Les hommes et les femmes naissent « libres et égaux en droits ». C’est ainsi que les révolutionnaires de 1789 ont choisi de poser les bases de la République et cela reste d’une grande actualité et d’une grande modernité quand les hommes et femmes homosexuel-les de ce pays sont trop régulièrement l’objet d’insultes, de rejets, d’agressions et d’inégalités de droits face à la loi.
Aujourd’hui par exemple, deux personnes qui s’aiment, si elles sont de sexe différent, peuvent sceller leur union comme elles l’entendent : elles peuvent vivre en concubinage, se pacser, se marier. Deux personnes de même sexe ne le peuvent pas : le mariage leur est interdit pourtant le sens que les époux donnent à leur mariage ne regarde pas la collectivité. Le mariage est, du point de vue de la République, un acte d’état civil.
Certains expliquent que le mariage a pour finalité de fonder une famille. Pourtant, force est de le constater, de plus en plus de naissances ont lieu hors mariage et de nombreux mariages n’aboutissent pas à des naissances. La famille évolue avec la société. Il y a donc besoin dans cette société de nouvelles étapes émancipatrices et entre autres d’ouvrir le mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre.
Il y a en France une homophobie latente et institutionnalisée, des lois qui ne protègent pas tous les citoyens de la même manière, alors qu’elles imposent, dans le même temps, les mêmes devoirs.
Cette homophobie a parfois des conséquences dramatiques, elle pousse au silence, au repli voire au suicide.
Cette homophobie est légitimée par l’indifférence, le mépris, et le refus d’une réflexion autour de la volonté d’un vivre ensemble, indispensable à une société en bonne santé.
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je m’associe aux associations qui s’engagent contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.
Les moyens de lutte contre les discriminations de manière générale doivent être renforcés afin de briser les schémas de reproduction des préjugés et des violences, pour rendre l’égalité des droits réelle.