Les rencontres… !

Rencontres Normandes de Théâtre Amateur à Rouen C’est l’heure des rencontres… Les rencontres avec des comédiens, avec des spectateurs, et surtout avec des histoires ! Le Festival de Théâtre amateur de Rouen aura lieu les 14, 15 et 16 novembre au centre Culturel André Malraux (rue François Couperin à Rouen arrêt Couperin T2). Du vendredi … Lire la suite

REFORME TERRITORIALE ou REQUIEM REGIONAL?

A la commission des Lois du Sénat qui prépare en ce moment la reprise des débats en seconde lecture le 28 octobre prochain sur la nouvelle carte régionale, on s’est dit que le chiffre 13 pouvait vraiment porter la poisse et que la haute assemblée censée représenter les territoires devait, enfin, prendre toutes ses responsabilités en se mettant au travail sérieusement sur ce projet de loi contrairement à ce qui n’a pas été fait cet été lors de la première lecture…

De ce travail préparatoire en commission, les Sénateurs découvrent enfin certaines évidences que nous avions défendues ici:

1) Les régions doivent être à taille humaine et se fonder sur un minimum de cohérence géo-historique pour susciter l’adhésion des populations.

2) Des régions plus grandes doivent s’appuyer sur le maillage territorial des départements pour assurer la proximité notamment dans les territoires ruraux.

3) Les départements pourront choisir de rejoindre une région plutôt qu’une autre ou pourront fusionner entre eux pour tenir compte de la géo-histoire de certains territoires qui ont une forte identité: on pensera évidemment à l’unité bretonne, à l’unité alsacienne, à l’unité savoyarde dans la future grande région Rhône-Alpes-Auvergne, ou à l’unité basque qui pourrait réclamer un département spécifique…

Pour tenir compte de ces indispensables évolutions, la commission des Lois du Sénat dans sa sagesse propose:

1) Une région Alsace unique

2) La création de la région Val de Loire permettant la création d’une Bretagne réunifiée comme la Normandie

3) Le démariage Languedoc -Midi -Pyrénées tant que les départements aquitains qui sont actuellement dans la région « Midi-Pyrénées » n’auront pas rejoint l’Aquitaine (Gers, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn et Garonne qui correspondent respectivement à la Gascogne, à la Bigorre et au Quercy).


 

http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/reforme-territoriale-le-senat-modifie-encore-la-carte-de-l-assemblee-588181

Régions : le Sénat en commission modifie la carte de l’Assemblée

par Clara Beaudoux mardi 21 octobre 2014 21:58

Mobilisation à Rixheim en Alsace contre la fusion de l’Alsace avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine © Maxppp

La commission spéciale du Sénat sur la réforme territoriale a modifié mardi la nouvelle carte des régions dessinée par l’Assemblée. Elle propose 15 régions au lieu de 13, et une région Alsace.

A quoi ressemblera vraiment cette nouvelle carte des régions ? Réuni mardi en commission spéciale sur la réforme territoriale, le Sénat a modifié la carte dessinée par l’Assemblée nationale, proposant 15 régions au lieu de 13 et créant une région Alsace. La région Alsace est ainsi séparée d’une grande région qui l’englobait initialement avec les régions Champagne-Ardenne et Lorraine.

A voir ►►► La carte adoptée en juillet par l’Assemblée nationale

La commission du Sénat a également rétabli les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, que la carte de l’Assemblée unifiait. La région Centre est nommée Centre-Val de Loire, selon le Sénat. Mais ce n’est pas tout, le Sénat a également rétabli la possibilité pour deux départements de fusionner. La commission a aussi modifié les conditions de changement de région pour un département.

Deuxième lecture à partir du 28 octobre

Les membres de la commission ont par contre maintenu le nombre de conseillers régionaux et approuvé la date des élections départementales les 22 et 29 mars. L’examen du texte en deuxième lecture commencera en séance plénière au Sénat le 28 octobre, après une déclaration du Premier ministre Manuel Valls sur l’ensemble de la réforme.


 

Mais quant à la réforme territoriale sur le fond, à savoir, l’avenir de l’idée régionale en France, pour une France plus décentralisée, démocratique et… girondine, on ne peut que partager l’inquiétude de l’article ci-dessous: il est, en effet, à craindre que la Normandie réunifiée soit la SEULE VRAIE REGION de FRANCE dans une carte néo-régionale encore plus « techno », encore plus « machin » que la précédente… Tout va dépendre de l’examen de la seconde partie de la réforme qui va avoir lieu au tout début de l’année prochaine: les futurs conseils régionaux feront-ils vraiment le poids face aux grandes métropoles issues de la réforme « MAPAM » de 2013?

Une fois de plus, ce n’est pas la taille géographique qui compte c’est une vraie cohérence géo-historique servie par de vraies moyens budgétaires et des compétences précises… Pas sûr que l’idée régionale intéresse la classe politique française obnubilée par le centralisme parisien et par sa reproduction stérile dans de futures grosses métropoles « régionales » se préparant à écraser leurs provinces…

Une fois de plus, le cas régional normand fait école car si l’on réussit la « mise en réseau » de la Normandie, qui est la méthode qu’impose la géographie urbaine normande, il serait possible de démontrer qu’une région à taille humaine reposant une cohérence géo-historique forte, pourrait réparer la fracture qui sépare de plus en plus les territoires urbains métropolisés de tous les autres territoires…


 

http://www.slate.fr/story/93005/requiem-regions-francaises

Requiem pour les régions françaises

11.10.2014 – 14 h 04

mis à jour le 11.10.2014 à 14 h 04

Une carte des anciennes provinces de France, via Wikimédia Commons.

Une carte des anciennes provinces de France, via Wikimédia Commons.

Plus grandes et disposant de compétences élargies, les treize nouvelles régions devaient être enfin capables de lutter face à leurs homologues allemandes ou italiennes. Mais derrière les grands discours, la réforme s’annonce comme une victoire par K.O. des métropoles.

La France n’a jamais aimé ses provinces. À l’inverse d’autres grandes nations, l’État français s’est même construit contre les régions. Dès le Moyen Âge, la royauté a misé sur les villes pour affaiblir les baronnies locales, avant que la Révolution ne confirme définitivement la construction centralisatrice de la France. C’est si vrai que la prise de la Bastille a fini par faire oublier que le 14 juillet célébrait à l’origine la Fête de la Fédération avec le rassemblement des gardes nationales de toutes les provinces. Une volonté de rompre avec le passé qui s’est traduite dès 1790 par la suppression des provinces françaises au profit de 83 départements.

Deux siècles plus tard, l’heure de la revanche aurait-elle sonné? Une chose est sûre: les régions semblent prendre l’ascendant alors que le temps des départements parait compté.

Ce retour des régions remonte à 1969 quand elles ont été placées au cœur du référendum voulu par De Gaulle –retour manqué, comme chacun sait. Qu’à cela ne tienne: dans les années 80, 22 régions métropolitaines renaissent avec les lois de décentralisation. Bientôt regroupées en 13 régions –peut-être plus si l’Alsace obtient de rester seule–, elles sont promises à un bel avenir. Elles auront, selon le secrétaire d’État André Vallini, «les compétences nécessaires pour devenir de vrais moteurs de développement», afin d’atteindre l’objectif fixé par François Hollande: créer des régions «de taille européenne, capables de bâtir des stratégies territoriales». André Vallini l’a rappelé pour conclure: «Les Français veulent cette réforme, tous les sondages le disent.» 60% des Français, c’est vrai, sont favorables au regroupement des régions, selon l’Ifop. Mais les nouvelles régions auront-elles les moyens de leurs ambitions ? C’est loin est d’être aussi évident.

1.Plus grandes mais pas plus fortes

Le chef de l’État veut voir naître des régions «de taille européenne». Sur ce plan, il ne sera pas déçu. Les nouvelles entités seront grandes, très grandes même. Au sein du top 20 des régions européennes les plus riches, quatre régions françaises compteront parmi les six plus vastes: Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin sera ainsi deuxième avec 84.000 km² de superficie, juste derrière l’Andalousie. Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon sera troisième, Rhône-Alpes/Auvergne fera jeu égal avec la Bavière (quatrième ex aequo), devant Alsace/Lorraine/Champagne-Ardenne, sixième.

Mais cet effet de taille ne créé pas de miracle: les mégarégions françaises sont dans les dernières positions en termes de PIB global. En dehors de l’Île-de-France, portée par Paris (deuxième), et de Rhône-Alpes/Auvergne, située en milieu de tableau (onzième), les autres régions seront à la peine: Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin est seizième, Nord-Pas-de-Calais/Picardie dix-septième, Alsace/Lorraine/Champagne-Ardenne dix-huitième, Provence-Alpes-Côte-d’Azur dix-neuvième et Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon vingtième.

Une donnée dont tous les présidents de région ont conscience. Pour Alain Rousset (PS), président de l’Aquitaine et de l’Association des Régions de France (ARF), «la taille des régions ne change rien au problème, c’est la question des ressources et des compétences données aux régions qui est centrale».[1] Un point de vue que partage le seul président de région UMP, Philippe Richert, qui compare les 28 milliards de budget de l’ensemble des régions françaises au budget de 40 milliards du seul Bade-Wurtemberg.

2.L’usine à gaz de la fusion

Comme dans le secteur privé, la fusion de plusieurs groupes a des avantages: réduction des frais de fonctionnement, meilleure gestion et diminution des risques, progression des parts de marché face à la concurrence… Mais il y a aussi des contraintes à court terme, car il n’est jamais simple d’harmoniser les procédures de deux entreprises ou de fixer de nouvelles grilles de salaires.

Un schéma qui se vérifie également dans les collectivités locales.

Entre les transferts de personnels, le regroupement des services, les changements de locaux, la mise en cohérence des régimes indemnitaires, du temps de travail et des RTT,  sans oublier les inévitables rivalités politiques et géographiques (notamment autour du choix de la capitale régionale), il faudra beaucoup de temps pour parvenir à une coopération efficace au sein des nouvelles régions. Surtout dans le cas des regroupements difficiles, comme Alsace avec Lorraine/Champagne-Ardenne ou Nord-Pas-de-Calais avec Picardie. Compte tenu des difficultés prévisibles, des grèves ne sont pas exclure.

Comme le relève le géographe Gérard-François Dumont, «tout ce temps que les élus et les collaborateurs vont consacrer aux fameuses fusions, c’est du temps en moins pour travailler sur l’attractivité de leur propre région».

3.Des économies d’échelle inexistantes

«À ce jour on n’a pas d’études parce qu’on ne fait pas cette réforme pour faire des économies, en tout cas pas dans un premier temps.» Cette position de Marie-Guite Dufay, présidente de la Franche-Comté, rejoint celles des autres élus régionaux et des Français.

Mais si André Vallini assure que la fusion des régions va générer des économies d’échelle à moyen terme, il n’a avancé aucune estimation précise. Le président de la Région Lorraine, Jean-Pierre Masseret, juge que «deux mandats, soit dix ans, seront bien nécessaires pour que les synergies se traduisent, non seulement en création de richesses mais aussi en économies». Nombre d’experts et d’élus se montrent encore plus pessimistes. L’agence de notation Moody’s a ouvert le débat en juin, estimant que les mesures envisagées «ne font que redistribuer les coûts vers d’autres organes de l’État».

Plusieurs cabinets, comme KPMG, vont encore plus loin: le regroupement des régions devrait même leur coûter de l’argent, au moins dans un premier temps. Il faudra, entre autres chantiers, égaliser par le haut le régime indemnitaire des personnels, qui n’est pas le même entre Franche-Comté et Bourgogne ou entre Alsace et Lorraine, par exemple, mais aussi sans doute financer la création de nouvelles antennes régionales.

Enfin, les régions devront plus que jamais compter leurs dépenses, dans le contexte national d’austérité lié au remboursement de la dette publique. Déjà, les dotations de l’État accordées aux régions sont en forte baisse. Cela fait beaucoup d’impératifs pour ces futures régions, en attendant le nouveau souffle économique promis. Voilà de quoi donner raison aux 54% de Français qui doutent que la réforme permette de réaliser des économies.

4.Des possibilités d’investissement quasi-nulles

«Alors que les Länder allemands ont l’autonomie fiscale et un système de répartition des ressources, la France n’a rien de tout cela. Nos régions sont dépendantes de l’État», rappelle Jean-Paul Bachy, président de Champagne-Ardenne. Conscient de l’inadéquation entre le rôle qu’il souhaite leur voir jouer et leur budget actuel, le gouvernement envisage de céder aux futures régions la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Mais leur capacité d’investissement dans les années à venir, qui est l’essence même de la réforme, semble plus que précaire. Les nouvelles régions sont censées accompagner elles-mêmes les entreprises, via le renforcement des pôles de compétitivité, et s’occuper seules d’infrastructures clés comme l’énergie, les transports ou le tourisme. Un objectif séduisant sur le papier, mais comment l’atteindre avec si peu de ressources?

En Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne souligne «qu’il a fallu mener une bataille homérique pour obtenir de l’État une part du versement transport, qui n’est pourtant qu’une subvention minime». Avant d’ajouter: «Si grâce aux régions, l’astre Etat n’est plus le seul astre qui puisse faire le bonheur des Français, alors il serait logique de tendre vers un partage des grands impôts d’Etat.» Rêve impossible en pratique: le gouvernement ne peut se permettre d’augmenter encore les impôts alors qu’il vient juste de resserrer brutalement la vis.

Dans ces conditions, on ne peut s’attendre qu’à des marges d’investissement réduites à peau de chagrin. «Récemment par exemple, j’ai voulu investir pour renforcer nos voies ferrées, se souvient Martin Malvy en Midi-Pyrénées, mais lorsque la SNCF m’a présenté la facture, c’était impossible de la régler.» Un problème auquel la réforme ne répond pas.

5.Un poids politique proche de zéro

Faute de transferts massifs de compétences, c’est à Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse que les ressources se concentreront, que les entreprises s’installeront, que les projets de développement économique d’envergure verront le jour. Ce sont les grandes métropoles, et pas les nouvelles régions, qui seront les grandes gagnantes de la réforme territoriale. Personne ne peut croire un instant que les départements de l’Auvergne sortiront plus forts que la métropole du Grand Lyon à l’issue de la fusion Rhône-Alpes/Auvergne. D’ailleurs, la réforme prévoit d’accorder aux métropoles des pouvoirs spécifiques –qui restent encore à préciser. Un exemple déjà connu: en Île-de-France, c’est la métropole de Paris, et non les villes de la région, qui bénéficiera des impôts des entreprises (CVAE).

Promues dans les médias, avec leurs nouvelles compétences liées à l’effacement du département (voirie, lycées, aides aux entreprises…), nos grandes régions deviendront en fait la cinquième roue du carrosse. Avec moins d’argent et plus de contraintes budgétaires. Certes, elles hériteront de certaines compétences du département… mais ne devront-elles pas s’acquitter un jour de leurs dettes?

Pour les futures régions, la position de Manuel Valls n’est pas rassurante. Dans ses récentes déclarations, le Premier ministre a non seulement défendu un Grand Paris le plus puissant possible mais aussi fait l’éloge public du «modèle lyonnais». Un discours cohérent avec celui de la ministre en charge de la Réforme territoriale. Pour Marylise Lebranchu, «les métropoles devront être des moteurs de la croissance, en confortant les facteurs du développement économique: l’innovation technologique mais aussi culturelle, la recherche-développement, l’enseignement supérieur, le rayonnement international…» Pour elle, «ces fonctions ne peuvent être assumées et portées que par des entités urbaines fortes», la ministre s’empressant d’ajouter « en cohérence avec les régions»

6.Grand vainqueur: les agglomérations

La réforme territoriale repose sur le renforcement d’un binôme: la région et les métropoles. Officiellement, l’heure des régions a sonné. Mais concrètement, l’histoire amorcée voici des siècles suit son cours. L’Etat entend s’appuyer sur les villes comme il l’a toujours fait, et continuer de limiter au maximum l’autonomie politique et économique des régions.

Contre toute attente, les départements ne disparaîtront pas tous en 2020. Et dans l’immédiat, les transferts de compétence s’annoncent moins importants que prévus. La faute à une longue tradition centralisatrice que les velléités d’indépendance de l’Ecosse et de la Catalogne ne font que renforcer.

La faute aussi, en partie, au rebasculement du Sénat à droite, puisque les défenseurs du département y sont les plus virulents. Mais l’absence de cohésion entre les présidents de région, pourtant presque tous socialistes, aura lourdement pesé dans la balance, certains refusant d’assumer les transports interurbains, d’autres ne voulant à aucun prix des collèges quand d’autres encore  étaient prêts à accepter l’ensemble des transferts de compétence pour peu que l’Etat leur garantisse les ressources correspondantes. Le premier vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais, et futur candidat PS en 2015, Pierre de Saintignon, en convient: «Les présidents de régions auraient du travailler plus ensemble et l’Association des régions de France aurait pu jouer un rôle plus important»… Un constat qui sonne comme un regret à la veille de la reprise du débat parlementaire sur la réforme territoriale. Quant au gouvernement, la défaite prévisible des régionales aura fini par imposer une évidence: pourquoi donner plus de pouvoirs à des collectivités qui auront peut être toutes basculé à droite fin 2015? Autant dire que le lobbying de l’Association des régions de France relevait d’une mission impossible…

Les grandes figures politiques, elles, semblent déjà avoir fait leur choix entre métropoles et futures régions. Le Grand Paris suscite la convoitise de NKM, Alain Juppé vient de reprendre les commandes de la métropole de Bordeaux en avril et Gérard Collomb a même indiqué que s’il était «obligé de choisir entre un très beau ministère et la métropole de Lyon, [sa] réponse serait Lyon». Pour ces politiques qui misent sur la métropole, pas de doute: le requiem des régions a beau avoir de la gueule, il n’en reste pas moins le prélude à un enterrement…

1 — Les propos tenus par Alain Rousset, Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, Jean-Paul Bachy, Jean-Jack Queyranne et Pierre de Saintignon ont été recueillis par l’auteur lors d’entretiens téléphoniques réalisés entre le 10 septembre et le 4 octobre.

Franck Gintrand

Les impasses des dogmes austéritaires


Les impasses des dogmes austéritaires

Ce qui nous était présenté hier comme le « modèle » à suivre marque plus que des faiblesses ! L’Allemagne s’enfonce dans de nouvelles difficultés. Rien d’étonnant à cela. Dès lors que les budgets sociaux et publics sont sans cesse compressés, que les salaires et les retraites sont bloqués voir poussés à la baisse, le poison de l’austérité fait son œuvre destructrice.

Après avoir compressé son marché intérieur puis obligé les autres pays européens à faire de même, l’Allemagne se trouve aujourd’hui avec des exportations qui diminuent, alors qu’elle refuse de lancer un plan d’investissement pourtant indispensable afin de répondre aux besoins humains, sociaux et d’efficacité économique. Ceci n’a évidemment pas empêché la coalition au pouvoir de convoquer deux ministres français, M. Sapin et M. Macron, pour qu’ils présentent, avant leur adoption par notre Parlement, les budgets de la France, ainsi que ce qui est faussement appelé « un plan de réformes ». Acceptant de passer au confessionnal allemand, nos deux ministres ne se sont pas contentés d’y aller la fleur au fusil.

Ils ont fait toutes les préconisations de leurs interlocuteurs et de ceux des gendarmes de Bruxelles qui pourtant mènent à l’impasse partout. Les annonces et les projets de contre-réformes libérales de M. Macron en sont la preuve. Il l’a fait avec un tact qui lui est propre, ne voyant dans la classe ouvrière que des illettrés et préparant pour les pauvres des flottes de « cars ». Quant aux chômeurs, il parle d’eux avec une incroyable violence mêle de mépris, laissant entendre qu’ils voleraient leurs maigres indemnités qu’il veut diminuer. Personne à droite n’avait encore réalisé un tel exploit ! Lui espère y parvenir en affublant toutes les conquêtes sociales, résultats de décennies de lutte, du nom magique de » tabous » que, d’un ton badin, il se propose de « faire sauter ». En vérité, tout est fait pour tenter de sauver le capitalisme de sa crise globale.

Evidemment tout ceci est maquillé sous des débats dont sont désormais exclus toutes pensées, solutions ou projets différents, sans même parler de projet alternatif. Ainsi la télévision publique mettait l’autre soir face à face M. Zemmour et M. Attali, ce dernier assumant un moindre mal qui enferme tout de même dans la cage de l’ultralibéralisme. Dimanche dernier, un journal mettait face à face deux économistes qui faisaient semblant de se chamailler sur le fait de savoir si la France était prête à des « réformes ». Ce mot désormais si galvaudé, transformé en son contraire dès lors qu’il s agit de décisions politiques. Au lieu de s’attacher au grand chantier d’une véritable réforme de justice fiscale, avec des impôts sur le revenu progressif, des impôts locaux en lien avec le revenu, un impôt sur le capital équivalent à ceux prélevés sur le travail, voici que l’argument de la justice est galvaudé pour démolir le principe d’universalité dans l’octroi des allocations familiales. Derrière la brèche ouverte par cette décision, si elle était définitive, c’est l’ensemble de notre système de protection sociale qui serait mis à mal. Encore un engagement présidentiel déchiré ! Le candidat F. Hollande ne déclarait-il pas avec force : « je reste très attaché à l’universalité des allocations familiales qui sont aussi un moyen d’élargir la reconnaissance nationale à toute la diversité des formes familiales. Elles ne seront donc pas soumis à conditions de ressources ». Cette parole conforme aux valeurs du Conseil national de la Résistance est en passe d’être bafouée sur l’autel du service du grand patronat. D’un côté, celui-ci ne contribuera plus pour la part qui lui revient au financement de la branche familiale de la protection sociale. De l’autre, des familles seront spoliées. Demain, on abaissera le seuil en-deçà duquel elles seront touchées et, pour faire bonne mesure, les remboursements de médicaments, eux aussi, seront mis sous conditions de ressources !

Pourtant il faut se rendre à l’évidence, ces politiques qui s’accompagnent d’un cortège de souffrances et de malheurs, ne produisent que des échecs partout.

Laisser faire ne ferait qu’aggraver la situation générale et celle des familles. Il y a donc urgence à se bouger, à casser l’ambiance actuelle qui pousse au renoncement et au fatalisme qui nourrissent dans toute l’Europe la montée des extrémismes de droite.

Certes le mal est profond. Raison de plus pour susciter le maximum de discussions dans les localités et les entreprises pour s’efforcer de dégager des alternatives politiques unitaires et des rassemblements de lutte.

Connaissez-vous le service Handistuce du Réseau Astuce ?

Le Réseau Astuce, réseau de transport en commun de La Métropole Rouen Normandie, propose un service nommé Handistuce, à destination des personnes en situation de handicap.

Handistuce est un service de transport spécialisé pour les personnes en situations de handicap résidant dans l’une des 71 communes de la Métropole. Le personnes intéressées par ce service ne pourront y accéder qu’après un passage en commission et un avis positif.

Le service s’adresse plus particulièrement aux personnes ne pouvant pas emprunter le Réseau Astuce. Le transport s’effectue de porte à porte et à la demande, pour des déplacements privés, professionnels et de loisirs, à l’exception des soins médicaux.

DCIV.

Au fil de mes déambulations, hélas de plus en plus courtes (je me fatigue vite), je croise la jeunesse. Que pense-t-elle ? Ces jeunes, ce qu’ils vivent, je le devine. Un peu (beaucoup) de ce que j’ai vécu à leur âge, soit pas grand-chose. Une grande envie d’être ailleurs (et dans tous les sens). Puis, station terminus, on reste à Rouen. Partir, toujours, mais pas tout de suite. Bientôt. Demain. J’ai mon ticket. Toi aussi ?

Soixante ans plus tard, les mêmes. Comme au théâtre. Dans une comédie des anciens temps. Je me souviens que le Théâtrapattes joua Le Songe d’une nuit d’été au Cirque. C’était il y a une bonne quarantaine d’années. Eux aussi étaient jeunes. Des élèves du conservatoire, il me semble. Que sont-ils devenus ? Pas grand-chose. Peut-être mieux que moi. Au dernier acte de cette comédie connue, Puck conclut : Ombres que nous sommes, si nous vous avons déplu, croyez que nous n’avez fait qu’un rêve, et tout sera dit.

Oui, sans doute. Facile à dire. Et c’est long. Cette jeunesse que je croise, pleine d’illusions (encore que), pense-t-elle trouver de quoi rester ? Qui peut les retenir à Rouen ? Comme vous, j’observe chaque jour une ville sans attrait. Etre jeune et se passionner pour le pont Mathilde, la prairie Saint-Sever, la tour à Zizi ? Ce qui vient, ce qui part. Attendre le mémorial Jeanne d’Arc ou la prochaine édition de l’impressionnisme ? Viens, Helena, on va voir la cathédrale éclairée. Avouez que.

Ah, me dit-on, vous n’y êtes pas. Il y a des concerts, des expositions, des lieux inconnus. C’est parce que vous ne les connaissez pas. Votre fameuse jeunesse est partout. Oui, c’est-à-dire nulle part. J’ai été jeune, je sais ce que c’est. On en guéri vite. Plus tard, ça revient. Comme une rechute. On se dit qu’on a perdu son temps. Qu’il faut le reprendre un peu. Mais trop tard, n’est-ce pas. Chacun sait ça.

J’y pensais en déambulant à la Fête du ventre où Eva m’a trainé. De la jeunesse, il y en avait. Surtout à boire de la bière de viking (prétendue telle). Aussi des enfants et des parents, tous énervés. Des familles, des vieux, bref que de monde. On se portait. Pour de la boustifaille et d’ la boisse (nous sommes à Rouen, nous sommes en France). Au fil des stands animés par des Normandes en coiffes et des Cauchois en blaudes, la carte bleue ne chômait pas. Dites, tout le monde n’est pas si désespéré.

Il faut manger de l’andouille et boire du cidre. Au hasard, croiser Valérie Fourneyron et Bruno Bertheuil. Notre Rouen est là : contemporain, dynamique et convivial. Vous êtes jeune ? Faites avec. Si ça vous plait pas, attendez votre tour. Une fois dessalé, vous ferez à votre guise. Le pire, c’est que le piège est archi-connu, mais qu’il fonctionne. Ce pourquoi être Rouennais est comme une espèce de malheur heureux. Malheur, car vous n’en sortirez jamais ; heureux, parce que vous n’êtes pas seul à l’être et à l’avoir été.

Le corps d’une retraitée découvert 12 jours après sa mort près de Rouen

Sa mort pourrait remonter au 11 octobre, date à laquelle la retraitée de 65 ans a été vue pour la dernière fois a la résidence pour personnes âgées Saint-Louis, a Mont-Saint-Aignan.

En réalité la sexagénaire était morte dans son lit lorsque son corps a été découvert hier jeudi vers 17 heures par un employé.

Selon nos informations, le personnel de la résidence pensait que la pensionnaire était partie rendre visite à sa famille.

Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte.

Acquisition de matériels thermiques et de consommables pour la motoculture

MODALITES D’OBTENTION DU DOSSIER La demande des dossiers par l’entreprise se fera soit par fax, par courrier ou par mail à l’adresse suivante : Ville de Fécamp Service Marchés Publics 1 place du Général Leclerc B.P. 178 76404 FECAMP CEDEX Tél. 02.35.10.60.49 – Fax 02.35.10.60.33 e-mail : christine.leblond@ville-fecamp.fr Par ailleurs, le dossier de consultation peut également être téléchargeable à partir du site (…)


Marchés publics

Exposition féline internationale samedi et dimanche

Véritable rendez-vous des amoureux du chat, le plus grand concours de beauté félin de la région, qui se déroulera ce week-end à Neufchâtel-en-Bray, rassemblera près de 120 spécimens.
Cette exposition rassemblera la crème des crèmes des chats puisqu’elle est réservée aux chats et chatons CFA de toutes races, couleurs et poils : Birman, chat nu, Persan, […]

Quelques principes simples pour faire vivre l’intercommunalité!

S’il est un domaine où le mille-feuille territorial peut être simplifiée, c’est bien celui de l’intercommunalité. La première des simplifications serait de ramener à un seul cadre la coopération entre les communes. Aujourd’hui nous avons des syndicats (Sivu, Sivom…), des communautés de commune, des communautés d’agglomérations, des communautés urbaines… Et on vient d’ajouter des métropoles …

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Une course de vitesse vitale

«Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n’avons pas de plan», s’est alarmé un haut responsable des Nations unies.

Selon l’OMS, on pourrait atteindre en décembre 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine. Le monde est en train de perdre la course contre le virus Ebola et il ne parvient pas à freiner l’épidémie mortelle, a averti mardi un haut responsable des Nations unies. «Ebola a une longueur d’avance sur nous», a déclaré Anthony Banbury, chef de la mission des Nations unies chargée de coordonner la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER), lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’épidémie.

L’épidémie d’Ebola «est loin devant nous, elle va plus vite que nous et elle est en train de gagner la course», a-t-il estimé par vidéoconférence depuis Accra où la Mission a son quartier général. «Si Ebola gagne, nous, les peuples des Nations unies, nous perdrons énormément», a-t-il déclaré. «Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n’avons pas de plan».

Rappelant les dernières prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui tablent sur 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine en Afrique de l’Ouest à partir de décembre, Anthony Banbury a ajouté : «Cela signifie que nous avons besoin de 7 000 lits dans les centres de traitement, mais à cette date selon nos prévisions, nous n’en aurons que 4 300 environ», et sans le personnel nécessaire pour les gérer.

«Il y a beaucoup de mauvaises nouvelles sur Ebola, mais la bonne nouvelle est que nous savons comment l’arrêter», a toutefois déclaré Anthony Banbury. «Nous devons vaincre Ebola et nous devons le faire vite», a-t-il martelé, «chaque jour qui passe voit le nombre de malades augmenter.» L’épidémie continue de progresser en Afrique de l’Ouest et on pourrait atteindre début décembre «5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine», a indiqué mardi le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS. Il a mentionné un nouveau bilan global de l’épidémie à 4 447 morts pour 8 914 cas recensés.

Passage du Tour de France : la Normandie, terre de cyclisme, récompensée!

Après avoir accueilli le Tour de France à Rouen en 2012, la Grande Boucle passera de nouveau en Haute-Normandie. Une bonne nouvelle pour le territoire. « Après Rouen en 2012, le Mont-Saint-Michel en 2013, la grande boucle remet la Normandie sous les feux des projecteurs ! Je salue ce tracé 2015 qui mettra magnifiquement en […]

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