Début des manoeuvres d’arrêt chez Petroplus
Publié le lundi 02 janvier 2012 à 11H13 sur le site de Paris-Normandie
SOCIAL. Le groupe suisse Petroplus a entamé ce lundi matin les manoeuvres d’arrêt temporaire de sa raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen, qui n’est plus alimentée en brut depuis le gel d’une ligne de crédit d’un milliard de dollars mardi.

Petroplus emploie 2 500 salariés en Europe dont 550 à la raffinerie de Petit-Couronne, à côté de Rouen
Reuters/ Denis Balibouse
« Les unités doivent être arrêtées les unes après les autres ce qui peut prendre jusqu’à vendredi », a indiqué Yvon Scornet, délégué CGT. Deux autres raffineries du groupe, situées à Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse), doivent également être arrêtées pour la même raison. Petroplus a précisé vendredi que le redémarrage de ces sites dépendra de « la disponibilité du crédit et des conditions économiques ». Après l’arrêt de ces sites, seules deux raffineries du groupe resteront en fonctionnement, celle de Coryton en Grande-Bretagne et celle d’Ingolstadt en Allemagne.
Le blocage maintenu
L’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie de Petit-Couronne qui emploie 550 salariés a maintenu lundi son blocage des expéditions de produits finis entamé mardi dernier. « C’est une monnaie d’échange de 200 millions d’euros pour faire face à toutes les éventualités », selon Yvon Scornet. Le groupe Petroplus, qui n’exerce que dans le raffinage, à la différence des majors comme Shell, Exxon ou Total présents sur toute la chaîne pétrolière, emploie 2.500 salariés en Europe répartis dans ses cinq raffineries qui représentent une capacité de traitement de 667.000 barils par jour.
- commentaire de Florestan:
Il est donc URGENT de penser l'évidence normande 4ème région industrielle de FRANCE