Des bureaux aux bouillons : une erreur économique et écologique !

Jeudi 21 février, le Président du Club de la Vatine a déclaré que la volonté
de la municipalité de préserver la ferme des bouillons, et plus largement les
terrains du Bel Event, n’était pas bonne d’un point de vue économique.

Pour les élu-es écologistes de Mont-Saint-Aignan et de la CREA, c’est tout
le contraire : la poursuite du développement de la zone d’activité sur le
Bel Event serait une erreur économique, tant pour la ville que pour la
CREA.

En effet l’agence d’urbanisme a démontré lors des études préalables sur la
création d’une nouvelle gare rive gauche de Rouen que notre agglomération avait
un déficit de 10 000 emplois tertiaires supérieurs par rapport aux
agglomérations équivalentes en taille. Ce déficit s’explique notamment par
l’absence d’un pôle de bureaux majeur connecté par les transports collectifs
performants à la gare.

Aujourd’hui lorsqu’une entreprise cherche à implanter une activité de plus
de 500 salariés et qu’elle cible potentiellement Rouen, il lui est impossible
de trouver une offre de bureau existante. Ainsi depuis des années, nous passons
à côté de plusieurs milliers d’emplois liés à ces projets. C’est pourquoi la
CREA a récemment décidé de changer de stratégie en matière de développement
économique et d’arrêter la dispersion de l’offre tertiaire sur des zones
d’activités sur les terres agricoles et espaces naturels.

C’est pour cela que la CREA a décidé de privilégier le renouvellement
urbain, la réalisation de zones d’activités sur des friches urbaines et
industrielles et de favoriser la concentration de l’offre tertiaire sur des
pôles de bureau connectées aux transports structurants.

En outre sur un plan écologique, on ne peut mettre au même niveau la volonté
du Club de la Vatine de mettre en service une navette de transport privée entre
Rouen et la Vatine, et la destruction définitive de 20 hectares d’espaces
naturels et agricoles en coeur d’agglomération !

Cet espace pourrait à la fois constituer un poumon vert, un réservoir de
biodiversité, mais aussi un centre d’éducation à l’environnement, sans oublier
l’accueil d’activités maraîchères et agricoles qui pourrait fournir en circuit
court les habitants de Mont-Saint-Aignan et les salariés de la Vatine.

C’est pourquoi les élu-es écologistes de Mont-Saint ont déposé en Conseil
municipal des amendements visant à protéger l’espace du Bel Event, et agissent
également à la CREA pour que ce site soit inscrit comme espace agricole protégé
dans la cadre du Schéma de cohérence territorial en cours d’élaboration.

derrières les sourires…

Derrière nos sourires, nos grande déconnades se cachent des petits coeurs plein de tendresse. Les unes avec les autres, unies pour le même combat: Espérance. Parce qu’on partage chaque semaine des moments de bonheur, nos coup de gueules, notre passion. On danse pour évacuer notre stress, vider[…]

Ecole: plutôt qu’une refondation, juste un lifting scolaire (21.02.2013)

Photo: 

A l’Assemblée nationale, Rudy Salles est intervenu au nom du groupe UDI, pour commenter le projet de Loi sur la refondation de l’école de Vincent Peillon.

Rudy Salles rappelle les quelques points de consensus évidents:
– un état des lieux inquiétants
– la priorité donnée au primaire pour prévenir au plus tôt les difficultés,
– la formation des enseignants et des personnels d’éducation …

« ENVIES de NORMANDIE » au salon de l’Agriculture: Vraiment?

Stand Normandie, Salon de l'Agriculture 2012

Au Salon international de l’agriculture de Paris, l’évidence normande est là, incontournable… 

Une dizaine d’ AOC ou AOP, un record pour une région française, avec notamment les quatre fromages normand au lait cru (Camembert; Livarot; Pont L’évêque; Neufchâtel) au salon international de l’agriculture de Paris: nier l’évidence normande confine à l’absurde sinon au ridicule… Mais à notre époque, notamment dans le monde politique, le ridicule ne tue plus…


Stéphanie Mondin de l’Institut régional de la qualité alimentaire (IRQUA, label « Gourmandie ») nous a aimablement envoyé ce communiqué:

Envies de Normandie : Hall 7.2 – stand F51

Salon de l’agriculture 2013

La 50è édition du Salon International de l’Agriculture, se déroulera du 23 février au 3 mars 2013, au Parc des Expositions Porte de Versailles à Paris !

Sous la bannière « Envies de Normandie« , dans le hall 7.2 Allée F Stand 51, les espaces mis en place par la Chambre régionale d’agriculture de Normandie, et par IRQUA-Normandie (l’Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire de Normandie) avec le soutien des Régions de Haute et Basse-Normandie mettront en lumière les multiples facettes de notre patrimoine régional, culinaire, touristique et culturel…

En 2013, 50è anniversaire oblige, la présence de la Normandie se fera avec :

50 chefs Normands : Le piano des Chefs, pédagogique et interactif, avec des recettes « Impressionnistes », des cours de cuisine, des animations (petits déjeuners,  démonstrations culinaires, trucs et astuces) et des dégustations commentées autour des produits de qualité (notamment AOC/AOP) et de la marque Gourmandie avec la complicité de tous les acteurs du monde agricole et de la mer, les producteurs, les interprofessions et les Chefs de restaurants et de restauration scolaire…

50 animations pédagogiques pour le jeune public, avec les ateliers des 5 sens, animés par les filières (barattage de beurre, moulage de fromages,…), les professionnels du tourisme (dégustation de confitures, …) et IRQUA-Normandie (mini jurys de dégustation, ateliers sensoriels…).

50 ambassadeursde la Normandie Gourmande clameront leur « coup de cœur » pour 50 produits normands, à travers une belle exposition multipartenariale, alliant photographies et témoignages  – nouveau !

50 petits parisiens : les écoliers parisiens viendront à la rencontre des agriculteurs du réseau Bienvenue à la ferme ; une première expérience à Paris suivie d’une deuxième aventure en Normandie sur les fermes…

Des animations proposées également par 4 Départements normands dont le 50 ! L’Orne, l’Eure, la Seine-Maritime et la Manche, proposeront toute la semaine des animations, des rencontres, des dégustations…

50 éleveurs bovins, équins, porcins et ovins qui, cette année, investiront les halls 3, 7.1 et 6… et participeront au fameux Concours générale agricole.

Bien plus de 50 visiteurs attendus sur l’Espace des filières normandes (découverte des produits et jeu interactif nouvelle technologie) et sur l’espace Gourmandie (panier géant et studio photo « l’Effet Normandivore ») 

Sans oublier l’âme du salon avec la présence des 50 producteurs exposants et l’Epicerie Fine Normande…

Venez nombreux sur l’espace de la Normandie qui vous donnera,

c’est sûr, 50 Envies de Normandie !

 

Mardi 26 février 11 h 30 / Hall 7.2
Inauguration de l’espace «Envies de Normandie» par
Laurent BEAUVAIS, Président de la Région Basse-Normandie
Alain LE VERN, Président de la Région Haute-Normandie
Daniel GENISSEL, Président de la Chambre régionale d’agriculture de Normandie
Sébastien WINDSOR, Président d’IRQUA-Normandie
Avec le lancement officiel de la Maison Cidricole de Normandie
en présence de Jean-Luc DUVAL, son Président

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaire de Florestan:

Et si inaugurer le stand commun de la Normandie au salon de l’agriculture n’était (pour certains) que le service minimum de toute coopération interrégionale normande ?

Si la défense et la promotion d’un intérêt général normand ne consistait qu’au fait de caresser le cul d’une vache normande à quatre mains une fois par an au Salon de l’agriculture de Paris?

 

On aurait, alors, le droit d’hurler au mépris, à l’utilisation bête et méchante des clichés les plus éculés sur la Normandie…

Mais Alain Le Vern, semble-t-il, ne supporte les bouzes et les bouzeux de Bouze- Normandie qu’une fois l’an et à… Paris (pour la photo)

 

Réforme des rythmes scolaires : prendre le temps d’une véritable concertation

Communiqué du groupe des élus communistes et citoyen de la ville de Rouen concernant la réforme des rythmes scolaires La réforme des rythmes scolaires prise à la va-vite et sans réelle concertation approfondie suscite légitimement un mécontentement du personnel enseignant et éducatif, des élus et des parents d’élèves, sur le fond et sur les conditions de […]

Le MASSACRE de la Normandie industrielle se poursuit…

 

On vient de l’apprendre: c’est dur, c’est la réalité économique…

Mais faut-il se résigner comme l’on se résigne au gel, à la canicule, à la grêle, à la pluie, la neige?

A lire sur le site de France3 Haute-Normandie:

 http://haute-normandie.france3.fr/2013/02/19/le-couperet-est-tombe-pour-l-entreprise-vibratechniques-de-saint-valery-en-caux-202963.html


 

Le couperet est tombé pour l’entreprise Vibratechniques de Saint-Valéry-en-Caux

C’est le coup de massue pour les salariés de Vibratechniques à Saint-Valéry-en-Caux (76)… Après plusieurs vagues de licenciements, la direction de l’usine annonce la fermeture du site. Elle invoque la concurrence asiatique et des ventes en baisse.

  • Mairie du Mesnil-Adelée, avec François Pesquet
  • Publié le 19/02/2013 | 16:57, mis à jour le 19/02/2013 | 17:33
© France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie

Vibratechniques  fabrique du matériel haut de gamme pour la construction. Déjà, en octobre 2009, la direction du site avait supprimé 27 emplois pour « relancer l’activité ». L’espoir aura tourné court… Aujourd’hui, l’idée d’un repreneur n’est même pas évoquée.

La direction se justifie par ce communiqué :

© France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie

L’entreprise compte 49 salariés. Une réunion se tiendra avec les représentants du personnel pour négocier les conditions des licenciements. La direction de l’usine s’est engagée à reclasser l’ensemble du personnel.

Le non-cumul des mandats doit entrer en vigueur en 2014.

Le Bureau National du Parti socialiste réaffirme la nécessité d’adopter au plus tôt une législation pour faire entrer en vigueur le non-cumul des mandats dès les prochaines échéances électorales, en 2014.
Le cumul des mandats est une exception française, qui n’existe quasiment dans aucun pays d’Europe. Il est temps d’y mettre un terme.
C’est une exigence de rénovation de notre vie publique. Depuis le début du quinquennat, François Hollande a multiplié les initiatives pour approfondir l’exercice de la démocratie dans notre pays : la nomination du premier gouvernement paritaire, la baisse de la rémunération des ministres et du Président, la priorité donnée au dialogue social et à la concertation, une nouvelle étape de la conquête de l’égalité des droits avec la loi du mariage pour tous.
Le Parti socialiste soutient pleinement cette action. Il appelle à prolonger cet élan avec la mise en œuvre du non-cumul des mandats, engagement majeur approuvé lors des élections présidentielles et législatives par les Français.
Les militants socialistes se sont exprimés, lors de notre congrès de Toulouse, en faveur de cette avancée indispensable pour nos institutions. Le non-cumul s’inscrit dans notre volonté de renforcer le rôle du Parlement. Il répond à un devoir d’exemplarité et permettra le meilleur exercice de chaque mandat. Il devra s’accompagner de la création d’un véritable statut de l’élu local. Le non-cumul des mandats permettra d’accroître la confiance entre les citoyens et leurs représentants.
Le non-cumul est une condition du renouvellement et de la parité. Il permettra de partager l’exercice des responsabilités. C’était l’esprit des Primaires citoyennes qui ont permis à plusieurs millions de Français de s’exprimer.
Les socialistes, qui portent le combat pour la justice sociale autant que pour le renouveau démocratique, réaffirment donc leur engagement pour le non-cumul des mandats qui sera une respiration essentielle pour notre vie publique.
Mardi 19 février 2013
Communiqué du Bureau national

L’égalité territoriale et les quartiers populaires, priorité pour la gauche

Le Parti socialiste salue la concertation menée par François Lamy, ministre chargé de la ville, qui a permis la mobilisation des acteurs de terrain, des citoyens et des élus locaux en faveur de nos quartiers. Elle est à la hauteur des urgences.
Le taux de chômage des jeunes est près de deux fois supérieur à celui des agglomérations où ils vivent. Un habitant sur quatre renonce à des soins pour raisons financières. Un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté.
Ce travail vient conforter les constats dressés par la Cour de Comptes en septembre 2012 : politique insuffisamment pilotée, manque d’articulation entre la rénovation urbaine et les enjeux sociaux, répartition insatisfaisante des crédits spécifiques de la politique de la ville. Depuis plus de 10 ans, la politique de la ville ne permet pas d’enrayer l’accroissement des inégalités entre les territoires.
L’accompagnement des quartiers relevant de la politique de la ville se fait trop souvent au détriment de la mobilisation de l’ensemble des politiques publiques dites de droit commun.
Face à cette situation, c’est toute la République qui doit se mobiliser en faveur de ces quartiers en matière :
  • d’emploi, ce qui est fait avec les emplois d’avenir et les nouveaux emplois francs ;
  • d’éducation avec la priorité donnée à l’enseignement primaire avec le dispositif « plus de maîtres que de classes » dans les ZUS, notamment pour permettre la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans ;
  • de santé avec le développement des maisons et centres de santé ;
  • Enfin, en matière de sécurité avec la création des zones prioritaires de sécurité et surtout avec un effort de prévention accru et une nouvelle relation police – population.
Dès décembre, le Premier ministre s’est engagé dans la bataille en mobilisant des crédits au sein de l’ensemble des ministères et des services publics pour concentrer leur action vers ces territoires. Le Parti socialiste salue et soutient cette démarche volontariste de promotion de l’égalité républicaine.
Avec une nouvelle génération de contrat, l’État s’engagera tant pour ces fonds de droit commun que pour ceux de la politique de la ville qui retrouveront leur vocation de renforcer l’effort. La France est fière de ses quartiers populaires et la République ne peut accepter qu’existent en son sein des villes pauvres et des territoires de relégués.
La nouvelle géographie permettra d’identifier des «quartiers prioritaires» et créer les conditions d’un véritable effet levier au service de l’égalité territoriale et enrayer les logiques de saupoudrage des crédits précédents.
L’implication des habitants est un enjeu prioritaire. C’est une condition de réussite pour ces territoires car elle exige de restaurer « un véritable pouvoir d’agir » des citoyens sur leur quartiers et sur leur destin.
Le Parti socialiste est fier de la réforme ambitieuse proposée par François Lamy qui rompt résolument avec la démarche de la droite.
Le gouvernement propose ainsi une réelle réponse qui allie développement humain et urbain pour les huit millions d’habitants des quartiers populaires et marque ainsi le retour de l’Etat.

Mardi 19 février 2013
Communiqué du Bureau national

Aronde, l’égérie de la race normande, fera son show au Salon de l’agriculture

Dimanche 24 février, le Département de Seine-Maritime mettra à l’honneur la race normande au Salon International de l’Agriculture qui se tiendra à Paris, porte de Versailles (Hall 7.2 – Allée D).

A cette occasion, il sera présenté l’égérie du Salon : Aronde, une vache seinomarine de race normande, née à Croixmare, dans l’EARL Gainnemare, de Matthieu Fercoq.

Réputée au-delà des frontières régionales pour la qualité de son lait et de sa viande, la race normande tient une place de choix dans l’élevage seinomarin et, plus généralement, au sein de l’agriculture en général dont l’activité couvre près de 70% du territoire.

Les produits seinomarins y seront également à l’honneur tout comme le travail des producteurs, des éleveurs et de tous ceux qui travaillent en lien avec l’agriculture.

Tout au long de la semaine, des animations et des jeux seront proposés ponctuellement sur le stand du Département.

Easyjet persiste et signe…

La compagnie aérienne, Easyjet, condamnée début février pour discrimination, a décidé de se pourvoir en cassation. L’affaire
judiciaire se poursuit donc. Toutefois, il faut préciser que la Cour de Cassation ne juge pas le contenu du dossier mais la forme, notamment le respect des procédures.

 

Rappel des faits

En  novembre 2008, Miloudi Hafa, habitué à voyager seul depuis
vingt-sept ans sur différentes compagnies  aériennes, commande un billet d’avion sur le site d’EasyJet, en faisant mention de son handicap.

Le 9, le personnel de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle lui
interdit d’embarquer, au motif que  les personnes handicapées ne sont pas autorisées à voyager seules sur la compagnie Easyjet.

 M. Hafa propose de signer une décharge de
responsabilité, ce qui lui est refusé. Un responsable de la compagnie lui confirme le refus, et l’informe qu’Easyjet ne prend pas en charge les frais liés à l’acheminement par une autre compagnie
aérienne!

Le 19 novembre 2008,  Laurent Giammartini, joueur de tennis
handisport de haut niveau, se voit refuser refuser l’accès à un avion à destination de Nice, alors qu’il veut  regagner son domicile, après une compétition. Pourtant, il a  effectué le
vol aller sur la compagnie. Alors qu’il devait partir à  7 heures, il embarque à 22heures, après qu’une hôtesse de la compagnie qui rentre chez elle ait accepté de
l’accompagner.

Début 2009, Karine Viéra, habituée à voyager seule, commande un
billet  d’avion sur Internet pour un vol à destination de Porto, en cochant la case précisant qu’elle se déplace dans un fauteuil roulant. Le 12 janvier 2009, même interdiction d’embarquer,
et même refus de rembourser le billet.

 

Ces trois personnes, assistées par l’Association des
paralysés de France,
 ont traduit la compagnie en justice.

Pour sa défense, cette dernière a fait valoir des raisons de sécurité
britanniques figurant dans un code sans valeur normative, pour s’estimer fondée à imposer la présence d’un accompagnateur.

Les plaignants lui ont opposé le règlement européen du
5 juillet 2006 concernant les droits des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite lorsqu’elles font des voyages aériens. 
Son article 3 
interdit aux compagnies aériennes et aux voyagistes de refuser une réservation ou un embarquement en raison d’un handicap ou d’un problème de mobilité, pour les vols décollant des aéroports de
l’Union Européenne.

Il n’autorise de dérogation que « si la taille de l’aéronef ou de ses
portes rend physiquement impossible l’embarquement ou le transport ».

Une personne  à laquelle l’embarquement serait refusé devrait
bénéficier d’un remboursement ou d’un réacheminement.

Le règlement impose même aux gestionnaires des aéroports une
obligation d’assistance pour que les passagers puissent accéder à leur siège.

La loi européenne prévalant sur une loi nationale, le tribunal de
Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné EasyJet, estimant qu’il y avait « atteinte à la dignité
humaine ».
 La compagnie a fait appel.

 

Comme en première instance, la cour d’appel de Paris
l’a condamnée à payer une amende de 70 000 euros, et à verser 2 000 euros de dommages et intérêt à chacun des plaignants, ainsi qu’un euro symbolique à l’Association des paralysés de
France.

 

 

Source sosconso.blog.lemonde.fr

Easyjet persiste et signe…

La compagnie aérienne, Easyjet, condamnée début février pour discrimination, a décidé de se pourvoir en cassation. L’affaire
judiciaire se poursuit donc. Toutefois, il faut préciser que la Cour de Cassation ne juge pas le contenu du dossier mais la forme, notamment le respect des procédures.

 

Rappel des faits

En  novembre 2008, Miloudi Hafa, habitué à voyager seul depuis
vingt-sept ans sur différentes compagnies  aériennes, commande un billet d’avion sur le site d’EasyJet, en faisant mention de son handicap.

Le 9, le personnel de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle lui interdit d’embarquer, au motif que  les personnes handicapées
ne sont pas autorisées à voyager seules sur la compagnie Easyjet.

 M. Hafa propose de signer une décharge de responsabilité, ce qui lui est refusé. Un responsable de la compagnie lui
confirme le refus, et l’informe qu’Easyjet ne prend pas en charge les frais liés à l’acheminement par une autre compagnie aérienne!

Le 19 novembre 2008,  Laurent Giammartini, joueur de tennis
handisport de haut niveau, se voit refuser refuser l’accès à un avion à destination de Nice, alors qu’il veut  regagner son domicile, après une compétition. Pourtant, il a  effectué le
vol aller sur la compagnie. Alors qu’il devait partir à  7 heures, il embarque à 22heures, après qu’une hôtesse de la compagnie qui rentre chez elle ait accepté de
l’accompagner.

Début 2009, Karine Viéra, habituée à voyager seule, commande un
billet  d’avion sur Internet pour un vol à destination de Porto, en cochant la case précisant qu’elle se déplace dans un fauteuil roulant. Le 12 janvier 2009, même interdiction d’embarquer,
et même refus de rembourser le billet.

 

Ces trois personnes, assistées par l’Association des paralysés de France, ont traduit la compagnie en justice.

Pour sa défense, cette dernière a fait valoir des raisons de sécurité
britanniques figurant dans un code sans valeur normative, pour s’estimer fondée à imposer la présence d’un accompagnateur.

Les plaignants lui ont opposé le règlement européen du 5 juillet 2006
concernant les droits des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite lorsqu’elles font des voyages aériens. 
Son article 3  interdit aux compagnies
aériennes et aux voyagistes de refuser une réservation ou un embarquement en raison d’un handicap ou d’un problème de mobilité, pour les vols décollant des aéroports de l’Union
Européenne.

Il n’autorise de dérogation que « si la taille de l’aéronef ou de ses
portes rend physiquement impossible l’embarquement ou le transport ».

Une personne  à laquelle l’embarquement serait refusé devrait
bénéficier d’un remboursement ou d’un réacheminement.

Le règlement impose même aux gestionnaires des aéroports une
obligation d’assistance pour que les passagers puissent accéder à leur siège.

La loi européenne prévalant sur une loi nationale, le tribunal de
Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné EasyJet, estimant qu’il y avait « atteinte à la dignité humaine ». La compagnie a fait appel.

 

Comme en première instance, la cour d’appel de Paris l’a condamnée à payer une amende de 70 000 euros, et à verser 2
000 euros de dommages et intérêt à chacun des plaignants, ainsi qu’un euro symbolique à l’Association des paralysés de France.

 

Source : sosconso.blog.lemonde.fr

 

Portrait, Thomas Lattelais

Bonjour, je m’appelle Thomas, j’ai 27 ans et je suis rouennais de naissance. Je suis passionné de photographie et d’histoire, et particulièrement de l’histoire de Rouen. Je tiens ces deux passions de mon grand-père qui fut un guide pour moi. Je me suis lancé il y a peu dans un projet 365 ciblé uniquement sur […]

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