportage de BFM/TV, où le maire UMP du Havre, Édouard Philippe, promet de traverser le bassin du commerce du Havre à la nage si la réunification se fait… :

La Normandie est-elle prête pour l’unification… par BFMTV

 

La réaction de Didier Marie, sénateur PS de Seine-Maritime (et ancien président du Département) au discours de politique générale du Premier ministre :

(ndlr: pas un mot sur la Normandie! )

« Le Premier ministre, Manuel Valls, a dressé un constat lucide et courageux de la situation du pays et de la manière dont les Français la perçoivent, ainsi qu’ils l’ont manifesté par leurs votes ou leur abstention lors des élections municipales. Ce message d’insatisfaction et d’impatience, le président de la République et le Premier ministre en ont pris acte. Cela se traduit par un message clair et volontaire, celui d’une triple ambition et d’une mobilisation générale en faveur de l’emploi, du pouvoir d’achat et du redressement des comptes publics. Les priorités du gouvernement ont été clairement énoncées et des mesures concrètes annoncées : D’importantes baisses des cotisations patronales et familiales et une révision de la fiscalité des entreprises, en contrepartie d’un effort conséquent en faveur de l’emploi et de la formation (pacte de solidarité). Ce nouvel élan donné à nos entreprises s’accompagne d’un programme ambitieux en faveur de la croissance verte, et d’une stratégie déterminée pour engager la transition énergétique. Des mesures concrètes pour redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes et modestes : baisses des cotisations salariales pour les salariés touchant jusqu’à 1,3 fois le SMIC, baisses d’impôts pour les ménages modestes, notamment ceux qui y ont été récemment assujettis (5 milliards d’€ de baisses d’ici 2017). La poursuite du redressement des comptes publics, déjà bien engagé, afin de diminuer la charge de la dette et redonner des marges d’action à la puissance publique.

« La modernisation des territoires, (sic !!!)  à travers une réforme territoriale ambitieuse qui clarifie le rôle de chaque collectivité. La poursuite de la refondation de l’école, et l’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires. Le desserrement des contraintes européennes, afin de ne pas étouffer la reprise de la croissance et de concilier la préservation de notre modèle social avec la nécessaire réforme de l’action publique. Ces priorités réaffirmées définissent un cap clair. Elle concilient l’exigence de réforme et de modernisation de l’Etat et des collectivités, la nécessité de redresser les comptes publics dégradés par la gestion de la Droite au cours des dix dernières années, la transformation de notre économie au service de l’emploi, et le soutien au pouvoir d’achat des ménages modestes et des classes moyennes. »

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