Personne dans le siège de la Copacel,
rue d’Aumale, ce 29 septembre !
rue d’Aumale, ce 29 septembre !
Devant, dans la rue, les équipes syndicales étaient présentes au rendez-vous : Europac, UPM Chapelle-Darblay, SCA Le Theil, M Real, UPM Stracel, UPM Docelles, Arjo Wiggins Wizernes, etc. accompagnées de Paris Normandie, Info’Com CGT et SIP CGT (à l’appel du comité intersyndical du Livre parisien).
M Real ne tient qu’à un fil : la décision du groupe en Finlande a été de convoquer les délégués à Helsinki le 29 septembre.
UPM ne tient qu’à un fil : plus de 1000 emplois sont menacés par des décisions d’un état major qui écrase les postes de travail et les capacités de production comme d’autres écrasent des fourmis.
La Copacel, un simple lobby ?
Une délégation fédérale a été bien reçue : M Real, UPM Chapelle et Stracel, Arjo Wiggins. Il s’agissait d’obtenir du syndicat patronal, affilié au Medef, une intervention pour la sauvegarde immédiate de l’emploi tant à M Real (il y a urgence) qu’à UPM.
Une intervention des patrons était demandée également sur la défense de la filière professionnelle, sur son avenir. Il ne suffit pas aux yeux de la Filpac CGT que les patrons du Papier et de l’Imprimerie se groupent dans un collectif, « Culture Papier », il faut joindre le geste industriel à la parole publicitaire.
Avec politesse sur la forme, mais fermeté sur le fond, le président d’Unipas et le directeur général de la Copacel ont affirmé à plusieurs reprises n’avoir aucun pouvoir, sinon celui de « facilitateur ». Ne cherchez pas dans le dictionnaire, ce mot n’existe pas.
Ce que veut dire la Copacel ?
– « Nous n’avons que le pouvoir de défendre des dossiers techniques auprès du pouvoir. »
– « Nous ne sommes qu’un lobby, une coalition d’experts techniques pour représenter des intérêts. »
Alors, qui a le pouvoir ? Arrêtez de jouer à cache-cache, messieurs les patrons !
Les délégations syndicales rencontrent les élus des départements, des régions, les préfets, les services des ministères, les ministres : mais personne a le pouvoir d’arrêter le massacre des emplois et de la filière professionnelle ?
Il y aurait donc un droit absolu d’un état major de groupe international de jouer à saute-mouton par-dessus la représentation élue par le suffrage universel, par-dessus les pouvoirs publics, et avec la complicité des patrons locaux, de faire ce qu’il veut ?
Devant ce jeu de cache-cache qui n’amuse personne, la Filpac CGT propose :
– D’organiser un mouvement national dans toute la filière professionnelle pour que personne ne reste sur le carreau, pour bâtir une véritable solidarité des ouvriers, employés et cadres contre les destructions d’emploi. Le 29 septembre n’est qu’un début.
– D’affirmer une volonté face à la démission nationale des patrons de la Copacel, face au pouvoir exorbitant des états-majors des groupes, celle d’un droit de préemption de la collectivité industrielle en cas de fermeture.
Si un patron veut partir, qu’il s’en aille, mais qu’il laisse les clés de l’usine, et ses droits sur les terrains à la filière papetière. Les compétences des salariés liés à la volonté des pouvoirs publics permettront de récupérer les usines et leurs productions de les faire vivre !
Ils ne veulent plus conduire le camion ? Qu’ils descendent, rentrent par le train ou l’avion, mais qu’ils nous restituent et les clés du camion et le contenu de ce qu’il transporte !
Voilà notre réponse à leur démission : plus de mobilisation, plus de solidarité, plus d’action tous ensemble !