Le début de l’année 2013 est placé sous le signe de l’inquiétude chez Danone, après l’annonce, par le groupe, d’un plan d’économies de 200 millions d’euros sur deux ans, qui vient s’ajouter à un plan d’économies annuel décidé de 500 millions d’euros.
« Ce plan ne concerne pas les usines, mais des fonctions support », a expliqué à la presse spécialisée le porte-parole du groupe, Laurent Sacchi, précisant que pour réaliser ces économies, Danone va « simplifier son organisation, qui compte autant de sièges opérationnels que de filiales dans les pays ». En clair, des postes pourraient être supprimés aux services achats, ressources humaines, finances et à la communication, « essentiellement sur la base du volontariat en privilégiant la mobilité interne ». Les services commerciaux et les fonctions opérationnelles pourraient en revanche être renforcées.
Pas de fermeture a priori
Si les suppressions de postes concerneraient en premier lieu les fonctions d’encadrement, le site de Ferrières-en-Bray pourrait potentiellement être touché. Et les syndicats restent en alerte. « Pour l’instant, ils tapent sur les gros salaires, mais on se méfie », explique-t-on ainsi du côté CGT, où l’on craint qu’après les cadres, la production soit elle aussi visée par les économies. « Il n’y a pas de fermeture de site a priori, donc c’est déjà quelque chose d’important », a pour sa part commenté Laurent Rescanières, délégué central FO, auprès de l’AFP. Quant à Fabien Fredou, coordinateur CFDT pour le groupe, il a déclaré que la priorité de son organisation « sera la préservation de l’emploi ». Courant décembre, un « droit d’alerte » a ainsi été déclenché au niveau du Comité central d’entreprise.
Pour justifier son plan d’économies, Danone indique être confrontée à une érosion de ses ventes, notamment en Espagne, et à un tassement de ses marges en France. Autant de grands marchés impactés par la crise, à l’instar de ceux de l’Italie, mais aussi de la Grande-Bretagne, représentant une grande partie de l’activité de l’usine de Ferrières-en-Bray…
Le détail du plan d’économies devrait être connu d’ici le mois de mars.