Comment faire de Rouen une métropole ? 1ère partie : les faiblesses

Il faut tout d’abord en identifier les faiblesses. 
1. L’enseignement supérieur

La municipalité, l’agglomération mais aussi le département ne semble pas s’occuper de l’enseingement supérieur. Or parmi les douze aires métropolitaines que compte la France selon l’INSEE, toutes ont sur leur territoire une formation universitaire de qualité. Rouen ne possède quelques grandes écoles pour faire la différence… La région semble s’être rendu compte de cette faiblesse en investissant dans les infrastructures ces dernières années.
2. Les sièges sociaux :
Les sièges sociaux régionaux ou nationaux fuient Rouen : Qu’il sagisse d’Axa ou du cabinet Mazars, rouennais d’origine, leurs sièges sociaux (inter)nationaux sont depuis longtemps basés à Paris. 
Dernier exemple en date:  la fusion du CIN (siège à Rouen) et de BSD (banque Scalbert-Dupont) pour devenir le CIC Nord-Ouest dont le nouveau siège se situe à Lille! Quelques fonctions centrales sont certes conservées à Rouen, mais pour combien de temps ?
Rouen peut néanmoins se targuer du siège de la Matmut, ou bien de Ferrero France. Mais est-ce suffisant ?
3. La dynamique démographique :
Si la situation n’est pas aussi grave qu’au Havre, Rouen ne connait pas une démographie dynamique. Au contraire, celle-ci est faible. Néanmoins, l’agglomération peut bénéficier d’un démographie de l’Eure (axe séquanien) dynamique bien qu’il s’agisse des franges francilliennes de ce département donc sous influence parisienne).
4. L’image:
Rouen n’a pas une image de métropole (normal, elle n’en est pas une!) mais n’a pas une bonne image non plus. Citée comme une ville historique au patrimoine important, elle attire des touristes! Mais elle n’a ni une image dynamique, ni sportive. De plus, à l’image de la Normandie, la ville est célèbre pour son temps pluvieux mais ne l’est pas pour son caractère Normand.
5. L’économie:
Rouen est une ville industrielle à l’image du Havre. Ces deux villes ont d’ailleurs plus que cela en commun, ce sont deux villes portuaires. Rouen a d’ailleurs connu l’année dernière la meilleure croissance portuaire française. Cependant, ce port n’est pas à une échelle européenne et ne confère donc pas à Rouen une fonction internationale comme peut le revendiquer le Havre, 5ème port européen.
L’économie rouennaise  – comme toute la haute-Normandie – tournée comme tout le monde le sait vers des secteurs d’avenir : le pétrole et la voiture! En réalité, il s’agit d’installations industrielles totalement dépourvues de fonctions supérieures. Ainsi Rouen a des usines mais pas de centres de R&D!(bien que le pôle Move’o soit implanté sur le technopôle).
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