Rouen. Rencontres évangéliques au Zénith.

Les Evangéliques s’affichent au Zénith.

Pour la troisième année après 2009 et 2011, les églises évangéliques de Normandie ont organisé leur grand rassemblement, au Zénith de Rouen. Placée sous la houlette de la Fédération nationale des assemblées Dieu de France, cette journée a rassemblé quelques 3000 personnes. Jeunes, vieux, d’ethnies et de conditions sociales hétéroclites, les fidèles de l’église protestante sont venus chanter leur foi et échanger, réunis par un seul mot d’ordre, « osez la foi en l’Evangile ». Le matin a été consacré à une rencontre avec le pasteur libanais Robert Zacchia tandis que l’après-midi a connu un moment plus festif avec la prestation de 150 choristes et la participation du duo Québécois « Héritage ». Seul élu à avoir répondu à l’invitation des organisateurs, le maire de Sotteville sous le Val a fait une apparition remarquée sur la scène du Zénith en révélant une anecdote : « Il y a quatre-cents ans, le roi de France autorisait pour la première fois les protestants à avoir un lieu de culte. Il s’avère que ce bâtiment qui pouvait accueillir plus de 1500 personnes, avait été édifié sur la commune de … Grand-Quevilly, là où se situe le Zénith ! ». Une telle révélation a suffi pour mettre en joie une salle, résonnant de chants joyeux, loin des cantiques traditionnels. Dans le public, certains participants, venus de loin, profitaient sans modération de ce moment de symbiose. «Etre Evangélique en 2014 c’est ne pas cacher ses convictions » affiche ainsi Julien, 32 ans, chef d’entreprise venu de Gaillon. « A une époque où les citoyens en ont marre des politiques, rejettent sans le dire une hiérarchisation trop stricte de notre société, je trouve dans mon église, la possibilité d’agir par moi-même, sans intermédiaire. Si je veux m’adresser à Dieu je n’ai pas besoin de passer par untel ou untel. Le tout est d’avoir la foi en Jésus Christ ». Pour sa part, Joël, un retraité Quevillais avoue qu’il « vit sa foi depuis plusieurs dizaines d’années et qu’elle est présente dans tous les instants ». A raison de l’ouverture en France d’une église évangélique tous les dix jours en France, les évangéliques aimeraient atteindre le ratio d’une église pour 10 000 habitants. Cette branche du protestantisme apparaît comme le courant religieux le plus expansif de France, avec un taux de pratique largement supérieur aux autres religions.

Rouen. C’est mon quartier. Grammont. Claude Jourdain, 79 ans, retraité de la fonction publique, vit dans le quartier depuis 64 ans.

J’y ai passé ma vie.

J’aime.

. « L’esprit village qui règne dans ce quartier. La plupart des anciens se connaissent. Ils ont fait toute leur vie ici. Viennent aussi se greffer des jeunes même si l’ambiance n’est plus comme autrefois et ce n’est pas toujours un mal… ».

. « Nous avons ce qu’il faut comme commerces et services. Nous pouvons vivre dans le quartier sans avoir à en sortir. Nous avons même la chance d’avoir deux établissements hospitaliers très proches. Même si cela ne nous empêchera pas de mourir… ».

. « Les services de transports en commun. Ils nous prennent et nous ramènent au pied de la porte de chez nous. En plus, les rotations sont assez fréquentes.

. «Ceux qui en sont partis ne manquent jamais d’y repasser preuve qu’ils y ont connu de bons souvenirs ».

Je n’aime pas.

. « Peu de choses. Pour les anciens qui ont connu ce qu’était le quartier il y a encore 25 ou 30 ans, on ne peut qu’admirer le travail qui a été accompli. Tout ne s’est pas fait en un jour et il reste encore à faire mais quand on voit cette magnifique bibliothèque par exemple, à la place des abattoirs… Il n’y a pas photo.

J’aimerai.

. «On peut toujours faire mieux évidemment. Mais c’est en bonne voie».

. « Il y a actuellement un combat pour que la poste reste en activité. Je souhaite que nous abstenions satisfaction ».

. « Que les aménagements ou rénovations et nouvelles constructions se poursuivent. Il en est ainsi depuis de longues années et peu à peu, le quartier devient résidentiel. Dans dix ans on en reparle et on constatera que c’est un secteur prisé ».

. « Qu’au fil du temps, la réputation sulfureuse de la « Sablière » s’efface. C’est du passé et ce n’est plus d’actualité.

Rouen. Un goût de foire.

Douce comme de la laine.

«Le simple fait de manger de la barbe à papa est une attraction. Nous sommes trop vieux pour grimper dans les manèges alors nous trouvons notre plaisir dans la dégustation de confiseries…». Georges et Marie, deux retraités pour qui la foire Saint-Romain est un passage obligé n’en sont pas moins incollables sur l’historique de leur pêché mignon. « Figurez-vous que la création de la barbe à papa remonte à 1897 » raconte fièrement Maurice, « ce sont deux américain qui en ont inventé le procédé. Et si je me souviens bien, l’un d’entre eux était dentiste… ». Vérification faite, tous ces renseignements sont exacts ! Et sur de la foire, ils sont quelques-uns à proposer cette friandise. Parmi ces boutiques, celle de Myriam Vliethe, tout droit venue du Pas de Calais. « C’est mon premier métier » se rappelle-t-elle, « pourtant, c’est la première année que j’en propose à Rouen. J’avais pour habitude de m’occuper d’un stand de « pinces », mais la conjoncture étant ce qu’elle est, il me faut élargir mon offre. Quoi de plus évident alors que de fabriquer et vendre des barbes à papa ? Du sucre, un peu de colorant alimentaire, un bon coup de poignet … ». A l’heure des conseils en tous genres sur la santé, on pourrait voir cette matière douce comme de la laine, puis gluante au contact de la salive, comme une invite à la malbouffe. Pourtant, la barbe à papa n’est pas très calorique parce qu’elle contient une assez petite quantité de sucre. Une barbe à papa classique en contient moins que la plupart des sodas en canette. De plus, c’est une confiserie réservée à de rares occasions telle une fête foraine ou une visite au parc d’attraction.

Rouen. Forêt d’exception.

Le son de l’accord au fond des bois.

L’Office National des Forêts a créé un label, « Forêt d’Exception » qui vise à distinguer une démarche d’excellence engagée avec ses partenaires autour de forêts domaniales emblématiques. A ce jour, 18 forêts ou ensembles forestiers sont engagés dans la démarche au niveau national. Les forêts domaniales de Roumare, Verte et La Londe-Rouvray en font partie. Afin de sceller leur volonté de faire progresser cette démarche, Pierre-Henry Maccioni, préfet de la région Haute-Normandie, préfet de Seine-Maritime, Nicolas Mayer-Rossignol, président du conseil régional de Haute-Normandie, Danielle Pignat, représentant la Métropole de Rouen et Patrice Mengin-Lecreulx, directeur de l’agence régionale ONF de Haute-Normandie se sont donné rendez-vous cette semaine, en pleine forêt afin d’en signer le protocole d’accord. L’une des étapes de la démarche en est la signature avec les divers partenaires.  Avant d’en parapher les détails, chaque personnalité a tenu à rappeler que «les forêts sélectionnées constituent un territoire privilégié d’innovation et d’expérimentation pour de nouvelles pratiques d’accueil et de tourisme durable, de gestion des milieux, de gestion sylvicole adaptée aux enjeux, de valorisation historique et culturelle ». Les forêts domaniales de Roumare, Verte et La Londe-Rouvray, soit un total de 10.600 hectares, font partie de cette démarche pour leur situation remarquable au cœur de l’agglomération rouennaise et dans les méandres de la Seine. « Au-delà de la gestion courante, c’est un patrimoine varié qui doit être mis en valeur et inscrit dans une véritable dynamique territoriale » a précise le préfet Pierre-Henri Maccioni.

Rouen. Salon du mariage.

Des cérémonies de mariage, pour tous.

Ils sont venus d’une commune près de Dreux. Pour se cacher par ce qu’ils sont homosexuels ? « Non pas du tout » affirme Yann, la trentaine, agent commercial, « au contraire, nous pensons que notre mariage fera plaisir à notre entourage. La seule chose, c’est que nous ne l’avons encore annoncé à personne. Ce sera la surprise, dévoilée à Noël… ». Alors, en compagnie d’Hubert, un gaillard prof de sport, ils parcourent les allées du salon dédié à ce qui doit être le plus beau jour de leur vie. « Nous sommes ensemble depuis 5 ans alors nous nous connaissons suffisamment pour tomber d’accord sur les grandes lignes. Néanmoins nous n’aurons pas le temps de nous occuper de tout. C’est pourquoi nous faisons appel à un wedding planer ». Direction « Junon Evènements où David Mallet-Mineur leur proposera plusieurs formules. Celle de A à Z pour laquelle ils ne se préoccuperont de rien ou bien leur confieront ils quelques étapes de leur journée, gardant pour eux certains aspects plus intimes ». Pour les tenues, Yann et Hubert ont visité  plusieurs stands vestimentaires. Là encore, les professionnels ont su s’adapter à ce nouveau marché même si, selon Jacky Cosson de chez « Gary », « les codes sont les mêmes qu’il s’agisse d’un mariage traditionnel ou entre personnes du même sexe. Nous recherchons la symbiose et rien n’est choquant à partir du moment où c’est de bon goût ». Enfin, les deux tourtereaux auront un coup de cœur pour un artisan cirier. «C’est la touche personnelle que nous voulons apporter. Une ambiance parfumée, pour le soir qui sera en petit comité » se réjouit Yan, « des bougies, 100% naturelles, odorantes, sensuelles et surtout, fabriquées en Normandie ». Emmanuel Calbry, créateur de LBN, la bougie normande, ne pouvait qu’être d’accord avec les deux amoureux, repartis du salon assurés d’avoir fait les bons choix.

Rouen. Salon du vin et des produits du terroir.

Pour tous les goûts.

Près de 200 producteurs de vin et produits de terroir en direct, des ateliers dégustations commentés par un sommelier, des shows culinaires, des démonstrations et dégustations du « Canard à la Rouennaise »… Pas facile de s’y retrouver dans un tel cocktail afin d’en décrire les saveurs et les qualités. La solution est alors venue de Denise Barbin-Blanchet, la commissaire du salon qui, connaissant ses exposants par cœur, a favorisé ces coups de projecteurs. Tout d’abord, arrêt chez Catherine et Pascal Becquet, venus tout droit de Morteaux-Couliboeuf (si si …) dans le Calvados pour exposer pour la première fois leur savoir-faire en matière de tripes à la mode de Caen véritable institution, plat traditionnel et incontournable de la gastronomie Normande. Leur préparation ne nécessite pas moins de dix à douze heures de cuisson à feu doux. « C’est avant tout une affaire de patience » avouera Catherine Becquet. Mais à l’issue, quel fumet, quel délice pour les papilles… Plus loin dans les allées, c’est Damien Sohler qui contera sa passion pour le vin. Celui de sa région, de son village. «Scherwiller est situé à l’embouchure des vallées de Sainte Marie aux Mines et de Villé, à 50 km de Strasbourg. Notre domaine est l’histoire de plusieurs générations liées étroitement au vin d’Alsace. Aujourd’hui ce sont 29 hectares qui s’étendent sur l’appellation communale « Scherwiller » et sur le terroir du Rittersberg, au pied du majestueux château de l’Ortenbourg, qui veille sur ce magnifique vignoble ». Dans le verre, cela donne des vins équilibrés, fruités, sensuels presque, bien loin des vins d’Alsace de jadis quand la quantité primait sur la qualité.

Rouen.Signature contrat d’objectifs avec l’hôtellerie-restauration.

Développer le tourisme.

Pierre-Henry Maccioni, préfet de région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime, Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie, Claudine Schmidt-Lainé, recteur de l’académie de Rouen et Alain Guillou et Pierre Chrétien, président et vice-président de la CRPEF de l’hôtellerie-restauration ont décidé de poursuivre leur partenariat initié en 2006 et ont signé, jeudi après-midi, un nouveau contrat d’objectifs pour une durée de 5 ans. Dans sa présentation, Alain Guillou a rappelé que « Ce secteur figure parmi les plus importants de l’économie nationale. Créateur d’emplois non délocalisables, il contribue à faire de la France l’un des premiers acteurs mondiaux du tourisme. Celui-ci connaît une dynamique importante avec une augmentation de ses investissements de plus de 18% dans la région entre 2011 et 2013 ». Pour autant, Nicolas Mayer-Rossignol a voulu préciser que, « globalement, notre région pourrait être encore une meilleure élève qu’elle ne l’est », propos repris par Pierre-Henry Maccioni soulignant que « les outils mis à disposition par le gouvernement tels que les emplois d’avenirs, contrats de génération, CICE OU BPI ne sont pas utilisés aussi largement qu’ils le devraient par les professionnels de l’hôtellerie-restauration ». Ce nouveau contrat d’objectifs fixe le cadre partenarial pour mettre en œuvre un plan d’actions concertées autour de plusieurs actions stratégiques pour dynamiser le secteur et soutenir l’emploi et la formation. Actuellement, le secteur de l’hôtellerie-restauration en Haute-Normandie représente 4600 établissements pour 18000 actifs, 4500 saisonniers et 2758 personnes en formation.

Petit-Quevilly. Exposition "la guerre 1914 – 1918 à Petit-Quevilly".

La Grande guerre dans la commune.

Alors que partout en France le devoir de mémoire s’est exercé en cette année du centenaire du début de la première guerre mondiale, Petit-Quevilly ne déroge pas à la règle en présentant, à la bibliothèque François Truffaut, une exposition préparée par les services municipaux, intitulée « La guerre vue de Petit-Quevilly ». Chaque panneau thématique présenté renseigne sur le quotidien des habitants et des entreprises durant ces quatre années, sur le rôle de la police locale avec à sa tête un policier chinois, mais aussi sur les heureux événements comme les mariages avec des soldats alliés… D’après les registres de décès, les noms gravés dans les églises Saint-Antoine de Padoue celle de Saint-Pierre ainsi que sur le monument aux morts du cimetière municipal, près de 900 Quevillais auraient donné leur vie lors de la Première guerre mondiale.  Cette rétrospective s’accompagne de dessins et de textes réalisés par les enfants de l’école primaire Pasteur. Pour parfaire ce survol de cette tragédie du siècle dernier, une visite guidée du carré militaire et du monument des poilus est organisée les 14 et 22 novembre à 14 h 30, à l’accueil du cimetière communal. En outre, un documentaire autour de la Première guerre mondiale sera projeté à la bibliothèque le samedi 22 novembre à 15 h. Exposition « 1914-1918 la guerre vue de Petit-Quevilly » – Du 4 au 26 novembre – Bibliothèque François-Truffaut – Entrée libre.

Rouen. Les étoiles de Normandie.

Gastronomie solidaire.

Les chefs étoilés de Normandie s’étaient donné rendez-vous le 24 juin dernier au Casino de Forges-les-Eaux à l’initiative de son directeur général Richard Frischer. But de ce concept ? Une soirée de bienfaisance durant laquelle 180 convives invités pourraient déguster ce qui se fait de mieux en matière de gastronomie et dont les bénéfices récoltés seraient versés au profit d’une association. Cette année, ce serait la Team (Technique éducative accompagnement et médiation), présidée par Cyril Fouquier. Mercredi soir, dans la salle de réception des Caves Pierre Lenoble, Richard Frischer, accompagné de la plupart des chefs ayant participé à cette entreprise, a remis au président Fouquier, un chèque de 7.000 euros, fruits de cette soirée exceptionnelle. «En fait c’est un dîner organisé par le casino de Forges Les Eaux, qui regroupe une partie des chefs étoilés de Haute et Basse Normandie, chacun préparant un plat de son choix. A tous ces chefs viennent s’ajouter: un pâtissier qui cuisine le dessert, ainsi que des cavistes proposant un vin différent en accord avec chaque plat, un fromager proposant un plateau de fromage, un boulanger pour le pain, et bien sûr un torréfacteur pour le café! » a détaillé Richard Frischer, « sans ces sommités de la table que sont Gilles Tournadre, Jean-Luc Tartarin, Philippe Hardy, Olivier Barbarin, Alexandre Bourdas, Ivan Vautier, William Boquelet, Thomas Lemelle, François Olivier, Benoît Vatelier ou Anne et Antoine Malassagne, ce repas unique ne serait pas possible ». Pour sa part, Alexandre Bourdas devait confier que « au-delà de la cuisine proprement dite, c’est le plaisir de se retrouver ensemble qui nous motive en plus de savoir que le résultat de ce travail aidera des publics en difficultés ». Cyril Fouquier, de Team, a reçu le chèque en sachant déjà ce que l’association, qui accueille des personnes en situation de handicap, allait en faire : « Cela va nous servir à financer des projets d’insertion, via le théâtre et l’entreprise ».

Rouen. Le goût de la foire Saint-Romain.

Les croustillons, rois de la fête.

A tout seigneur tout honneur, le croustillon est l’emblème même du petit plaisir que s’offrent, au détour d’une attraction, les visiteurs de la Saint-Romain. Croustillon, Pets de nonne, Smoutebollen, Caricole ou encore Lacquemant, cette douceur connue sous diverses appellations selon les traditions locales, désigne en fait un même produit, une pâtisserie constituée de petites bouchées de pâte à beignets cuites dans une friture et généralement saupoudrées de sucre. Classique des kermesses et des foires, son origine remonterait aux années 1850 où l’on retrouve des traces d’une recette de beignets à la vanille lors de la traditionnelle foire de Liège en Belgique. Sa formule n’a pas ou peu évolué depuis cette époque, les professionnels cherchant seulement à y apporter leur touche personnelle afin de se différencier des concurrents. Armelle Paris, aux commandes de sa boutique « Royal croustillons », située au bas de la rampe de la rue Jeanne d’Arc sur la foire Saint-Romain est de ceux-là. « Il faut une bonne farine, j’utilise celle des Moulins de l’Andelle, de bons œufs très frais, du vrai lait, quelques petits secrets pour l’arôme et, du savoir-faire… ». Fille de loteur (tenancier d’une loterie), Armelle a opté pour la pâtisserie il y a plus de 25 ans. « Mon premier public a été normand car, quand on lui plaît, on est assuré de plaire à tout le monde ! ». De fait, tous les ans, clients fidèles et curieux se pressent devant son étal pour ravir leurs papilles à pas cher. Et ce ne sont pas Jason et Cédric qui diront le contraire. Ces deux électriciens en pause déjeuné n’ont pas hésité à traverser la Seine pour venir s’offrir leurs treize bouchées sucrées. « Pour quelques euros on s’offre un vrai moment de plaisir » avouent-ils l’œil gourmand, « c’est notre instant sucré avant de reprendre le boulot. C’est bon pour le moral ». Alex, le neveu de la patronne, termine la cuisson des croustillons et, de fait, rien qu’en les regardant, déjà leur arôme incite à les croquer…

Rouen. C’est mon quartier. Saint-Julien. Michel Moreau, 75 ans, retraité de la grande distribution, vit dans le quartier depuis 36 ans.

Un quartier où il fait bon vivre.

J’aime.

. « L’ambiance qui règne chez nous. Tout le monde ou presque se connaît, se fait la bise… Un véritable petit bourg de village ».

. « La multitude de commerces même si je vais acheter mon pain aux Emmurées… Mais ça c’est pour mon cœur ! Mon cardiologue m’a recommandé de marcher beaucoup. Alors je pars de bonne heure et ma femme ne me revoit que vers midi… Car, évidemment, je connais beaucoup de monde et l’on a toujours quelque chose à se raconter… ».

. « Les bus. Celui qui le veut peut faire ses courses à pied et en transports en commun. Nous sommes très bien desservis ».

Je n’aime pas.

. « La propreté laisse à désirer. La circulation est dangereuse car la vitesse est excessive… Mais tout cela ne peut pas être reproché uniquement aux services municipaux ou policiers. Il y a une perte de civisme des gens de plus en plus flagrante. Chacun doit y mettre du sien ! ».

. « Les immeubles en verre du début de la rue. Cela ressemble de plus en plus à une verrue urbaine. Heureusement, il est prévu qu’ils disparaissent dans quelques années. J’y verrais bien, à la place, des logements individuels comme ce qu’il se fait actuellement rue des Murs Saint-Yon.

J’aimerai.

. « C’est peut-être peu courant mais je ne désire pas plus de choses qui ne soient déjà présentes dans le quartier. Il serait mal venu de dire qu’il ne fait pas bon y vivre. Que cela continue ainsi et ce secteur conservera son attrait durablement.

CAEN 12 novembre 2014: Film sur Guillaume le Conquérant à l’Université et séminaire Normandie dans son château…

Belle soirée normande en perspective à l’université et au château ducal de Caen, mercredi 12 novembre 2014 à partir de 18h00:

1) En fin d’après-midi:

Séminaire « Normandie » de l’Université Populaire de Caen (2014 / 2015), 6ème année

« L’Unité normande, une question capitale »

Séance inaugurale, auditorium du Musée des Beaux arts de Caen, enceinte du château ducal, 18h00 – 20h00, entrée libre

Actualité institutionnelle de la question normande: la réforme territoriale et la réunification en perspective. Chronologie, problématiques, solutions. 

2) En soirée:

Projection suivie d’un débat du documentaire fiction réalisé pour ARTE consacré à Guillaume Le Conquérant, amphithéâtre Pierre Daure à l’université de Caen (5 minutes à pied du musée des Beaux arts)

 

FONTAINE LE BOURG: 24ème SALON du LIVRE NORMAND

 

FONTAINE-LE-BOURG

24ème SALON DU LIVRE NORMAND

Samedi 29 & dimanche 30 novembre 2014
Salle des Tourelles – 10 h. – 18 h. – Entrée Libre

Samedi à 17 heures 30 : Histoires cauchoises racontées par Michel LECOUTEUX
et d’autres membres de l’Université Rurale Cauchoise
à l’occasion de la réédition par Le Pucheux du tome 2 des « Histouères de Thanase Pèqueu ».

Dimanche : 22 auteurs dédicaceront leurs ouvrages dans un décor adapté à chaque livre.


 

Laure BANSE
Son nouveau livre de cartes postales anciennes : AU FIL DES FLEUVES CÔTIERS DE SEINE-MARITIME

Bruno BERTHEUIL
Son livre sur LE CANARD DE ROUEN

Jean CALBRIX
Ses deux nouveaux livres : MON CADAVRE CHERCHE SON AMANT A ROUEN

Dominique CAMUS
Son guide sur LA SEINE-MARITIME, 100 LIEUX POUR LES CURIEUX

Jacky CLECH
Co-dessinateur des BD : HISTOIRES ET LÉGENDES NORMANDES tome 6

Claude CHAUMAT
Son livre : QUAND LES NORMANDS S’AVENTURAIENT EN CHINE

Thierry CHION
Son nouveau livre sur les secteurs LIBÉRÉS NORMANDIE 1944 de Rouen à la Bresle

Didier CLATOT
Le livre sur son ami CONSTANT LECOEUR

Marie-Françoise CLÉMENT
Son livre sur la CORRESPONDANCE AVEC LE SOLDAT LOUIS CLÉMENT

Sylvie CRESSANT
Son livre sur la vie d’un petit paysan vers 1900 : MIMILE LES BAS ROUGES

Marie-Claire FORESTIÈRE
Son livre : ÉCRIRE SUR LE CHÂTEAU DE MESNIÈRES

Gilbert FROMAGER
Son livre de cartes postales anciennes : LE CANTON DE DUCLAIR 1900-1925

Pierre-Yves GIEN
Son nouveau livre sur LES CONTES D’UN RENARD NORMAND

LES AMIS DES MONUMENTS ROUENNAIS
Leur dernier livre sur ROUEN, LES MAISONS A PANS DE BOIS

Paul LE TRÉVIER et Olivier RICHARD
Leur nouveau livre de guerre : PEGASUS 1944

Patrick LORPHELIN
Son dernier roman : QUAND NOUS REVERRONS-NOUS ?

Marc MASSE
Son roman : UN CHEVAL DE TROP

André NESTASIO
Une marche en solitaire : MIQUELOT DE ROUEN AU MONT-SAINT-MICHEL

Jennifer RICHARD
Son roman à Yvetot : L’ILLUSTRE INCONNU

Catherine VARGUES
Son livre de nouvelles : SOUVENIRS DE LA MAISON D’YVONNE

Vous trouverez un espace de livres normands anciens, ainsi qu’un espace jeunesse
Et près de 1000 titres différents sur la Normandie à votre disposition
Le rendez-vous annuel de la culture normande
Organisation : Le Pucheux Revue d’Histoire, Langue et Traditions Normandes
Avec france bleu haute-normandie et la Librairie L’Armitière partenaires du Salon

Pékin censure les données de l’ambassade américaine sur la pollution

Le Monde.fr avec AFP |   le 11.11.2014

 

Les autorités chinoises ont ordonné à l’opérateur de l’application pour smartphone Air Quality Index de retirer les données fournies par l’ambassade des États-Unis sur la pollution atmosphérique à Pékin, a déclaré mardi 11 novembre un porte-parole de l’entreprise.

Ces chiffres, mesurés et publiés par la représentation américaine sont jugés plus fiables […]

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CAEN, L’AMNESIQUE…

Décidément, Caen ville historique normande, ville d’art, d’histoire et de mémoire historique, de patrimoine et d’architecture, présente quelques troubles de la Mémoire collective justement. La commotion de 1944 produit toujours ses effets, la Reconstruction et le Mémorial en périphérie donnent l’impression que cette vieille cité normande, qui fut l’Athènes Normande ne date que des années 1950: les récentes commémorations du Débarquement de 1944 et un projet récent de restitution numérique de l’ancien hôtel de ville détruit en juillet 1944 ravivent les fantômes qui errent à nouveau dans une ville qui pour 80% n’existait pas il y a 70 ans. C’est, d’une manière générale, tout le passé ou presque de la ville d’avant 1944 qui voudrait, qui pourrait enfin sortir de l’oubli.

Trois exemples frappants:

1) Le duc de Normandie Guillaume de Normandie, fondateur de la ville de Caen, n’a aucune statue ou monument dans l’espace public de sa ville: certes nous avons avons sa tombe dans l’abbatiale Saint Etienne qu’il a fondé à la fin du XIe siècle mais il ne reste qu’un os de son corps emporté lors des Guerres de religion (1562). Le chevalier qui cavale en haut des fossés Saint Julien, ce n’est pas notre Guillaume mais Bertrand Du Guesclin.

 

18 janvier 2007, l’une des toutes premières actions du collectif BEN à Caen: détourner la statue d’Arthur Leduc pour lui donner un vrai sens…

2) On vient de fêter plutôt discrètement le 100ème anniversaire du plus grand compositeur de musique caennais, à savoir Gabriel DUPONT (1878 -1914) fils d’un professeur de lettres du lycée Malherbe et qui, avec Debussy, a écrit la plus belle musique pour piano au début du XXe siècle en France: l’auditorium du conservatoire « à rayonnement régional » (sic) de Caen porte le nom de son ancien directeur dont tout le monde se fout ! Gabriel Dupont, lui, n’a droit qu’à une modeste contre allée entre la place Foch et le temple protestant, face à la prairie. Le cas de Gabriel Dupont n’est pas un cas isolé: d’autres enfants célèbres de la ville de Caen sont ignorés à commencer par Charlotte Corday. Mais Caen en reste encore à l’époque de Dornanoville, au point que les touristes étrangers visitant la ville demandent quels sont les hauts faits d’armes ou littéraires d’un Michel d’Ornano, honoré à Caen comme on honore un Michel de Montaigne à Bordeaux…

Gabriel Dupont, compositeur injustement méconnu… surtout dans sa ville natale !

 

3) Gérard Fournier, un professeur d’histoire-géographie caennais, vient de réparer une lacune caennaise peut-être encore plus inadmissible que celles citées ci-dessus: le monument commémoratif de la place Foch ne comporte aucune liste des soldats caennais morts pendant la Grande Guerre…


 

11 novembre à Caen : hommage à 351 Poilus tués en 1914

En fin de matinée ce mardi, plus de mille personnes ont participé aux cérémonies du 11 novembre. Des enfants ont rendu hommage à 351 Poilus morts au combat la première année de la Grande guerre. 

  • LQ
  • Publié le 11/11/2014 | 17:16, mis à jour le 11/11/2014 | 17:16
Caen, 11 novembre 2014, hommage à 351 Poilus de la Grande guerre © France 3 Basse-Normandie
© France 3 Basse-Normandie Caen, 11 novembre 2014, hommage à 351 Poilus de la Grande guerre
Moments d’émotion et de recueillement ce mardi place Maréchal-Foch à Caen où a été rendu un hommage aux soldats de la guerre 14-18, dont on célèbre le centenaire cette année. 

Grâce au travail d’un professeur d’histoire caennais, Gérard Fournier, les noms de 351 soldats de Caen et des environs, tombés au combat la première année du conflit, ont été retrouvés dans les archives. 
Le nom de chacun de ces soldats a été affiché sur un grand tableau au coeur de la cérémonie et prononcé par un enfant. 351 jeunes élèves de Caen, du CP à la terminale, ont participé à cet hommage. 

Ces 351 poilus « oubliés » ne sont pas répertoriés sur les monuments de la région. Ensuite a retenti sur la place « la Marseillaise » en hommage aux combattants. 

Voir la vidéo (images Mathieu Bellinghen)

Contraste saisissant avec l’hommage rendu depuis le 5 août dernier en Angleterre pour les milliers de soldats portant l’uniforme britannique pendant la Première Guerre mondiale: des milliers de coquelicots rouge sang en céramique ont été plantés dans les fossés de la fameuse tour de Londres fondée par … Guillaume le Conquérant:
Le champ de coquelicots autour de la Tour de Londres sera achevé le 11 novembre pour les commémorations du centenaire  de la Grande Guerre 

Un grand champ rouge de coquelicots entoure la Tour de Londres depuis le mois d’août. A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, l’oeuvre du céramiste Paul Cummins rend hommage aux victimes britanniques du conflit mondial.

En Angleterre on les appelle des « Poppies ». Les fleurs rouges ont envahi le parterre de la Tour de Londres. « Blood Swept Lands and Seas of Red » est un immense tapis de 888.246 coquelicots en céramique installés dans les douves de la tour en mémoire du sang versé par les victimes britanniques de la Première guerre mondiale.

Chaque jour, des milliers de personnes viennent voir de près les « famous Poppies ». Paul Cummins le créateur de l’oeuvre est tout simplement heureux que le public s’en empare ainsi. 

Voir l'image sur Twitter

Une mère de famille suicidaire sauvée in extremis par des gendarmes d’Envermeu

Une mère de famille suicidaire sauvée in extremis par des gendarmes d'Envermeu
La gendarmerie de Seine-Maritime raconte sur sa page Facebook comment l’intervention de deux gendarmes a permis de sauver de  la mort une mère de trois enfants.

Samedi 8 novembre  à 17 h 25, deux gendarmes de la brigade d’Envermeu, près de Dieppe, sont informés de la disparition inquiétante d’une jeune mère de famille. Cette dernière a laissé une lettre à l’attention de son mari, affirmant son intention de mettre fin à ses jours.

Le véhicule de la femme suicidaire est rapidement retrouvé en forêt d’Eawy. Des recherches sont alors entreprises immédiatement dans le massif forestier et permettent de découvrir la jeune femme quelques minutes plus tard.

« La rapidité de l’intervention a pour conséquence d’interrompre le processus létal. La victime respire encore mais est inconsciente. Les premiers soins prodigués et l’appel aux secours ont permis de sauver cette mère de trois enfants », se félicite la gendarmerie.

Et Berlin ouest dans tout ça

Et Berlin-Ouest dans tout ça

Quand on pense à la chute du mur de Berlin, on pense immédiatement à ce grand mouvement historique qui devait amener le peuple allemand à se réunifier et à faire de cette ville coupée en deux, la nouvelle capitale d’une Allemagne apaisée.

La réunification ne s’est pourtant pas faite sans mutiler Berlin-Est et ouest d’une identité toute particulière dans l’Europe continentale. Berlin-Ouest, avant la chute du mur est une cité sans État, sans autre perspective que d’exprimer le mieux du capitalisme. C’est une ville à part dans l’Allemagne de l’Ouest qui, dans les faits, s’est largement émancipée de l’idéal libéral et capitaliste .

On y trouve de tout, du meilleur au pire, des junkies, de la marijuana à tous les étages, de la musique underground, un grand mouvement de Streets art. C’est le refuge des tupamaros de tout poil vivant en communauté à l’abri des poursuites judiciaires. Beaucoup d’objecteurs de conscience y ont élu domicile. Pour les plus politiquement incorrects ; voir l’affaire Klaus Croissant et Sartre, la tentation de passer à l’Est est une porte de sortie.

Dans ce bouillonnement intellectuel, vivre à Berlin-Ouest est une expérience unique pour une jeunesse sevrée aux trente glorieuses .Vivre Berlin-Ouest, c’est repenser la cité et faire de l’espace publique, un vrai travail collectif. À la chute du mur de Berlin, et à la réunification qui a suivi, l’Europe a perdu son plus grand centre urbain d’expérimentation sociale. Qu’est donc devenue cette grande métropole.

Une simple capitale européenne, chantre du capitalisme libéral et consensuel .Un bunker de la pensée occidentale à ciel ouvert.

Igor Deperraz

photographie igor deperraz
photographie igor deperraz

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L’élite est un cuistre

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