PATRIMOINE NORMAND EN DANGER: MASSACRE DANS L’EGLISE DE LOUVIERS…

Quand un élu lovérien s’exprime sur la noblesse et la beauté artistique du patrimoine architectural de l’ancienne ville drapière de Louviers, à commencer par sa magnifique église paroissiale, ça donne à peu près ceci: « dommage que les Allemands aient mal visé pendant la Guerre, ça nous aurait fait des économies d’entretien »… On n’a hélas, pas le nom de cet épouvantable crétin mais lisez la suite avec ce coup de gueule de la Tribune de l’Art: c’est EDIFIANT !!!

Le martyre des apôtres de Louviers

http://www.latribunedelart.com/le-martyre-des-apotres-de-louviers

Parfois, les bras nous en tombent. C’est le cas lorsque les personnes en charge de la protection et de la restauration du patrimoine deviennent les premiers responsables de sa dégradation par simple négligence ou incompétence. Et bien entendu, il n’y a jamais aucune sanction de prise : l’impunité totale couvre l’action des responsables.


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1. Église Notre-Dame de Louviers
Photo : Didier Rykner
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2. France, XVIe siècle
Saint Christophe
Fresque
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

L’affaire se déroule à Louviers, dont nous parlions déjà dans un précédent article. L’église de cette ville (ill. 1), qui a miraculeusement survécu aux bombardements de la Seconde guerre mondiale, est dans un état très préoccupant. Une grande fresque du XVIe siècle notamment, représentant Saint Christophe, est devenue presque illisible et pourrait bien disparaître (ill. 2). On est là simplement dans le quotidien des églises de France, où le patrimoine se dégrade dans la plus grande indifférence.


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3. Nef de l’église de Louviers
Photo : Didier Rykner
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4. France, XVIe siècle
Saint Jacques le Mineur
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

Malgré tout, une campagne de restauration a concerné le bas-côté gauche et la nef qui avait des problèmes de structure ; le chantier a duré dix ans (!) : ils ont commencé en 2003 par le bas-côté, puis se sont interrompus pour reprendre sur la nef en 2011 (ill. 3). L’église a été rouverte pour Noël 2012. Nous ne commenterons pas les travaux, confiés à la maîtrise d’œuvre de Bruno Decaris (encore lui) si ce n’est pour nous interroger sur la couleur jaune choisie (les ACMH, décidément, aiment bien le jaune) dont on aimerait connaître l’origine1. Les travaux sont donc terminés depuis environ 15 mois mais rien n’est prévu pour la suite, pourtant urgente. Nous n’avons pas pu joindre la nouvelle municipalité qui prend actuellement possession des lieux. Elle ne peut, en tout cas, être pire que la précédente : un paroissien nous a dit avoir entendu un de ses représentants affirmer « c’est dommage que les Allemands aient raté l’église, ça aurait été moins cher à entretenir ».


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5. 4. France, XVIe siècle
Saint Philippe
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner
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4. France, XVIe siècle
Saint Jude Thaddée, détail
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

Douze apôtres sculptés en pierre polychrome, datant du XVIe siècle et réputés venir de la Chartreuse de Gaillon, l’un des centres les plus importants de la Renaissance française, étaient fixés sur des consoles en hauteur sur les piliers de la nef. Avant les travaux sur la nef, dix des douze apôtres avaient été descendus pour des raisons techniques (ill. 4 et 5).


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7. France, XVIe siècle
Saint Pierre, détail
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 16 mai 2010
Photo : Philippe Biron
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8. France, XVIe siècle
Saint Pierre, détail
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

Ces sculptures insignes ont été attachées par des sangles à chacun de leur pilier respectif. Si cela permet d’admirer ces œuvres de près, les lanières frottent directement contre la pierre, ce qui l’abime par endroit (ill. 6). Mais il y a pire : Saint Pierre a perdu sa main et ses clés entre le 16 mai 2010 et le 6 avril 2014 comme en témoignent deux photos prises à ces date respectives2 (ill. 7 et 8). Fort heureusement, cet élément a pu être récupéré (il était déposé sur une chaise…) et est aujourd’hui en sûreté au musée.


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9. France, XVIe siècle
Base de Saint Barthélémy (ou Matthieu)
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner
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10. France, XVIe siècle
Saint Barthélémy (ou Matthieu)
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

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11. France, XVIe siècle
Saint Barthélémy (ou Matthieu), fragment
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner
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12. France, XVIe siècle
Saint Barthélémy (ou Matthieu), fragments
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

Plus scandaleux encore : des paroissiens en charge de l’église, présents lors de notre visite, nous ont expliqué que lors du démontage des échafaudages, une des sculptures qui n’avait pas été déposée a été brisée en plusieurs morceaux, seuls les pieds restant fixés au pilier (ill. 9). Les fragments gisent quasiment sans protection dans le bas-côté droit de l’église (ill. 10 à 12).
Grâce au site internet de la Société d’études diverses de Louviers et de sa région (SED), nous pouvons voir à quoi ressemblait l’apôtre vandalisé3 (ill. 13). Une partie de la sculpture semble d’ailleurs manquer. Celle-ci faisait face au seul apôtre qui, désormais, est encore à sa place en haut de la nef4 (ill. 14).


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13. France, XVIe siècle
Saint Barthélémy (ou Matthieu)
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 4 août 2004
Photo : SED
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14. France, XVIe siècle
Saint Matthieu (ou Barthélémy)
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

D’autres cassures, qui paraissent fraiches comme sur le Saint André (ill. 15 et 16), existaient cependant depuis au moins août 2004, date à laquelle ont été prises les photos publiées par la SED.


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15. France, XVIe siècle
Saint André
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner
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16. France, XVIe siècle
Saint André, détail
Pierre polychrome
Louviers, église Notre-Dame
État 6 avril 2014
Photo : Didier Rykner

Voilà le beau travail réalisé dans cette église : des travaux qui aboutissent à la quasi destruction d’une sculpture, d’autres apôtres mutilés car laissés sans protection. On pourrait ajouter que des pierres sont tombées dans les tuyaux de l’orgue qui n’avait pas été suffisamment protégé des travaux5. Mais voilà la cerise sur le gâteau : lorsque nous avons appelé la DRAC pour nous inquiéter de cette situation, on nous a avoué ne pas être au courant qu’une sculpture avait été cassée, ni que les apôtres n’avaient pas été remontés, alors que ceci était prévu à la fin des travaux ! Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? Quant à l’architecte, Bruno Decaris, celui-ci étant injoignable, nous ne savons pas pourquoi il n’a pas remonté ces sculptures à leur place, ni comment il explique la casse de l’une d’entre elle. Qui est responsable ? Qui devra payer la restauration ? La situation est totalement abracadabrantesque et pourrait prêter à rire si l’on ne parlait pas ici de chefs-d’œuvre de la Renaissance.


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17. Plastiques pour protéger de la pluie
qui tombe dans l’église de Louviers
6 avril 2014
Photo : Didier Rykner
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18. Morceaux tombant dans le bas-côté droit
de l’église de Louviers
Photo : Didier Rykner

Certes, dans ce cas précis, la direction des patrimoines n’est pas directement responsable car elle n’était probablement pas au courant de cette situation. Elle l’est, désormais, et il est maintenant impératif qu’elle agisse rapidement : il faut mener une enquête pour dégager les différentes responsabilités, imposer la restauration a minima des sculptures6 et leur remise en place. Et il faudra bien finir par restaurer également intégralement l’église où il pleut (ill. 17), et où, à certains endroits des petits morceaux tombent de la voûte (ill. 18) sans y passer dix ans supplémentaires. On se croirait dans une église parisienne !

 

Didier Rykner, vendredi 11 avril 2014

 

Notes

1L’architecte étant absent de France pendant une semaine, nous lui avons adressé un mail, resté sans réponse.

2Nous remercions Philippe Biron de nous avoir autorisé à publier sa photo.

3Nous n’avons pas pu déterminer s’il s’agissait de Matthieu ou de Barthélémy, les deux seuls à ne pas se trouver parmi les apôtres attachés aux piliers.

4Nous remercions la SED de nous avoir autorisé à reprendre une de ses photos.

5Cette information nous a également été précisée par les paroissiens en charge de l’église.

6Il ne manquerait plus qu’elles soient en plus outrageusement restaurées.


 

commentaire de Florestan:

Cette situation est d’autant plus consternante que ces statues d »apôtres pourraient provenir de l’ancienne chapelle épiscopale du château de Gaillon qui fut au temps de sa splendeur (le cardinal archevêque de Rouen Georges d’ Amboise) le premier château de la Renaissance en France bien avant ceux du Val de Loire…

 

Ce qu’il reste du château de Gaillon aujourd’hui

Et le château de Gaillon au temps de sa splendeur (1510 et après)

http://lemercuredegaillon.free.fr/gaillon27/renaissance.htm

EUH… C’est quoi une REGION ? (Où sont passés nos géographes ?)

Sur l’Etoile de Normandie nous avions déjà traité de ce sujet mais nous y revenons car des ciseaux fous furieux découpent à tout va des « régions » dont on ne sait, en France pays malade de son centralisme jacobin, ce qu’elles recoupent justement !

Le principe géo-historique devrait guider les ciseaux mais encore faut-il que nos grands tailladeurs aient ouvert un livre d’histoire-géographie: sur les forums, la prétention crâne d’une inculture crasse justifiée par le présentisme le plus naïf ose la cuistrerie pour donner des leçons à ceux qui s’intéressent encore à l’histoire géographie…

Les cons ça osent tout et c’est même à cela qu’on les reconnaît disait Audiard et le mal est ancien, ainsi, par exemple, le projet de découpage départemental de la France proposé par le député Thouret (un Normand, eh oui !) en 1790:

 

Mais la maladie continue de sévir, ainsi, encore récemment dans les pages de Libération:

Débile ! tout simplement débile… Quand les Jacobins s’amusent à découper des territoires en France, la mise en oeuvre de  leurs principes d’équerre (ah ! la passion de l’égalité) finit en équarissage régional !!!

La fusionite fait donc des ravages ! Où sont donc passés nos docteurs géographes spécialistes de la question régionale en France ? Sont-ils consultés, entendus ? Visiblement non…


 

Lire néanmoins l’analyse suivante qui conclut, sauf cas particuliers, à l’absence de conscience régionale en France et qui remet les pendules à l’heure concernant le « big bang » territorial:

http://www.francetvinfo.fr/politique/reforme-territoriale/nos-regions-valent-elles-vraiment-qu-on-s-y-accroche_573827.html

Nos régions valent-elles vraiment qu’on s’y accroche ?

Francetv info a interrogé Patrick Le Lidec, spécialiste des transformations de la gouvernance locale en France et professeur à Sciences Po Paris.

Des Bretonnes en costume bigouden à Vannes (Morbihan), le 2 juillet 2008. Des Bretonnes en costume bigouden à Vannes (Morbihan), le 2 juillet 2008.  (FRANCOIS LE DIVENAH)

Mis à jour le 13/04/2014 | 08:18

D’accord pour supprimer des régions… mais pas la mienne, de préférence. Annoncée par Manuel Valls dans son discours de politique générale, mardi 8 avril, la réforme territoriale pose de nouveau la question de l’attachement des Français à leur territoire. Selon un sondage paru le 10 avril, 73% des personnes interrogées sont « attachées » à leur région, dont 24% « très attachées ».

Francetv info a interrogé le sociologue Patrick Le Lidec, chargé de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste de la décentralisation et de la réforme des collectivités territoriales en France. 

Francetv info : Selon un sondage LH2, une grande majorité des Français sont attachés à leur région. Pourtant, vous assurez que cet attachement est « faible », pourquoi ?

Patrick Le Lidec : Il faut prendre les sondages avec prudence. Tout dépend de la question posée. Comment les gens ont-ils compris le mot « région » quand on leur a demandé s’ils y étaient attachés ? Comme l’environnement immédiat, le territoire dans lequel ils vivent ou comme l’entité administrative qui le chapeaute ? Les gens qui se disent attachés à leur région, en connaissent-ils vraiment les limites géographiques ?

Les régions françaises telles qu’elles existent aujourd’hui sont le résultat d’un arrêté pris par un commissaire adjoint au Plan en 1956. Elles sont une création très récente. Les régions sont issues d’un procédé purement technocratique et ont une identité très faible. C’est juste une manière de rationaliser le territoire. En 1957, au lendemain de leur création, si vous demandiez aux Français s’ils étaient attachés à leur région, ils vous répondaient non.

Alors pourquoi le sont-ils maintenant ?

Aujourd’hui, les Français se sont habitués à l’existence de la région, mais ils n’y sont pas plus attachés qu’à leur commune ou leur département. Quand on parle d’identité territoriale, le facteur majeur reste l’ancienneté. En France, l’attachement le plus profond est la commune : c’est à cet échelon que le niveau de participation aux élections est le plus élevé. Les racines des communes remontent jusqu’à l’Ancien Régime, et c’est l’unité territoriale la moins artificielle puis qu’elle est basée sur ce qu’étaient les paroisses.

Vous voulez dire qu’il n’y a pas de réelle identité régionale ? 

Bien sûr, il y a des particularismes locaux, notamment dans le cas des régionalismes en Bretagne, en Alsace ou encore en Corse. Dans ces trois zones, le découpage en régions est plus proche du périmètre des provinces d’Ancien Régime qui ont eu une identité culturelle et linguistique. D’où l’attachement particulier des habitants à ces entités. D’ailleurs, dans ces régions, les élus suggèrent la suppression des conseils départementaux.

Mais même là, le tissu associatif alimente l’idée d’identité partagée. La culture des fest-noz comme ils sont organisés aujourd’hui, c’est une recréation, ce n’est pas ce qu’étaient les fest-noz d’origine. Les chanteurs traditionnels bretons en ce moment, c’est surtout de la variété. 

Par ailleurs, le Nord-Pas-de-Calais, ce n’est rien d’autre qu’une agrégation de deux départements qui ne sont pas plus liés que ça. Quand en 2008, le rapport Attali préconise la « suppression progressive » des départements, les élus avaient lancé des pétitions dans toute la France « touchez pas à mon » avec le numéro du département. A cette occasion, on a vu des gens attachés à la Seine-Saint-Denis, au « 9-3 », qui n’existait pas avant 1968. 

L’attachement des Français à leur région serait donc artificiel… 

En réalité, ils sont attachés à l’entité qui distribue les subventions, qui finance les clubs de sport et qui organise des campagnes de communication. Concernant les départements et les régions, il y a bien un patriotisme d’institution qui se développe mais ce patriotisme est construit. Et si vous changez l’institution qui dépense, les gens vont s’habituer et s’attacher au nouveau découpage.  

D’où vient cette construction ?

Avant les grandes lois de décentralisation de 1982, dites lois Defferre, les régions avaient peu de pouvoir et l’exécutif des départements était assuré par les préfets, qui n’étaient pas dans une concurrence institutionnelle et politique comme le sont les élus actuellement. Depuis 30 ans, les départements et les régions sont entrés dans une concurrence féroce entre elles pour attirer les entreprises et les populations, les populations riches de préférence.

Ainsi, les budgets de communication des collectivités locales ont explosé depuis 1982 [1,5 milliard d’euros en 2012, selon la Cour des comptes]. Les institutions orchestrent des dépenses en communication directe, ce sont les campagnes « Montpellier, la surdouée« , « La Lozère, ça aère« , « Rock Aisne Roll » ou encore « Avez-vous trouvé votre point G » orchestrée par la Gironde.

Par ailleurs, ces collectivités territoriales financent aussi des clubs de sport et des manifestations culturelles qui participent de la construction d’une fierté territoriale. Chaque commune y va de sa manifestation, dont elle espère qu’elle connaitra une forte fréquentation et qu’elle générera des ressources pour son territoire. Des musées de l’histoire locale fleurissent partout. En 2010, les dépenses culturelles des collectivités locales s’élevaient à 7,6 milliards d’euros. C’est juste un milliard de moins que le budgetdu ministère de la Culture la même année.

Dans ce cas, pourquoi une telle levée de bouclier lorsqu’on parle de supprimer des régions ou des départements ? 

Parce que tout dépend de comment on pose la question. Si on dit « êtes-vous d’accord avec la suppression de votre département ou de votre région », spontanément, les Français se disent « est-ce-qu’on va encore nous enlever quelque chose ? » et ils sont donc d’abord méfiants. Si vous êtes plus précis sur le projet que vous voulez mettre en place et surtout sur ses conséquences, cela change la donne. 

Si vous demandez aux Français s’ils veulent que tel ou tel service soit près de chez vous ou potentiellement plus loin, tous vous répondront près de chez eux. C’est normal. En revanche, si vous demandez aux citoyens s’ils préfèrent un service à 3 euros à 3 km ou le même service à 1 euro à 10 km, l’arbitrage est différent. On le voit, d’ailleurs, car ils sont très nombreux à parcourir des kilomètres pour aller faire leurs courses dans les grandes surfaces où les prix sont moins chers. Si on ne donne pas les conséquences budgétaires d’une réorganisation institutionnelle, on ne donne pas toutes les clefs.

Pourtant, depuis 1982, aucune grande réforme territoriale n’a vraiment abouti…

En effet, chaque fois, les élus concernés ont défendu leur poste. Si on fusionne deux régions entre elles, des économies de structures pourront être réalisées. Au lieu d’avoir deux présidents, deux cabinets, deux directions générales des services, deux services d’archivages, par exemple, vous n’en aurez plus qu’un. L’objectif est de réaliser des économies d’échelles et aussi, à plus long terme, de rationaliser la politique d’investissements. 

De plus, dans le cas de la fusion des régions, ce qui fait blocage, c’est avant tout la question, la plus difficile à résoudre, du choix de la capitale régionale. La Basse-Normandie a plus intérêt à une fusion avec la Haute-Normandie car Rouen serait préférée à Caen pour capitale régionale. Le principal obstacle du point de vue des populations vient de ceux qui verraient le centre régional s’éloigner d’eux, avec ce que ça implique en terme d’implantation des activités, des universités, des services publics. C’est ce qui fait peur.

Mais il faut mettre en face les économies réalisées. La rationalité économique est sous-jacente. La fusion des régions annoncée est une manière de donner un gage de la volonté du gouvernement de réaliser des économies structurelles. On peut aussi comprendre cette volonté de réformer car on est entré dans une société de la mobilité. Aujourd’hui, on peut habiter dans un département, travailler dans un autre et avoir recours à des services publics dans un troisième. Les appartenances et l’identification aux institutions ne fonctionnent pas de manière exclusive mais cumulative : on appartient à une ville, à un département, à un pays, à l’Europe.

Enfin, il faut cesser de paniquer nos concitoyens et de jouer à se faire peur. Supprimer les conseils généraux, comme le gouvernement envisage de le faire à certains endroits au moins, n’entraînerait pas la disparition des départements, qui demeureront en toute hypothèse des circonscriptions d’action de l’Etat. Et on n’est pas prêts de supprimer les pancartes, on parle d’entités administratives !  


Commentaire de Florestan:

En effet, personne parmi vous n’a pris ces derniers temps l’habitude de prendre le thé chaque jour avec un préfet de région… Concernant le découpage, le plus sage est de s’en tenir à la géo-histoire des provinces contenue dans le maillage départemental de 1790 auquel il ne faudrait pas trop toucher… Le résultat serait une carte à 15 régions équilibrées que nous avons déjà présentée ici sur l’Etoile de Normandie.

 

NMR WINDOWS 8 : LA HOT NORMANDY LINE

Normandes, Normands, vous n’êtes pas satisfait des performances de votre système d’exploitation NMR WINDOWS 8 dès qu’il s’agit de la Normandie ?

La Hot Normandy line au service de tous les demi-léopards normands qui se noient dans la Seine en nageant vers Paris

Nos amis du forum Normanring nous propose un lien direct vers la « HOT NORMANDY LINE » qui vous permettra d’interpeller en bonne et due forme, un certain Nicolas MAYER ROSSIGNOL qui comme chacun d’entre nous a un compte sur Face de Bouc:

C’est par ici:

https://www.facebook.com/nicolas.mayerrossignol/posts/10152269983612900?comment_id=29927361&offset=0&total_comments=4&ref=notif&notif_t=feed_comment_reply

A l’assaut !!!

Le Zoo de Vincennes du politique

Le zoo de Vincennes

 

Après 170 millions de travaux et six ans de rénovation, le zoo de Vincennes ouvre ses portes avec l’ambition de devenir le  premier grand zoo du 21 siècle. Plus de mille animaux, même si aujourd’hui beaucoup ne sont pas encore au rendez-vous, devraient s’épanouir dans un cadre adapté et sécurisé.

Vincennes  aurait pu accueillir un en son sein d’autres espèces d’animaux beaucoup plus vendeurs. On pense à tous les anciens de l’Université de Vincennes qui aurait pu s’épanouir dans la cage aux lions, mais aux politiques déchus ou en voie d’extinction. Il serait libre à chacun d’entre eux d’occuper cet espace interactif et ludique.

 Anciens ministres ou anciens présidents déchus ou condamnés par la justice trouveraient en ce lieu un endroit unique pour se faire voir et se faire  admirer. Le Zoo de Vincennes du politique serait une attraction  unique et remplacerait très vite dans le cœur des Parisiens la légèreté des folies bergère ou du Lido.

Sans compter qu’une fois par jour, outre l’heure de distribution de la nourriture et des avantages en nature, on pourrait assister aux différents vaudevilles qui animent souvent la vie politique. Vincennes remplacera certainement un jour ses animaux exotiques par des animaux de chez nous …les politiques .Il paraît qu’il faut d’ores et déjà réserver ses places.

 

Igor Deperraz

Le Zoo de Vincennes du politique

Le zoo de Vincennes

 

Après 170 millions de travaux et six ans de rénovation, le zoo de Vincennes ouvre ses portes avec l’ambition de devenir le  premier grand zoo du 21 siècle. Plus de mille animaux, même si aujourd’hui beaucoup ne sont pas encore au rendez-vous, devraient s’épanouir dans un cadre
adapté et sécurisé.

Vincennes  aurait pu accueillir un en son sein d’autres espèces d’animaux beaucoup plus vendeurs.
On pense à tous les anciens de l’Université de Vincennes qui aurait pu s’épanouir dans la cage aux lions, mais aux politiques déchus ou en voie d’extinction. Il serait libre à chacun d’entre eux
d’occuper cet espace interactif et ludique.

 Anciens ministres ou anciens présidents déchus ou condamnés par la justice
trouveraient en ce lieu un endroit unique pour se faire voir et se faire  admirer. Le Zoo de Vincennes du politique serait une attraction  unique et remplacerait très vite dans le cœur des Parisiens la légèreté des folies bergère ou du Lido.

Sans compter qu’une fois par jour, outre l’heure de distribution de la nourriture et des avantages en nature, on pourrait assister aux
différents vaudevilles qui animent souvent la vie politique. Vincennes remplacera certainement un jour ses animaux exotiques par des animaux de chez nous …les politiques .Il paraît qu’il faut
d’ores et déjà réserver ses places.

 

Igor Deperraz

Conseil municipal de Notre-Dame de Bondeville le mercredi 16 avril à 18h30.

Conseil municipal de Notre-Dame de Bondeville le mercredi 16 avril à 18h30.

Le prochain Conseil Municipal de Notre-Dame de Bondeville aura lieu mercredi 16 avril prochain à partir de 18h30. L’ordre du jour est le suivant :

1) Débat d’orientation budgétaire ;

2) Indemnités de fonction du Maire et des adjoints ;

3) Délégation de pouvoirs du Conseil Municipal au Maire ;

4) Création et attributions des commissions municipales ;

5) Election et Désignation des représentants auprès des organismes extérieurs ;

6) Affaires diverses : constitution d’un groupe de travail pour la rédaction du règlement intérieur du Conseil Municipal.

Venez nombreux mercredi prochain au Conseil Municipal de Notre-Dame de Bondeville !

2014-CFBC résultats – par cnar le 13/04/2014 @ 20:11

Selma Dhaouadi vice-championne de France en skiff junior femme à Cazaubon

La rameuse juniore du CNAR Selma DHAOUADI revient des Championnats de France bateaux courts à Cazaubon avec une magnifique médaille d’argent au cou.

Faisant preuve d’une grande régularité dans le week-end (3e temps du contre la montre, 3e temps des séries, 2e de sa demi-finale), elle prend une brillante deuxième place en finale derrière la grande favorite Camille Juillet (CN Verdun), en contenant la médaillée de bronze Claire Bahain (Angers Nautique) qui l’avait devancé il y a quinze jours aux Championnats de zone et lors des demi-finales de la veille.

Cette place sur le podium lui ouvre les portes de l’équipe de France junior, avec comme prochaines échéances les championnats d’Europe fin mai à Hazewinkel (Belgique) et les championnats du monde début août à Hambourg (Allemagne).

Il y avait 10 ans que le CNAR n’avait pas fait un podium aux Championnats de France bateaux courts !

Les résultats des autres rameur(se)s du CNAR engagés :
– Camille Loisel: 4ème en finale C du skiff junior femmes
– Antoine Jégousse et Benoit Robin: 3èmes en finale C du deux sans barreur poids légers seniors hommes
– Thomas Noviczky: 5ème en en finale C du skiff poids légers senior homme

 
 

Deux personnes hospitalisées après un début d’incendie dans un appartement à Barentin

SEINE-MARITIME. Un feu de friteuse serait à l’origine du début d’incendie qui s’est déclaré ce dimanche vers 18 heures dans un appartement du rez de chaussée de l’immeuble Flemming, rue Jean-Baptiste Lamarck à Barentin
 
Deux personnes ont dû être transportées à l’hôpital : l’occupante de l’appartement (qui était avec ses deux bas âge lesquels ont été pris en charge par leur granbd-mère) a été légèrement brûlée à une main, et une autre personne a été incommodée par la fumée. Une vingtaine de locataires a été évacuée, par mesure de sécurité, le temps de l’intervention des pompiers.

Le feu a été rapidement circonscrit. Les dégâts ont pu être limité à la cuisine.

 
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer l’origine exacte du départ de feu.

EN DIRECT DES STADES

Dimanche 13 avril 2014 Journée de championnat CHAMPIONNAT DE PH GROUPE B: Exempt-Cany Fc Fauville 2 0-4 Yerville Fc Plateau As 3-0F O Pavillais 2 Fc Neufchatel En Br 1-2 Us Luneray 2 (but FCN Gautier Martin) Fc Le Trait Duclair 2-5 Fc […]

Mort mystérieuse d’une femme de 21 ans empalée sur une grille à Val-de-Reuil

Mort mystérieuse d'une femme de 21 ans empalée sur une grille à Val-de-Reuil
Une femme âgée de 21 ans à trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses samedi un peu avant 1 heure du matin, à Val de Reuil. 
 
Lorsque les secours, alertés par un témoin, sont arrivés ils ont découvert la victime empalée sur une grille en contrebas d’un immeuble situé dans le centre ville. Elle avait fait une chute des étages.
Deux témoins en garde à vue
 
Les deux hommes, en état d’ébriété, qui étaient en sa compagnie dans l’appartement, dont son compagnon, ont été placés en garde à vue dans la nuit afin d’être auditionnés par les policiers de Val de Reuil/Louviers. Ils ont été laissés libres dimanche sur instruction du parquet d’Evreux. 
 
L’enquête des policiers se poursuit avec l’audition de témoins, en particulier des habitants de l’immeuble qui auraient pu entendre des bruits de dispute. 

Une dispute sur fond d’alcool ?

 
Les enquêteurs tentent de reconstituer la soirée de ces trois amis qui passaient la soirée ensemble. L’hypothèse d’une chute accidentelle de la jeune femme au cours d’une dispute sur fond d’alcool n’est pas écartée. Toutes les pistes sont actuellement explorées, indiquait dimanche une source judiciaire.
 
Une autopsie a été ordonnée. Elle devrait permettre d’établir si la victime était sous l’empire d’un état alcoolique ou d’autres substances et si son corps porte des traces suspectes de coups ou de blessures.

Champiooooooooooooonne de France

Pas de chichi entre nous, allons directement droit au but sans faire des détours à n’en plus finir, évitons les phrases à rallonge dont on ne comprend plus le sens au bout de 2 lignes, ne
tournons pas autour du pot, on n’est pas là pour vous cacher des choses, en un mot comme en cent, il faut le dire et l’affirmer bien fort, ce que la photo vous a d’ailleurs laissé deviner, je
pense, ou alors vous n’êtes pas trop au fait des cérémonies protocolaires, passons maintenant directement à l’essentiel même si l’attente a du bon et dans le cas présent ne peut que renforcer le
plaisir à quitter cette phrase et à lire ce qui suit : 

 

 

Léna est championne de France cadette de duathlon.

 

 

J’aime quand ça claque !!

 

Un ENORME bravo à Léna pour sa perf du jour récompensant beaucoup de travail et d’implication dans l’entraînement.

 

ENORME aussi la performance de Matthieu B qui termine 6ème cadet (meilleure place cadet du club à un championnat de France) avec une 2ème càp de folie.

 

Solène et Gaby complètent cette journée juste magique avec des 31ème et 94ème places respectives en junior(e).

 

 

Un très très GROS bravo et merci à Jéjé, THE coach de l’Ecole de Tri.

Merci aussi à tous celles et ceux qui viennent donner un coup de main lors des entraînements de l’Ecole de Tri.

 

Merci à Jéjé et Gaby pour les photos.

 

J’aurai jamais posté un article aussi vite après une compét, moi. Champion de France du clavier.

Mmmhh, ch'est bon cha !
Mmmhh, ch’est bon cha !



Barbichette

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