Une fois par an, à la fin du mois de novembre, la Croatie n’a d’yeux que pour Vukovar. Loin à l’est, là où le Danube trace la frontière avec la Serbie, la ville sort soudain de son isolement. Des dizaines de milliers de personnes affluent, représentants de l’Etat, vétérans, anonymes, pour célébrer l’héroïsme et le martyre de la ville, devenue le symbole de la « guerre patriotique » croate.