LA NORMANDIE ROUTIERE: ROULEZ LENTEMENT… DESENCLAVEMENT EN COURS!

 

En Normandie, on le voit beaucoup ce panneau sur les routes « voies express » (ndlr: limitées à 110km/h) ou les autoroutes…

Cette carte de la Normandie routière datant de 2009 montre l’inachèvement du désenclavement routier:

C’est 30 à 40 années de retard que nous traînons ici. En 2012 il faut ajouter cependant la jonction en 2×2 voies autoroutières entre Caen-Falaise et surtout Falaise-Argentan- Alençon (A 88 sous concession « ALICORNE » filiale de la SAPN, l’une des autoroutes les plus chères de France au kilomètre). On remarquera que le contournement pourtant essentiel de la Région parisienne par l’Ouest via la RN 154 n’est toujours pas réalisé entre Rouen (contournement Nord-Est) et Orléans.

Le maillon manquant correspond au maillon faible normand, la rocade de la région parisienne à l’échelle européenne n’est donc toujours pas achevée!


Lire ci-après cette brève sur le site « Grand Rouen » (14/12/12):

http://www.grand-rouen.com/contournement-est-la-cci-soutient-le-projet/societe/27304#.UMr9MrYi1T9

Contournement Est : la CCI soutient le projet

Le jeudi 13 décembre 2012, la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI), représentée par son président Christian Hérail, a manifesté son soutien au projet de contournement Est de la ville. En collaboration avec l’Association pour le contournement Est de Rouen, les acteurs économiques soutiennent le tracé préférentiel présenté par la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (Dreal).

La CCI et Daniel Cornet, ancien du groupe Bouygues et président du groupe Elan semblent bien présomptueux pour ce projet « vital » à leurs yeux. Ils ont même arrangé un calendrier prévisionnel. Au programme : trois ans de travaux pour une ouverture dès 2021. « Tout à fait réalisable », commente  l’optimiste Daniel Cornet.  « En 2014, après le rapport d’enquête publique, il faut lancer directement l’appel aux offres de candidatures », prévoit-il. Selon leur calendrier, les travaux débuteraient en 2018.

A l’appui, les arguments habituels : Rouen, « seule métropole sans contournement », « un obstacle sur l’axe Bayonne -Calais ». L’argument économique est le plus fort, notamment la liaison entre la zone d’activité Louviers, Val-de-Reuil, les Andelles, avec celle de l’agglomération. « Il faut éviter l’asphyxie du Grand Port maritime qui passera d’ici quelques années à un trafic de 30 millions de tonnes de marchandises », avance Georges Vincent, président de l’association pour le contournement Est de Rouen.  Il en irait même de l’image de la ville, selon certains.


 

En Normandie occidentale, on dispose d’un réseau à 2×2 voies gratuites (A 84, N13 à partir du périphérique caennaise) qui renforce le tropisme GRAND OUEST qui contribue à la satellisation de la Normandie caennaise à la Bretagne face aux difficultés des liaisons avec Lisieux, Le Havre ou Rouen engendrées tant par une SAPN « sangsue aux Normands » (péage de Dozulé symboliquement posé sur la vraie frontière historique entre Haute et Basse Normandie) que par la saturation de la RN13 entre Lisieux et Caen, sans même parler de l‘enclavement des bocages bas-normands dans lesquels on attend toujours la future rocade express pouvant faire la liaison St Lô -Vire -Flers -Argentan: sur ce dernier maillon, quelques kilomètres viennent d’ouvrir (Flers-Landigou- Briouze) alors que la liaison Flers-Caen devrait s’arrêter durablement au Nord de Thury-Harcourt aux portes de la « Suisse normande »…

En Haute-Normandie, Rouen est devenu un enfer routier depuis l’accident qui a endommagé le pont Mathilde le 29 octobre dernier tandis que commencent à peine les travaux de raccordement sur l’axe Dieppe-Rouen à la hauteur de Barentin: manque toujours un vrai périphérique Nord-Nord-Est pour Rouen (au sud il y a l’A13 et les rocades Sud 2 et 3)

Une bonne nouvelle cependant, attendue depuis très longtemps: le désenclavement routier complet du port de Cherbourg sera effectif le 19 décembre prochain:

désenclavement chbg

(ndlr: on regrettera une fois de plus le tropisme « Grand Ouest » du journaliste de Ouest-France)

Joanne Leighton, une exquise chorégraphe au Rive Gauche

Chorégraphe associée au Rive Gauche, Joanne Leighton se place sous les feux d’une double actualité avec « Exquisite Corpse » le 14 décembre et le lancement d’une grande aventure humaine artistique et militante : « made in Saint-Étienne-du-Rouvray « qui réunira 99 Stéphanais amateurs. Rencontre avec une sage aventurière. Ne pas se fier à son apparence de poupée au teint diaphane, à ses gestes doux et à ce regard bleu ciel qui vous enveloppe. Joanne Leighton est une meneuse, une aventurière qui se fixe un cap mais pas tellement de limites. Elle dirige le Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, un espace d’expérimentation pas assez vaste pour cette artiste belge d’origine australienne, « tombée amoureuse d’un pays – La France – où la culture demeure une colonne vertébrale ». Sans cesse à la recherche de « dialogues et d’échanges », elle s’inscrit pour la deuxième année dans un compagnonnage avec le centre culturel stéphanais qui se poursuivra jusqu’en 2014. « C’est assez rare pour un artiste d’avoir la possibilité d’être présent dans la vie d’un théâtre pour des actions qu’on peut réfléchir et rêver ensemble. »
Cette saison, la chorégraphe et les danseurs de sa compagnie vont poser à deux reprises leurs bagages sur la scène du Rive Gauche : le 14 décembre avec « Exquisite corpse » et le 14 février avec « Les Modulables » pour une spéciale Saint-Valentin. Autant de rendez-vous pour découvrir l’univers d’une créatrice audacieuse et pour commencer à tisser des liens aussi.
Car le grand projet de Joanne Leighton est de parvenir à lever une armée de Stéphanais, d’entraîner dans son sillage 99 danseurs amateurs pour créer une version originale d’une de ses pièces : « Made in… Saint-Étienne-du-Rouvray ». La pièce a déjà été créée en décembre 2010, à Strasbourg, ce projet a été décliné en 2011 avec « Made in Oldenburg », « Made in Metz », Made in Charleroi et en mai 2012 Made in Vesoul. Toutefois, chaque projet est propre et unique à la ville et se construit en réaction au lieu (pas encore déterminé ici) où il est joué. Cette pièce sera le fruit d’une rencontre avec 99 curieux qui auront dit banco pour suivre l’artiste dans cette histoire passionnante à découvrir le 12 octobre 2013.
« Depuis très longtemps, j’intègre à mon travail des formes participatives, j’aime interpeller le public, rendre actif le spectateur, affirme Joanne Leighton. Cela s’inscrit dans une démarche politique d’accepter l’autre, d’engager un dialogue avec l’autre…  » Même si la collaboration avec la chorégraphe s’est nouée avant son arrivée à la direction du Rive Gauche, Béatrice Hanin fait sien ce projet : « Il s’agit là d’une belle occasion de fabriquer ensemble et de faire comprendre à un public amateur qu’une œuvre d’art ce n’est pas si compliqué, mais que cela implique une grande exigence artistique. »
Il n’est demandé aucune compétence particulière en danse aux participants. « Pas besoin de bagage technique, la seule exigence est d’être vraiment disponible aux autres. Je ne cherche surtout pas à pousser les gens, chacun trouve sa place, dans un grand respect des différences. En fait, il faut juste accepter de se laisser embarquer ! »

• Le « Made in… » aura lieu dans un endroit insolite de la ville, le samedi 12 octobre 2013 à Saint-Etienne-du-Rouvray ! Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à contacter Mary Néron et Laurence Izambard au Rive Gauche (Tél.: 02 32 91 94 93).

Portrait d’artiste du Havre : Matthieu Serveau

J’ai assisté hier à la soirée consacrée au travail du cinéaste Havrais Matthieu Serveau, organisée parla Maison de la Culture du Havre et le cinéma Le Sirius. Matthieu Serveau est un réalisateur et un scénariste Havrais. Passionné de cinéma il considère la littérature comme un art majeur et a déjà à son actif une filmographie […]

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