La réquisition est légitime



Le NPA apporte tout son soutien au collectif d'associations qui a réquisitionné à Rouen d' anciens locaux des Affaires maritimes . Depuis mardi soir , six familles SDF se sont installées dans cet immeuble inoccupé depuis 3 ans .

L’Etat bafoue la loi en ne respectant pas l’accueil inconditionnel de toute personne à la rue. Le porte-parole du DAL en Haute-Normandie, Bernard Lecouvreur, a remis au préfet la liste des familles hébergées dans ce squat , Il a rappelé les « conditions de vie très précaires » de ces familles « éligibles au DALO et reconnues prioritaires par la commission de médiation DALO » .

C'est le prefet lui même qui aurait du réquisitionner cet immeuble pour y loger les familles SDF de plus en plus nombreuses .


Le DAL de Rouen, avec le soutien de RESF et du collectif des travailleurs du secteur santé-social

Cet immeuble, vide depuis 3 ans, était un ancien foyer de marins appartenant aux Affaires Maritime. L'occupation s'est faite afin de demander à l'Etat des logements pour six familles, actuellement sans domicile, vivant dans des squats, hébergées, à l'hôtel ou dormant sur des canapés au CHU.
Plusieurs de ces familles, bénéficiaires de la loi DALO, et malgré tout non logées, ont sasi le Tribunal Administratif et obtenu gain de cause : l'Etat a été sommé de leur proposer un hébergement, sous une astreinte de 30 € par jour de retard. Malheureusement, il préfère payer les amendes plutôt que d'exécuter les décisions de justice.
Pour une autre famille, il s'agit d'une mère célibataire qui, privée d'un toit, ne peut récupérer ses enfants. La commission DALO l'a déclarée  » inapte à occuper un logement de manière autonome » ; c'est pour cette raison qu'elle a été recalée à une commission d'attribution HLM la semaine dernière.
Cette opération a pour but de dénoncer l'incurie totale des pouvoirs publics sur ces dossiers :

  • la ville de Rouen, qui laisse se dégrader sans réagir un immeuble de plus de 1000 m², vide depuis plusieurs années, alors que la réquisition par la maire, Madame Fourneyron, était possible au bout de six mois de vacances ;
  • l'Etat qui refuse d'appliquer la loi DALO lois qu'il a lui-même promulguées ;
  • les commissions DALO qui ne s'avèrent en la matière qu'un obstacle supplémentaire à l'obtention d'un logement.

Les conditions de vie sont difficiles mais s'améliorent peu à peu. Nous tenons bon.
Nous avons communiqué vendredi 19 janvier après midi la liste de toutes les familles occupant l'immeuble, pour laquelle nous demandons un logement. Nous attendons la réponse.

Et merci à tous les soutiens. Nous gagnerons parce que notre cause est juste et légitime.

Un toit c'est un droit !

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