L’alarme d’Edgar Morin

L’alarme d’Edgar Morin

 

Mediapart

25 AOÛT 2013 | PAR EDWY PLENEL

Il y a un an tout juste, paraissait aux Editions de l’Aube un petit livre de dialogue entre François Hollande et Edgar Morin, fruit d’une conversation entre le politique et le philosophe avant l’élection du premier à la présidence de la République. Le préfaçant une fois élu, François Hollande en résumait ainsi l’enjeu : rien moins que « le pouvoir du politique ». « On ne peut rétablir confiance et espérance que si l’on indique une voie nouvelle, lui lançait Edgar Morin : pas seulement la promesse de sortir de la crise, mais aussi de changer de logique dominante ».

Cette voie nouvelle, le sociologue et philosophe l’avait décliné dans trois autres livres avant l’élection présidentielle, tous parus en 2011 : La Voie (Fayard), justement, à laquelle Stéphane Hessel renvoyait en guise de suite programmatique à son Indignez-vous !; Ma gauche (François Bourin), recueil de ses nombreuses interpellations d’une famille qu’il a toujours souhaitée diverse ; enfin, Le chemin de l’espérance (Fayard), énonciation avec Stéphane Hessel de ce qu’ils n’hésitaient pas à appeler « une voie politique de salut public » face à « une politique aveugle qui nous conduit aux désastres ».

Ces références sont autant de raisons pour solliciter le jugement d’Edgar Morin sur cette gauche socialiste au pouvoir en France face aux défis immenses d’un monde incertain où l’ancien tarde à mourir tandis que le neuf peine à naître.

Mediapart –. Pour illustrer la dialectique de l’espérance et de l’inquiétude qui traverse toute votre œuvre, vous citez souvent ce vers du poète allemand Hölderlin : « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». Vous le citiez encore quand, avec Stéphane Hessel et à l’invitation de Mediapart, vous aviez salué les révolutions arabes naissantes. Mais, au vu des récents événements égyptien et syrien, n’est-ce pas le péril qui l’emporte de nouveau, comme si la séquence ouverte en 2010-2011 avec l’espérance des révolutions démocratiques arabes se refermait brutalement ?

Edgar Morin –. Dans la plupart des pays arabes se sont posés les difficiles problèmes du passage de l’aspiration démocratique à la réalisation démocratique. Ici, nous devons tenir compte, non tant des leçons de l’histoire, mais des leçons de la réflexion sur l’histoire. La première leçon est que la démocratie a été fragile et temporaire en Europe.

En France, la révolution de 1789 a dégénéré en Terreur, puis Thermidor, puis Empire, puis Restauration de la royauté ; il a fallu attendre la IIIe république, née d’un désastre militaire en 1871 mais anéantie par un désastre militaire en 1940. Au XXe siècle, le fascisme a détruit la démocratie italienne, la démocratie allemande, la démocratie espagnole, et l’URSS a instauré jusqu’en 1989 son totalitarisme. Mais il faut penser aussi qu’en France, Italie, Espagne, Allemagne, dans les démocraties populaires et en URSS même, les idées de 1789 ont régénéré et réinstallé, certes inégalement, la démocratie.

Aussi le printemps arabe de 2011 subit des détournements, des étouffements, des confiscations, des régressions mais le message renaîtra : il est devenu une force génératrice et régénératrice de l’histoire future – sauf, évidemment, si l’histoire humaine allait vers une catastrophe généralisée.

Il y a un an, paraissait le livre d’une conversation que vous aviez eue avant son élection avec celui qui allait devenir président de la république, François Hollande. Dans le bref texte introductif ajouté le 31 juillet 2012, vous écriviez : « J’attends et j’espère que le président Hollande annoncera un grand dessein, une nouvelle politique, une nouvelle voie, un nouvel espoir au peuple français et qui indiqueront au monde que la France est encore capable de formuler un message universel ». Un an après qu’en est-il de cette attente ?

J’attends… (rire). Je ne suis pas encore désespéré. J’attends encore parce que je fais le pari que l’aggravation de la situation sur tous les plans, qui prendra des formes que je ne connais pas, pourrait provoquer un sursaut, une prise de conscience chez le président. Voilà pourquoi je ne désespère pas.

Mais je reste inquiet. Le président Hollande, nourri dans le sérail du Parti socialiste, vient d’un parti qui a perdu sa pensée, celle qu’il avait hérité des grands réformistes du début du XXe siècle. Nous avons besoin d’une repensée politique et les obstacles à cette repensée politique sont énormes.

Cela tient d’abord à l’éducation, pas seulement celle de l’ENA mais aussi l’éducation antérieure, du lycée, de l’université, où les connaissances sont compartimentées et dispersées alors qu’évidemment, on a besoin aujourd’hui d’une pensée complexe qui puisse relier les connaissances et affronter les problèmes. Manquent les capacités d’avoir une pensée globale sur les problèmes fondamentaux.

Or nos hommes politiques ne se cultivent plus, ils n’ont plus le temps, leur connaissance du monde est fournie par des spécialistes et des experts dont la vue est évidemment bornée à un domaine clos et il n’y a personne pour faire la synthèse. Ils vivent au jour le jour, pressés par l’événement. Vous connaissez ma formule : à force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, de faire de l’urgence l’essentiel, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel…

L’alarme d’Edgar Morin PAR EDWY PLENEL

Les universités d’été à la dérive : de la réflexion à la médiatisation!

Les universités d’été à la dérive : de la réflexion à la médiatisation!

Les universités d’été sont un moment important dans la vie des partis: c’est l’occasion de se rencontrer pour les militants, et ce devrait être aussi un moment de réflexion plus apaisée, plus large, plus prospective.

Mais force est de constater une certaine dérive dans ce qu’elles deviennent.

C’est maintenant un Moment médiatique avec tous ses aspects : petites phrases, Mise en évidence de positionnement personnel? La Mise en scène est devenue principale face à la réflexion. Rencontre dans un café ! Réunion de courant en tel ou tel lieu voisin ! L’applaudimètre est devenu un élément de mesure omni présent. Les ministres sont devenus les points de référence exclusifs : c’est autour de leurs choix que se font les ateliers. Ils tiennent un discours qui s’adresse à une catégorie militante avec ce que cela a de spécifique voir déformé

.

C’est devenu un moment de la rentrée politique médiatique, plus redouté que désiré, pour un PS au pouvoir, comme en témoigne les difficultés à élaborer le programme !

L’annonce de la nouvelle taxe climat/énergie par le Ministre de l’environnement est a cet égard une caricature . Son annonce à l’université des verts à Marseille, donne l’impression de vouloir flatter une composante de la majorité. Elle risque pourtant de leur faire porter l’impopularité d’une nouvelle taxe. Le changement de discours du Ministre, chez les socialistes, à La Rochelle, essaie de répondre a un autre état d’esprit marqué par l’overdose fiscale. Tout ceci conforte une forme d’impréparation regrettable et donne plutôt l’impression de vouloir occuper l’espace médiatique, et de répondre à des clientèles spécifiques… et les Français ? Les universités d’été auraient pu au contraire être l’occasion de poursuivre la réflexion du débat national sur la transition énergétique et de faire débattre de scénarios alternatifs.

Les Universités d’été ne devraient elles pas être des moments de réflexion ; les Ministres sont eux, légitimement dans l’action, et leur expression peut trouver d’autres moments et d’autres lieux. Ne devraient-elles pas être le moment où les militants s’approprient les recherches universitaires ou les points de vue de la société civile ? Des moments ou sont abordés des thématiques à venir ou le gouvernement aura à faire des choix ? Le résultat est qu’une telle organisation tolère mal la réflexion critique , l’innovation.

Cette réflexion sur le rôle des universités d’été est évidemment plus souhaitable encore quand le parti est au pouvoir. Le parti socialiste doit impérativement retrouver des moments, des espaces, de réflexion, libérés au moins partiellement des contraintes de l’exercice du pouvoir.

Dominique GAMBIER

Rédigé à 11:34 dans Actualité, Politique, Université/recherche | Lien permanent

Les universités d'été à la dérive : de la réflexion à la médiatisation!

Discours de Ségolène Royal lors de l’ouverture des Universités d’été du PS

Discours de Ségolène Royal lors de l'ouverture des Universités d'été du PS

Intervention de Ségolène Royal

Présidente de la Région Poitou-Charentes

pour l’ouverture de l’Université d’été du Parti socialiste
à La Rochelle, le Vendredi 23 août 2013

DEPLOYONS NOS FORCES ET ENTRAINONS LA CONFIANCE 

Chers Amis, Chers Camarades, 

Je suis heureuse de vous accueillir en Poitou-Charentes.
Nous voilà rassemblés fraternellement à La Rochelle.

Bienvenue une nouvelle fois dans cette belle région qui je dois vous dire a été classée par le guide Lonely Planet dans les dix plus belles destinations du monde.
• Une région aux quatorze vallées,
• Vallée de la Charente – qu’aimait François Mitterrand qui avait trouvé là sa notion du temps : il faut donner du temps au temps comme le cognac charentais qui passe deux fois dans l’alambic – il faut donner du temps au temps.
• jusqu’au Littoral Marennes Oléron et Rochefortais – qui aujourd’hui reconstruit l’Hermione, la frégate de La Fayette rejoignant les insurgés américains.
• en passant par le Marais Poitevin, pays de Terre et d’Eau forgé à mains d’hommes pour lutter contre la misère, aujourd’hui classé Grand Site National.
• Une Région au patrimoine roman exceptionnel, avec ses 800 édifices,
dont plusieurs sublimes classés au patrimoine de l’UNESCO,
dans lesquels nous avons créé les Nuits Romanes, spectacles vivants et gratuits pour démocratiser l’accès à la culture
• et que vous pouvez découvrir, non loin d’ici, dans lle village de Soudan samedi soir à 21 heures.
• Une région agricole de qualité qui se bat pour garder ses élevages, 
• Mais une région aux industries de pointe : Alstom, Mia Electric (que vous pouvez essayer gratuitement sur le stand de la Région pour soutenir les ouvriers de cette usine), l’aéronautique qui embauche, 
• l’Économie Sociale et Solidaire qui représente 1 emploi sur 7 en Poitou-Charentes,
• une Région d’Excellence environnementale et de croissance verte engagée il y a 10 ans, dès 2004 et dont nous recueillons aujourd’hui les fruits.

Chers amis,

Les Français se demandent si nous sommes rassemblés : nous le sommes !

Les Français se demandent 
si nous sommes déterminés à sortir de la crise : nous le sommes !

Les Français se demandent : 
si nous sommes armés pour faire réussir la France et améliorer la vie de tous les jours : nous le sommes !

Nous le sommes ! 
Nous devons le montrer et le prouver.
Nous en avons la volonté et la FORCE.

L’action conduite par le Président, le Gouvernement et le Parlement a permis 
de rectifier les dérives,
de construire le socle du redressement
pour engager aujourd’hui l’accélération et la montée en puissance
d’une action efficace.

Pour être efficace cette action doit rassembler toute les énergies des territoires, des créateurs, des innovateurs et plus largement de tous les Français qui imaginent et construisent le monde d’aujourd’hui et de demain que nous voyons tous les jours à l’œuvre. 

Pendant ce temps-là, la droite baisse le rideau pour cause d’inventaire.

C’est leur affaire et ce sont leurs querelles.

Loin, très loin des préoccupations actuelles des Français
qui ont fait,
en mai 2012,
leur propre inventaire de ces années gâchées, de ces années gaspillées.

Les Français ont conclu que le passif était massif
et que le pays avait besoin d’autres objectifs et d’autres méthodes.

A nous d’être à la hauteur de l’espérance dont fut tissée notre victoire.

A nous d’unir et de mobiliser toutes nos FORCES pour faire réussir la France,
ici et maintenant.

Courage, créativité, rassemblement : tel est notre devoir
pour que chaque citoyen,
même les plus inquiets,
même ceux qui n’y croient plus,
même ceux qui ont le sentiment que l’avenir est bouché,
puisse se mettre en mouvement 
car dans toutes les souffrances et dans toutes les colères existe toujours un espoir qui ne demande qu’à s’épanouir.

Nous avons été élus, pour mettre fin à un système d’obéissance aux oligarchies financières
qui veulent dicter leur loi à la puissance publique et prendre les peuples en otage
en leur faisant payer la note de leurs turpitudes.

Nous avons été élus,
pour mettre fin aux scandales financiers comme celui de DEXIA, la banque des collectivités locales
qui a coûte six milliards et demi d’euros aux contribuables français, peut-être bien davantage.

Nous avons été élus, 
pour bousculer un système 
où, de nos jours encore, 
les produits dérivés représentent 12 fois le PIB mondial, 

sans aucun rapport avec l’économie réelle si ce n’est la destruction massive des actifs et des emplois.

Nous avons été élus, pour surmonter les freins à la mutation écologique,
freins par lesquels des intérêts particuliers opposent à l’intérêt national.

La droite, disait François Mitterrand, 
a des intérêts, peu d’idées 
et les idées de ses intérêts.

C’est dire l’ampleur de la tâche de reconstruction à accomplir.

Nous voici à un moment stratégique.
Sur les 20 mois qui viennent, en moins de deux ans,

tous les échelons de l’action politique seront renouvelés :

les Municipales, Européennes, Sénatoriales.

Puis, les élections Départementales et Régionales.

Autrement dit, tous les grands rendez-vous démocratiques nous attendent.

On sait que ces rendez-vous d’étape
sont toujours plus difficiles pour les partis au pouvoir.
Raison de plus pour rassembler nos énergies
et nos FORCES

car c’est en ayant d’abord confiance en nous que nous donnerons confiance à notre pays.

1) la confiance : c’est le premier objectif à atteindre

Cette confiance est mise à mal,
notamment,
par la crainte que les plus riches,
les plus habiles,
profitent de toute évolution au détriment du reste de la société et que seuls quelques uns puissent seuls s’imaginer un avenir tandis que le plus grand nombre serait condamné à vivre au jour le jour, 
avec des fins de mois toujours plus incertaines
pour soi et pour ses enfants.

J’en suis sûre, 
la France à la capacité de se projeter dans l’avenir,
pour sortir de la récession
et pour partager une perspective de développement, comme elle l’a fait avec le courage des Français, chaque fois qu’elle a eu à traverser des moments difficiles dans son histoire. 
2ème objectif : accélerer la mutation énergétique et construire la social – écologie, vite et fort
La mutation écologique est une formidable chance pour changer le système, avec les citoyens, et au plus près des Territoires.
La question démocratique est ici essentielle.
Les plaies de la crise écologique sont connues :
− la concentration massive de gaz à effet de serre qui provoque canicules, tempêtes, inondations, sécheresse et des migrations massives de populations à l’échelle planétaire, fuyant l’avancée des déserts, les plus pauvres étant les plus touchés.
− une exploitation intensive agricole qui se retourne contre les agriculteurs avec la baisse de la fertilité des terres épuisées par l’utilisation massive des engrais chimiques et des pesticides ;
− une pénurie d’eau qui s’aggrave ;
− des ressources halieutiques qui s’épuisent ;
− une déforestation dramatique qui progresse ;
− la biodiversité qui recule ;
− des produits toxiques de plus en plus disséminés.

Et face à ces plaies, nous connaissons les clefs d’une société durable :
− les circuits agricoles courts, du champ à l’assiette ou, comme on dit ici en Poitou-Charentes, de la fourche à la fourchette ;
− c’est la sécurité alimentaire devant laquelle il y a tant d’inégalités à corriger ;
− la sécurité énergétique avec la révolution des énergies renouvelables ;
− les transports soutenables ;
− la ville à repenser ;
− consommer moins tout en améliorant le bien-être et en mettant la qualité à porté de tous, une façon nouvelle de repenser le pouvoir d’achat pour que la consommation ne soit pas seulement une façon matérielle de remplir un vide.
En un mot, il y a dans cette formidable mutation une extraordinaire opportunité : produire mieux pour détruire moins.
Cela suppose de la création, de l’innovation, de la mobilisation des PME, de l’adhésion des citoyens.

C’est l’utopie réaliste d’un nouveau plein-emploi.
Ici, nous y croyons depuis notre élection.
Permettez-moi d’en citer quelques exemples concrets :
− Plan énergie solaire cofinancé par la Banque Européenne d’Investissement ;
− Plan méthanisation pour produire de l’énergie à partir des déchets agricoles ;
− objectif Zéro pesticide avec l’opération Terre saine ;
− le plan massif d’isolation des logements qui fait gagner du pouvoir d’achat aux habitants et le conditionnement des aides de la Région à l’obligation de construire avec des éco-matériaux des bâtiments à énergie positive ;
− les circuits-courts en agriculture et comment ne pas citer la première parcelle de soixante hectares de soja sans OGM que j’ai inaugurée cette semaine.

3) Pour réaliser l’objectif d’une croissance forte en emplois, nous avons des forces et des atouts :

− des domaines d’excellence reconnus au plan mondial comme :
− l’aéronautique et l’espace, comme en témoigne le dynamisme des commandes pour nos champions français et européens ;
− l’agroalimentaire, malgré les crises que traverse actuellement l’agriculture ;
− les biotechnologies et les industries de santé ;
− les industries culturelles, touristiques et l’artisanat d’art au sens large ;

− un fort tissu de PME et un esprit d’entreprise de tous ceux qui y contribuent, entreprises et salariés ;

− une capacité de créativité et d’innovation forte,
− avec notre recherche publique (qui reçoit les plus hautes distinctions mondiales), 
− avec une maîtrise des technologies qui s’illustre dans les logiciels, les nouveaux matériaux, la génomique,
− avec aussi un système de formation des ingénieurs français recherchés dans le monde. Ce sont par exemple deux ingénieurs français qui conduisent le projet américain de la voiture électrique TESLA, qui vient d’être valorisé à plus de 13 milliards de dollars, plus que la société FIAT ;

− une démographie dynamique enviée par tous les pays européens qui se demandent comme la France peut concilier le taux le plus élevé d’activité féminine et de natalité ;

− des infrastructures et des équipements de qualité, à la fois dans les transports et dans nos services publics ;
Mais aussi, bien sûr, les réformes réalisées depuis 1 an et dont nous accélérons l’application sur le terrain.
− la création de la Banque publique d’investissement qui a été réalisée en six mois, qui a déjà accompagné et financé plus de 50 000 entreprises en 2013 ;
− les mesures de corrections des inégalités : renforcement des moyens de l’éducation nationale, encadrement des loyers, …;
− la loi de sécurisation de l’emploi et les nouvelles actions pour emploi (emplois d’avenir : le millième signé dans la Région et contrats de génération) ;
− la maîtrise des finances publiques, renégociée avec la Commission européenne début 2013, pour desserrer la contrainte et ne pas étouffer la croissance.
− le maintien des moyens de la politique agricole commune que nous avons obtenue, alors qu’elle était menacée de baisse, avec désormais une contribution à la transition écologique ;
− un effort de transparence qui tranche avec les dérives des années passées ; 

− le nouvel agenda européen qu’il va falloir écrire à partir de juin prochain. Car, malgré toutes ses difficultés, l’Union européenne peut et doit constituer un atout. Nous devons nous en saisir, avancer pour améliorer sa gouvernance et lancer de nouveaux grands chantiers comme la Communauté européenne de l’Energie, car c’est bien dans un cadre européen que les actions de la transition écologique et énergétique devront être décidées et soutenues, pour se déployer sur nos territoires. 

4) Saisissons nous aussi en quatrième lieu d’une nouvelle force que nous avons depuis un an: agir ensemble à tous les échelons de la puissance publique
En effet, avant la fin de l’année nous allons devoir redéfinir les contrats qui engagent l’avenir de tous nos territoires et de nos terroirs, et donc l’avenir du pays tout entier, comme je l’ai expliqué mercredi devant le séminaire de travail des élus de la FNSER.

– les contrats de Plan Etat-Région : Nous serons réunis, tous les Présidents de Région, très prochainement à Matignon ; 

– les contrats concernant les Fonds Européens : à partir du 1er janvier, les Régions vont devenir autorité de gestion pour un certain nombre de fonds européens ; 

– les contrats de territoire entre les Régions et les autres collectivités notamment les communes, les Pays, les Communautés de Communes et les Agglomérations : en Région Poitou-Charentes, ce sont 160 millions d’euros que nous utilisons comme effet levier pour déployer nos priorités. 

C’est un travail considérable dans lequel nous sommes engagés depuis plusieurs mois sur l’ensemble de notre territoire pour mener à bien ces trois chantiers. Trois chantiers majeurs qui, avec la victoire de 2012 il y a un an, nous permettent de nous mettre en synergie avec l’Etat. Et cette synergie, nous la sentons dans bien des domaines. Donc, c’est à nous d’accélérer grâce, à cette dynamique de contrats, la reprise de la croissance économique et la relance de l’emploi. 

En travaillant sur ces contrats de territoires, j’y vois tous les jours une formidable opportunité pour obtenir des résultats dans trois directions : clarifier, déclencher et accélérer.

– Clarifier nos objectifs et nos priorités et donc donner de la visibilité à nos actions et à nos résultats au cours des prochaines campagnes électorales ; 

– Déclencher des synergies d’investissements efficaces, créatrices d’emplois, puisque nous avons à la fois l’Etat, le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, la quasi totalité des Régions, la majorité des Départements, une majorité d’Agglomérations et aussi une majorité de Communautés de Communes. Nous avons donc une opportunité extraordinaire pour accompagner et accélérer les mutations. 

– Accélérer le retour de la croissance et consolider, en les amplifiant, les premiers signes de reprise.

Nous sommes, nous, les collectivités territoriales (Régions, Départements, Communes et Communautés d’agglomeration), avec 215 Milliards d’Euros d’engagements, les premiers investisseurs publics français. 

C’est dire à quel point nous devons saisir puissamment la chance de la nouvelle cohérence avec l’Etat pour créer des activités et des emplois. 

L’Éducation est à mettre aussi au cœur de nos efforts et je tiens à le rappeler les efforts considérables faits par les collectivités territoriales (les Régions pour les Lycées, les Départements pour les Collèges et les communes pour les Écoles primaires) auxquels s’ajoute l’immense enjeu de la Formation Professionnelle qui est aussi un levier majeur de la croissance économique.
Et enfin la Culture par laquelle s’engagent toutes les collectivités, et notamment les élus de Gauche, qui accomplissent des prouesses pour préserver ce secteur saigné à blanc par la Droite pendant 10 ans. Et dans ce secteur comme dans d’autres, comme celui des services publics, si les collectivités locales socialistes et républicaines n’avaient pas été là, on aurait eu un délitement encore plus grave que celui qu’on a subi. 
Lors des prochaines échéances électorales, il faudra mettre en valeur la façon dont les territoires ont protégé les Français contre le démantèlement d’acquis sociaux fondamentaux.

l’Économie sociale et solidaire :
qui n’existerait pas sans les investissements locaux et qui devient aujourd’hui partie prenante intégrale des politiques gouvernementales. Dans cette région, qui est une région de tradition coopérative, nous avons permis à des ouvrières de reprendre leur usine de confection avec l’aide de la Région. Et je voudrais ici rendre hommage aux ouvrières de Bocage Avenir Couture qui est partie avec 40 salariées et compte aujourd’hui une centaine de salariées, cherche à recruter des ouvrières qualifiées, exporte vers les Pays asiatiques et a été invitée à la Biennale de Venise. Vous voyez qu’à partir des nouvelles formes d’économie sociale et solidaire, il y a aussi des nouvelles raisons d’espérer et d’entreprendre.

Bien d’autres domaines concrets pourraient illustrer ce que la politique a de plus enthousiasmant lorsqu’elle améliore concrètement la vie quotidienne tout en nourrissant des valeurs communes et l’espoir d’un avenir meilleur !

Alors vous le voyez, mes chers amis, nous avons tout pour réussir le changement voulu par les Français en 2012.

Nous avons tout sur nos territoires pour soutenir un Gouvernement et sa volonté d’inverser la courbe du chômage.

Et quand on voit les uns et les autres dans l’exercice quotidien de nos responsabilités d’élus, à la fois les difficultés et les souffrances, mais aussi les énergies, les créativités, les solidarités, l´envie d’avancer, l’esprit d’entreprise et d’innovation, quand on mesure le courage des Français, alors soyons certains qu’en mettant en commun nos intelligences, notre volonté d’action, nos imaginations et en généralisant aussi tout ce qui marche ici ou là pour donner à tous et à chacun une vie meilleure,
en écoutant ceux qui travaillent et ceux qui se battent,
nous avons les moyens de redonner à la politique ses lettres de noblesse tellement mises à mal par les scandales et les corruptions à répétition qui nous écœurent. 
Oui redonner à la politique ses lettres de noblesse, c’est faire reculer le chômage, les injustices et reconstruire des repères et des valeurs morales.
Quand on entend la Droite dénigrer cet objectif, que nous recherchons tous et que les Français attendent,
d’inversion de la courbe du chômage, on se souvient de cette belle leçon : 
Seuls sont perdus d’avance les combats qu’on ne mène
pas.

Comme l’a dit François Gabart, vainqueur du Vendée Globe, né en Charente, en parlant de sa victoire :
« J’en rêvais. Je l’ai fait. Je ne pensais pas que j’avais cette énergie là. J’ai découvert qu’en fait on utilise que 20 % de son potentiel ».
Laissez moi vous dire que ce qui est vrai pour un grand champion sportif est vrai aussi pour un pays. Allons chercher toutes ces énergies inemployées ou entravées pour faire réussir la France.

Alors, menons les combats à venir par notre travail acharné au quotidien sur les territoires où nous avons le bonheur d’être élus, menons-les pour le bien-être des Français, c’est pour eux que nous devons les gagner.

Ségolène Royal à La Rochelle pour "aider" sa "famille politique"

Ségolène Royal à La Rochelle pour "aider" sa "famille politique"

LE MONDE | 23.08.2013

Par Bastien Bonnefous et Thomas Wieder La Rochelle, envoyés spéciaux

En 2012, ce fut sa roche Tarpéienne. Un an plus tard, elle rêve d’en faire un marchepied vers un futur Capitole, mais le pari est ardu. Absente de l’université d’été du PS à La Rochelle au lendemain de la cuisante défaite qu’elle y avait essuyée aux législatives de juin 2012, Ségolène Royal a décidé cette fois d’y assister.

« C’est un signe de bonne santé politique », assurait-elle, jeudi 22 août, à la sortie de l’assemblée des femmes organisée à la veille de l’ouverture de l’université d’été. Une réunion qu’elle a choisi de clôturer en citant comme souvent la féministe révolutionnaire Olympe de Gouges – « Femme, réveille-toi ! » – ce qui était une façon à peine subliminale de dire qu’elle était bel et bien de retour.

« Ce qui est passé est passé. Il faut savoir faire le tri et ne pas retenir le négatif, être conscient de ce que l’on a déjà. Je suis présidente de région, j’ai des enfants en bonne santé. On ne m’impose plus rien, je ne fais plus que ce qui me fait du bien, » assure-t-elle. Ses proches confirment. « Il y a eu le temps de la reconstruction après le choc de 2012, maintenant, elle est pleine d’énergie et de sérénité », explique Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille. « Elle a la pêche, elle a le moral », ajoute Sophie Bouchet-Petersen, sa conseillère spéciale au conseil régional de Poitou-Charentes.

A voir Ségolène Royal dédicacer jeudi son dernier livre (Cette belle idée du courage, Grasset, 312 p., 19 euros) dans la salle de l’Oratoire, là même où elle votait aux législatives la mine défaite il y a un an ; à la voir radieuse, une heure plus tard, sur le balcon de la section socialiste locale, lors du traditionnel pot qui ouvre l’université d’été, on pouvait partager ce sentiment. Et pourtant…

Car il y a d’abord les sarcasmes des uns. « Le retour de Ségolène ? Ce n’est plus un sujet au PS et encore moins en cette rentrée », ironise un membre de la direction du parti. Il y a aussi la dure réalité des faits : des troupes militantes qui se sont resserrées, un poids politique dans l’appareil qui s’est allégé et enfin un positionnement stratégique qui se cherche.

Sur ce point, Ségolène Royal semble avoir évolué. Dans les premiers mois du quinquennat, elle a fait la leçon à François Hollande sur le thème du cap à préciser ou des réformes à accélérer. Ensuite, elle a fait savoir publiquement qu’elle souhaitait intégrer « le cœur du dispositif » en entrant au gouvernement. Désormais, elle assure être « au-dessus », lâche au détour d’une conversation qu’elle se voit « un peu comme une sage », et jure n’avoir qu’une obsession : « aider [sa] famille politique ».

DIFFICILE ÉQUILIBRE

Ce qui ne l’empêche pas de « garder une entière liberté de parole » en lançant quelques piques, par exemple à Manuel Valls après ses propos sur le regroupement familial : « On peut légitimement poser toutes les questions, à condition d’avoir les réponses, sinon ça finit par se retourner contre soi. »

Vendredi après-midi, Mme Royal devait ouvrir l’université d’été en tant que présidente de la région hôte. Dans un discours truffé de références à François Mitterrand et centré sur les « forces de la France », elle devait insister sur les priorités qui lui sont chères, comme la « social-écologie » ou l’encouragement aux PME. Sans manquer de valoriser son bilan à la tête d’une région qu’elle entend conserver en 2015, mais en évitant de franchir la ligne jaune vis-à-vis du gouvernement. Car tel est le difficile équilibre qui est le sien : ne pas trop en faire pour réintégrer le coeur de la famille socialiste, mais en faire suffisamment pour ne pas risquer une banalisation.

Ségolène Royal : "Si on veut la confiance des Français, il faut la mériter"

Ségolène Royal : "Si on veut la confiance des Français, il faut la mériter"

INTERVIEW – Absente l’année dernière, Ségolène Royal est revenue jeudi sur les terres rochelaises, là où elle avait vécu il y a un an une défaite amère aux élections législatives. Pour cette 21ème université du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes ne veut pas « remâcher le passé ». Et attend des perspectives.

Dans quel état esprit appréhendez-vous cette université?
Dans un état d’esprit positif, tranquille et serein. C’est une échéance annuelle qu’il faut réussir le mieux possible. Beaucoup de Français souffrent et s’interrogent. Donc on doit apporter à la fois des explications sur ce qui est fait, des réponses et des perspectives.

Et donc préparer les échéances électorales de 2014?
Oui mais pas seulement dans un souci électoraliste. Si on veut la confiance des Français, il faut la mériter. Et on la mérite en étant clair sur ce qu’on a fait, clair sur ce qu’on veut faire, unis, rassemblés, énergiques, joyeux.

Vous étiez absente l’année dernière après votre défaite aux élections législatives. Comment interpréter votre retour ?
C’est une étape. La vie est une succession d’étapes. Et il faut faire les choses où l’on se sent bien, où l’on se sent en phase. Je n’ai aucune contrainte.

Quel accueil avez vous reçu des militants rochelais?
Ils sont très affectueux. Je suis dans le temps présent et dans le temps futur, jamais dans le passé. Il ne faut jamais remâcher le passé.

Quel conseil donneriez-vous à Harlem Désir?
De faire des propositions, d’avoir une liberté de parole. Le parti doit être libre, dire ce qu’il a à dire, ce qu’il ressent. Être un aiguillon.

Caroline Vigoureux, à La Rochelle – leJDD.fr

vendredi 23 août 2013

Vallaud-Belkacem : "Royal compte beaucoup dans le paysage"

Vallaud-Belkacem : "Royal compte beaucoup dans le paysage"

INTERVIEW E1 – La porte-parole du gouvernement estime que Royal a « toute la légitimité,pour exercer des responsabilités importante ».

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre du Droit des femmes, était l’invitée d’Europe 1, vendredi matin, depuis La Rochelle, où elle participe à l’université d’été du Parti socialiste. « C’est un moment de retrouvailles, de convivialité, qui permet aux militants et aux membres du gouvernement de se retrouver, de faire le point, de réfléchir aux politiques futures. J’éprouve toujours un vrai plaisir à être ici ».

Quant au retour de Ségolène Royal, dont elle fut la porte-parole et qui a lancé sa carrière politique, Najat Vallaud-Belkacem assure « que vendredi, elle est venue ouvrir les rencontres des élus socialistes et cela a été extrêmement apprécié car elle s’est montrée enthousiaste, dynamique, lumineuse même dans sa façon de porter les projets. Elle a l’art de prendre ses responsabilités, face au PS, face aux militants, dans des contextes qui ne sont pas toujours facile, on le sait. On la retrouve comme une responsable là pour entraîner derrière elle. »

Quant à l’avenir de Ségolène Royal, et une possible entrée au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem estime qu’ « elle a toute la légitimité, l’expérience, le volontarisme pour exercer des responsabilités importantes qui permettent d’avoir une parole forte et entendue au niveau national. Elle compte beaucoup dans le paysage et j’espère qu’elle continuera à compter.

Bientôt du soja sans OGM made in Poitou-Charentes

Pour en finir avec les coûteuses importations américaines, le Gaec du Porche à Thorigné, participe à une expérience inédite de production locale.

Le soja est un aliment épatant pour le bétail. Ce cousin du haricot, riche en protéines, contient quantité de glucides, de lipides, de vitamines A et B, de phosphore, de fer, de zinc… Qui plus est, il est peu gourmand en eau et en azote, ce qui est profitable à l’environnement. Non, vraiment épatant, ce soja.
Le hic, c’est que sa culture sans OGM coûte cher (production moindre et plus de travail de désherbage). Résultat, l’essentiel de ce qui est utilisé par l’élevage français, soit trois millions de tonnes à l’année, nous vient des USA, du Brésil ou d’Argentine. En version génétiquement modifiée…

Les agriculteurs qui, comme Éric Simon et son frère, installés en GAEC à Thorigné, s’obstinent à nourrir leux vaches avec du soja sans OGM payent leur exigence de qualité au prix fort. « Pour nous, le sans OGM, c’est 30 % de plus, ce qui représente plus de 100 euros à la tonne et on a de plus en plus de mal à en trouver », expliquait hier Éric Simon, sur son exploitation, lors de la présentation d’un projet novateur : la mise en place d’une filière de production locale de soja sans OGM. 15.000 ha d’ici 3 ans. Éric Simon participe à l’expérimentation, dont l’objectif majeur, à terme, est de permettre l’autonomie en alimentation protéinique pour les éleveurs. Avec le soutien de la Région, qui a accordé une aide 30.000 € au projet, 60 ha de soja ont été mis en culture en Poitou-Charentes, dont deux parcelles à Thorigné et Sainte-Soline. Une étude de viabilité économique va être réalisée. « La Région suit très attentivement ce projet. Elle est prête à vous accompagner, a assuré Ségolène Royal hier à Thorigné.Aujourd’hui, l’importation pour l’alimentation du bétail coûte 1,9 milliard d’euros à la France. Cette filière, outre qu’elle permettra de réduire les coûts, sera créatrice d’emplois. 10.000 agriculteurs sont potentiellement concernés par ce projet qui correspond en outre parfaitement à la priorité de la Région qui est l’excellence environnementale. » La présidente du conseil régional s’est engagée à évoquer le sujet avec Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, en visite dans la Vienne ce jeudi.

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Juppé: les décisions du Conseil constitutionnel "s'imposent à tous" - Libération

Juppé: les décisions du Conseil constitutionnel « s’imposent à tous » – Libération

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé s’est abstenu vendredi de critiquer la décision du Conseil constitutionnel après le rejet des comptes de campagne de…

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Désirs d’Avenir 76 (@DA76000)July 04, 2013

Le gros chèque de Laurent Fabius à son village de vacances

Le gros chèque de Laurent Fabius à son village de vacances

Chaque année, députés et sénateurs reçoivent une enveloppe d’un montant total de 150 millions d’euros pour financer des projets de leur choix. C’est la fameuse réserve parlementaire, qui irrite parfois par son opacité. En 2011, Laurent Fabius disposait de 200.000 euros pour jouer au bon samaritain.

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Quand Laurent Fabius subventionnait son village de vacances en Ariège | Paris Normandie http://t.co/nAUhmHGlmt

Désirs d’Avenir 76 (@DA76000)July 04, 2013

Quand Laurent Fabius subventionnait son village de vacances en Ariège

L’information est révélée ce jeudi matin par Francetv Info: un quart de la réserve parlementaire de Laurent Fabius au titre de l’année de 2011 a servi à financer des équipements de la commune ariégoise Carla-Bayle. Un choix qui peut paraître incongru, Laurent Fabius étant à l’époque député de Seine-Maritime.

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Désirs d’Avenir 76 (@DA76000)June 28, 2013

Hue : « Mélenchon est un des problèmes du Front de gauche »

Que pensez-vous des pistes avancées par le gouvernement sur la réforme des retraites? Il est possible d’apporter une réponse différente de celle imaginée par le rapport Moreau, notamment au regard des flux financiers qui existent dans le pays. On peut agir sur toute une série de choix fiscaux, notamment sur ceux qui ont le plus de moyens.

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La tribune de Dominique Gambier :Quelles leçons tirer de l’élection partielle de Villeneuve sur Lot? Paris Normandie http://t.co/8HvGd9fXrI

Désirs d’Avenir 76 (@DA76000)June 26, 2013

La tribune de Dominique Gambier : Quelles leçons tirer de l’élection partielle de Villeneuve sur Lot?

Dominique Gambier, maire PS de Déville-lès-Rouen et conseiller régional, dans son bureau à la mairie SERGE ORTOLE DEVILLE-LES-ROUEN (Seine-Maritime). Paris-Normandie ouvre régulièrement ses colonnes à des contributeurs sur des sujets d’actualité.

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