Les dernières déclarations de la droite au sujet du RSA n’a pas d’autre but que de dresser une France contre une autre.
Les dispositions qu’ils voudraient mettre en oeuvre met en avant la méconnaissance que la droite a du marché du travail et de la réalité quotidienne des familles qui vivent des minima sociaux. Il y a là un vrai mépris de classe. À Havre, ville populaire, les allocataires du RSA cherchent du travail, et même quand ils cumulent ces revenus avec le RSA, ils sont bien en dessous du seuil de pauvreté. Même le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE – NDLR) le dit.
Quant aux fraudeurs chers à L.Wauquier…ils ne représentent qu’environ 3 %. Les bénéficiaires du RSA sont contraints par un contrat exigeant de se réinsérer. Difficile, quand le gouvernement flingue Pôle emploi et les dispositifs de formation professionnelle ! et En matière de RSA, c’est plutôt l’État qui fraude : il doit à notre département 87,3 millions d’euros (chiffre de 2010 – NDLR) au titre du transfert de charges.
Maintenant, la droite cherche à justifier la création d’une main-d’œuvre gratuite pour les collectivités ! Avec quel encadrement ? C’est un effet d’annonce, politiquement inacceptable et pratiquement inapplicable. Au moins, on a une lecture claire du projet idéologique de la droite : réveiller les réflexes de classe dans l’électorat de droite et d’extrême droite en pointant du doigt une soi-disant « France des assistés ».