Un plan social qui prévoit la suppression de 76 postes sur 240 a été annoncé le 6 mai chez le transporteur Loheac basé à Grand-Couronne. D’après les syndicats, les sites du Havre, de Boulleville et de Saint-Marcel dans l’Eure ainsi que celui d’Epône (Yvelines) sont visés. « La direction se retranche derrière la fermeture de la raffinerie Petroplus pour justifier ces licenciements », dénonce Bruno Petit au nom du syndicat CFDT majoritaire dans l’entreprise.
Cette « liquidation bien orchestrée » serait due selon le syndicat à un « transfert d’activité » de Loheac vers l’entreprise Gael de Seine-et-Marne dirigée par le fils du fondateur de Loheac. « Gael remporte les appels d’offres. Les gars sont là-bas à 230 heures par mois. Chez nous on licencie. Petroplus est une fausse excuse », s’indigne Bruno Petit.
La direction, le 16 mai a confirmé sa décision. 2 heures de grève ont été observées par les salariés avec le soutien des salariés de Petroplus.
