Monsieur le Directeur de la DIRECCTE,
Je me permets de vous interpeller au sujet d’une entreprise de la société de prestation CEACOM, filière d’Arva
to. Cette entreprise emploie 650 salariés, dont environ 300 en CDD. Depuis maintenant 6 mois, ses salariés organisent des heures de grève pour dénoncer les conditions de travail et les faibles salaires.
Si cette société se vante d’être le spécialiste de la relation client, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne l’est pas pour la relation avec son personnel : en effet, les salariés sont insuffisamment rémunérés et l’ancienneté est peu voir pas prise en compte. Les perspectives d’évolution de carrière sont infimes.
Les salariés sont soumis à d’intenses pressions. Les pauses sont régulièrement supprimées en fonction de l’activité au mépris de toutes les lois régissant le code du travail et les usages collectifs. La mise en concurrence des salariés entre eux crée une ambiance délétère dans l’entreprise.
De plus, depuis le début du mouvement, les agissements de la direction sont abjects. Pressions, mises à pied et licenciements sont devenus le quotidien des salariés en lutte, au mépris des lois les protégeant. La direction essaie également d’opposer les syndicalistes aux salariés. Ces méthodes, que l’on pensait dépassées me révoltent, c’est une grave attaque contre les droits des salariés.
Les revendications du personnel sont justes et légitimes. Il exige de meilleures conditions de travail, des journées d’absence pour enfants- malades. Les salariés demandent la revalorisation des salaires et des primes, la reconnaissance de leur expérience professionnelle pour des évolutions des salaires et de carrières. Ils se mobilisent également pour la mise en place des tickets restaurants, la prime d’assiduité et un 13ème mois. Autant de revendications légitimes qu’ils leur sont impossibles à négocier.
Il est anormal qu’aujourd’hui, des chefs d’entreprise puissent agir de la sorte, au mépris de toutes les lois régissant le monde du travail.
Il est temps que les salariés soient entendus et obtiennent satisfaction.
Je vous demande, Monsieur le Directeur, d’intervenir au plus vite auprès de cette entreprise pour que cessent ses méthodes, que la législation du travail soit respectée et que des négociations collectives soient ouvertes et prennent en compte la pluralité syndicale.
Souhaitant que les salariés soient entendus,
Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, mes salutations respectueuses.
Nathalie NAIL