SYNDICAT CGT UPM STRACEL
SUITE DU MOUVEMENT DE PROTESTATION A STRACEL : 2ème jour d’arrêt de travail Décisions importantes prises avec l’ensemble du personnel présent
tract cgt upm stracel du1er septembre2011restructuration stracel.doc

La direction du groupe UPM a annoncé vouloir vendre le site bas-rhinois qui emploie 260 salariés en raison de sa surcapacité dans le papier magazine.
« Il n’y aura aucune conséquence sociale à notre projet de cession du site Stracel de Strasbourg », lance d’emblée Hans Sohlström, vice-président exécutif d’UMP qui a passé quatre ans à Strasbourg, au début des années 1990, comme responsable du marketing de Stracel.
Il détaillait hier, à l’issue du comité d’entreprise, les raisons qui poussent le groupe finlandais UPM à entreprendre une large restructuration européenne touchant cinq sites et impactant 1 170 salariés : « Notre surcapacité dans le papier d’impression et de publication est de 4 millions de tonnes en Europe. Nous prévoyons de diminuer nos capacités de 1,3 million de tonnes, dont 110 000 tonnes dans le papier journal en Allemagne et 1,2 million dans le papier magazine », dont Strasbourg est un des acteurs.
La restructuration vise à restaurer la rentabilité de la société qui emploie 24 500 salariés au total dans ses trois activités qui génèrent un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, à savoir le papier, l’énergie et la pâte à papier. Une pâte que fabriquait l’autre unité de production Stracel de Strasbourg et qui a été fermée il y a une douzaine d’années.
Bio-raffinerie en projet
« Les coûts de fabrication ont augmenté ces dernières années de 30 à 40 %, tandis que les prix de vente chutaient de 20 % », explique le dirigeant. Cet effet de ciseau oblige le groupe à tailler dans ses structures de production les moins performantes.
« L’usine de Strasbourg fabrique 280 000 tonnes de papier magazine couché et du papier journal spécial avec des équipements modernes », estime cependant le vice-président exécutif.
« Nous nous laissons un an, à partir du mois d’octobre, pour trouver un repreneur qui ne devra pas poursuivre dans l’activité magazine, sinon ce serait suicidaire », explique-il. Si à terme aucune solution n’est trouvée, UPM envisagera alors d’autres solutions dont la reconversion du site construit en 1936, mais en dehors des activités d’UPM Paper, insiste-t-il. D’ici là la production se poursuivra normalement, assure la direction
Hans Sohlström a aussi expliqué que le projet de construire une bio-raffinerie à Strasbourg était toujours d’actualité : « Elle peut fonctionner à côté de l’usine et peut aussi servir à sécher du papier ou fournir du chauffage urbain avec l’énergie produite, sans que nous soyons les propriétaires de l’usine de papier », explique-t-il. Cette unité produirait 110 000 de tonnes de biocarburant de deuxième génération. L’investissement projeté est de 400 millions d’euros avec 60 salariés en emplois directs et un millier indirects en comptant les fournisseurs et la logistique, calcule-t-il.