Grand rassemblement devant la Raffinerie de Petit-Couronne le 19 avril 2013 #Petroplus

Voilà maintenant deux jours que les salariés de la raffinerie de Petit Couronne vivent avec la triste nouvelle que tout le monde connait. 

Cela fait 18 mois que nous nous battons c’est pourquoi nous organisons un grand rassemblement devant la raffinerie demain à partir de 12h40 ce rassemblement doit vraiment être représentatif de ces 18 derniers mois. 

L’intersyndicale et les salariés comptent sur vous.


Petroplus : #TonLibre épisode 2

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Jeudi 14 février 2013, ils étaient à nouveau dans le studio de Radio HDR, accompagnés de Fabrice Denoyelle pour faire le point sur la situation de la raffinerie de Petit-Couronne et de ses salariés.
Pour écouter c’est ici : TonLibre 140213

Petroplus : Yvon Scornet croit encore à la reprise de la raffinerie

Invité en direct du journal télévisé 19|20 de France 3 Haute-Normandie du mercredi 6 février, Yvon Scornet, a commenté l’annonce de non recevabilité des dossiers de reprises de Pétroplus. 

Pour le porte parole de l’intersyndicale des salariés, « les dossiers déposés hier étaient solides, il fallait  juste encore un peu de temps »pour les finaliser mais le tribunal a refusé restant sur la date du 5 février. 

Pour Yvon Scornet la seule date butoir  « c’est le 16 avril, et il n’y aura pas d’après 16 avril ». Les premiers licenciements peuvent arriver à la mi-mars et « il faut arrêter cette tuerie, cette boucherie… »


Selon lui, ce n’est pas possible que tout  s’écroule sur 5 dossiers car  « il y a encore des dossiers solides à étudier, et même peut être d’autres à venir ».



Plus d’informations ICI


Continuer jusqu’à la victoire #Petroplus

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Lundi 4 février, il y avait un doute sur des offres de reprise mais la volonté était là. L’Etat réaffirmait son engagement pour une participation financière minoritaire via le FSI. Guillaume Bachelay, député de la circonscription, insistait devant les salariés en déclarant que « minoritaire, ça allait jusqu’à 49,99 % ».
 
Et mardi soir, une première manche était gagnée : il y avait 5 offres dont 2 déclarées sérieuses par Bercy !
 
Nouveau coup de théâtre avec le refus des administrateurs de demander une audience au tribunal de commerce.
Raison principale : des administrateurs qui appliquent la loi au pied de la lettre, parce qu’il manque des documents au dossier … Pour eux, une demande d’audience ne peut avoir lieu que si un dossier est complet.
 
Désormais, les candidats repreneurs peuvent déposer un dossier directement au greffe du Tribunal et demander une audience de cession.
C’est désormais l’enjeu ! Coordonner, faire accélérer tout le monde pour déboucher sur le projet industriel le plus simple à compléter et le plus solide pour l’avenir.
 
C’est une nouvelle étape et il faut continuer le combat vers la victoire.
 
Debout. Les Pétroplus le sont.

On a voulu les tuer trop de fois pour que cela les affecte.
Debouts ils sont, debout nous devons être avec eux. Avec la solidarité, avec l’unité entre syndicalistes, salariés, élus on peut, on doit réussir.
 
Des repreneurs sérieux, un financement public, c’est le schéma d’une nationalisation temporaire si c’est nécessaire. On n’en est pas là mais aucune hypothèse ne doit être écartée.





Petroplus : Arnaud Montebourg "le gouvernement soutient l’offre égyptienne"

Le gouvernement soutient l’offre de reprise « de bonne qualité » présentée par un groupe égyptien pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, et va l’aider à la parachever, a affirmé le 7 février 2013, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

« Nous avons eu la chance d’accueillir une offre un peu surprise mais qui, pour nous, est de bonne qualité, d’un groupe égyptien qui a pignon sur rue, disposant de liquidités et de pétrole« , a déclaré le ministre sur la chaîne Public Sénat, ajoutant peu après que « le gouvernement a décidé de s’engager derrière » cette offre.

Le coup de gueule de Nicolas Vincent #Petroplus

« Taper sur le gouvernement, c’est se tromper de cible », déclare Nicolas Vincent, numéro deux de l’Intersyndicale de la raffinerie Petroplus. Il appelle à l’apaisement général.

Sur son compte Twitter, Nicolas Vincent, numéro deux de l’Intersyndicale de la raffinerie Petroplus déclarait jeudi 7 février :


En ligne de mire, des propos associant le déclenchement du plan social à la raffinerie Petroplus, avec un manque de mobilisation de la part de l’État, qui n’en aurait pas fait assez pour aider les salariés de la raffinerie et qui aurait au contraire trop joué sur la communication, Arnaud Montebourg ayant annoncé mardi 5 février, jour de remise des offres, que deux dossiers étaient « sérieux et crédibles ». Pour certains salariés, dont les propos ont été relayés dans les médias, le gouvernement leur aurait donné de faux espoirs et se serait moqué d’eux.

3 rendez-vous à l’Élysée, 12 à Matignon, 10 à Bercy


Contacté par 76actu, Nicolas Vincent prône l’apaisement :

« C’est scandaleux de taper sur Arnaud Montebourg et le gouvernement. Si on y réfléchit, ce sont les administrateurs judiciaires qui ont pris la responsabilité de ne pas présenter les offres de reprise. Le gouvernement, lui, jugeait deux de ces offres sérieuses et crédibles mais une offre, ça se construit. Nous avons encore beaucoup de travail et le gouvernement va travailler avec les repreneurs potentiels jusqu’à la dernière minute de la dernière heure. On ne peut pas leur taper dessus parce qu’ils sont extrêmement mobilisés ».

Pour le représentant syndical, c’est justement la mobilisation et le volontarisme du gouvernement qui vont permettre la présentation d’une offre de reprise dans les délais impartis. « Ils sont à nos côtés depuis le début : nous avons obtenu trois rendez-vous à l’Élysée, 12 à Matignon et 10 à Bercy ».
Si le syndicaliste comprend l’énervement et la déception des 470 salariés, aujourd’hui menacés de licenciement, il souhaite l’apaisement : «Nous ne pouvons pas travailler dans un climat aussi sanguinaire, pour continuer à travailler, il ne faut absolument pas que ça parte dans tous les sens. »

En contact permanent avec le conseiller d’Arnaud Montebourg

Aujourd’hui, l’offre doit être finalisée et Nicolas Vincent assure qu’aucune des offres présentées aux administrateurs judiciaires le 5 février dernier ne sera négligée. « Ce serait irresponsable ! », dit-il. Concrètement, les représentants syndicaux de la raffinerie Petroplus sont aujourd’hui en contact permanent avec le conseiller spécial d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. « Des réunions sont même prévues le vendredi soir et le week-end, tout le monde travaille d’arrache pied », explique Nicolas Vincent.


Il reste maintenant deux options pour la raffinerie : la reprise ou la fermeture. Les repreneurs ont jusqu’au 16 avril pour peaufiner leurs offres. Une date qui n’a pas été choisie au hasard. Il s’agit de la date butoir fixée depuis le placement en liquidation judiciaire de la raffinerie le 16 octobre 2012 ; celle à partir de laquelle l’entreprise sera « morte » juridiquement. Et parce qu’il est impossible de ne pas envisager la fermeture, les représentants syndicaux sont d’ores et déjà contraints de réfléchir à un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi).

« Ce que nous voulons, c’est la reprise bien entendu, insiste Nicolas Vincent. Nous mettons tout en place pour qu’elle soit possible mais il est également de notre responsabilité de préparer ce PSE, afin que les 470 salariés soient servis de leur droit ». Autrement dit, qu’ils soient protégés au maximum en cas de fermeture : par un accompagnement, par des mesures de reclassement ou par des compensations financières notamment.

Nicolas Vincent et ses collègues vont donc devoir travailler sur les deux tableaux, ce jusqu’au 16 avril. « Ce sont des journées de 20 heures qui s’annoncent, comme ces derniers jours. Et de conclure :  en tant que représentant syndical, j’ai toujours confiance dans le gouvernement. »

source : http://www.76actu.fr

L’attente après le dépôt des 5 offres de reprise #Petroplus

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Cinq candidats se sont manifestés ce 5 février 2013 pour reprendre la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne menacée de liquidation, dont un groupe égyptien qui n’avait pas auparavant manifesté son intérêt pour le site rouennais.
Selon Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, deux de ces offres «paraissent sérieuses et financées».
Le représentant du groupe égyptien en France, Michel Billard de la Motte, a assuré à l’AFP avoir déposé «un plan de reprise complet de la raffinerie de Petit-Couronne», qui prévoit «la reprise de la totalité du personnel», sauf une soixantaine de salariés qui veulent prendre leur retraite.
La CGT a indiqué auparavant qu’au moins trois offres avaient été déposées, précisant qu’elles émanaient, outre Istithmaraat, du groupe NetOil basé à Dubaï et contrôlé par l’homme d’affaires libano-américain Roger Tamraz, et du groupe libyen Murzuk basé dans la ville du même nom dans le sud de la Libye.
 Interrogé sur Canal+ dans « Le Grand Journal », le porte-parole de l’intersyndicale, Yvon Scornet (CGT), a précisé que ces trois offres prévoyaient «en gros» la reprise de l’ensemble du personnel, il a mis en avant qu’«hier on voulait nous mettre à mort, aujourd’hui nous sommes contents, on va pouvoir travailler sur des dossiers qui vont permettre une cession et de ne pas être ce domino qui va entraîner encore d’autres dominos derrière».
Interrogé sur France 3 Haute Normandie, un autre représentant de la CGT, Nicolas Vincent, a rapporté que le gouvernement jugeait l’offre égyptienne «sérieuse» et était prêt à engager le Fonds stratégique d’investissement (FSI) dans la reprise de Petroplus.
Sans les offres présentées ce 5 février 2013, une liquidation du site paraissait inéluctable.
Le contenu des offres seront exposé aux 470 salariés demain (6/02/13), lors d’un comité d’entreprise à partir de 14H30, selon la CGT. 
A suivre.

Petroplus : Communiqué d’Yvon Scornet à la veille de la date limite de dépôt des offres de reprises



A tous nos amis politiques, syndicaux, voisins, salariés, retraités…
A l’ensemble des journalistes,
 
Notre site de Petit-Couronne vit ses dernières heures d’attente avant la date limite de dépôt des offres de reprises (demain 5 Février 17H00)
 
Ce week-end encore, beaucoup de choses ont changé dans le contenu de ces offres et ce qui sera déposé demain n’aura peut-être plus grand chose à voir avec les dossiers qui étaient présents le mois dernier.
 
Le Gouvernement parle de priorité faite à l’emploi et bien, nous le prenons au mot.
 
Nous avons obtenu un rendez-vous ce soir à Matignon, avec les équipes des différents ministères concernés.
 
Le Gouvernement a tout fait pour écarter toute offre de la part d’une société iranienne, alors que cette offre non seulement n’était pas contraire à l’embargo mais était une réponse aussi à d’autres sociétés françaises mises en difficulté actuellement. Il faudra que l’on nous explique pourquoi des sociétés américaines trouvent le moyen de contourner l’embargo, que des pays comme la Corée du Sud ont une dérogation, ce qui permet d’ailleurs à la filiale coréenne de TOTAL d’acheter du pétrole iranien, et que nous, nous devrions accepter de fermer nos usines pour faire plaisir aux américains.
 
Maintenant, que le Gouvernement fasse en sorte que dans les offres déposées, une puisse obtenir la cession. Le 5 janvier, lors de notre entretien avec le Président de la République, à Val de Reuil, celui-ci a parlé de possible intervention « minoritaire » des fonds d’investissements. Et bien, si cela doit permettre de boucler un dossier, que cela soit fait.
 
Nous avons rendez-vous ce soir à 19H00 à Matignon au 58 rue de Varenne
Nous ferons une conférence de presse à la sortie
 
Demain, mardi, date limite de dépôt des offres, nous appelons à un grand rassemblement devant la raffinerie avec barbecue et prise de parole à partir de 12H00
Passez le mot autour de vous, nous invitons les responsables politiques et syndicaux à être présents. La parole sera donnée à la tribune à chaque délégation.
IL faut que la presse soit présente en nombre, que les politiques et syndicalistes viennent avec leurs couleurs
 
Faisons de cette dernière étape, la marche ultime vers la victoire.
 
Si demain, une solution n’est pas trouvée, les salariés de Petroplus parleront d’un autre ton
 
Faites passer le message autour de vous
 
Fraternellement
 
Pour l’Intersyndicale
Yvon SCORNET





Le PS de Seine-Maritime appelle au rassemblement avec les salariés de Petroplus le 5 février 2013

PS Seine-Maritime, Rouen le 4  février 2013 


Le PS de Seine-Maritime appelle au rassemblement avec les salariés de Pétroplus, mardi 5 février à 12h, sur le parvis de la raffinerie, à Petit-Couronne.

Cette date est celle que la justice a fixée pour le dépôt des offres de reprise. Il s’agit d’une étape cruciale vers le dénouement du processus judiciaire, dont l’issue sera la décision du Tribunal de commerce d’autoriser ou non la reprise, en précisant par qui. Depuis près d’un an et demi, les militants et élus socialistes de Seine-Maritime accompagnent les salariés de Pétroplus dans leur combat pour la survie de l’outil de production et des emplois qui y sont associés, les leurs mais aussi tous ceux que l’activité induit dans la commune et au-delà. Par leur présence systématique aux rassemblements initiés par l’intersyndicale, les militants socialistes ont contribué à montrer l’attachement des Seinomarins à l’avenir de ce site, où se joue en partie celui de la filière.

Ils étaient encore nombreux, samedi dernier, au siège départemental du PS, pour la présentation de l’ouvrage Debout relatant la lutte « des Pétroplus ». Par leur travail aux côtés des acteurs de cette lutte, les élus socialistes, emmenés par Dominique Randon, maire de Petit-Couronne, et Guillaume Bachelay, député de la circonscription, ont contribué aux succès déjà enregistrés : redémarrage à l’été 2012, « loi Pétroplus » réservant l’utilisation des stocks à des fins productives, débat européen sur les importations de produits raffinés, valorisation du rôle des syndicats, proposition de loi sur la cession des sites rentables….

Depuis son installation, le nouveau gouvernement a uvré à lever tous les obstacles administratifs à la reprise. C’est aujourd’hui acquis. Il appartient désormais aux entreprises intéressées de démontrer leur capacité à assumer durablement l’ensemble des obligations auxquelles le dépôt d’une offre les engagera. Au-delà, le PS et ses élus considèrent que Shell doit enfin prendre ses responsabilités, en apportant son appui aux efforts de tous. Il n’est pas acceptable que Shell ait exploité ce site pendant des décennies, avant de le céder à Pétroplus sans garantie industrielle, mais s’exonère à présent de toute contribution.

Ce combat durera sans doute au-delà du processus judiciaire. Il sera mené avec la même détermination.

L’intersyndicale de Petroplus appelle à un grand rassemblement le 5 Février 2013

Mardi 5 février 2013 : dernier délai de dépôt des offres de reprise pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne.

A cette occasion, l’intersyndicale appelle à un grand rassemblement devant la raffinerie de Petit Couronne.

Le rendez-vous est fixé à 12h avec pour seul mot d’ordre : « On ne lâche rien ».

Par ailleurs, les salariés ont obtenu un rendez-vous à Matignon, lundi 4 février, à 19h.

Communiqué de presse de l’Intersyndicale Petroplus : audition de la délégation sénatoriale à l’outre mer / SHELL

Petit Couronne le Lundi 14 Janvier 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

Aux sénateurs membres de la délégation à l’outre-mer

L’intersyndicale de la raffinerie de Petit Couronne a pris connaissance de l’audition du PDG de Shell France le mercredi 16 janvier par les membres de la délégation sénatoriale à l’outre-mer.

Nous souhaitons vous alerter des pratiques de Shell en métropole alors que la compagnie Anglo-néerlandaise convoite les ressources des outres-mers.

En effet, après 80 ans d’exploitation de la raffinerie de Petit-Couronne, Shell ne se sent pas concerné par le devenir social et environnemental du site.

CELA EST SCANDALEUX CAR CE N’EST PAS AU CONTRIBUABLE DE PAYER LA DETTE LAISSÉE PAR SHELL.

Cette audition sera l’occasion de demander à Shell leurs dispositions pour répondre à leurs engagements sociaux et environnementaux sur leurs exploitations.

De plus, pour l’heure nous n’avons aucune information sur la tenue de la réunion tripartite (Shell, intersyndicale, Etat) demandée par notre Intersyndicale.

Nous souhaitons que cette réunion soit organisée dans les plus brefs délais afin de faire prendre conscience au groupe Shell des responsabilités lui incombant sur ce dossier.

Ou est le respect du code éthique international que Shell aime à rappeler aux ONG et à qui veut l’entendre ?

Si nous devons mourir ça ne sera pas en silence !!!

Nous ne lâcherons rien !!!

Shell doit être responsable

La reprise du site est et restera notre priorité

L’Intersyndicale de la raffinerie de Petit Couronne


Yvon SCORNET 06.08.18.39.49

Nicolas VINCENT 06.45.49.53.31



Petroplus : le point sur la procédure



Les administrateurs judiciaires et la direction de la société PRPC (Petroplus Raffinage Petit-Couronne), en liquidation judiciaire avec poursuite de l’activité jusqu’au 16 janvier 2013, indiquent que le tribunal de commerce de Rouen, dans le cadre de l’audience tenue ce jour, a décidé de prolonger jusqu’au 16 avril 2013 la poursuite d’activité de la société.

Ce nouveau délai de trois mois, qu’il sera juridiquement impossible de prolonger, a vocation à permettre, dans l’hypothèse d’une cession de la société, le transfert des contrats de travail d’une société à l’autre, sachant que le tribunal, dans son jugement du 13 novembre 2012, a fixé au 5 février 2013 la date de dépôt des offres pour une reprise de la raffinerie.

Les administrateurs judiciaires et la direction rappellent leur engagement total à continuer jusqu’à cette date de chercher les voies et moyens d’un redémarrage de la raffinerie, dans le cadre d’une reprise du site.


source : http://www.paris-normandie.fr/

La Raffinerie Petroplus de Petit-Couronne autorisé à prolonger ses activités jusqu’au 16 avril



Le tribunal de commerce de Rouen a autorisé, vendredi 11 janvier, une prolongation de trois mois de la poursuite de l’activité de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en liquidation judiciaire, a annoncé l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

Cette autorisation, qui venait à expiration le 16 janvier, a été prolongée jusqu’au 16 avril comme le demandait le procureur de la République avec le soutien de l’intersyndicale, de la direction et des administrateurs judiciaires. « Cette autorisation est la dernière que le tribunal peut légalement décider », a précisé Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale devant une centaine de salariés massés devant le tribunal.
« DERNIÈRE LIGNE DROITE »

Ce syndicaliste a appelé les salariés à « se mobiliser » dorénavant dans la perspective du 5 février, date ultime de dépôt des offres de reprise de la raffinerie. Selon lui, trois industriels restent intéressés par l’entreprise : NetOil dont le siège est à Dubaï, l’irakien Jabs Gulf Energy Ltd et l’iranien Tadbir Energy Development Group.
Yvon Scornet a indiqué qu’il fallait « travailler » sur ces trois dossiers ainsi que sur ceux qui pourraient se présenter dans les jours qui viennent. « Mais avant le 5 février il va falloir qu’on choisisse notre cheval parce qu’on arrive dans la dernière ligne droite », a estimé le syndicaliste.
Concernant le dossier iranien, qu’il juge « solide » parce que le candidat a « de l’argent et du pétrole« , Yvon Scornet a appelé l’Etat à dire s’il est « faisable ou pas ». Le pétrole iranien est en effet soumis à embargo mais, selon le syndicaliste, l’industriel a fait savoir qu’il pouvait s’approvisionner ailleurs, en Irak ou en mer du Nord.

François Hollande, Pétroplus et l’emploi

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/economie/francois-hollande-a-la-rencontre-des-salaries-de-petroplus-petit-couronne/5278323-1-fre-FR/Francois-Hollande-a-la-rencontre-des-salaries-de-Petroplus-Petit-Couronne.jpg
Un an, jour pour jour, après avoir rencontré les salariés de Pétroplus à Petit Couronne, François Hollande a accepté de recevoir une délégation (à Val-de-Reuil) lors d’une visite à Louviers.
Le symbole est fort en termes de continuité entre le candidat en campagne et le président en exercice. « L’Etat est à leurs côtés », a affirmé François Hollande en souhaitant une solution avec un repreneur pour le 5 février (date fixée par le Tribunal de commerce).
Sur les tee-shirts des salariés présents le 5 janvier est inscrit : « on ne lâche rien ».
Shell doit contribuer
400 à 500 millions sont nécessaires pour la dépollution du site, résultat d’années d’exploitation par Shell puis Pétroplus. Les salariés exigent de Shell de prendre des engagements sur ce point. En dépit de la déclaration de François Hollande pour que Shell « prenne sa part de responsabilité notamment dans la dépollution du site », la compagnie pétrolière continue à faire la sourde oreille.
Le bras de fer continue et la détermination des 470 salariés reste intacte. « On ne va pas mourir en silence », répète Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale. Et les initiatives de lutte se poursuivent.
Tout pour l’emploi
L’idée d’une grosse manifestation est dans l’air avec ceux d’Arcelor-Mittal, PSA ou Fralib … La mobilisation, tous ensemble, pour l’emploi est la voie à suivre. Elle peut unifier et contribuer au rapport de forces. Elle peut renvoyer tous les projets de flexibilité et de destruction du droit du travail dans la corbeille des ordinateurs du Medef.
Enfin la mobilisation est le meilleur moyen d’aider le gouvernement dans ses choix et pour qu’il n’écarte aucune solution en cas de défaillance d’un repreneur. Comme dit Edouard Martin de la Cfdt Florange : « Non la nationalisation n’est pas un gros mot ».
Gouverner pour l’emploi ! Tel doit être le cap pour la gauche !
Tous avec les Pétroplus, les Arcelor, les PSA et tous les autres !

Guillaume BACHELAY : “Industrie : oui, la puissance publique peut beaucoup”

Tribune parue dans Libération

Dans les territoires, les fermetures d’usines et les suppressions d’emplois industriels sont la traduction la plus concrète, la plus violente aussi, de la crise. Elles révèlent un monde dont l’Europe n’est plus le coeur. Localisation des sites de production, des centres de recherche, des sièges sociaux, choix d’investissements, règles fiscales, coût du travail – des décisions majeures sont dictées loin de nous alors même qu’elles concernent, ici, des millions de vies.

Le lien entre économie de marché et démocratie se délite : les lieux de pouvoir sont-ils encore des lieux de puissance ? En France, cette interpellation trouve une résonance particulière puisque voilà trois siècles et demi que l’Etat structure les grands axes de l’économie, des manufactures royales au programme nucléaire.

Qui dit doctrine, dit stratégie. Car si le politique peut beaucoup, encore faut-il dire ce qu’il est possible de faire, comment s’y prendre et pour quoi produire.

C’est en étant offensifs, avant tout, que nous sortirons notre appareil productif du trou noir du milieu de gamme. C’est – notamment – l’objectif du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) voulu par le Gouvernement et de la Banque publique d’investissement (BPI) récemment votée par le Parlement. Leurs effets conjugués doivent favoriser l’embauche, l’investissement, l’export, en même temps que le soutien aux PME en croissance, aux entreprises de taille intermédiaire, aux jeunes entreprises innovantes.

A l’échelon national comme au plan régional, l’investissement est mobilisé pour organiser les filières industrielles d’avenir : énergies, éco-matériaux, santé et sciences du vivant, agroalimentaire, réseaux de transports et numériques. A l’horizon 2020 – celui qu’a fixé le chef de l’Etat le 31 décembre dernier –, la France peut redevenir la grande nation industrielle qu’elle n’aurait jamais cessé d’être si, pendant dix ans, la fiscalité et l’épargne n’avaient pas été orientées vers la rente, la finance et la spéculation immobilière. Encore faut-il, d’ici là, avoir renforcé la place des salariés dans les instances de décision des entreprises, accompagné les entreprises, grandes et petites, exposées à l”hyper-concurrence internationale, recueilli les fruits du pacte de croissance européen, du déploiement du très haut débit dans les territoires et de notre diplomatie désormais plus économique.

Pour être efficace, la stratégie doit aussi être défensive. Il y a le court terme et la trésorerie courante des PME pour laquelle le Gouvernement a débloqué 500 millions d’euros. Il doit maintenant raccourcir les délais de paiement pratiqués par les grands groupes donneurs d’ordre.

Et puis il y a les usines menacées de disparaître. Des outils existent, tels la médiation du crédit aux entreprises, le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) ou encore le médiateur de la sous-traitance : peu connus, ils évitent bien des fermetures de sites.

Le thème de la nationalisation a récemment resurgi dans le débat public. Il faut être au clair sur les situations et les conditions qui légitimeraient un tel recours : que le secteur d’activité soit stratégique pour la nation tout entière, que le soutien public soit fléché vers l’innovation technologique et écologique, que l’Etat nomme des représentants compétents et présents au conseil d’administration, que sa prise participation soit transitoire – le temps de « faire la soudure » avec un repreneur privé identifié, viable et durable, comme s’y emploie le Conseil général de l’Eure avec la papeterie M-Real.

Dans son match contre le capitalisme financier, la puissance publique doit en réalité combler trois trous dans sa raquette.

1) Faisons en sorte qu’un groupe qui veut fermer un site soit obligé d’examiner les offres de reprises qui lui sont soumises et de le céder si l’une d’elles est validée par le Tribunal de commerce et par les instances représentatives du personnel. Cette proposition de loi socialiste a été rejetée en février 2012 par la droite, alors majoritaire à l’Assemblée nationale. Un an plus tard, si les partenaires sociaux ne la retiennent pas à l’issue de leur négociation, il faudra l’inscrire à l’ordre du jour du Parlement.

2) Protégeons mieux contre les multinationales qui se désengagent d’activités qu’elles estiment « non rentables » au profit de repreneurs trop fragiles pour garantir l’avenir de la production et assumer dans la durée leur responsabilité sociale et environnementale. Ces opérations dites de « carve out » ou de « spin off » sont hélas monnaie courante – la cession par Shell de ses raffineries à Petroplus en 2008 l ‘illustre. Une avancée réelle consisterait à vérifier la solvabilité du repreneur potentiel et à renforcer le droit du comité d’entreprise à l’information et la consultation. Là aussi, le législateur peut agir.

3) Préservons la maîtrise nationale sur le capital d’entreprises-clés pour peser sur les choix en matière de localisation d’activités et d’emploi. Les pistes ne manquent pas : abaisser le seuil d’obligation de lancer une OPA de 30% à 20% comme l’a préconisé le rapport Gallois ; autoriser la BPI à prendre des participations majoritaires temporaires pour protéger nos fleurons face aux prédateurs ; permettre à l’Etat d’opposer un droit de veto en cas de montée au capital d’un investisseur non désiré.

Bien sûr, la régulation doit être mondiale et l’Europe, pour retrouver la croissance, doit rompre avec la gestion technocratique de sa monnaie, sa politique dogmatique de la concurrence, sa stratégie commerciale naïve et son refus d’harmoniser les fiscalités. Reste que la puissance publique nationale dispose de réelles marges de manœuvre. L’intérêt des salariés, des entrepreneurs et des élus locaux est de s’unir autour d’une doctrine productive. Loin des slogans et des mots-valises. Contre le fatalisme des libéraux et le populisme des extrêmes.

Guillaume BACHELAY
Député de Seine-Maritime

Petroplus : "Shell ne se sent pas concerné par l’avenir social et environnemental du site"

L’intersyndicale de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne a affirmé le 7 janvier 2013 que la direction française de l’ancien propriétaire, le groupe pétrolier Shell, ne se sentait « pas concernée » par le sort des salariés de ce site menacé de fermeture.
A l’issue d’une rencontre au siège du groupe à Colombes (Hauts-de-Seine), les représentants des salariés se sont déclarés « très déçus ».
« Shell ne se sent pas concerné par le devenir social et environnemental du site qu’il a laissé après 80 ans d’exploitation », a déclaré Nicolas Vincent, un des porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.
« Le seul côté positif de cette réunion, c’est que Shell accepterait de discuter avec un repreneur potentiel », a-t-il ajouté.

Une dette de 500 millions d’euros

La raffinerie, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan en janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison mère suisse et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre. Le tribunal de commerce de Rouen a toutefois laissé jusqu’au 5 février aux industriels intéressés pour déposer une offre de reprise.
Pour l’avocat des salariés, Me Jean-Marie Valentin, « le sort de la raffinerie était prévisible, mais n’a pas été prévu par Shell ».
Les syndicalistes reprochent au géant pétrolier anglo-néerlandais d’avoir laissé une dette environnementale et sociale de 500 millions d’euros lors de la vente du site à Petroplus en 2008.

« 80 ans de pollution »

« On ne peut pas demander à un repreneur potentiel de reprendre à son compte 80 ans de pollution », a expliqué Nicolas Vincent, qui précise que, selon la législation, le financement de la dépollution du site incombe au dernier exploitant.
« Aujourd’hui, nous voulons que Shell contribue à faciliter la reprise du site en s’engageant par exemple sur des volumes de commandes », a-t-il ajouté.
Le président François Hollande, qui a rencontré l’intersyndicale de la raffinerie samedi à Louviers (Eure), avait déclaré que Shell devait prendre sa part « de responsabilité », notamment dans « la dépollution » du site.

Pour François Hollande, l’Etat est "aux côtés" des salariés de Petroplus

« Nous avons le devoir de tout faire pour chercher un repreneur dans les meilleures conditions« , a déclaré François Hollande à Val-de-Reuil.

François Hollande a assuré que l’Etat était aux côtés des salariés de Petroplus et s’efforçait de trouver un repreneur pour la raffinerie de Petite-Couronne, samedi 5 janvier à l’occasion d’une rencontre avec une délégation syndicale du site à Val-de-Reuil (Eure).
« Nous avons le devoir de tout faire pour chercher un repreneur dans les meilleures conditions », a déclaré le chef de l’Etat à la presse en arrivant à la mairie du Val-de-Reuil, où la rencontre avec une délégation de l’intersyndicale a démarré vers 9h30.
A l’extérieur il était attendu par une cinquantaine de salariés brandissant notamment des banderoles « Non à la mort du raffinage » et arborant des tee-shirts « On ne lâche rien ».

Pas de « promesse définitive »

 

« L’Etat est à leurs côtés », a poursuivi François Hollande, « même si je ne peux rien leur faire comme promesse définitive, ça dépendra beaucoup de l’existence et de la force du repreneur ».
« Ca fait plus d’un an qu’on se bat pour nos emplois, pas pour avoir de meilleures conditions de licenciement. On ne va pas mourir en silence », a déclaré de son côté Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale, s’adressant aux journalistes.
Ce dernier demande « une prolongation de trois mois » de la date de dépôt des offres fixée au 5 février « pour bien étudier les solutions de reprises ».
François Hollande a, lui, souhaité qu’à cette date du 5 février « on ait une solution ».

 

« Où est l’Etat, où est le président de la République? »

 

La raffinerie, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan le 24 janvier 2012 et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre dernier. Le tribunal de commerce de Rouen a toutefois laissé jusqu’au 5 février aux industriels intéressés pour déposer une offre de reprise.

Lors de sa première visite il y a un an, François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, avait appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur si Petroplus devait s’avérer défaillant. « Où est l’Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République? » avait-il notamment déclaré.

source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Les Petroplus ne lâchent rien

Yvon Scornet, le 3/01/12, à Petroplus. Déjà un an de lutte… (photo S. Peron)


Les salariés de la raffinerie manifesteront samedi à Louviers pour la venue du président de la République.

«La santé pour nous, c’est l’action partout ! » A l’heure des traditionnels vœux de début d’année, les Petroplus organisaient hier une assemblée générale devant leur raffinerie à vendre. L’occasion pour les représentants du personnel de faire le point sur les actions avant la date butoir du 5 février : l’ultime rendez-vous devant le tribunal de commerce de Rouen pour connaître le nom d’un éventuel repreneur. « D’ici là, nous serons vivants ou morts. Ce n’est pas le moment de baisser les bras ! » martèle au micro Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale. « Nous nous battons, non pas pour avoir un peu d’argent pour partir, mais pour l’avenir industriel de la France, son indépendance énergétique. Le 5 février, nous attendons une décision de cession. Il y a encore des ouvertures, même si c’est difficile. Il faut faire taire les oiseaux de mauvais augures… »

Manif à Louviers

Samedi, ce message sera adressé au président de la République François Hollande qui vient à Louviers visiter l’exposition Pierre Mendès-France. « Cela fera un an jour pour jour que le candidat Hollande est venu nous voir à Petroplus. C’est le président qui a le pouvoir de faire nous avait-il dit ! Alors que fait-il ? », se demande Yvon Scornet. Une demande d’audience a été formulée, mais aucune réponse n’est parvenue de l’Elysée.
Lundi, c’est à nouveau au siège de Shell, en région parisienne, qu’une délégation de l’intersyndicale se rendra. « Il faut mettre la pression sur Shell, rappeler sa responsabilité historique. La dépollution du site, c’est 500 millions d’euros. Soit 14 euros par Français ! Shell ne peut pas s’en sortir sans rien, ce n’est pas possible », lance le porte-parole de l’intersydicale qui va s’adresser à l’ensemble de la classe politique – « sauf l’extrême droite » – pour sensibiliser les élus à l’épineuse question de la dépollution en cas d’arrêt définitif des installations de raffinage.

Enfin, vendredi 11 janvier, un nouveau rendez-vous est demandé au tribunal de commerce de Rouen. « Nous voulons une prolongation de trois mois, et pas jusqu’au 5 février… C’est pour cela que nous demandons aussi à être reçus rapidement à Matignon… » Les Petroplus sont persuadés de « pouvoir avancer » sur le dossier présenté par l’Iran pour le rachat de la raffinerie. Ils prévoient par ailleurs d’autres actions dans la région et annoncent la visite prochaine de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) et de Pierre Laurent (PCF). Une grosse manifestation de « convergence des luttes » est également en préparation ce mois-ci avec les ouvriers en lutte de Mittal, PSA ou Fralib…

Article de Alain Lemarchand
 

François Hollande rencontrera l’Intersyndicale de Petroplus à Val-de-Reuil lors de son déplacement à Louviers le 5 janvier 2013


Dans un communiqué du 2 janvier 2013, l’Intersyndicale de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne avait demandé à être reçue par François Hollande, samedi 5 janvier lors de sa visite à Louviers (Eure). 

L’Elysée a répondu favorablement à cette demande. Le Président de la République rencontrera donc les Petroplus, un an jour pour jour après sa dernière visite sur le site de Petit-Couronne alors qu’il était candidat à la présidentielle.


Lors de sa première visite il y a un an, François Hollande avait appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur si Petroplus devait s’avérer défaillant. « Où est l’Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République? » avait-il notamment déclaré.

Le Président de la République rencontrera les salariés de la raffinerie à la mairie de Val-de-Reuil, en présence du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg




source : http://www.76actu.fr

COMMUNIQUE DE PRESSE de l’Intersyndicale de la Raffinerie de Petroplus : 5/01 Un an après…

Petit Couronne le Mercredi 2 Janvier 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

5/01 Un an après…

Ayant pris connaissance de la venue du Président de la République Française le samedi 5 janvier 2013 pour l’exposition Pierre Mendes France à Louviers, l’intersyndicale de la raffinerie de Petit Couronne souhaite profiter de la proximité de cette visite pour demander un entretien avec le Président de la République.

Il faut savoir que cela fera un an jour pour jour que le Président de la République est venu rendre visite aux salariés de Petit Couronne.

Le futur Président de la République se posait la question sur les actions mises en place pour sauver les emplois à Petit Couronne par le gouvernement de l’époque. Nous nous permettons donc de lui poser également cette question.

Il est impératif qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais sachant que la prochaine échéance est fixée au 5/02.

Cela fait plus d’un an que les salariés et leur famille sont dans l’incertitude.

Nous souhaitons donc que le Président de la République prenne toutes ses responsabilités et nous reçoive le 5/01 lors de sa venue en Haute –Normandie et à cette occasion l’intersyndicale remettra les lettres de vœux des salariés de la raffinerie de Petit Couronne qui lui sont adressées.

Cela montrera l’attachement du Président de la République au raffinage en France et à la poursuite d’activité du site de Petit-Couronne.

Si nous devons mourir ça ne sera pas en silence !!!

Nous ne lâcherons rien !!!

Shell doit être responsable

La reprise du site est et restera notre priorité

L’Intersyndicale de la raffinerie de Petit Couronne


L’intersyndicale de Petroplus veut rencontrer François Hollande le 5 janvier à Louviers

L’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen, a demandé mercredi 2 janvier 2013 à rencontrer samedi 5 janvier le président de la République François Hollande lors d’un déplacement prévu par ce dernier à Louviers dans l’Eure.

« Cela montrera l’attachement du Président de la République au raffinage en France et à la poursuite dactivité du site de Petit-Couronne« , a affirmé l’intersyndicale dans un communiqué. 

Les syndicalistes rappellent que cela fera un an jour pour jour que François Hollande s’est rendu sur le site, le 5 janvier 2012, alors que l’entreprise se préparait à déposer son bilan, après la faillite de sa maison-mère suisse. Le futur Président de la République se posait la question sur les actions mises en place pour sauver les emplois à Petit-Couronne par le gouvernement de l’époque. Nous nous permettons donc de lui poser également cette question, a précisé l’intersyndicale.

Lors de ce déplacement, François Hollande avait appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur si Petroplus devait s’avérer défaillant. « Où est l’Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République ?« , avait-il notamment déclaré.


sources : http://www.lefigaro.fr – http://www.paris-normandie.fr (photo)

Les Petroplus appellent à boycotter Shell

Une délégation de l’intersyndicale de la raffinerie Petroplus à Petit-Couronne s’est rendu ce lundi matin (17/12/12) au siège du groupe Shell à Colombes dans les Hauts-de-Seine. L’intersyndicale, qui n’a pas été reçue par la direction du groupe pétrolier, appelle au boycott des produits Shell.

« Shell, le propriétaire historique de la raffinerie, se désengage socialement et environnementalement de ses responsabilités. La facture pour la dépollution du site sera de 500 millions d’euros à la charge de la collectivité et des contribuables, nous demandons donc à tous les citoyens de ne plus faire le plein d’essence, ni d’acheter d’huile de la marque Shell ! » a confirmé Nicolas Vincent, membre de l’intersyndicale Petroplus (en photo ci-dessus).

Par ailleurs, devant le refus de la direction de Shell de recevoir leur délégation, les membres de l’intersyndicale menace de camper devant le siège du groupe pétrolier à compter du 28 décembre.


source : http://www.paris-normandie.fr

Appel national des Petroplus

Petit Couronne le Vendredi 14 décembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Appel national

L’intersyndicale de la raffinerie de Petit Couronne met en garde les contribuables Français d’un risque de fermeture du site de Petit Couronne, site qui a été exploité 80 ans par Shell.

Au regard de sa volonté démontrée  par son désengagement en 2008 d’abandonner ses responsabilités sociales et environnementales, Shell pourrait conduire les contribuables français à devoir supporter le coût de cette irresponsabilité.

En effet si la dépollution du site et les divers accompagnements sont à la charge de la collectivité cela coûtera 500 millions d’euros à l’ensemble des contribuables soit 14 € par chacun d’eux.

Réfléchissez bien avant d’acheter des produits Shell !!!

Nous salariés sommes responsables et nous ne voulons pas d’un deuxième Metaleurop.

De plus l’intersyndicale organisera une conférence de presse


Le Lundi 17 Décembre à 10h00

Devant le siège de Shell France

Avenue du général De Gaulle à Colombes.

Il est indispensable que Shell agisse en société responsable au regard de l’éthique.

Si nous devons mourir ça ne sera pas en silence !!!

Nous ne lâcherons rien !!!

Shell était, est et restera responsable

La reprise du site est et restera notre priorité

Pour l’Intersyndicale
Yvon SCORNET et Nicolas VINCENT



Shell est responsable et sera coupable !!! #Petroplus


Petit Couronne le Jeudi 13 décembre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

Shell est responsable et sera coupable !!!



Aujourd’hui les procédures d’arrêt de la raffinerie de Petit Couronne sont en cours.

La situation dans laquelle nous sommes est liée à l’irresponsabilité de Shell.

Cela est inacceptable au regard de l’éthique souhaitée par cette multinationale.

Il est bon de rappeler que Shell a tué 10000 Familles en 2008.

C’est pourquoi lors de notre prochaine réunion a Matignon (qui était prévue demain mais repoussée au 19 décembre) nous demanderons aux pouvoirs publics la mise en application de la loi dite Petroplus et ce à l’encontre des stocks Shell présents sur le site.

Nous bloquons dès à présent ces stocks cela dans le but d’obtenir des garanties. Pour mener à bien ce blocage il nous faut une réalité juridique d’où la demande de mise en application de la loi dite Petroplus.

Nous laissons 15 jours à Shell pour répondre à nos exigences.

Nous souhaitons que Shell reprenne les négociations autour du devenir social et environnemental de notre raffinerie et de ses salariés.

Il est hors de questions que Shell société multimilliardaire, ayant exploité le site pendant 80 années, fasse payer son incompétence et son irresponsabilité aux contribuables français.

Il faut savoir que si la raffinerie ferme la dépollution du site qui est de l’ordre de 170 à 250 millions d’euros sera à la charge des pouvoirs publics donc à notre charge à tous.

Shell c’est 6.4 milliards de $ de profits au 3ème trimestre 2012.

Si nous devons mourir ça ne sera pas en silence !!!

Nous ne lâcherons rien !!!

Shell est responsable et donc coupable

La reprise du site est et restera notre priorité



Pour l’Intersyndicale
Yvon SCORNET et Nicolas VINCENT



Hommage à Robin Barnay

Robin nous a quitté lundi
S’il nous a quitté le jour de ses 47 ans, ce n’est pas en voulant arrêter le combat.
Même avant ce conflit, il a été de toutes nos luttes, syndiqué CGT depuis son embauche, élu DP depuis des années, il ponctuait toutes se entrées par un tonitruant « Force et Honneur »
Nous nous rappelons les nuits devant Rubis pendant le confit des retraites, les déplacements en bus lors d’actions mémorables dont le dernier lors de la négociation de branche le 28 novembre et la grande rigolade que nous avons eu tous ensemble quand les motards nous ouvraient la route, surtout pour toi qui n’a jamais pu les voir.
Comment as-tu pu disparaître comme cela, toi qui étais plein de vie, à la limité hyperactif, toi qui ne passais jamais inaperçu, qui ne laissais personne indifférent (on t’aimait ou on te détestait), toujours prêt à rendre service à un camarade et investi dans tes mandats syndicaux (aux DP comme au bureau de l’UFICT de la Fédé chimie)
Ta disparition, aussi inattendue qu’injuste, laisse un grand vide en chacun de nous.
Tes coups de gueule mémorables, ta générosité exemplaire et tes « Robineries » formidables te rendaient attachant
Oh, toi, mon ami, mon camarade, ton souhait le plus cher était de voir sauver cette raffinerie. Nous nous battrons aussi pour que ton souhait soit enfin exhaussé
Tu nous manques terriblement.
Tu seras toujours de nos luttes et dans nos cœurs.
Nous allons proposer que la salle de réunion du C.E. porte désormais ton nom.
Alors, pour toi Robin, un grand « FORCE ET HONNEUR »

Petroplus : Shell a tout à perdre !

Shell


Article d’Olivier Mouret, Adjoint au Maire de Rouen


L’épuisant feuilleton Petroplus se poursuivra donc jusqu’à vendredi avec le délibéré du tribunal de commerce de Rouen. Si le dossier peut paraître confus ou obscur pour beaucoup, il pourrait pourtant s’éclaircir rapidement à la condition que Shell, propriétaire historique du site fasse preuve de bon vouloir afin de permettre une cession dans de bonnes conditions au groupe NetOil qui demeure à ce jour le meilleur candidat à la reprise.

Loin des hypothétiques libyens ou des « indésirables » iraniens, la proposition de reprise ferme déposé par NetOil-BP-Hyundai repose sur une cession de la raffinerie en activité, cependant l’annonce recent du groupe Shell de ne pas prolonger le contrat de processing au delà du 15 décembre, entraînerait un nouvel arrêt qui serait funeste pour le site. Le coup d’un arrêt étant d’environ 40 millions d’euros, personne ne pourrait supporter cette charge supplémentaire et inutile, uniquement lié a la décision de Shell.
Shell a prardoxalement beaucoup à perdre dans cette affaire. Au delà d’une image de marque en chute libre dans notre pays, fruit d’une rigidité absolue dans la conduite de l’entreprise, balayant les institutions quelque soit petites (mairie de Rouen et le terrain de la rue Desseaux) ou grandes (État et les promesses non tenues), la société a cependant des intérêts non négligeables à Petit-Couronne car, certains des produits pétroliers fabriqués sur le site sont non importables et, ils alimentent d’autres entités liées à Shell dans tout le nord du pays. Sans parler bien sûr des contrats d’exploitation pétroliers dans notre pays (Guyane) qui pourraient être remis en cause en cas d’achoppement du dossier Petroplus.
           Automne-2012-198.jpg

Comme l’ont rappelé Yvon Scornet, toujours impeccable dans son analyse lucide de la situation: « Si Shell se démet, je ne réponds plus de rien », et Guillaume Bachelay, formidable VRP du site: «  il est indispensable que Shell prolonge de plusieurs semaines le contrat de processing …. Avec les salariés et leurs représentants, je demande une nouvelle fois aux pouvoirs publics d’obtenir de Shell qu’il renonce à sa décision de mettre fin au contrat de processing à la mi-décembre et qu’il le prolonge suffisamment pour que les repreneurs déclarés ou qui se déclareraient consolident leurs offres. » la balle est désormais dans le camp de la Major pétrolière et de son représentant français Patrick Roméo.

Tout recul, tout obstacle supplémentaire, toute condition nouvelle serait vécu comme une provocation par des salariés à bout, comme l’illustre malheureusement le décès subi de l’un d’entre eux lundi dernier. 
                                                                                         à Robin Barnay 

Petroplus : Le bras de fer continue avec Shell

Le tribunal de commerce de Rouen a mis aujourd’hui (4 décembre 2012) en délibéré à vendredi (7 décembre 2012) sa décision relative à la prolongation de la poursuite de l’activité de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en liquidation judiciaire.
Shell ne veut pas son contrat avec la raffinerie au-delà de la mi-décembre, ce qui devrait compliquer encore la recherche d’un repreneur du site, a déclaré l’administrateur judiciaire.

Faute d’approvisionnement en brut après le 15 décembre 2012, la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne devra cesser son exploitation dès le 16 décembre.

Ce contrat avait été conclu mi-juin avec Shell pour une durée maximale de 6 mois, afin de permettre à la raffinerie (fermée depuis le dépôt de bilan de sa maison-mère suisse, en janvier) de redémarrer, et de susciter ainsi des offres de reprise.

Or, si elle n’est plus approvisionnée en pétrole, la raffinerie devra cesser son exploitation dès le 16 décembre. Ce qui risque, craignent les salariés, de décourager les acquéreurs potentiels.

« Si la raffinerie est à nouveau arrêtée, les repreneurs devront supporter le coût de son redémarrage, soit au moins 20 millions d’euros« , avance Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

Pour Yvon Scornet « Le gouvernement doit faire pression sur Shell pour qu’il prolonge son contrat en menaçant de lui retirer le droit d’exploiter le pétrole au large de la Guyane« .

Le bras de fer continue.

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