Vœux Section PCF Sotteville-lès-Rouen,
17 Janvier 2013

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,
Cette cérémonie des vœux, une première pour notre section, se déroule dans un contexte particulier.
A l’occasion des vœux, il est de tradition de souhaiter une bonne année et surtout une bonne santé. C’est ce que je fais bien volontiers pour vous et pour vos familles.
La santé : nous nous trouvons ici dans la salle « Ambroise CROIZAT », du nom du député communiste puis Ministre du travail et de la sécurité sociale, le « père » de notre Sécu, créée au lendemain de la seconde guerre mondiale, en application du programme du Conseil national de la résistance, le CNR.
Cette institution issue d’une situation dramatique de notre pays plongé pendant près de 6 ans dans une guerre a permis, depuis, à des millions de gens de se soigner, de cotiser pour la retraite par répartition, les actifs payant pour les retraités, d’être assuré contre les accidents du travail … C’est une institution basée sur la solidarité et le partage dont le budget est aujourd’hui supérieur à celui de l’Etat, un budget pour 2013 que les parlementaires communistes ont rejeté.
C’est pourquoi la droite et le patronat veulent casser cette institution paritaire afin de « récupérer », dans l’intérêt des plus riches, les sommes très importantes qu’elle génère.
Si la droite et le patronat veulent aller vers une retraite par capitalisation c’est pour orienter, pour drainer les flux financiers vers ceux qui ont déjà tout. Ils mettent ainsi en application une formule de l’humoriste Alphonse ALLAIS : « Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres. »
D’ailleurs ce principe ne s’appliquait pas seulement à la sécurité sociale, mais bien à l’ensemble de la vie politique, économique et sociale de notre pays. Bouclier fiscal, baisse de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune l’ISF, limitation du nombre de tranche de l’impôt sur le revenu, hausse de la TVA, ou suppression de la taxe professionnelle …
À l’occasion des échéances de 2012, c’est cette logique, que nous avons combattu avec nos slogans « Une autre répartition des richesses » ou « Faire payer les riches », qui a été battu avec le départ de Sarkozy de la Présidence de la République, cet homme qui avait fêté son élection 5 ans plus tôt avec sa bande du Fouquet’s, pris des congés offerts par les plus grands patrons comme le yacht de Bolloré, qui disait que « Si à 50ans, on n’a pas une Rolex, c’est qu’on a raté sa vie … »
Plus sérieusement, nous avons mené la campagne présidentielle autour d’un programme dont le nom était significatif de notre démarche : « l’humain d’abord », c’est à dire mettre toujours les femmes et les hommes au centre de la société plutôt que la finance qui écrase tout et ne respecte rien sauf la loi du plus fort financièrement et la loi du profit immédiat de préférence.
Telles sont nos positions de communistes, celles que nous voulons faire partager et pour lesquelles le front de gauche n’est qu’un outil.
Rappelons que le Front de gauche qui est le volet électoral d’un ensemble de Fronts – populaires – de luttes contre tous les mauvais coups du capitalisme. Ce sont les communistes, et notamment Marie George Buffet, qui ont lancé l’idée d un tel outil.
C’est dans ce Front de gauche, après les européennes et les régionales que les communistes ont mené la campagne de la présidentielle derrière le candidat choisit par 60% des adhérents de notre parti.
JL Melenchon, sous le contrôle de P. Laurent et surtout des militants communistes à rempli les salles des meetings, comme ici à Rouen, la place de la Bastille, ….pour arriver à un score national de 11,11% au premier tour de la présidentielle.
Dans le duel qui opposait Hollande à Sarkozy au second tour, nous avons apporté notre soutien et 4 millions de voix au représentant de la gauche dont le slogan de campagne était « le changement, c’ est maintenant » et qui parlait dans son programme, dans ses discours, de faire reculer le capitalisme, vous savez, « ce véritable adversaire, celui qui n a pas de nom, pas de visage, mais qui gouverne la France d’avant le 6 mai … Le monde de la finance. »
Or, aujourd’hui, le Président de la République et le gouvernement socialiste, sans demander son avis au peuple, ont fait ratifier le Traité budgétaire européen, signé par Sarkozy et Merkel, ce gouvernement qui a supprimé, avec l’accord des parlementaires communistes et du Front de gauche, la TVA sociale en août 2012, pour la rétablir à l’horizon janvier 2014, la faisant passer de 7 à 10% sur les produits intermédiaires comme les transports ou la culture …, ce à quoi nous nous sommes opposés et qui a participé à notre décision de ne pas voter le budget du pays pour 2013.
Ce faisant, le gouvernement reprend à son compte la volonté de réduire le déficit de la France par tous les moyens en faisant peser cette orientation sur le peuple, la loi de finance, le budget pour 2013, d’ailleurs en sont la preuve. Ce n’est pas l’épisode de la taxation à 75% des hauts revenus avec la décision du conseil constitutionnel qui contredit cette logique. Mais est-ce le Conseil Constitutionnel dont font partie Chirac, Giscard ou encore Sarkozy notamment, qui peut être impartial sur de telles mesures. De plus, c’est l’un des piliers de notre Constitution peu démocratique actuelle, il nous faut donc aller vers une 6ème République.
Cette logique de rigueur budgétaire, c’est l’austérité.
L’austérité c’est aussi ce qui prévaut dans les budgets des collectivités qui sont étranglées, dans lesquelles le choix ne réside qu’entre augmentation de la pression fiscale, des impôts, ou la diminution des services, des services publics locaux.
La lutte contre cette austérité fait l’objet d’une campagne initiée par le PCF, dès la fin du mois de novembre dernier et reprise par l’ensemble du front de gauche. Cette campagne nationale va débuter avec un grand meeting le mercredi 23 janvier à Metz. Elle s’inscrit dans le prolongement de notre campagne des présidentielle et législatives. Pour nous, l’austérité est à la fois la cause et la conséquence de la crise, elle est en quelque sorte l’élément déclenchant et le moteur de la spirale de la récession. À ce titre elle doit être combattue partout.
Notre campagne nationale sera une très grande campagne du rassemblement à gauche, pour des solutions de gauche à la crise, contre les impasses de l’austérité et les régressions de la compétitivité patronale.
Des citoyens, des économistes, des pans entiers de notre société n’acceptent pas l’idée que la gauche va de nouveau se fracasser contre ce mur de la finance. C’est vrai en France, comme dans l’ensemble des pays européens où ce combat contre l’austérité existe, même s’il se développe sous des formes différentes.
Faut-il aussi noter que même le FMI, dans un rapport datant de quelques jours, découvre qu’imposer l’austérité aux pays en difficulté est qualifié pudiquement « d’erreur de calcul … ». Ainsi, les grecs ou les espagnols en seraient à leur … énième erreur de calcul, et les français s’engouffrent dans de nouvelles erreurs de calcul.
Pour autant, cet organisation financière internationale ne remet pas en cause la logique, et se contente de remarquer que seule l’ampleur, de l’austérité n’était pas prévue.
Le rapport Gallois et sa traduction en « pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi » de JM Ayrault prévoient un nouveau cadeau de 20 milliards pour les entreprises sous forme de crédit d’impôts, sans garantie réelle en terme d’emploi et qui s’ajoute aux exonérations de charges et cadeaux fiscaux déjà octroyés les années passées sans être remis en cause, mais aussi 10 milliards d’économie réalisées en 2 ans, et 10 milliards de recettes supplémentaires, deux tiers en augmentation de la TVA et un tiers en fiscalité écologique.
Pour le député communiste, N. Sansu, « c’est tout sauf changer les règles du jeu ».
Et c’est bien de cela dont il devrait s’agir pour aller vers ce changement annoncé pour … maintenant : changer les règles du jeu.
On en est loin. La taxation des plus riches, c’est une bonne chose, mais ce qu’il faut, c’est une véritable réforme fiscale, qui taxe l’ensemble des revenus du capital, les actifs financiers notamment au profit des collectivités locales pour les aider à sortir de l’asphyxie dans laquelle elle se trouvent, c’est aussi une baisse réelle des impôts indirects, la TVA ou la TIPP notamment, et surtout une grille progressive avec un nombre de tranches plus important pour l’impôt sur le revenu.
Et puis cette évolution des impôts, nécessaires au développement des services publics doit aussi s’envisager sur fond d’augmentation du SMIC, que nous proposions dans la campagne et cela reste valable, de porter à 1 700 € brut tout de suite. Ce faisant, nous proposons d’aller ainsi bien au delà des quelques euros généreusement octroyés par le gouvernement pour le salaire minimum et pour l’ensemble des salaires, des pensions de retraites …
La domination de la finance sur l’ensemble de la vie économique, sociale n’est en aucun cas inéluctable… Cette domination est aujourd’hui le résultat d’une lutte de classes dans un rapport de force favorable à la finance.
Mais il ne tient qu’à nous, acteurs du mouvement social, avec les syndicats, les associations, les mouvements politiques progressistes … de faire évoluer les choses. Dans ce combat, vous pouvez compter sur les communistes, et notamment sur ceux de Sotteville. Vous pouvez aussi compter sur l’Humanité et l’Humanité dimanche et je vous engage à soutenir l’ensemble de la presse communiste en rejoignant le Société des Lectrices et Lecteurs de l’Humanité de Normandie.
L’une des préoccupations majeures des françaises et des français, c’est bien celle de l’emploi.
Depuis plus d’un an, le chiffre des demandeurs d’emploi augmente, et cela a des conséquences sur la sécurité sociale, toute branche confondue puisque moins de cotisants, sur les collectivités locales avec une augmentation à terme du nombre d’allocataires du RSA, donc des services de « solidarité » comme le CCAS.
Il convient ainsi de mesurer les conséquences que pourrait avoir la fermeture du triage SNCF de Sotteville avec quelques 2000 emplois dans le triage et dans les ateliers attenants menacés, au delà des conséquences industrielles et écologiques que cela pourrait avoir en envoyant le fret sur les routes déjà surchargées de camions.
Plus généralement c’est le transport ferroviaire, y compris celui des voyageurs, qui est en difficulté, avec l’ouverture à la concurrence décidé par la commission européenne.
Partout, elle s’est traduite par une dégradation du service public, du service rendu aux usagers. Ce n’est pas la mise en place sur quelques lignes des « ID Bus », en remplacement des trains, qui va changer cette dégradation, bien au contraire.
Comme le gouvernement ne remet pas en cause ce dogme ultralibéral de la concurrence, de cette concurrence libre et non faussée, qui nous rappelle le traité constitutionnel européen que nous avons rejeté en 2005, la Convergence Nationale Rail, dont fait partie le comité de défense du triage SNCF de Sotteville, appelle à un rassemblement à Paris auprès du Ministère des transports le jeudi 31 janvier à partir de 12 heures.
Je ne peux pas parler d’emploi ici ce soir sans évoquer la situation de Pétroplus. Une des dernières entreprises de raffinage installée en France, alors que nous importons déjà des produits raffinés.
En 2012, cette entreprise à été mise en dépôt de bilan en janvier 2012, puis en liquidation le 16 octobre. Aujourd’hui l’activité est prolongée jusqu’au 16 avril et le tribunal doit choisir un repreneur le 5 février, date de dépôts des offres de reprise. Plusieurs repreneurs potentiels, dont un tient la route selon l’intersyndicale, sont pressentis.
Il est de la responsabilité du gouvernement d’aller au delà de déclarations d’intention de faire que les dossiers des repreneurs soient viables. Dans ce domaine industriel, la capacité d’intervention du politique est grande, et c’est le politique qui doit s’imposer face à l’économique, face au patronat et à la finance.
Que les salariés de cette entreprise soient assurés du soutien des communistes de Sotteville et de leurs élus.
Je rappelle aussi qu’un livre retraçant le conflit jour par jour à été écrit par un salarié Dominique Sentis. (J’en ai quelques exemplaires ici et peux en ravoir je pense…)
Enfin, que penser de l’annonce de 7500 suppressions d’emplois à Renault, de nombreux sottevillais travaillent à Cléon notamment.
Une fois de plus, l’emploi sert de variable d’ajustement pour permettre le maintien des bénéfices et donc du versement de dividendes aux actionnaires.
Sur la situation au Mali, le PCF exprime son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée.
L’intervention militaire française, sans concertation préalable du parlement, comporte de grands risques de guerre et d’enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays.
Le PCF rappelle que la réponse à la demande d’aide du Président du Mali aurait du s’inscrire dans le cadre d’une mission de l’ONU et de l’Union africaine, réalisée sous drapeau de l’ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l’exigence de la souveraineté malienne.
Dans l’actualité, il y a aussi bien sûr le projet de « loi Taubira » sur le mariage pour tous.
Ses opposants, les réactionnaires de tous poils soutenus, par la droite revancharde et l’extrême droite, par les intégristes religieux ont défilé pour montrer leur refus à la mise en place d’un droit nouveau, et en aucun cas une obligation. Alors que cette proposition était contenue dans le programme de F. Hollande, les tergiversations de ce dernier faisant référence à la liberté de conscience des maires, du gouvernement hésitant à mettre dans la loi un amendement concernant la Procréation Médicalement Assurée (PMA) … ne donnent pas l’image de la volonté d’avancer réellement dans cette voie.
Aussi, je vous invite à participer massivement et à faire participer autour de vous à la manifestation du 27 janvier à Paris et surtout à celle du 19 janvier à 14 heures cours Clemenceau à ROUEN. Il ne s’agit pas d’un soutien inconditionnel et général au gouvernement mais bien de souligner ce qui va dans le bon sens.
Cela d’ailleurs nous amène à bien voir la posture dans laquelle nous nous trouvons avec un gouvernement composé exclusivement de socialistes à part 2 verts, un gouvernement auquel nous avons refusé de participer en juin, et je crois que nous avons bien eu raison d’adopter cette position.
Aujourd’hui, le PS détient tous les leviers pour mettre en œuvre une réelle politique de gauche au service des populations : Président de la République, gouvernement majorité absolue à l’Assemblée Nationale, majorité relative au Sénat, majorité des départements, des grandes villes et quasi totalité des régions…
Notre ambition est de faire réussir cette nouvelle expérience de gauche et toutes nos positions, nos propositions, nos votes s’inscrivent dans cette logique : soutenir ce qui va dans le bon sens, et s’opposer à ce qui ne va pas dans l’intérêt des populations, des salariés …
Notre initiative autour de la possibilité de construire une alternative réelle à l’austérité participe de cette démarche.
En aucun cas, nous ne parions pas sur la défaite, sur l’échec, de l’expérience actuelle en espérant que nous, les communistes ou le front de gauche, pourrions constituer un je ne sais quel recours. Cette attitude serait suicidaire pour la gauche.
Dans quelques jours, se tiendra le 36ème congrès du Parti Communiste Français, le premier depuis 4 ans.
Un congrès, pour nous, c’est toujours un moment de réflexion, un moment où l’on relève la tête du guidon pour voir la route un peu plus loin devant, où l’on travaille notre stratégie pour les années à venir, où l’on réfléchie plus particulièrement à la pertinence du communisme comme but, comme visée et où l’on analyse nos rapports avec les autres forces politiques présentes. C’est le moment où nous écrivons notre feuille de route, celle d’un « communisme nouvelle génération » pour reprendre l’expression de P. Laurent lors de ses vœux.
Nous devons donc à cette occasion faire le point de l’évolution du front de gauche, en tirer en quelque sorte un bilan afin d’affiner notre activité en son sein.
Nous allons également réfléchir dans ce congrès à notre stratégie, celle que nous pourrons mettre en œuvre à l’occasion des prochaines municipales de 2014. Toutes les pistes sont ouvertes, en ayant à l’esprit que ce qui se passe ou se passera à Sotteville pourra avoir des répercussions ailleurs, mais et nous ferons en sorte que les populations soient partout les gagnantes de nos décisions.
Comme nous pensons qu’il est indispensable pour les communistes d’être en prise avec la population, avec la vraie vie, nous multiplions avec elle, tant que faire se peut, des liens par nos présences devant les écoles, notamment avec notre conseiller général C. Collin, dans les quartiers ou sur les marchés, et aussi par une permanence hebdomadaire le mercredi de 18 à 19 heures à la Maison du peuple …
Au delà des publications départementales ou nationales, nous avons commencé à mettre en place, de manière encore trop irrégulière, un journal d’informations politiques ou sociales du national au local et reprenant les activités des élus au Conseil Municipal, au Conseil Général … Nous souhaitons mettre à profit cette année 2013 pour consolider cette publication sottevillaise.
Parmi les actions initiées par la section, nous avons décidé de rendre, au cours de l’année, des hommages à G Môquet, à P. Semard et à travers eux, à l’ensemble des résistants, des progressistes, des défenseurs de la liberté … retenez donc d’ores et déjà les dates des 7 mars et 22 octobre.
Dans le cadre de la Fête de l’Huma en Normandie, nous avons, pour la troisième fois en 2012 tenu un stand de la section qui nous a permis de discuter de manière informelle de sujets comme la lutte pour l’augmentation du pouvoir d’achat, donc de réfléchir à une alternative à l’austérité, de la gratuité des transports en commun dans l’agglomération de Rouen, notamment à l’éclairage de la fermeture du pont Mathilde …La prochaine fête se tiendra les 23 et24 novembre 2013.
Bien sur, notre activité de communiste ne s’est pas arrêtée à la porte du conseil municipal où nous sommes 4 à siéger.
La bataille pour le développement du fret SNCF, condition pour que le triage ne ferme pas, comme le soutien aux salariés de Pétroplus, de Legrand, de Paris-Normandie en son temps, sont en bonne place parmi nos interventions.
Lors du dernier conseil, nous avons demandé que le Maire prenne un arrêté anti coupure d’énergie (eau gaz électricité), et nous avions également demandé, en son temps, un arrêté anti expulsion. Nous n’avons pas encore été entendus, mais ce combat pour la dignité des gens en difficulté du fait de la crise va continuer. Vous pouvez et pourrez compter sur nous dans ce domaine.
Dans le domaine financier, nous savons que les communes, comme toutes les collectivités sont en grande difficulté. Aussi, formulons nous régulièrement les propositions des élus communistes consistant à aller chercher d’argent là ou il est, dans la poches des plus riches, et notamment en taxant, en mettant à contribution les actifs financiers des grandes entreprises, celles du CAC 40 par exemple qui réalisent des profits très important sur le travail des salariés et qui redistribuent ces profits aux … actionnaires.
Nous ne nous contentons pas d’avoir des budgets contraints. Nous proposons, plutôt que de réduire les dépenses souvent utiles aux populations, d’aller chercher de nouvelles recettes vers les profits des grosses entreprises et non dans la poche s des gens qui sont déjà victimes des effets de la crise.
Voila l’aspect général, mais nous formulons aussi des propositions pour ne pas baisser, voire pour augmenter les subventions aux associations qui rayonnent sur notre commune. Grandes ou petites, sportives, culturelles ou thématiques … Chacune assure, dans son domaine, le lien social si nécessaire.
De plus, il est évident qu’aujourd’hui nous devons maintenir les services publics de la ville, que ce soient ceux de la petite enfance, ceux qui sont autour de l’école et des temps de l’enfant, ceux concernant les personnes âgées…à un haut niveau.
Mais la difficulté, c’est que cela doit se faire sans augmentation de pression fiscale sur les foyers sottevillais, sans augmenter les impôts locaux. C’est ce à quoi nous nous efforçons d’arriver dans notre activité d’élus au quotidien. Mais aussi, comme élus, nous avons besoin de l’intervention, de l’aide, de nos concitoyens. C’est important.
Voila, Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades, en m’excusant d’avoir été sûrement trop long, les éléments que je voulais vous donner sur la situation politique, économique et sociale en ce début d’année 2013.
Je terminerais par une citation d’Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».
Encore une fois, avec beaucoup d’optimisme quant à la réussite des combats, y compris ceux pour la paix, que nous allons mener, je formule pour vous et pour vos familles une très bonne année 2013.