Nous en avions des idées derrière la tête, lorsque nous avons imaginé
décliner le festival sur notre ville… Nous voulions aller bien au delà la
simple commémoration d’un mouvement pictural, fut il emblématique de notre
région !
Nathalie Maine, Adjointe à la Culture et Stéphanie Taleb-Tranchard,
adjointe chargée de l’environnement ont imaginé ces « Itinérances
impressionnistes », pour inviter à porter de nouveaux regards,
remplis de sens, sur nos paysages et notre environnement.
Le sentier impressionniste est le fil qu’il faut suivre, à partir du
20 juin , pour les découvrir.
D’abord le sens de ce qui est précieux, parce qu’à la fois remarquable,
commun et fragile. La véritable star de cet événement, c’est lui ! Notre
environnement, que nous voyons paysage, mais qui est bien plus en fait… si on
s’y attarde un peu.
Le sentier est jalonné de semis de coquelicots, clin d’œil impressionniste
car, ce joli coquelicot a souvent inspiré les peintes, mais il est
aussi pour nous symbole, celui de la résistance des plantes sauvages à
l’agriculture intensive qui a fait disparaître, à force de pesticides, toutes
les herbes « indésirables », bordant autrefois les chemins à travers
champs.
Puisse ainsi ce petit coquelicot nous aider à redonner ses lettres de
noblesse à ces malheureuses herbes que les citadins appellent
« mauvaises » parce qu’elles troublent la monotonie des jardins trop
aseptisés de nos villes.
Le bois du Cotillet, surplombant l’allée du fond du val, tout entier classé
remarquable, mérite d’être à l’honneur : c’est, lui aussi un peu un
résistant ! L’un des tout derniers espaces naturels préservé en zone
urbanisée de l’agglomération.
D’autant plus que le bois, négligé depuis tant d’années, vient de faire
l’objet d’un gros travail d’entretien forestier pour assurer sa régénération.
Des dizaines d’espèces y sont observées à l’occasion de l’inventaire
naturaliste actuellement mené par le LPO : un véritable refuge
pour la biodiversité, à deux pas de chez nous, pour que la nature,
bien réelle ici, ne demeure pas qu’une « impression »!
Ensuite le sens de l’éphémère et du durable : en revisitant
aujourd’hui, à travers ces cadres métalliques posés pour attirer le regard, les
paysages, les couleurs, les saisons. Comme ont pu le faire les
peintres impressionnistes à la fin du 19ème siècle, nous avons souhaité inviter
le passant tout à la fois, à parcourir ou à s’installer en pleine nature, pour
y découvrir une éphémère impression du moment. Peut être aurez vous, vous
ainsi, avec une photo, un croquis, une peinture, envie d’immortaliser l’instant
?
Enfin, le sens du Beau, avec un grand B: quand il passe par l’artiste, quand
il nous invite à la rencontre, à l’échange, au débat, au partage :
Sylvain Groult est l’artiste-passeur d’émotions : Nous,
(peut être vous) l’avions rencontré lors du projet qu’il a conduit avec les
résidents de la maison de retraite Boucicaut : danseur chorégraphe, de
renommée internationale, Sylvain Grout et sa compagnie nous a conduit lors de
l’inauguration le 20 juin, sur le sentier des émotions !
Pour visionner le parcours :
c’est ici
Le prieuré Saint Jacques, le jour de l’inauguration le 20 juin
