L’équipe de France joue à 18h (sur TF1 et beIN Sports), lundi 30 juin 2014, contre le Nigeria, en Coupe du monde de football, au Brésil. Vos pronostics ?
[Portrait] Au Havre, Xavier Lebourgeois : un homme de cheval
À 52 ans, Xavier Lebourgeois est sans doute l’un des témoins les plus remarquables du monde équestre. Il publie sa première autobiographie : « Une vie de cheval ».
Quel temps de travail ?
Les salariés français à temps complet ont travaillé en 2013 en moyenne 186 heures de moins que les Allemands et 239 heures de moins que les Britanniques, selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 25 juin.
L’étude montre que la durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet est « en France la plus faible [avec la Finlande] de tous les pays européens », indique la société de recherches économiques proche du patronat, se fondant sur des données recueillies à sa demande par l’office européen de statistiques Eurostat. En 2013, cette durée de travail était en France de 1.661 heures, soit 120 heures de moins qu’en Italie, 186 de moins qu’en Allemagne, 239 de moins qu’au Royaume-Uni et même 438 de moins qu’en Roumanie, pays en tête du classement.
Les Français ont une durée habituelle individuelle hebdomadaire de travail de 39,2 heures par semaine, mais cela ne tient pas compte des absences (congés, RTT, formation, jours fériés, maladie. Selon Coe-Rexecode, la France est aussi le pays où la durée de travail a le plus diminué au cours des 15 dernières années : entre 1998 et 2013, elle a chuté de 14,8% contre 9,8% en Espagne, 8,9% en Allemagne, 8,5% en Suède, 7,6% en Italie et 3,1% au Royaume-Uni.
Pour les salariés à temps partiel, la durée moyenne de travail effectif était en France en 2013 de 993 heures par an, contre 851 heures en Allemagne, 864 au Royaume-Uni et 1.012 en Italie. En prenant en compte l’ensemble des salariés (temps complet et temps partiel), les écarts entre pays européens se réduisent nettement, avec 1.536 heures en moyenne pour la France en 2013, 1.580 pour l’Allemagne, 1.636 pour l’Italie, 1.637 pour le Royaume-Uni ou 1.643 pour l’Espagne.
Du côté des non-salariés, la durée moyenne atteint 2.372 heures en France, soit 43% de plus que pour un salarié à temps complet. Cet écart est de 27% pour l’Allemagne, 21% pour l’Italie et de 7% pour le Royaume-Uni.
Manque de médecins : la consultation de renfort étendue
Depuis novembre 2013, une consultation de renfort est mise en place à l’hôpital de Gournay. Elle a pour objet de faire face au manque de médecins généralistes dans le bassin de vie de Gournay. « Ce service est destiné aux patients qui ont besoin d’une consultation médicale dans la journée et ne peuvent pas l’obtenir auprès de […]
Pétition pour Mermet – mobilisation contre la suppression de Là-bas si j’y suis
Culturel :
France Inter
Quand une radio pète un
câble !
Les directions se suivent et
continuent les mêmes erreurs.
Nous avons connu l’ère Val à la direction de France Inter. Sans doute vous rappelez-vous de ses limogeages
successifs d’artistes comiques dont le rôle était la tranche horaire de 5 minutes, juste avant le journal de 9 h 00. Une chronique un peu trop appuyée et le comédien partait pointer à
Pôle Emploi.
N’oublions pas que Philippe Val fut un très grand comique troupier, avec Patrick Font qui lui ne fait plus rire
avec ses actes de pédophilie. Bref, viré de France Inter, viré de Charlie Hebdo, peut être Laurence Bloch est sur les traces de son prédécesseur.
Depuis quelques jours, elle s’est mise en tête de limoger Daniel Mermet de l’antenne de France Inter, sachant que
cette émission est une institution datant de 1989.
Sur internet, les pétitions fleurissent.
Pourquoi ne pas les signer vous aussi, sachant que les émissions intelligentes sont rares. Et il serait temps
aussi que le dictat d’une seule personne cesse, ainsi que des appuis politiques à ce qu’il parait.
Pétition pour Mermet – mobilisation contre la suppression de Là-bas si j’y
suis
Laurence Bloch, la nouvelle directrice de France inter, a annoncé, vendredi, la fin de l’émission de Daniel Mermet
« Là-bas si j’y suis », à l’antenne depuis 1989.
Cette décision, faite contre le souhait de Daniel Mermet et de son équipe, ne serait pas seulement une grande
perte pour France Inter mais aussi un manque pour le paysage radiophonique en général.
La diversité des programmes souhaitée par la direction de France Inter passe aussi par la diversité des
expressions, c’est elle qui permet de garantir la qualité du service public d’information. Supprimer Là-bas c’est se couper d’une partie des auditeurs, c’est devenir une radio comme les autres
une radio sans aucune différence.
Nous auditeurs fidèles ou occasionnels de cette émission, souhaitons qu’elle continue à nous enchanter les
oreilles. Là-bas si j’y suis, apporte un vent frais à France Inter, un vent fait d’informations, de partages d’émotions de poésie et de résistances.
Signez et faites signer cette pétition pour que Là-bas si j’y suis ne disparaisse pas. Cliquez sur le lien
suivant http://sauvonslabas.wesign.it/fr afin de signer cette pétition
Bas du formulaire
Là-bas si j’y suis – Quelle est cette émission ?
Culturel : Pourquoi nous indignons-nous ?
Là-bas si j’y suis
Quelle est cette émission ?
Là-bas si j’y suis est une émission de radio créée en 1989, produite et animée par Daniel Mermet. Cette émission est
diffusée sur France Inter du lundi au jeudi, après avoir été présente sur les ondes cinq jours par semaine depuis sa création jusqu’à fin juin 2013.
Cette émission est principalement constituée de reportages, suivant une ligne
éditoriale critique et engagée. Abordant de nombreux thèmes (société, voyages, luttes, média, etc.), elle tente de donner un éclairage différent à l’actualité, tant locale
qu’internationale en donnant la parole à ceux qui ont moins d’exposition médiatique. Elle est qualifiée par son animateur de « modeste et géniale ». Elle constitue une
émission atypique dans le paysage radiophonique français.
Un autre élément non négligeable de cette émission est, dans les premières minutes,
la diffusion
d’une sélection de messages laissés par les AMG (« auditeurs modestes et géniaux ») sur le répondeur téléphonique de l’émission, qui donnent entre autres des informations sur
la vie sociale locale, ainsi que les dates et lieux des « repaires de là-bas », débats réunissant des amateurs de l’émission.
Description de l’émission
La vie des gens d’ici ou d’autres pays, les mouvements sociaux ou les ghettos des riches, les menaces sur les services publics ou les lobbies des sociétés multinationales,
l’altermondialisme, les OGM, les nanotechnologies, le microcrédit, sont quelques-uns des thèmes abordés par l’émission. Daniel Mermet diffuse de nombreux reportages
réalisés à l’étranger, en Grèce, en Italie, en Espagne, au Maghreb, en Amérique, à Dubaï, en Palestine, etc. Là-bas si j’y suis s’ouvre chaque jour par une sélection de
messages reçus sur le répondeur téléphonique de l’émission. Les auditeurs y réagissent à l’actualité, y expriment leurs accords ou leurs désaccords avec les thèmes traités par les
émissions précédentes, y font part de leurs colères ou de leur enthousiasme parfois avec humeur et souvent avec humour…
Dans le journal mensuel Le Monde diplomatique, le journaliste Jean-Claude
Guillebaud écrit en février 2000 : « Là-bas si j’y suis n’est pas seulement une magnifique innovation radiophonique que plusieurs prix ont récompensée. C’est aussi
quelque chose comme un contre-pouvoir médiatique, un lieu unique de résistance à l’air du temps. Les oubliés de la grande information y retrouvent les vaincus du système, les sans-grade et
sans-paillettes, les anonymes du bout de la France ou les copains de bistrot que les reporters de l’équipe Mermet savent écouter avec une fraternité sans chichis » .
L’émission accueille une fois par mois des journalistes du Monde
diplomatique qui viennent parler des sujets abordés dans le numéro en cours de publication.
Le générique de l’émission est issue du titre Love for Sale de Cole Porter dans
l’enregistrement de Cannonball Adderley.
L’émission utilise un jingle qui est le bruit d’échappement d’une moto américaine Harley Davidson.
L’équipe
Producteur délégué : Daniel Mermet
Réalisateurs : Jérôme Chelius et Franck Haderer
Attaché de production :
Jonathan Duong
Reporters : Giv Anquetil, Antoine Chao, Charlotte Perry, François Ruffin, Anaëlle Verzaux, Gaylord Van
Wymeersch.
—
Anciens reporters : Sylvie Coma, Zoé Varier, Hervé Pauchon, Leila Djitli, Olivia
Gesbert, Pascale Pascariello, Francesco Giorgini, Claire Hauter, Sonia Kronlund, Renaud Lambert, Sophie Le Chevalier, Julien Brygo, Inès Léraud, Christelle Loigerot, Aude Merlin, Anne Riou,
Sylvain Savolainen, Thierry Scharf, Sophie Simonot, Dillah Teibi, Sarah Lefèvre, Emmanuelle Walter et Ludovic Dunod.
Anciens réalisateurs : Bruno Carpentier, Antoine Chao, Lauranne Thomas, Yann Chouquet, Khoi
N’Guyen, Raphaël Mouterde, Lucie Akoun et Michelle Soulier.
Responsable du répondeur :
Stéphanie Fromentin
Les Amis de Là-bas si j’y suis
En 2005, Daniel Mermet propose que ses auditeurs se réunissent localement pour
discuter de façon conviviale. Les « Repaires des Amis de Là-bas si j’y suis » permettent aux auditeurs de se rencontrer, un peu partout en France. Ils sont régulièrement
annoncés à l’antenne, par le répondeur ou par Daniel Mermet lui-même. La liste est aussi disponible sur internet.
Les Amis de là-bas si j’y suis sont également régulièrement surnommés par Daniel Mermet les AMG (les « auditeurs modestes et géniaux). On parle donc parfois de « repaires des
AMG ».
Récompenses
- Prix Ondas, décerné à Daniel Mermet (1992)
- Prix de la Société civile des auteurs multimédia : œuvre de l’année, catégorie radio (1993)
- Prix Goretta (1996) décerné à la reporter Zoé Varier
-
Prix du Conseil français de
l’audiovisuel (1998) - Grand Prix de la SCAM décerné à Daniel Mermet, « pour l’ensemble de son oeuvre » (2013)
Publication
Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis. Carnets de routes, éd. Pocket, Paris,
444 p., 2000, (ISBN 2-266-10424-1)
Historique
2006 : changement d’horaire de diffusion
En 2006, la direction de France Inter annonce son intention de décaler l’émission
à la plage 15 h-16 h (au lieu de 17 h-18 h) lors la rentrée de septembre. Cette disposition est combattue par Daniel Mermet car elle entraînerait selon lui une perte
d’audience. Les auditeurs se sont mobilisés pour soutenir l’émission, et une pétition en ligne est lancée contre ce glissement d’horaire pouvant être considéré comme une reprise en
main politique à la veille desélections présidentielles de 2007 (ce que la direction de France Inter nie).
Le cap des 200 000 signatures est dépassé le 9 juillet, mais sans pour autant infléchir la
décision de la radio. En septembre 2006, la pétition a atteinte 215 972 signatures, et Daniel Mermet envoie un email aux signataires.
La relégation de l’émission aura finalement fait perdre des auditeurs par rapport à l’audience
qu’avait « Là-bas si j’y suis » à 17 heures. Mais ceci de façon momentanée, car aujourd’hui grâce au procédé du podcasting, l’audience ne cesse d’augmenter et Daniel Mermet reste
très écouté à la radio comme sur internet (600 000 auditeurs réguliers).
Conflits internes
L’équipe de Là-bas si j’y suis a connu plusieurs conflits internes. Joëlle
Levert en 2003, puis Thierry Scharf et Claire Hauter ont mis en cause le style de management de Daniel Mermet et les conditions de travail pour l’émission.
Dans sa dernière réponse du 29 septembre 2004, intitulée « Pourquoi tant
d’amour ? », Daniel Mermet précise : « il ne s’agit pas d’un conflit opposant un gros vilain chef à d’innocentes victimes précarisées, mais tout simplement d’un budget
insuffisant. La cause de cette crise est là, et nulle part ailleurs. »
Olivier Cyran revient en 2013 sur cette question et propose le témoignage de trois
anciens salariés de l’émission qui dénoncent la manière dont le producteur gère ses collaborateurs. Antoine Chao donne son avis de reporter dans une tribune publiée
par Rue89 le 7 juillet 2013 : « la direction de France Inter nous a annoncé, le 28 juin, son intention de supprimer l’émission du vendredi et 20 % du budget par la
même occasion. Les conditions de production de l’émission et de rémunération de l’équipe risquent d’en prendre un coup à la rentrée. »
2013 : répondeur téléphonique
Le 26 juin 2013, à l’occasion d’une émission dédiée aux messages des auditeurs sur le répondeur
téléphonique (qui est maintenant une boîte vocale), Daniel Mermet indique que le répondeur est utilisé depuis 20 ans, il reçoit une moyenne de 50 messages par jour, et l’émission en diffuse
une moyenne 8 à 10 par jour.
En 2013, la direction de France Inter annonce à l’équipe son intention de
supprimer l’émission du vendredi pour la rentrée de septembre.
2014 : disparition
Le 27 juin 2014, après avoir réduit la diffusion de l’émission à quatre jours par semaine au lieu de cinq à partir de septembre 2013, Laurence Bloch, directrice de France Inter,
annonce en juin 2014 l’arrêt de l’émission, contre la volonté de son équipe.
Sources wikipédia
« Comme d’autres sont nègres, moi je suis rouge. »
Culturel : Un type fascinant, avec des bémols
Biographie Daniel Mermet
Qui est-il ?
« Comme d’autres sont nègres, moi je suis rouge. »
(Médias, automne 2011.)

À plus de soixante-dix ans, Daniel Mermet paraît décidément inamovible, tant
dans son statut que dans ses convictions. En effet, cela fait plus de vingt ans qu’il occupe un créneau d’une heure quotidienne sur la plus importante station de radio publique avec son émission
« Là-bas si j’y suis » (France Inter), et plus de vingt ans qu’il y divulgue unilatéralement ses convictions d’extrême gauche. Une propagande qu’il justifie par une conception parfaitement
soviétique de la démocratie : sont « démocrates » ceux qui partagent ses idées et qui sont d’ailleurs les seuls invités dans son émission, ainsi que l’a démontré, chiffres à l’appui, le site
Enquête et Débat. Forcément, à ce régime, ses idées avaient peu de marge pour évoluer d’un iota, ce qui, en l’occurrence, n’a jamais été non plus un horizon envisageable pour un homme qui vit son
tropisme idéologique comme une fatalité génétique. Daniel Mermet justifie en effet systématiquement ses convictions en rappelant qu’il est né dans une famille ouvrière de la banlieue rouge,
argument pour le moins précaire, en fonction duquel on conclut qu’il sévirait sur Radio Courtoisie comme héraut de la Réaction s’il avait vu le jour à Versailles dans une famille traditionaliste.
Quoiqu’il en soit, le journaliste est né il y a fort longtemps, ce qui confère à son discours une dimension quasi muséale, et on finit par penser que Daniel Mermet est moins un journaliste qu’une
statue commémorative que personne n’a le courage de déboulonner, même s’il obstrue par ce fait une partie non négligeable du paysage médiatique.
Il est né en décembre 1942 à Pavillons-sous-Bois, et a grandi dans une
famille ouvrière de la banlieue parisienne, comptant huit enfants.
Il sort diplômé, en 1962, de l’École nationale supérieure des arts appliqués
et des métiers d’art. Durant ses études, ses premiers engagements le rapprochent des positions du F.L.N. algérien et du Réseau Jeanson.
Avant sa carrière à la radio, Daniel Mermet a une première vie
professionnelle au cours de laquelle il dessine et fabrique des modèles de jouets en bois, dessine également pour l’industrie textile et collabore au magazine Elle. Il travaille avec le
réalisateur de films d’animation Paul Grimault, grâce à qui il rencontre Pierre et Jacques Prévert. En 1973, il s’oriente vers le théâtre et crée « Le Théâtre de la table qui recule », compagnie
qui rencontre un certain succès avec Mortimer Baltimore, un spectacle joué notamment au festival d’Avignon. Sa carrière radio débute en 1976, date à laquelle il entre à France Culture pour
réaliser des contes quotidiens et des émissions sur l’Art Brut (« Dans la Banlieue de l’Art »). Il passe sur France Inter l’année suivante (« L’Oreille en coin » », sur le jazz en 1985 : «
Charlie Piano Bar », sur l’humour en 1987 : « Bienvenue avec Jean Garetto et Pierre Codou) et va encore explorer de nombreux registres (une émission de voyage poétique : « Dans la ville de
Paramaribo, il y a une rue qui monte et qui ne descend jamais », une émission sur l’horreur en 1984 : « Chair de poule à bord du Titanic » sur l’érotisme avec « La Coulée Douce » (qui fera
scandale en 1985 et 1986).
Mais c’est à partir de septembre 1989 que Mermet commence d’animer « Là-bas
si j’y suis », émission quotidienne mêlant voyages, enquêtes et grands reportages, avec une ligne éditoriale « critique et engagée » (c’est-à-dire d’extrême gauche). « C’est vrai que nous sommes
plus près des routiers que des rentiers, plus près des jetables que des notables », prétendra Daniel Mermet bien qu’il règne aujourd’hui depuis 23 ans sur cette véritable institution qui sera
récompensée par les prix Ondas (1992), Scam (1993), du Conseil français de l’audiovisuel (1998), mais que son fondateur voudrait néanmoins faire passer pour un campement de Bohémiens, un réflexe
commun au pays de la subversion subventionnée.
Parallèlement à son émission, Daniel Mermet dirige, en 2002 et en
collaboration avec Antoine Chao (le frère du ménestrel), « Mords la main qui te nourrit » avec des chômeurs stagiaires à la Maison de la Culture d’Amiens. Il réalise, en 2008, « Chomsky et
Compagnie », avec Olivier Azam, un film documentaire qui fait 65 000 entrées. Suite à une émission sur le conflit israélo-palestinien et la diffusion de propos d’auditeurs, Mermet a été poursuivi
à l’initiative de Gilles-William Goldnadel en 2001 pour « incitation à la haine raciale », mais relaxé en juillet 2002 et définitivement acquitté par la Cour d’appel de Versailles le 20 décembre
2006. Au sujet des conflits internes, Joëlle Levert, Attachée de production de l’émission, a accusé en 2003 Daniel Mermet de harcèlement moral, décrivant l’animateur comme un chef tyrannique,
intraitable et manipulateur. Si ses colères semblent être connues de tous ceux qui ont eu à le fréquenter, Joëlle Levert rapporte des propos d’une extrême violence : « Tu vois ce que c’est, rien
? Toi, t’es moins que rien », lui aurait-il même affirmé jusqu’à pousser à bout sa collègue (absorption de médicaments), qui se disait d’autant plus harcelée qu’elle venait, après sept CDD,
d’obtenir un CDI. Mermet, patron odieux ? En tout cas, très soucieux de la rentabilité de ses effectifs… À noter également que sa fameuse expression des auditeurs « modestes et géniaux » est,
comme il l’a lui-même avoué, un emprunt à la troupe du cirque « Archaos » qui remerciait son public de cette manière à la fin de ses spectacles. Cela dit, pourquoi ne pas collectiviser les traits
d’esprits ?
Bibliographie, documentaires, citations et autres…
Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2000, édition Eden,
1999.
Là-bas si j’y suis : carnets de routes, édition Pocket, Paris, 2000.
Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2001, édition Eden,
2000.
Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2002, édition Eden,
2001.
Nos années Pierrot, La Découverte / France Inter (CD-Livre), 2001.
Ugly : Ohmondieu-mondieu-mondieu !, édition Point virgule, 2002.
L’île du droit à la caresse, édition Panama, 2004.
Post-scriptum sur l’insignifiance suivi de Dialogue, édition de l’Aube,
2007.
Chomsky & Cie, documentaire de Olivier Azam et Daniel Mermet basé sur la
réalisation d’un reportage radio pour « Là-bas si j’y suis » par Giv Anquetil et Daniel Mermet. Sorti en salle le 26 novembre 2008.
Chomsky et le pouvoir, documentaire d’Olivier Azam et Daniel Mermet basé sur
un nouvel entretien avec Noam Chomsky réalisé en avril 2009. Sorti en DVD en novembre 2009 avec le premier volet du documentaire.
« Les journalistes sont aujourd’hui les pom pom girls du capitalisme »,
Rencontres : « L’Information et le pouvoir », Les Chapiteaux du livre, Théâtre de Sortie Ouest à Béziers, 29 septembre 2012
« Les médias de notre pays opèrent contre la démocratie », ibid.
« Ma sensibilité politique ne vient pas des livres ou des voyages, mais de
mon origine sociale. Je suis né dans la banlieue rouge, au sein d’une famille de huit enfants, très pauvre. Je suis tombé dedans étant petit. Comme certains sont nègres, moi je suis rouge »,
Médias, automne 2011
« Je suis exigeant pour les bons, tyrannique pour les médiocres »,
Les
« Cette émission est à elle-seule la preuve du deux poids deux mesures dans
Inrockuptibles, février 2010.
Notre pays. Sur une chaîne publique (donc payée par les impôts de tous),
France Inter en l’occurrence, depuis plus de 20 ans, une émission quotidienne donne la parole à l’extrême-gauche et seulement à l’extrême-gauche », Jean Robin, Enquête et Débat, 15 avril
2012
« Daniel Mermet, c’est le Christ ! On l’a crucifié une fois [l’horaire de
son émission a été avancé à la rentrée 2009, NDLR], on ne peut pas le refaire une seconde fois », Didier Porte, Street Press, 21 octobre 2010
« Trop perso pour devenir le porte-parole de quiconque : il vote Besancenot
mais joue les briseurs de grève à France Inter. Trop dictatorial avec ses collaborateurs, trop tyrannique et méprisant envers le petit personnel pour exercer un magistère, même à Radio France »,
Christophe Ayad, Libération, 12 juillet 2002
« Il n’est pas mondain mais habite un appartement trop étroit et mal fichu
en plein Boboland, dans le quartier de Montorgueil, qui a l’avantage d’être en territoire “ennemi” », ibid.

Crédit photo : Bertrand via Wikimedia (cc)
Source : http://www.ojim.fr
Manifestation : Indignons-nous contre le limogeage de Daniel Mermet
Culturel : Manifestation
Indignons-nous contre le limogeage de Daniel Mermet
Nous Auditeurs de FRance Inter en Colère, appelons les
auditeurs modestes et géniaux, et tous les soutiens de Là bas si j’y suis, à se rassembler pour protester contre la suppression de l’émission.
Rendez- vous samedi 5 juillet à 14H00 devant la maison de la
radio 116 avenue du Président Kennedy, 75016 PARIS
Contact : 06 49 98 57 53