paris manga

Pour continuer à alimenter ce blog liée à un profession qui continue de me désespérer, quelques photos prises lors du Paris manga à Paris. Un peu à la façon du petit train rébus qui faisait patienter les spectateurs quand la TV était en panne…

IFLA

80e Congrès IFLA
16-22 août 2014
Lyon



(Je vous préviens tout de suite, ça va être un peu long mais à événement exceptionnel compte-rendu exceptionnel 😉


Cette année s’est déroulé à Lyon du 16 au 22 août, le congrès mondial de l’IFLA (Féderation internationale des associations de bibliothèques). Cela faisait 25 ans que ce congrès n’avait pas eu lieu en France (Paris 1989). 
Pour ceux qui connaissent ce serait un congrès ABF puissance 10, ou chaque région serait habillée selon avec son costume traditionnel si celui-ci n’était pas devenu folklorique (jetez un oeil au #fashionistas c’est magnifique)

C’était donc un événement hors-norme qu’accueillait Lyon, qui avait mis les moyens : des l’arrivée en gare, les congressistes étaient accueillis par les “gilets bleus” (300 bénévoles essentiellement français), de la signalisation partout dans la ville indiquait l’adresse où se tenait le congrès.


Ce congrès rassemblait 4000 personnes, 144 nationalités (l’ONU en décompte 193 dans le monde).

L’l’Europe était bien sur très présente notamment l’Europe du Nord. (Tous les congressistes présents dont c’était la première fois, garderont, je pense, à jamais gravé cette image de l’auditorium remplie de 3000 bibliothécaires et quoi qu’on en pense on n’a vu personne se sauver en courant à cette vue !)

La France était finalement assez peu représentée (en dehors des 300 esclaves bénévoles). Au pro-rata du nombre de représentants, du nombre de conférences, on peut se dire que ça y est, en matière de culture (et peut être du reste aussi) la France est passée du côté des pays du tiers-monde. (Qui aujourd’hui a les moyens de payer 750€ d’inscription pour un congrès ? Si vous connaissez des collectivités dont c’est le cas dites-le moi que j’envoie au plus vite une candidature spontanée)

Le thème de ce congrès :

Bibliothèques, Citoyenneté, Société : 
une confluence vers la connaissance” 
(Confluence que j’imagine en hommage à ce nouveau quartier de Lyon en pleine (re?)construction, ou cependant je n’ai pas vu de bibliothèque ?)

Cette thématique permettait de dresser un panorama de ce qui se fait un peu partout dans le monde dans le domaine des bibliothèques, au travers de 226 conférences sur ces 6 jours. 
(Sachant que les premières conférences commençaient à 8h30, que certaines se déroulaient sur l’heure du déjeuner et le soir d’autres pouvaient finir à 18h !)


Et si lors du congrès de Paris il y a 25 ans, la France accusait un réel retard, les bibliothécaires d’aujourd’hui n’ont pas à rougir de ce que propose la France, notamment dans le domaine du numérique, qui aura été l’un des mots les plus prononcés de ce congrès et de l’animation/médiation. 



Peut être aussi, parce que cela a été évoqué dans le discours de la ministre de la culture Aurélie Filipetti. Elle fai(sai)t du numérique et de son accès par les plus défavorisés, un cheval de bataille, tout comme Benoît Hamon voulait que le numérique serve aux enseignants et aux élèves en situation d’échec scolaire, par son accès mais aussi par son contenu. 
[MAJ digressive : objectifs déjà à revoir car ces deux ministres qui n’avaient pas daigné faire le déplacement, ne sont plus ministres et les bibliothèques françaises détiennent un nouveau record : dans le monde des bibliothèques le temps est différent et une année équivaut à 8 mois au lieu de 12 ! 
« RIP l’année des bibliothèques », représentative de l’importance de la culture aux yeux des politiques français ? En plus de s’enfoncer un peu plus chaque jour dans la pauvreté, la France s’enfonce aussi dans la misère culturelle ?] 
Mais heureusement l’IFLA avait déjà anticipé car :


L’un des points forts de ce congrès aura été “la déclaration de Lyon”, il s’agit d’un texte majeur qui entend faire revenir l’accès à l’information dans la stratégie globale des Nations Unies :


« L’accès à l’information est un point essentiel du développement des pays. Il n’est pas garanti partout, et pas même dans les pays développés, où des individus manquent de cet accès à l’information, par absence de connexion Internet ou d’ordinateurs », explique Sinikka Sipilä. Dévoiler le texte au moment du congrès semblait « un moment politique et stratégique opportun » pour l’organisation, qui espère le voir intégré au programme de développement de l’après 2015 des Objectifs de Développement Durable de l’ONU.


Un autre enjeu majeur qui a plané tout au long de ce congrès fut le contexte de crise, brillamment développé lors de la conférence “less = less”. On citera le cas de l’Espagne qui a mis en place une étude afin de donner un argumentaire aux bibliothèques face aux restrictions.
Car c’est un fait notable, les bibliothèques deviennent des variables d’ajustement en cas de crise.

“Les bibliothèques doivent être vues comme un investissement pas comme un coût
(Gloria Perez-Salmeron, Espagne) venue présenter son étude son système d’évaluation du rôle social des bibliothèques. L’Espagne a en effet vu ses budgets diminuer de 36% et disparaître 600 postes de bibliothécaires, le tout provoquant logiquement une baisse des emprunts !
Chez eux les Les associations de bibliothèques, d’archives, de documentalistes espagnoles ont réussi à fédérer (FESABID) afin d’établir un mode d’évaluation prouvant l’impact économique des bibliothèques.

Je vous passe les détails de l’étude mais le résultat :

“Dans l’ensemble, 1 € investi dans les bibliothèques 
génère entre 2,80 et 3,80 € en retour sur investissement” !!!!

C’est le type même d’argument qui peut être utile auprès de politiques, montrer que la bibliothèque est rentable et qui nous amènent aussi à nous poser la question : 
“Est-ce que les politiques connaissent bien les missions des bibliothèques ? Faisons-nous le nécessaire ?


A rapprocher de ce qui s ‘est dit dans une autre conférence ou était présente “her royal highness princess Laurentien of the Netherland” (Et oui au congrès de ‘IFLA il y a des vraies princesses qui se lèvent un peu trop tôt et sont loin d’être des cruches 😉
les bibliothèques font des choses extraordinaires, mais Il faut absolument qu’elles fassent connaître ce qu’elles font”.


Ne rien faire c’est laisser les autres faire à notre place avec tous les risques que cela comporte, dans une société de consommation en crise.


Dans une autre conférence on montrait les risques de n’être pas assez connu :


Dans d’autres pays, comme l’Australie, le gouvernement a fait de l’année 2012 l’année des bibliothèques, de manière ingénieuse : dans le pays, le même jour à la même heure tous les bibliothécaires lisaient le même livre aux enfants. 
Le 6 août 2012 le pays s’est arrêté pour consacrer une heure à la lecture ou que l’on soit quoique l’on fasse.  
Il a même été créé le 14 février le “library lover’s day” ! 
 (C’est à ce moment que j’ai commencé à chercher sur ma tablette le formulaire d’immigration pour l’Australie, quand la conférencière a précisé que lors de l’histoire racontée le même jour à la même heure parlait d’éléphants et que pour ce faire tous les bibliothécaires s’étaient déguisés en éléphant, j’ai alors stoppé net la démarche !)
la Suède, elle se repose beaucoup sur son personnel : “il faut dire oui à toutes les idées !” et pense qu’il faut “donner de l’autonomie au personnel pour se former”, attention à la définition du mot « formation », car en Suède elle peut se faire sur un coin de table. 
(il faut signaler que la salle a applaudi à ces paroles, étrangement car dans le public se trouvaient essentiellement des chefs de service, donc des gens qui ont le pouvoir de dire oui ?)
Tout au long de ce congrès on a pu constater que les bibliothécaires ne manquaient pas d’idées, de ressources surtout en temps de crise, mais que le défaut récurrent était leur manque de visibilité.


Ce congrès c’était aussi 211 poster-sessions : de courtes présentations informelles pour faire connaître des initiatives originales (https://www.flickr.com/photos/ifla/sets/72157646611993082) (En gros une grande fête de la musique ou l’on essaie de parler plus fort que son voisin pour un public qui n’a qu’une envie aller manger, fumer sa clope, faire pipi ou… Bref)



C’est aussi des quartiers, le quartier des exposants regroupait tous les fournisseurs officiels et habituels. Pour info, la dernière tendance du marché c’est la boîte : la boîte à livres sur le mode partage, la boîte à réservations (beaucoup moins gratuite et qui permet de venir chercher les livres en dehors des heures d’ouverture de la bibliothèque, son design se rapproche du four à micro-ondes. 


La boîte « distributeur à livres » : et là stupéfaction, retour aux années 80 on dirait les distributeurs de la grande époque des cassettes vidéos ou pour ceux qui ne se souviennent pas des distributeurs de friandises que l’on trouve un peu partout. Ce distributeur doit coûter un bras mais la solution pourrait être bien moins onéreuse, vous retirez les friandises du votre et vous y mettez des livres, je vous laisse réfléchir à laisser ou pas le monnayeur. 
Des boîtes qui vous apprennent à vous passer des bibliothécaires à un congrès de bibliothécaires, on est vraiment… Bref


Sinon rien de bien neuf, beaucoup de machines étranges, voire dangereuses ?


pour numériser/nettoyer/protéger des livres anciens. J’ai quand même aperçu un fournisseur de machines pour nettoyer les CD/DVD…. 

Evidemment le challenge était de récupérer le plus de goodies possibles et si je m’estimais contente de mon butin j’ai pu constater que comparée à d’autres je suis une petite joueuse


Et puis, il y avait LE quartier français, gros succès de ce congrès (enfin je l’espère)


C’est là ou j’ai découvert que, plus tard quand j’aurais un vrai métier je veux faire barmaid !
C’est trop bien, c’est l’illustration de la tour de Babel, le langage universel du croissants/café/thé/vin. Comment on dit « tour de France » en Kazak ? Pas la moindre idée, mais juste pour faire crâneuse à avoir rencontrer des bibliothécaires du Kazhakstan qui ne parlent ni français ni anglais. 
J’en profite aussi pour relativiser : certes nous ne sommes pas des champions en langue étrangère, mais quand je suis arrivée le premier jour et que la dame de l’accueil m’a dit « speak in english » sur un ton pincé (non ce n’était pas une bibliothécaire), cela a eu l’effet inverse sur moi (c’est mon côté rebel 😉
Tout ça pour dire que certaines autres nations ne sont pas beaucoup plus douées que nous mais je ne les dénoncerai pas.

C’est là aussi que vous vous rendez compte qu’il y a aussi des collègues bizarres dans les autres pays.
 C’est à cette occasion que j’ai animé un atelier Sleeveface et… Je ne me lasse pas, heureusement que deux collègues sont venu me prêter main forte, quel plaisir, à chaque fois c’est pareil, on pense se cacher mais c’est son âme qu’on dévoile.


Voilà pour le sérieux de ce congrès,

Maintenant le off (ou souvent vous continuiez à parler boulot) :
Le off c’est aussi trouver l’after, the place to be, ce qui nous a valu de belles soirées, on pourra ainsi placer celle de l’OCLC parmi les plus chics (chapelle, pianiste, petits fours,….) et retour à vélo en longeant la Saône sans tomber dedans, car ça aurait fait mauvais effet.


Ce fût l’occasion de tester à nouveau le folklore local, les fameux bouchons lyonnais, auxquels je pense ne jamais m’habituer : les quenelles avec gateau de foies de volailles, je les laisse à ceux qui sauront apprécier, car même si vous êtes en charmante compagnie votre assiette reste bien là devant vous… « Bah alors elle a pas aimé la petite dame ? »


Je ne parlerai pas de la discrète escapade avec une autre présidente à la recherche de #pointrenne dans le magnifique parc de la tête d’or, escapade qui me vaudrait le bûcher pour haute-trahison.


Non, mais par contre je ne peux pas ne pas vous parler de la « soirée culturelle »


C’est un événement impossible à décrire


Je sais que les « lives » sur les réseaux sociaux en ont défrisé plus d’un : y’a rien à faire des qu’on donne l’impression de s’amuser, de prendre du plaisir à faire ce que l’on fait, on est soupçonné du pire et surtout : de ne pas bosser !


Mais honnêtement, j’ai pris grand plaisir à rire, à danser, à manger, peut être aussi parce que car c’est ce qui nous est commun avec les autres cultures . 
Certes j’ai résisté à la danse du lapin mais uniquement parce que certains étaient beaucoup plus au point et je ne voulais pas me ridiculiser

Ridicules on devait certainement l’être, mais on l’était tous !

Alors j’avoue j’ai rejoint sans me faire prier les allemands, suisses, luxembourgeois, … sur le dance floor dans cette grande « communion internationale » 



En plus les musiciens étaient plutôt bons 😉


les perles :
– le #locat a été inventé en 1889 par les frères Lumière et ce film de 50 secondes a été diffusé lors de la séance inaugurale du congrès (des chats et des bibliothécaires on n’en sortira jamais 😉

– Bernard Stiegler utilise encore des transparents pour faire ses présentations.
– Les casques de traduction sont-ils nettoyés entre chaque séance ?
– « J’ai les pieds aussi fin qu’une japonaise !!! » non ce n’était pas moi
– la vie sexuelle du ver à soie, en fait à part bouffer et b… il ne fait rien d’autre
– Mon premier selfie qui en a rendu jalouse plus d’une 😉


Et des liens utiles
“Vis ma vie” : il existe un programme d’échange de postes à l’international
Les 1001 bibliothèques qu’il faut avoir vu avant de mourir, les contributions sont ouvertes car il en manque encore 900 à trouver.


Pour encore plus de détails :
le hashtag officel : #wlic2014 et le off : #vlouic


D’autres articles :

Bura na mano, Holî hai*

Une nouvelle année  au « Rock dans tous ses états »

Et quelques nouveautés, des constantes aussi : le son pourri, des retours : celui des infrabasses qui vous donne envie de vomir la mauvaise bière que vous venez d’avaler

Mais surtout donc, la nouveauté cette année : l’invasion des pigments de couleurs jetés comme lors de la fête indienne Holi et mis à la mode par la publicité Sony…
Et ici sponsorisé par le Crédit Agricole on est dans l’Eure !

Bref c’est gentil, tous ces gamins tout colorés, tout joyeux,

Mais bon à la fin de soirée les couleurs et l’alcool bien mélangés ça faisait plutôt attaque de zombies.
C’est très bien quand on regarde de loin, on plaint quand même le photographe qui a fait ça pendant deux jours grimpé sur son petit escabeau.

Mais là ou ça devient beaucoup moins drôle c’est quand vous n’avez pas prévu de participer et que vous vous trouvez au milieu d’une holibagarre même si « Bura na mano, Holî hai »*, par chance je n’avais pas pris mon reflex mais mon vieux bridge sinon je crois que j’aurais assassiner quelques mômes !

Et sinon question musique ? Rien de bien transcendant peut être que je vieillis mais j’attendais beaucoup de cette programmation que je trouvais particulièrement attrayante.

Ah oui, aussi, ça faisait des années qu’il n’avait pas plu autant, un détail pour la normande que je suis un problème pour les touristes 😉

Quelques photos bonus :
#fromwheristay
Catégorie : « belles gueules »

*« Ne soyez pas fâché, c’est la Holi »

PS : dans l’article Wikipedia si  « le vert pour l’harmonie, l’orange pour l’optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l’amour » Qu’en est-il de la signification du rose ? 

du bibliothécaire au -thécaire

Cette année pour le congrès ABF, La demande m’a été faite d’une présentation sur la thématique du bibliothécaire au -thécaire, plus précisément la commande était un portrait croisé.
J’ai tenté par cette présentation de montrer que c’est nous qui véhiculons nos clichés au sein même de notre profession.

« Le chignon n’est pas sur mais dans notre tête »

Je ne sais pas si j’ai atteint mon objectif, maisau moins le public a ri.
Pour ce faire j’ai proposé un quizz, à partir de photos prises tout au long de mes pérégrinations et qui me valent la lassitude de mes proches « oh non tu vas pas aller visiter la bib, on est dans un trou, y’a rien… » Ces photos présentent le quotidien des bibliothèques, certains clichés sont anciens d’autres pas.

J’ai ainsi appris que le fer à repasser présent sur une des diapos était toujours d’actualité et posait même problème car il est de plus en plus difficile à trouver et à acheter (marchés publics, centrale vapeur.qui ont remplacé les fers classiques, … On n’imagine pas le quotidien difficile de nos collègues….)

Si tout le monde a bien répondu aux deux premières propositions du quizz, beaucoup se sont mépris sur la diapo ci-dessus, pensant qu’il s’agissait d’un discothécaire. Tombant ainsi dans le piège du cliché (discothécaire = homme… Rock’n roll et un peu bizarre 😉
Je voulais expliquer aussi que le casque sur la tête du « bibliothécaire normal » n’était pas du à un problème psychiatrique, mais tout simplement, à une tentative de réalisation de vidéo virale sur le mode Daft Punk, mais le casque ne rendait pas aussi bien que ceux des Daft Punk ;-).

Même erreur sur la diapo ci-dessus : ça ne pouvait être qu’un discothécaire ! On imagine si peu un conservateur s’investir autant sur le terrain.

Pour la dernière diapo du quizz, la majorité du public de la salle a répondu à nouveau à côté, forte de ses certitudes, ça ne pouvait être qu’une bibliothécaire jeunesse dans une situation d’animation, en aucun cas une discothécaire venant de mettre une râclée à tout le monde à un jeu vidéo !
Quand nous arrêterons de regarder le monde par notre petit bout de lorgnette ?
En vrac, J’ai aussi ;
– oublié de dire que la médiation était déjà, pour les discothécaires, un sujet d’actualité, il y a… 19 ans comme le montre le compte-rendu de cette journée d’octobre 1995  😉
– Oublié aussi de donner le lien vers cette autre présentation qui évoque la notion de « take care » à la diapo 8
– Mais j’ai pensé à parler de l’enquête sur les besoins de formation des discothécaires que l’on peut retrouver aussi sur le site de l’ACIM, tout comme l’excellent dossier sur les statistiques de la musique par Nicolas Bondeau 

cyclo-biblio

Je transmets un message de la présidente de cyclo-biblio, moi aussi je soutiens ce projet auquel je rêvais de participer mais que des raisons familiales m’empêchent de rejoindre.Sinon il reste aussi des places disponibles pour participer à cette randonnée que j’imagine inoubliable !

Bonjour à tous,
Dans quelques semaines, une centaine de bibliothécaires et amis des bibliothèques s’élanceront à vélo de Montpellier pour rallier Lyon en 8 jours. Ils iront à la rencontre des élus, du public, des médias pour parler des bibliothèques et de leur rôle indispensable dans la société d’aujourd’hui.
Ce voyage est la plus grande campagne de promotion des bibliothèques jamais imaginée. Je soutiens ce mouvement parce que les bibliothèques sont importantes pour favoriser l’accès à la connaissance et à l’information dont tout le monde a besoin. Il est nécessaire d’attirer l’attention sur leur rôle et sur les menaces qui pèsent sur les équipements sous forme de réductions de budgets, réductions de personnels ou censure sur le choix des acquisitions.
Vous pouvez aider cette campagne en donnant une petite somme et/ou en partageant ce message avec vos amis et vos collègues. Même si ce sont des sommes modiques, chaque don est précieux !
Notre but est de récolter 3500 euros et nous avons 60 jours pour réussir.

La page pour contribuer est ici : »>http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/cyclo-biblio-cycling-for-libraries
Découvrir le projet en détail ici : http://www.cyclingforlibraries.org/
D’avance, je vous remercie infiniment de votre soutien.
Bonne journée
Anne
Présidente de l’association Cyclo-biblio
Organisatrice de Cycling for libraries en France

le DL

C’est étrange comment certains souvenirs que vous pensiez complètement oublié remontent très vite à la surface comme si ils s’étaient déroulés la veille. Peut être parce que ces souvenirs ont été vécus comme des traumatismes ? 😉
Donc, dans un temps pas si révolu que ça, Les collections des bibliothèques bénéficiaient d’un apport considérable que l’on appelait le « DL » et même plus précisément le « DLI ». Pour les néophytes : le « dépôt légal imprimeur » qui oblige ces derniers à déposer donner un exemplaire de T-O-U-T ce qu’ils impriment à la bibliothèque dépositaire de cette mission officielle.
Dans les années fastes, les imprimeurs arrosaient les bibliothèques de leurs ouvrages leur déposant parfois 6-7 exemplaires du même titre, titres redistribués ensuite dans les bibliothèques du réseau, dans des conditions que je vous décrirai plus loin.
Autant vous dire que pour vous mettre une poldoc à terre c’était l’idéal !
Quand j’ai pris la responsabilité de la bibliothèque ou je suis encore, sur le moment je n’ai pas compris pourquoi je trouvais parfois jusqu’à  trois fois le même titre sur les rayons ou m’interrogeant sur la présence d’ouvrages universitaires hyper spécialisés dans les rayons !
Et puis j’ai assisté à mon premier « DL » et j’ai compris.
Votre premier « DL » c’est comme un rite initiatique, comme le bal des débutantes. Si vous n’êtes pas accompagnée par un chaperon vous êtes perdue.
Non je n’exagère pas ! Il fallait le préparer ce DL, une lisite vous était fourni quelques semaines avant. Et il allait falloir un entrainement de champion : un entrainement physique, de l’endurance, du mental, et la mise en place de stratégies que même un chef d’une équipe de foot au mondial il envisagerait pas !
Les bibliothécaires c’est des tueurs quand ils sont en compétition !
Et vous, vous dites c’est quoi ce délire ? Jamais je ne tomberai là dedans et puis vient l’excitation du combat, la tension nerveuse, la montée d’adrénaline et vous vous retrouvez piaffant comme un jour de soldes.

Le DL se déroulait au 6e étage (sans ascenseur… Enfin si il y a avait un ascenseur mais si vétuste et si exigu que personne ne voulait le prendre) de la bibliothèque patrimoniale.
Vous arriviez donc au 6e étage en détresse respiratoire et là le choc : L’arène la scène se déroulait dans ce que l’on appelait prétentieusement la cafétéria, une table avec des chaises disparates et une toile cirée ou se trouvaient des collègues prenant ce qui ressemblait à du café, face à une autre énorme table que j’évaluais à environ 2 tables de billard accolées sur leur longueur (peut être que dans la réalité elles étaient moins grandes mais c’est le souvenir qui me reste). Cette table était recouverte de piles de livres (autant vous dire que pour atteindre les ouvrages qui se trouvaient au milieu de la table il valait mieux éviter la minijupe sous peine d’attirer les regards des collègues prenant leur café juste à côté et qui de toutes façons ne se gênaient pas pour émettre des avis qu’on ne leur demandait pas, un peu comme les supporters des matchs (si ça se trouve il ya vait peut être même des paris sur les bibs ?).
Je ne me souviens plus comment démarraient les hostilités, je crois que les ouvrages en nombre suffisant étaient distribués automatiquement à chacun des participants, c’est après que les choses se corsaient pour les ouvrages en petit nombre ou exemplaire unique.
On démarrait par ordre alphabétique de bibliothèque, des fois on commençait par la fin, car les derniers de l’alphabet râlaient (moi en l’occurrence 😉
Je vais maintenant vous expliquer pourquoi il fallait faire preuve d’ingéniosité et de ruse tactique. La première bibliothèque choisissait un titre dans la masse et ensuite chacune son tour, évidemment tout le monde voulait les mêmes titres, mais pour corser l’affaire on ne prenait qu’un titre à chaque tour, alors si vous aviez choisi une série il ne vous restait plus qu’à espérer que personne d’autre ne la veuille sinon….. Et il ne fallait pas la choisir au début sinon le temps de la compléter vous perdiez les titres en un exemplaire.
Bref, comme au tarot, vous aviez les distraits qui au bout de 3h et 64 tours perdaient le fil et demandaient « c’est à qui ? » Et si vous êtes joueur de tarot vous connaissez déjà la réponse. Sauf que les plus malins repérant votre distraction avaient piqué votre tour. Vous aviez les pressés « alors ça y est tu as choisi ou on passe le réveillon ici ? » »Attends je fais le tour de la table ! »(et ça pouvait prendre du temps, je vous épargne la collègue qui vous pinçait les fesses ou vous poussait sans ménagement pour accéder au titre que vous convoitiez en campant devant, prête à sauter dessus lorsque que ce serait votre tour, grosse erreur de débutante ! En effet, certaines, qui avaient compris tout le non intérêt de cette opération, mais voyant l’intérêt manifeste que vous aviez pour ce livre, vous le chipait sous vos yeux rien que pour vous em… Ou pour ensuite le négocier !
Petites mesquineries de bibliothécaires quotidiennes qui se payaient lors du DL!
A la fin des 367 tours, il y avait le moment des échanges : bah oui avoir le tome 1 à 9 d’une série de mangas alors que la bib voisine a le tome 6… Choix fait par cette bib dans le but de récupérer un livre que vous aviez choisi et qu’elle voulait. Choix que vous aviez fait en toute innocence, mais que elle, plus aguerrie que vous avait développé cette technique pour le récupérer ensuite.
Donc vous vous faisiez avoir la première fois et la fois suivante en mode survivor vous faisiez pareil en tentant de repérer les documents sur lesquels elle posait une marque d’intérêt d’un discret coup d’oeil.
Si le tour ne vous avantageait pour récupérer le livre, vous preniez celui qu’elle voulait pour ensuite le négocier à la fin. Avec le risque qu’il vous reste sur les bras, ayant développé une autre tactique qui consistait à vous faire croire que ce livre l’intéressait…
Très vite j’ai detesté le « DL » pour des raisons humaines mais aussi en voyant le désastre que cela provoquait dans les collections. J’avais découvert une réserve de livres neufs en doublon,voire triplon ! Bah oui au cas ou l’exemplaire sur les rayons s’abîmerait ! Exemplaire qui ne sortait jamais et que l’on désherbait sans se souvenir qu’on l’avait en réserve ! Il faudra un jour que les chercheurs se penchent sur la peur de manquer du bibliothécaire, il y a de la matière.

Peut être que j’exagère un peu, des fois l’ambiance était saine et détendue mais je ne m’en souviens pas…

2014

De 2014 je n’espère rien, c’est pourquoi  cette année qui ne rime avec rien ne pourra qu’être surprenante, si elle pouvait, cependant, être moins pire que les précédentes ce serait la bonne surprise mais au vu du contexte on peut en douter. Du doute naît l’espoir, mais pour l’instant je vais rester dans le doute avec l’espoir de changer d’avis.
Pour 2014 je vous espère au moins une année qui regorge de rencontres, de découvertes qui vous feront plus riches humainement.
Parce que l’argent, hein, on le sait bien ça ne fait pas tout, et pis la santé aussi ! 😉

so foot

Tant pis si je perds quelques « amis » footeux mais trop c’est trop et même si je viens d’une famille où le foot se pratiquait et se pratique encore.
Mais si les déclarations d’Ibrahim Zlatanovic m’ont fait bondir ce sont les commentaires de la capitaine de l’équipe de France Gaëtane Thiney qui m’ont achevés.
Le pitch : Zlatan avec la suffisance que lui confère son statut de star de foot a eu des propos à l’égard des femmes footballeuses pour le moins méprisants ou il est question d’égalité et de mérite ! Ce à quoi Gaetane Thiney a répondu qu’il avait raison les femmes sur un terrain ne sont pas les égales des hommes.
Apparemment si on ne regarde que les conditions physiques les femmes ne sont pas les égales des hommes, mais ça fait des années qu’on me répète que le foot ce n’est pas 11 crétins qui courent après la baballe, que derrière ce cliché il y a de la tactique, de la stratégie, des réflexes, de l’observation, un travail d’équipe… Alors dans ce cas ou est la différence entre hommes et femmes ?
Je croyais aussi que lorsqu’on était athlète le principe c’était d’y croire, d’envisager la lune, l’impossible, bref de se surpasser ? Pourquoi  être si défaitiste et ne pas penser que cela est possible d’être l’égale d’un homme sur le terrain ?
Et si on soumettait cette équipe de foot féminine à, EXACTEMENT, le même traitement que l’équipe masculine : entrainement, entraîneurs, masseurs, alimentation, pot belge, fric, prostitués, supporters,… Et si en plus de leur activités sportives en rentrant à la maison elles n’avaient qu’à faire un bisou à des enfants lavés, repassés, prêts à aller se coucher ? Et si elles n’avaient pas de repas à préparer, de lessive, repassage en attente….
Une vraie vie de footballEUR ? Ne pourraient-elles pas rivaliser avec les équipes masculines ? Car combien de Zlatan, Ribéri, Messi,… sur les terrains de foot ?

Donc Zlatan a eu de propos crétins qu’on lui pardonne parce que c’est un footeux…. Sauf qu’il est l’idole de milliers de gamins, ados, adultes et les confortent un peu plus dans l’idée que la femme est le maillon faible avec la bénédiction des femmes elles-mêmes tellement habituées à ce statut qu’elles trouvent cela normal !

Oui on vit une époque formidable !

marant c’etait pas marrant

Un titre bidon pour une soirée bidon.
Mercredi direction Paris pour la soirée Isabel Marant/h&M/Elle. En effet, j’avais gagné un concours qui m’a permis de participer à ce que je pensais être une soirée d’exception. Pour ceux qui l’ignore Isabel Marant serait la styliste branchée du moment, ce serait elle qui serait à l’origine de ces fameuses baskets à talons que vous avez certainement déjà aperçues et dont l’élégance n’est pas le fort.
Voulant profiter pleinement de cette escapade parisienne, nous sommes parties tôt, Génération Y et moi, afin de nous balader sur les Champs Elysées et profiter du soleil automnal. En passant, à côté du fameux H&M, où devait se tenir la soirée d’exception et remarquant un début de file d’attente : « Fi nous n’avons pas besoin d’attendre nous avons une invitation ! » Et Génération Y de me répondre : « alors pourquoi attendre si le magasin est fermé ? » Sûre de moi je pose la question à une personne dans la file d’attente et là premier couac : oui on attend pour la soirée Isabel Marant depuis 15h… Avec invitation !
Après négociations, nous voici dans la file pour 2h d’attente, Génération Y ne voulant rien rater de cette soirée considérée comme exceptionnelle. « Maman, tu ne m’avais pas dit qu’il n’y avait eu que 50 tirages au sort ? Alors pourquoi on est déjà bien plus d’une centaine à attendre ? » J’ai ainsi appris par nos voisines qu’il y avait 1500 invitations pour deux à gagner donc déjà 3000 personnes attendues, plus les V.I.P. dont la file d’attente commençait aussi à sérieusement s’allonger. Oui en plus il y avait deux queues !

Avec Génération Y on avait imaginé un défilé avec tapis rouge et la possibilité de fureter tranquillement dans les rayons…

On a bien déchanté, inutile de vous dire qu’à 19h après ces heures d’attente ça a été le lâcher de fauves, bien pire que les soldes. H&M a bien fait les choses, quand est venu le moment d’entrer dans le magasin j’ai senti l’excitation me gagner ! Je comprends mieux maintenant ce mouvement de foule à l’occasion de certains grand événements. J’avais ressenti un peu la même chose lors de l’arrivée de sur scène de Tricky
Sauf que là, je me suis fait très peur, gagnée par une excitation qui n’avait pas de sens !

Comme dirait certains j’ai gagné un concours pour avoir le droit d’acheter !

Inutile de vous dire que je ne suis pas très fière de moi. Pour une marque qui en plus délocalise sa production en Afrique car le Bangladesh devient trop cher et pis les ouvriers qui meurent dans des usines insalubres ça fait pas bien.
A ce sentiment de honte il faut ajouter la description de chaos qui régnait à l’intérieur du magasin.

La collection était présentée en sous-sol, en bas de l’escalator, des serveurs nous attendaient avec des coupes de, peut être, champagne, je n’en ai pas la moindre idée je n’y ai pas goûté.

Nous sommes entrées parmi les premières dans le magasin et déjà la vision était apocalyptique, des hordes furieuses qui raflaient tout ce qu’elles trouvaient sur leur passage et dévastant tout aussi : portants vides, cartons éventrés, coupes de champagne renversées, vêtements jonchant le sol, piétinés !

Lorsque des vendeuses arrivaient pour réassortir les portants de quelques pièces elles étaient aussitôt assaillies.
Génération Y et moi nous sommes vraiment demandées ou nous étions tombées, les vendeuses et les serveurs aussi, étonnés quand nous refusiions poliment la coupe de champagne qu’ils nous proposaient
L’addition salée de certains achats dépassant les 900€, ou l’acharnement d’autres à acheter même si ça ne leur allait pas, nous a laissé perplexes et nous sommes sorties rapidement du magasin en nous posant des questions. Pas longtemps, car nous avons retrouvé ce sac devenu collector, et donné gratuitement, en vente à 15€ sur Ebay…

Bilan : Génération Z a un joli pantalon dont il se fiche royalement, d’autant qu’il trouve qu’il fait « pyjama » !

la menagere de – 50 ans au salon de la photo

Vous en avez maintenant l’habitude pas de compte-rendu technique parce que la ménagère n’y connait pas grand chose juste un point de vue un peu différent 😉

La photo prend de plus en plus de place dans mes loisirs, au point que je me suis inscrite dans un club photo et ce dimanche, la sortie du club se faisait au salon de la photo.
La ménagère avertie que je suis s’est donc rendue à ce grand rendez-vous des amateurs éclairés de la photo Il se déroule porte de Versailles tout comme le mondial de l’auto.
Les appareils photos prenant un peu moins de place que les autos, celui-ci n’occupe qu’un pavillon. Cependant on y retrouve des similitudes dans le public mais aussi dans certaines présentations 😉

Le salon de la photo contrairement au mondial de l’auto a encore quelques progrès à faire notamment au niveau de la couleur, les Reflex en couleur sont très rares quant aux sacoches et autres sangles on est encore un peu trop dans le buriné.

si vous avez les 20 000 € il vous faudra aussi envisager le porteur pour ses 16 kgs !

OK c’est vrai que pour aller photographier des bestioles, le rose et les paillettes c’est pas l’idéal. Mais il ne faudrait pas oublier l’usage social de la photo, ce que, à mon sens, Sony et Samsung ont très bien compris.

clé usb samsung offerte avec une photo,  j’ai peur du résultat 😉

un peu Canon aussi, proposant des impressions originales sous forme de stickers, ce dont je me suis contentée car les files d’attente pour imprimer en A3 étaient juste inenvisageables :

Impressionnée aussi par la queue à la cabine Harcourt alors que les photos étaient payantes (même prix que les cabines en ville) c’est vrai que là il y avait la partie maquillage en plus. Ayant déjà testé cette cabine, j’ai fait la causette avec le commercial, d’origine normande, et ta dam scoop : peut être aurons-nous, en 2014, une cabine Harcourt aux Nouvelles Galeries de Rouen !!!!! 
En attendant la cabine, que je pensais disparue du Printemps Hausmann, se trouve maintenant au rayon hommes. Amis normands si vous voulez offrir de jolies photos (de vous) pour Noël vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas !
Nous avons bien sur fait une halte sur le stand Swaroski mais, las, point de cristaux à part dans les optiques de leur jumelles et objectifs, j’ne ai fait la remarque à la charmante démonstratrice qui m’a dit qu’elle allait faire remonter l’idée…
On a bavé devant le stand Hasselblad l’équivalent de Louis Vuitton pour la photo (oui je sais la comparaison va en vexer quelques uns mais ça permet à celles qui n’y connaissent rien d’avoir une idée, j’aurais pu aussi comparer à Louboutin 😉

Sinon c’est comme au mondial de l’auto avec des pin-up qui présentent des modèles

le modèle c’est pas la moto mais l’affiche derrière 😉

j’aurais même tendance à penser que c’est pire, elles prennent des poses devant un parterre d’appareils de tous types, les appareils pas les types hein, évidemment, ils ne sont là que pour la beauté, l’esthétique de la photo 😉

On m’a quand même un peu poussé en me faisant comprendre « Madaaaaaaame, je suis un pro moi vous comprenez ! » Bien sur, bien sur…

Comme dans tous les salons j’ai du mal à comprendre cette précipitation pour acheter des objets que l’on trouve souvent moins chers en magasin ou sur le net.
le seul moment ou mes yeux ont brillé repérant une couleur connue :

Un salon c’est le moment pour voir tester, toucher des rêves

en cela le salon de la photo a tenu ses promesses !

la strada

Je n’en avais pas envie mais l’indigence des programmes tévés a fait que je me suis retrouvée, portable sur les genoux, à regarder la Strada de Fellini. Très vite j’ai abandonné le portable, subjuguée une nouvelle fois par ce film. J’avais oublié combien ce film était magnifique, combien on oublie la beauté à force de regarder la médiocrité. 

On ne peut pas aimer le cinéma et ne pas aimer la Strada, ce n’est pas possible, ce film quelque 60 ans après sa sortie reste un chef d’oeuvre intemporel, je le préfère même aux enfants du paradis !

Je n’ai pas mis le lien vers l’article Wikipedia tant celui est médiocre, ni vers Alllociné qui n’est q’une recopie de Wikipedia. C’est là que l’on peut constater les faiblesses du net, je n’ai pas trouvé d’article digne de ce film. Normal c’est un film qui ne se raconte pas ? 

Et une question 
existe-t-il un film sorti ces dix dernières années 
que vous mettriez au même niveau que la Strada ? 

la vie en province

Je suis fan de Jean-Claude Kaufmann et pas seulement parce qu’il écrit de jolies choses notamment sur le sac des femmes 😉
Il était annoncé dans la librairie locale pour une séance de dédicaces, j’ai donc sauté dans mon carrosse pour ne pas rater l’événement, pensant trouver une foule au moins aussi nombreuse que lors de la séance de dédicace de Raymond Domenech dans cette même librairie. Mais le talent n’est pas un facteur de succès.
Donc après une heure coincée dans les embouteillages, notre quotidien depuis que les ponts brûlent ou que les forains manifestent parce qu’ils n’ont pas obtenu de places pour installer leur attraction, j’arrive dans cette fameuse librairie pour filer à l’étage et découvrir … Rien !
J’ai cru que selon mon habitude je m’étais trompée de jour, je redescend et me renseigne auprès d’un vendeur qui m’annonce que oui j’avais une demi-heure de retard mais que J.C Kaufmann était toujours là, me désignant une pauvre table sous un escalier avec une pile de livres d’ou dépassait des moustaches. Ouf !
Je m’approche un peu gênée, et après les politesses d’usage je tente un : « ah je suis la première ! » et là un type à côté de moi me reprend et me dit « non non j’étais là avant vous ! »

 « OK je vais prendre mon tour et attendre » et le type de rester planté entre le sociologue et moi, sauf qu’il n’avait pas de livre à dédicacer et rien à dire non plus, nous étions donc plantés là tous les trois silencieux. Pour rompre le silence je tentais de faire la conversation avec J.C. Kaufmann et à chaque fois le type intervenait, disant à l’écrivain de ne pas raconter son livre ! J’ai fini par m’avancer en lui demandant une dédicace et aussi l’autorisation de le prendre en photo, une nouvelle fois le type est intervenu pour me demander… La marque de mon téléphone ! J’ai senti J.C. Kaufmann plutôt gêné de la tournure que prenait les événements d’autant que le type en le regardant lui dit : « en plus la photo va être ratée vous avez l’oeil tout rouge ! » et moi pour plaisanter : « pas grave je retoucherai la photo ! » Kaufmann a souri et le type nous regardait ne comprenant visiblement pas la blague : retoucher un sociologue qui travaille sur cette dérive du corps parfait et dont le sujet du livre dédicacé porte sur un endroit du corps dont la plupart des femmes aimerait qu’ils soit retouché !

J’ai fini par abandonner le pauvre écrivain à son sort en me disant que c’était sinistre de faire la tournée des librairies provinciales pour vendre ses oeuvres, se retrouver seul à une table à dédicacer ses livres à des ménagères de moins de 50 ans et croiser des types glauques…

Que sont les punks devenus

33 ans après leur ultime concert à Rouen, le groupe punk français Les Olivensteins a récidivé dans la grande salle du 106.

Sauf que 33 ans ont passés, certes ils restent bons musiciens ce qui pour des punks étaient plutôt rares et leurs textes toujours aussi percutants, mais voilà le public a vieilli et eux-aussi.

Un concert sympa, mais un peu mou quand même. En même temps se mettre à sauter partout à… Disons 58 ans un vendredi soir après une semaine de boulot, à froid les Magic Hawaï (première partie du groupe) n’ont pas réussi à vraiment chauffer la salle, même si ils avaient les atouts pour 😉

J’ai un peu eu le sentiment de retrouvailles de vieux copains (un des membres de feu Tupeslo Soul est, d’ailleurs, venu participer à quelques morceaux) Bref heureusement que quelques collègues discothécaires (ou pas;-) étaient présents.
Par contre, je suis persuadée qu’une prestation des Olivensteins dans un festival comme Le « Rock dans tous ses états » donnerait la vraie (dé)mesure de ce groupe culte…

 Et puis ce serait l’occasion de faire des photos moins pourries, parce les photos de concert avec ces f$*ù^de fumigènes c’est pas mon truc !

Fight

Parce que ça a plu à mes contacts Facebook et comme je pense encore aux résistants de ce réseau social qui traînent ici voici un petit lien inutile et donc indispensable :

(le principe pour ceux qui ne connaissent c’est de comparer la notoriété de deux mots)
un exemple avec deux noms pris au hasard 😉
Plus sérieusement ce lien peut être intéressant en cas de doute sur l’orthographe d’un mot, non pas en vous donnant la solution mais au contraire en vous donnant l’usage avec parfois des mots qui sont plus référencés avec une faute qu’avec la bonne orthographe 
Et un dernier pour nous inciter à rester modestes
voilà à votre tour d’essayer, faites attention ça peut être chronophage 😉

Et si…

… C’était votre fils ?

« Ils avait promis d’arrêter, c’était la dernière fois, il n’avait pas le choix, il avait des dettes, des engagements. Après, il voulait redémarrer à zéro, effacer tout ça, il allait bientôt avoir un bébé, une fille, il ne voulait pas que ces enfants vivent comme lui, il leur voulait un avenir pas une vie de petits larcins qui risquent à chaque fois de mal finir. Si sa génération a lui avait été abandonnée, si sa génération à lui était une génération perdue, il espérait que ses enfants auraient un avenir. Il espérait pas pour lui, mais pour eux. Sinon vivre sans avenir, à quoi bon ?
Mais voilà c’aura été le braquage de trop, il ne rentrera pas, il ne verra pas sa fille grandir, quel sera son avenir d’ailleurs à ce bébé pas encore né mais déjà tellement marqué ? C’est une fille alors elle ne braquera pas non, elle fera quoi ? Ah oui les filles s’en sortent mieux, elles vont à l’école plus longtemps.
Son père a été tué, c’est un fils, un mari qui ne reviendra pas parce c’est oeil pour oeil, dent pour dent dans cette société individualiste ou la vie n’a plus de valeur, ou du moins, toutes les vies n’ont pas la même valeur ! »

Ce qui est écrit ci-dessus est une pure fiction, c’est une réponse à ma fille qui me posait la question et qui ne comprend pas pourquoi le bijoutier a eu tort. Si nous adoptions un autre point de vue que celui tout pré-mâché des média ? Nous n’avons qu’une vision partielle de ce fait divers. Cependant, certains se jettent sur ce genre de faits et la résonance donnée par les réseaux sociaux, dont les média traditionnels font leurs choux gras, ne fait qu’accroître cette vision partielle, subjective, partiale et intolérante.
Tu es pour ? tu es un facho ! Tu es contre ? tu es un coco/intello (rayer la mention inutile)
Où sont les arguments pour débattre ? D’ailleurs plus simplement où est le débat ?
Il y a nécessité à faire quelque chose, à réagir et les politiques, le gouvernement devraient être les premiers à le faire. Sauf que l’année prochaine est une année électorale et tout est bon à prendre pour récupérer les électeurs. Quand j’entends le président dire il faut protéger les bijoutiers, je me dis qu’il n’a rien compris et ça me désole. Il va faire du cas par cas ? Protéger les bijoutiers, protéger les buralistes, les vieilles dames qui se font sauvagement piquer leur sac à main ? Si on mesure une civilisation à son humanité ? Et bien on a bien foiré ! On est même en totale régression non ?
Si on peut comprendre la réaction du bijoutier sous l’emprise de la colère, on ne peut l’excuser dans un pays démocratique ou il existe une justice. C’est à la justice de faire son boulot sinon on est fichus. Oui c’est vrai comme me l’a fait remarqué Generation Y mais elle fait quoi la justice ? Il aurait été arrêté et relâché aussitôt ? Peut être mais peut être aussi que c’était vraiment son dernier braquage et qu’il avait l’intention de se racheter ? Peut être qu’il aurait été jugé pour son délit, purgé sa peine et aurait vraiment tenté de s’en sortir pour voir sa fille grandir…
Mais on ne le saura jamais parce qu’il est mort.

J’ai lu un livre

Ou plutôt j’ai lu deux livres !
Dont un qui m’a énervée : « la liste de mes envies ». En effet, j’ai fini par me laisser convaincre de lire ce livre dont tout le monde faisait toute une affaire. Résultat, ce livre m’a spoilé la fin d’un autre livre, que je gardais précieusement comme un trésor, genre la tablette de chocolat que vous regardez régulièrement en vous disant toi je te mangerais mais je prendrais tout mon temps, je te dégusterais et je choisirai le meilleur moment pour ça. Oui ça peut sembler bizarre mais j’aime bien me dire que je n’ai pas encore lu ce livre, ni vu ce film que je me réserve pour de beaux moments et c’est un bonheur de savoir que j’ai ça quelque part comme un trésor encore à découvrir.
Bref, « la liste de mes envies » m’a gâché par ricoché « Belle du seigneur » car ce crétin donne la fin de ce que je pense être un des plus beaux romans d’amours de la littérature française (je peux le penser puisque je ne l’ai pas lu 😉

L’autre livre, bien plus intéressant « Les pays » de Marie-Hélène Lafon, j’avais entendu cette auteure un matin à la radio et j’avais été captivée par ses récits. Un peu moins en la lisant mais son livre fut quand même un excellent moment, un livre d’une poésie non pas champêtre mais rugueuse comme les terres auvergnates des dont sont originaires ses personnages.
Et puis elle y décrit une bibliothèque 😉

Hommage « aux arpètes en blouse bleue » (surtout si ils sont en bermuda dessous ils se reconnaîtront 😉

le comble

catégorie : mots d’enfants

Avant de quitter définitivement son instituteur, Genration Z, pas rancunier du tout, a voulu lui faire un cadeau.
J’ai proposé les classiques chocolats, mais Generation Z voulait plus original. Nous sommes donc tombés d’accord sur… Un livre ! Oui pour Generation Z c’est quelque chose d’original, allez comprendre !
Donc après lui avoir déconseillé « Champollion l’égyptien » faute de connaître les goûts d’un instituteur qui ne partage peut être pas l’attirance d’un gamin de 11 ans pour l’égyptologie, notre choix s’est porté sur deux livres « les blagues de Toto à l’école », oui je sais… Et  « le livre des combles ».
Avant de faire un magnifique paquet cadeau surmonté d’une jolie cocotte en papier, Generation Z a voulu jeter un oeil sur « livre des combles ».
C’est à ce moment que j’ai vu revenir un Generation Z complètement catastrophé :
« Maman, il faut absolument qu’on ramène le livre je ne peux pas l’offrir à Mr X ! »
« Ah bon et pourquoi ? »
 » Tu sais c’est quoi le comble de l’inutilité pour le pape ? »
« …. Non »
 » Sa paire de C… !!! Je ne peux pas offrir ça à Mr X, c’est honteux ! »
« Mais trop tard pour ramener le livre »
« Je peux peut être arracher la page alors ? »
« Arracher la page ? Mais non ça ne se fait pas voyons ! » Pour rappel Generation Z est quand même fils de bibliothécaire, oui je sais, j’aurais bien rater un truc ;-)…Voyant à nouveau passer un Generation Z tentant de se faire discret en allant déposer quelque chose dans la corbeille à papier, je lui demande si par hasard il n’aurait quand même pas arraché la page du livre.
 » Heu bin oui ! »
« …. »
« Tu sais Mr X il n’a pas le même humour que toi, lui ça l’aurait (peut être) fait sourire ! »
Generation Z dépité tentant une diversion :
« Maman, y’a un comble que je n’ai pas compris mais je n’ai pas arraché la page :
C’est quoi le comble pour Jules César ? »
« … »
« Avoir la Gaule ! »

Voilà Mr X, j’espère que vous saurez apprécier ce cadeau de fin d’année !

le hashtag pour les nuls

Ca y est la rumeur est devenue réalité : 

« Facebook index les hashtags » ! 

Enfin, Facebook copie s’aligne sur Twitter, Instagram, Flickr, Pinterest… Et donne une universalité à un usage devenu plus qu’une mode. Car c’est ce que l’on pourra retenir aussi des réseaux sociaux, ce sont des outils, certes, mais surtout les utilisateurs se les sont tellement appropriés que les usages dépassent l’outil comme c’est le cas du hashtag.

Bon là je fais une pause et si je ne veux pas perdre les quelques lecteurs de ce blog je me dois d’expliquer ce qu’est le hashtag mais surtout son utilité, car ne nous leurrons pas si cet usage connait un tel succès c’est qu’il a quelques utilités.
Le hahstag ce n’est pas le mélange de cigarettes qui font rire et de street art. On a d’ailleurs tenté de le franciser par #motdièse. En effet en anglais le # (alt gr+3 sur le clavier) c’est l’équivalent du dièse français associé au mot tag (le mot qui fait peur aux bibliothécaires) : taguer c’est indexer, c’est tenter en un seul mot de définir un objet, une personne, un lieu, un événement… (Bref le sport favori des bibliothécaires pour se donner l’air de s’y connaître. A titre d’exemple si vous cherchez dans certains catalogues de bibliothèques « le grand coq de bruyère » il vous faudra d’abord savoir que ce poulet s’appelle en fait le « grand tetras » et c’est à partir de là seulement que vous pourrez le trouver dans le catalogue 😉 
Sinon pour le commun des mortels le tag c’est le mot qu’on met pour retrouver ses photos dans son ordinateur. Ce mot fait peur aux bibliothécaires parce que justement, rendez-vous compte le commun des mortels qui se met à indexer, sans aucune formation, avec des mots courants ! Non mais allo ! Le web va devenir n’importe quoi ! 😉
Bref je digresse comme d’habitude, revenons à notre hashtag, donc vous avez compris il s’agit par ce #hashtag de repérer une personne, un événement, un lieu… Auparavant sur Twitter qui est à l’origine de cette pratique et maintenant sur Facebook. Quand vous écrivez un mot précédé d’un # ce mot devient bleu (ou une autre couleur 😉 mais surtout vous constaterez qu’en passant votre souris dessus il devient cliquable ( ça s’appelle un hyperlien 😉 
Vous aller me dire on s’en fout quel intérêt ? Et c’est là le génie de la chose : imaginez vous êtes ou justement vous n’avez pas pu aller à une journée d’étude, à une conférence, une exposition, un concert ou tout autre événement qui vous passionne : l’anniversaire de Tata Chantal ça va être un peu plus compliqué. En effet pour que cela soit intéressant il faut qu’il y ait plusieurs personnes connectées qui puissent faire le live. Ca c’est l’autre génie du truc : vous êtes acteur, vous commentez , vous P-A-R-T-A-G-E-Z, c’est vous qui allez faire le succès de l’événement !
Pour l’anniversaire de Tata Chantal, il faudrait donc qu’il y ait quelques personnes connectées et si il y en a c’est parfois un peu compliqué dans certaines situations de sortir son téléphone à table et dire : « attends rallume les bougies j’ai oublié de mettre le #hahstag ! » Donc vous avez assisté ou pas à l’événement du siècle et le soir en rentrant vous avez un compte-rendu à faire, vous voulez vous remémorez les bons moments, vous voulez vraiment regretter de ne pas être à ce concert. C’est simple vous tapez le bon hashtag (un exemple pris au hasard, #abf2013) et vous pourrez profiter des commentaires, des critiques, des phrases importantes, des photos de l’événement avec des regards différents et inconnus ou  votre unique regard si vous étiez seul à commenter l’événement (ça arrive aussi 😉 
Le hashtag peut donc vous faciliter la vie si vous etes aller boire un pot si vous avez perdu vos notes 😉 A partir du moment où bien sur vous aurez penser à mettre un hashtag dans vos statuts facebook, twitter, Instagram…
C’est un excellent moyen de se tenir au courant de ce qui se passe, de suivre une actualité en temps réel avec souvent un temps d’avance sur les media traditionnels, mais surtout de bénéficier d’une information pluraliste et diversifiée, avec cependant, certains dangers liés à l’effet de masse qui prenne parfois des allures de lynchage. Mais inutile d’accuser les réseaux sociaux ils ne sont que le reflet de l’âme humaine. 
C’est aussi très souvent une source de fous rires qui vous feront perdre quelques « amis » ne  comprenant pas l’intérêt que vous portez à des événements comme le concours de l’Eurovision (#eurovision2013), l’amour est dans le pré (#adp qui redémarre ce soir :-). Effectivement ces événements n’ont guère d’intérêts mais ce qui les rends passionnants c’est justement le live et ces milliers d’internautes qui se retrouvent à commenter au point de parfois couper le son de votre TV pour ne pas entendre les vrais commentateurs. Evidemment les chaînes de télévision ont bien compris les enjeux de ces usages et vous avez certainement remarqué ce petit #dièse qui orne depuis quelques temps votre écran annonçant que vous pouvez participer au live. Avec l’effet inverse à celui escompté lorsque l’on essaie de récupérer un mouvement naturel souvent un vent contestataire voit le jour et un #hahstag #rebel #off apparaît.

Maintenant il reste LE pas à franchir pour ces réseaux sociaux qui sera à mon avis le plus compliqué c’est l’universalité. Car le nec plus ultra serait de taper dans votre moteur de recherches préféré un hashtag et de tomber sur TOUS les résultats car aujourd’hui vous devrez le faire sur chaque réseau social. Exceptés Twitter, Flickr et quelques autres  ou les résultats apparaissent en commun lors d’une seule et unique recherche. 

congrès abf2013

Pendant que c’est frais un petit retour rapide du congrès…

 Cette année le congrès ABF s’est déroulé à Lyon, Lyon a ressemblé à une parenthèse enchantée au milieu de cet hiver de ce printemps maussade. Des 12° normands je suis passée à, comme on dit, une température ressentie d’au moins 32° ! Autant dire le moment idéal pour découvrir cette ville magnifique

L’occasion aussi de cumuler quelques #pointrennes

de découvrir quelques bâtiments pittoresques

ou quelques curiosités 
De profiter des berges
parce qu’à Rouen en ce moment les berges c’est ça :
via 76actu
Le stand des bibliothécaires hybrides cette année présentait des Fab lab, si je partais peu convaincue par ces démonstrations qui me semblait relever plus de l’atelier de Géo Trouvetou

J’ai découvert qu’en anglais « bidouilleurs » se disait « hackers », ce qui déjà prend une autre allure !

Mais surtout j’ai fini par me laisser convaincre, non pas que les bibliothèques devaient toutes avoir une imprimante 3D, non ! Ce qui rend la démarche intéressante c’est de pouvoir proposer éventuellement pendant un atelier pour construire soi-même une imprimante 3D ou effectivement d’imprimer des objets qui ne servent à rien mais qui peuvent déclencher un vrai intérêt pour le domaine des sciences et techniques si peu mis en valeur dans nos bibliothèques. Et puis, ça change des animations autour des travaux d’aiguilles ? 
Une occasion de tisser souder des liens avec des partenaires inhabituels ? 
L’occasion aussi de rencontrer un nouveau public ? 
Et ce qui a fini de me convaincre peut être : la possibilité de jouer du piano avec des oranges tout en tenant la main de 4 personnes 😉 
Bref un congrès innovant et joyeux :

Vous comprendrez que pour des questions d’anonymat et de réputation
j’ai flouté cette photo 😉

Un constat effroyable : s’apercevoir que l’on porte le même vernis qu’une collègue 😉
Mais sinon l’ambiance fut très sérieuse et studieuse
Et puis pour clore ce billet 
la citation de la ministre de la culture Aurélie Filipetti, 
comme un baume au coeur,
insistant sur l’importance de 
la place de la musique et du cinéma 
en bibliothèques !

Vous trouverez le fil du congrès en cherchant #abf2013 et d’autres photos sur Instagram

ma famille

Extrait d’une conversation :
Generation Y : aujourd’hui on nous a montré des manuscrits, il a fallu couper les pages au coupe-papier pour pourvoir les lire.
Moi : ???? .. Ah oui on t’a montré des vieux livres
Generation Y : oui des manuscrits et des vieux livres c’est pareil, c’était des Shalimar !
Moi : …
Generation Y : mais si 
Moi : c’était pas plutôt des Gallimard ? 
Generation Y : oui c’est ça !
GenerationY : en même temps c’est normal que tu saches t’es bibliothécaire !
Le père : bah oui ! t’es au jus ! Ha ha ha 
Moi : …. 

La Hollande l’autre pays des bibliothèques ou la fin d’un mythe

Comme je n’arrive pas à trouver un angle d’attaque pour le post sur les bibliothèques hollandaises je me suis dit que j’allais faire deux billets : un avec des étoiles dans les yeux et un autre plus réaliste et vous choisirez celui qui vous convient. 
Ce billet est un témoignage, il n’est que l’expression d’un ressenti peut être faussé par la barrière de la  langue, je suis prête à approfondir avec tout bibliothécaire hollandais et… francophone

La fin d’un mythe (part I)

Un peu comme les films dont on vous parle avec tant d’enthousiasme et qui font l’unanimité, lorsque vous allez les voir vous sortez déçus, c’est pour ça que je n’ai toujours pas vu Titanic ni lu Belle du seigneur 😉 Je me souviens la première fois que j’ai eu ce sentiment c’était il y a bien des années, à la fin de la lecture d’un roman de Pagnol, je ne sais plus lequel mais je me souviens parfaitement bien de l’idéal du gamin qui s’écroule quand il s’aperçoit de tous les défauts de ce qui l’entoure et des allers-retours aux toilettes de son amie en pleine gastro. Ca devait être ma première étude de texte… Et bien les bibliothèques hollandaises m’ont fait le même effet.
Et vous savez combien on peut être sévère avec ceux qu’on a aimé.

Bref, comme vous l’aurez compris, je viens de passer 4 jours en Hollande à visiter des bibliothèques, dans ce programme était prévu la visite de l’OBA, la célèbre bib d’Amsterdam,

et la DOK à Delft, l’autre bib mythique, plus quelques autres cerises sur le gâteau que je garde pour un autre billet.

Alors dire que j’ai été déçu oui, car cela fait des années que je bave devant les photos de ces bibliothèques, la blancheur de l’OBA, les innovations de la DOK, ont contribué à me faire une autre image des bibliothèques et … de mon métier.

Certes l’OBA est bien blanche, mais très froide aussi, elle est tellement immense qu’on si sent bien seul (28 000 m²) des plateaux de 2400 m² avec un bibliothécaire par plateau, autant dire que pour le renseignement… Bah le temps de trouver le bib vous avez oublié ce que vous vouliez lui demander  (ou comment exploiter le concept de la serendipité dans une bib 3e lieu c’est assez réussi 😉 
Les I-mac ont vieilli, nous n’avons pas vu de tablettes, de liseuses, pas de connexion wi-fi non plus, sauf pour les inscrits.

Les collections semblent figées, dépassées même, si bien rangées qu’on se demande si elles sont empruntées… (si quelqu’un a les volumes de prêt de l’OBA je suis preneuse) 


Oui c’est grand et très… aéré, si on compare c’est 500 000  documents alors que la bibliothèque de Bordeaux qui vient de réouvrir après travaux c’est 1 000 000  de documents et 27 000 m² !
Par contre le bâtiment de l’OBA est une magnifique vitrine sur et pour la ville.

L’approche des hollandais concernant les bibliothèques est très pragmatique certes, mais très mercantile aussi. Quand une bibliothécaire de la banlieue d’Amsterdam nous a annoncé que son salaire était composé pour 80% de fixe et 20% de part variable, on a senti un frémissement dans l’auditoire.
20% liés aux objectifs réalisés ou pas ! Cette bibliothèque d’ailleurs allait fermer 15 jours pour réorganiser ses collections afin de correspondre au plus près aux résultats d’une enquête sur le public (et aux objectifs fixés ?)



Mon coeur s’est serré en apercevant les bacs à CD vides, prêts à être retirés parce que « Le CD ça ne marche plus, vous savez avec Internet… ! » (heureusement la bib de Rotterdam viendra en contre exemple) 
Donc le CD ne marche pas mais tout comme chez nous l’offre des bibliothèques via le net est quasiment inexistante, cependant on n’hésite pas à supprimer une partie de l’offre que devrait proposer une bibliothèque.

Rijkmuseum

J’ai tenté la question : « et si le livre numérique prenait le pas sur le livre papier vous supprimeriez le livre ? » Et  là même réponse que chez nous : « jamais le livre ne disparaîtra ! »
Si j’en suis convaincue aussi, j’ai toujours ce sentiment qu’on prend le problème à l’envers : Penser support avant de réfléchir d’abord à l’offre.
Et si cela devait arriver ne serait-ce pas la fin des bibliothèques ? Avec le même argument : vous avez supprimé la musique, vous pouvez bien supprimer aussi la presse, puis les docs, puis les romans, puis… On trouve tout sur Internet
Bref je m’éloigne à nouveau, je me suis quand même dit à ce moment que leur politique était vraiment différente plus proche du clientélisme, bien loin de la notre si militante. Par exemple l’enquête sur le public hollandais a démontré qu’il pouvait être intéressant de disposer des romans sentimentaux à proximité des livres pour enfants car cela permettrait aux mamans d’emprunter.
Oui,je sais là vous me dites et les papas ? Evidemment, sauf que, d’après les enquêtes, statistiques et autres en Europe du Nord et en Allemagne ce sont essentiellement les mamans qui arrêtent de travailler pour élever les enfants, c’est culturel, on alimente des clichés et pis c’est tout !
Mouais… Une de mes voisines me suggérait : ce serait nous on tenterait un « osez le féminisme », « comment reprendre le travail après bébé » ou encore « comment se débarrasser de bébé » ! Je ne cite pas « 50 nuances de Grey », qui pour moi est une forme de roman sentimental, et qui de toutes façons ne pose aucun problème aux hollandais totalement décomplexés eux sur le sujet.

Il faut savoir que toutes les bibliothèques hollandaises dépendent de « NDB Biblion », sorte d’entité fantasmée par les bibliothécaires français à travers le brouillard de la langue, comme une nébuleuse semi-privée avec des ramifications partout et dans tous les domaines un peu comme si l’ABF s’acoquinait avec le SLL et la SFL.

Tout passe entre leur mains, du design des bibliothèques, à l’organisation des collections (façon librairie), à l’équipement des documents (de la cote, couverture, à la puce RFID), la communication (de fait toutes les bibliothèques ont la même signalétique, ce qui ne laisse aucune place au folklore 😉 


Jusqu’à la politique documentaire pour les bibliothèques qui le souhaitent (ou ne peuvent faire autrement ?): Vous pourriez me livrer 30 romans sentimentaux, 10 polars, 5 albums… J’ai toujours envie de dire dans ce cas là : « y ‘en a un peu plus je vous le mets quand même ? »
Je n’ai pas compris si c’était une généralité mais il n’y a pas l’air d’y avoir de spécialisations, jeunesse, musique, adultes… En même temps si on ne choisit pas ses collections, ce n’est pas nécessaire non ?
 Il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça : ce sont des emplois précaires qui rangent les livres (en écrivant cela je me demande si tout compte fait, c’est vraiment une bonne nouvelle ?)
L’autre chose qui m’a chiffonné mais qui en même temps me plait c’est justement le rangement des collections, je n’ai vu personne se balader avec un chariot pour ranger, le peu de bibliothécaire s’emmerde est donc TOTALEMENT disponible.

 D’ailleurs le bibliothécaire est tellement disponible qu’on arrive même à se passer de lui : le reste du groupe a visité une bibliothèque qui ouvre sans personnel ! Oui zéro personne, nobody ! Mais ça je n’ai pu le constater moi même car ce jour-là je suis allée visiter le Rijkmuseum. D’ailleurs c’est un autre paradoxe : autant les horaires des bibliothèques sont larges autant ceux des musées sont restreints, à l’inverse de la France (question de choix, priorités ?)

Le retour des livres m’a fait pensé à  un acte honteux : on glisse les livres dans une fente et des machines cachées dans des pièces fermées au public s’occupent du tri. Bon j’exagère la Dok et la  bib de Rotterdam ont aménagé une vitrine (c’est culturel chez eux les vitrines 😉 pour les voyeurs curieux.

Cette visite s’est  faite dans un contexte économique particulier les bibliothèques hollandaises sont victimes de la crise et subissent de plein fouet les rigueurs budgétaires : il est ainsi prévu de fermer des bibliothèques de quartier à Amsterdam.

Je tiens aussi à couper court à une autre légende : non on ne mange pas où on ne boit pas partout dans les bibliothèques !

Des lieux sont identifiés, souvent l’espace presse comme à l’OBA et à la DOK ou les limites sont moins claires, nous avons d’ailleurs étaient témoins de la chute d’une tasse de thé , notre bib-guide s’est précipitée  pour aller chercher de quoi nettoyer ! Je tiens à préciser que cela ne me choque pas, c’est moins pire que du vomi ! J’aimerais bien offrir un café ou un thé de temps en temps aux lecteurs installés dans ma bib pour lire la presse ou écouter de la musique.
L’OBA et la DOK étaient pour moi deux bibliothèques mythiques, aujourd’hui elles ont vieilli

et n’ont plus ce côté innovant, la DOK met à disposition des tablettes et liseuses mais tout comme le ferait une FNAC et sans applications spécifiques ou connexions internet (pas de free wi-fi non plus à la dok)

Les usagers peuvent les tester prendre un petit descriptif et aller acheter le modèle qui leur convient.

Au moment de notre visite l’espace musique était lui aussi en réorganisation mais apparemment la musique ne semblait pas menacer, elle cohabite avec les jeux vidéo qui aujourd’hui eux aussi non plus cet aspect innovant.

Mais heureusement il y a eu la bibliothèque de Rotterdam et quelques autres surprises…
A suivre…

street art en Hollande

Comme je ne sais pas par quel bout envisager un compte-rendu de mon voyage bibliotouristique en Hollande, je commence par une tendance pas récente mais relancée par les réseaux sociaux et notamment sur Instagram après #fromwhereistand voici donc le #streetart peut être un peu plus artistique que des photos de pieds en situation 😉

Bien sur j’ai quand même fait un peu de #fromwhereistand :

tourner la page…

Voilà ça y est c’est fini vous l’aurez appris en même temps que les attentats de Boston, la confession de Cahuzac, le tremblement de terre en Iran, la fin des Petroplus, tel le plus banal des faits divers, les media ont préféré mettre en avant la confession d’un menteur au détriment du sort de 470 honnêtes hommes, donnant ainsi une certaine idée des valeurs qui priment aujourd’hui dans notre société.
Sans beaucoup de surprise, le tribunal a décidé que non les candidats ne faisaient pas l’affaire et clôt ainsi 16 mois de survie et une raffinerie de 80 ans.
Hélas ces 16 mois à survivre et à tenter de sauver leur travail, n’ont préparé personne à cet arrêt brutal qui aura lieu le mardi 23 avril en fin de journée, brutal oui quand vous lisez ça :

Voilà…Comment on clôt une vie !
C’est terrible non ? 

Ah oui, il y a ça aussi, comme un mauvais clin d’oeil :
 « les emprunts faits à la bibliothèque devront être rendus ! » 
Pourquoi faire ? 

Une dernière photo de ce qui restera une belle aventure humaine 
constellées de plaies impossibles à cicatriser…
Je ne suis pas très inspirée, je reviendrai peut être sur tout ça, 
quand ça ira mieux
et des centaines de photos à trier… un jour

PS : comme un regret

Lettre au tribunal

Cher tribunal,
Dimanche prochain, je devais partir en vacances, certes je peux m’estimer heureuse de partir en vacances ce n’est pas le cas de tout le monde. En même temps, j’aimerais vraiment partir car j’ai peur de ne plus pouvoir le faire dans les mois et années à venir.
Je ne suis pas partie depuis le mois d’Août et ces vacances j’en rêvais, j’en rêvais parce que l’année est quand même un peu difficile :
Depuis 18 mois, nous sommes soumis à une attente interminable concernant la survie de la raffinerie Petroplus, et voilà que vous, cher tribunal, avez fixé l’échéance définitive le mercredi 16 avril en annonçant une audience à cette date fatale, c’est à dire en plein milieu de nos vacances.
Ce n’est pas des vacances sur des îles paradisiaques, il ne s’agit pas non plus d’aller planquer de l’argent dans des paradis fiscaux, non il s’agit juste de profiter un peu de l’air de l’atlantique. Faire respirer à nous et aux enfants autre chose que des nuages toxiques !
Mais voilà, cher tribunal, ça fait des semaines que tu aurais pu annoncer une audience que l’on attendait avec impatience et qui aurait mis fin à cette angoisse qui nous colle à la peau depuis des mois et au stress qui va avec, là je pense au leader syndical de cette lutte qui est en ce moment à l’hopital suite à un malaise, alors c’est vrai que réclamer d’avancer une audience pour pouvoir partir en vacances cela semble tellement futile et égoïste !
Vois-tu, cher tribunal, en nous rendant ce service, tu lèverais ainsi cette angoisse pour des centaines de personnes parce que là, c’est juste qu’on en peut plus, nous je dis nous pour ceux qui travaillent dans des conditions qui deviennent plus qu’inconfortables : il n’y a plus de chauffage à la raffinerie, pour ceux à qui ça parle : vous voyez la cheminée rouge et blanche ? Hé bien, c’est fini vous ne verrez plus de fumée s’en échapper !
Mais je m’égare avec des détails qui ont si peu d’importance, avoir froid et vouloir partir en vacances, mais quand même cher tribunal si tu pouvais annoncer une audience rapidement pour qu’on aille soit faire la fête ou pleurer devant les couchers de soleil de l’Atlantique, je t’en serais vraiment reconnaissante et sans vouloir être menaçante je pense que si je rate mes vacances, je serais là le 16 avril, et si en plus l’annonce devait être  mauvaise il risquerait d’y avoir non pas du sable mais des galets au fond des mes poches….

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