Oui, au regard de tout ce que nous, le Parti de Gauche dans le Front de Gauche, avons réalisé depuis sept ou huit mois :
– les Assemblées Citoyennes,
– une projection de film à l’Omnia,
– le meeting rouennais contre l’austérité à la Halle aux Toiles,
– la Conférence à l’Université de notre camarade François Delapierre, dans le cadre de son Tour de France des Universités,
– le Remue-méninges de Lisieux et dernièrement,
– le meeting havrais,
sans compter le FRIT (Front révolutionnaire d’intervention théâtrale) la participation aux manifestations et aux rassemblements, particulièrement aux collectifs relatifs à la dette, aux transports, au féminisme, aux travailleurs sociaux, à la Ferme des Bouillons (pardonnez-moi les oublis…) et aussi, singulièrement, le soutien indéfectible aux salariés de Petroplus tant à la raffinerie elle-même qu’au Tribunal de Commerce, soutien renforcé par la venue à Petit-Couronne de nos camarades responsables nationaux parmi lesquels : Jean-Luc Mélenchon, Laurence Sauvage à plusieurs reprises, Eric Coquerel et Delphine Beauvois.
Et sans évoquer non plus les réunions au sein des comités, au sein du Grand Rouen, au niveau départemental et maintenant régional.
Je passe sous silence notre Congrès qui, à lui seul, constitue un événement d’ une portée considérable pour notre organisation !
Toutes ces actions, toutes ces mobilisations ont bien évidemment été rendues possibles grâce à la forte implication de tous les partenaires du Front de Gauche.
Oui, nous sommes parvenus en Seine-Maritime mais c’est aussi palpable ailleurs et notamment à Paris à être plus nombreux, plus organisés, plus visibles, plus attractifs (des jeunes nous rejoignent) et donc plus efficaces.
Preuve en est, pour celles et ceux qui l’ont vue, de leurs yeux vue, ou vue grâce à un média, les vidéos par exemple, cette immense foule, marée humaine bien vivante, dynamique, enthousiaste, oui ce peuple, un an après, intact, toujours là, plus que jamais là, et qui scande « résistance, résistance ! ».
Ne boudons pas notre plaisir, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur les femmes et les hommes qui sont « devant », exposés, soutenant de toutes leurs forces la digue qui subit l’assaut de toutes les oppositions, de tous les courants adverses !
Et si l’indispensable, l’irremplaçable esprit critique que ne manquent pas de manifester chacune et chacun d’entre nous en maintes occasions, doit lui aussi rester intact, l’image de ces milliers de femmes et d’hommes, jeunes et moins jeunes, brandissant des drapeaux à dominante rouge ou bien, rouge et verte, restera gravée dans nos mémoires comme un puissant symbole de lutte politique. Leur participation et leur adhésion sont autant d’encouragements, de raisons d’espérer un monde meilleur, plus juste, plus solidaire, plus fraternel, un monde laïque, un monde fondé sur le noble principe : « l’humain d’abord » !
Alors, la marche du 5 mai, était-elle un aboutissement ?
Non. Elle ne peut être non plus une pause. Elle est une étape de ce grand mouvement appelé « révolution citoyenne » ?
Et cette révolution citoyenne, que chacune et chacun d’entre vous en soient persuadés, vous en êtes les actrices et les acteurs. Le seul fait de recevoir ce mail en est une illustration !
Vous réalisez ce qu’un philosophe contemporain aime à répéter, des « micro résistances ».
Dès que vous lisez quelques lignes, suivez une émission, ouvrez un journal, communiquez une information, vous effectuez une micro résistance.
Glisser quelques tracts dans des boîtes à lettres, ne serait-ce que dans une rue, un immeuble, ça ne prend que quelques minutes et ça aussi, c’est une micro résistance, ça participe de ce grand mouvement collectif qui, de dunkerque à Marseille, de Brest à Strasbourg, fait de la résistance à l’austérité et défend la planète.
Exprimer la voix du Parti de Gauche, tel que le fait notre camarade Christian Gauthier au Conseil Régional, s’inscrit aussi dans cette démarche.
Il y a quelques jours, nous étions en train de coller des affiches contre l’austérité précisément ; Passe un automobiliste à bord d’un 4X4 rutilant. Il baisse sa vitre et crie « Front national, front national ! » et ajoute voyant ma petite voiture : « Vous voyez dans quoi roule le Front national, vous voyez dans quoi roule le Front de Gauche » !
Peu avant, une dame s’était arrêtée et avait déclaré : « C’est bien, vous êtes courageux « !
La première anecdote montre, en dehors du fait que le FN colle partout en tce moment, qu’il y a fort à faire en matière d’ éducation populaire mais n’est-ce pas une tâche exaltante ?
Cette tâche éternelle à laquelle s’est largement attelé le candidat du FDG aux élections présidentielles, reconnaissons-le objectivement, nous pouvons et devons y apporter notre contribution, si modeste soit-elle.
C’est un devoir impérieux, urgent et n’ayons pas peur de le dire si nous sommes un tant soit peu visionnaires, c’est un devoir historique.
Voilà ce que nous vous proposons et, dans « proposons », il y a « osons » !!!