Jeudi, le prétoire du tribunal correctionnel d’Evreux est plein à craquer. De nombreuses robes noires, familles et amis se pressent pour assister au jugement des cinq prévenus havrais, âgés de 20 à 33 ans, dont quatre sont actuellement détenus : ils doivent répondre de vol et tentative de vol commis le 27 septembre à Epaignes et détiennent le triste record de cumuler à eux cinq pas moins de… 71 condamnations.
Média Collectivités : le patron entendu
Le patron de la société Média Collectivités, société eudoise spécialisée dans le conseil en communication, et trois de ses proches ont été placés en garde à vue, le 11 juin dernier. Une enquête préliminaire est menée par les gendarmes de la brigade territoriale autonome du Tréport, depuis plusieurs mois, pour déterminer, s’il y a eu une escroquerie organisée ou des pratiques frauduleuses exercées au sein de la société. Selon nos informations, ces faits concernent des intérêts à l’échelle locale et nationale.
L’enquête se poursuit
Soupçons de proxénétisme au Havre
La gérante d’un bar à hôtesses du Havre devra répondre de « proxénétisme aggravé, tenue d’une maison de prostitution et travail dissimulé », le mardi 30 juillet prochain, devant le tribunal correctionnel du Havre. Cette femme de 56 ans, domiciliée au Havre, nie les faits qui lui sont reprochés. Elle reste d’ailleurs présumée innocente, mais son bar a été fermé sur décision judiciaire.
CMA-CGM au Havre : vers la signature d’un accord
A l’issue de deux nouvelles journées de négociation avec la direction de la CMA-CGM, les syndicats se veulent plus optimistes sur le sort qui sera réservé au personnel du Havre.
Un tournoi de judo, aux Docks, au Havre, dimanche 16 juin
À l’initiative du Judo Club du Perrey se déroulera, le dimanche 16 juin, le tournoi des Docks Vauban une première qui sera l’occasion de mettre en avant le syndrome de Rett.
Travaux au Val de Boulogne : gros casse-tête en perspective
En septembre prochain, et ce pour huit mois, le gymnase du Val de Boulogne va être fermé en raison de travaux. Un casse-tête.
DEBAT PUBLIC: des éoliennes au large des plages du Débarquement?
Jeudi 12 juin dernier à Arromanches, a eu lieu une importante réunion dans le cadre du débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public quant aux avantages et inconvénients d’implanter 75 éoliennes de 150 mètres de haut à 10km au large des plages du Débarquement en Baie de Seine, à la hauteur de Courseulles sur Mer.
L’Etoile avait déjà traité ce sujet partagé que nous sommes entre développement d’une filière d’avenir pour la Normandie et ses ports et de l’autre, la nécessité de préserver des sites patrimoniaux, historiques ou mémoriels témoins de l’histoire universelle des Hommes tant pour les événements tragiques de 1944 que pour l’histoire de notre rapport contemporain à l’esthétique et à la mer.
Concrètement les questions qui se posent sont les suivantes:
1) Quelles sont les limites d’un sanctuaire?
2) Sera-t-il possible de créer un site UNESCO avec des éoliennes à proximité?
3) Ne risque-t-on pas d’ajouter la banalité industrielle sur l’horizon à la banalité immobilière qui nous afflige sur un littoral menacé par l’industrie touristique?







CHERCHEZ L’ERREUR!
Ci-après, sur l’Etoile de Normandie, le texte du cahier d’acteurs proposé par la Société Protectrice des Paysages et de l’Esthétique de la France qui ne prend pas parti pour ou contre les éoliennes marines mais qui estime que le site choisi en face les plages du Débarquement est un mauvais site au regard de l’histoire même de la notion de paysage marin…
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Cahier d’acteur de la SPPEF
Le littoral normand de la baie de Seine, des hauts lieux pour l’Histoire de l’Humanité.
Mémoire de l’Histoire « avec une grande hache » (G. Pérec), et Histoire universelle de l’esthétique, se conjuguent pour faire de ce littoral une invitation à la contemplation. Plus qu’ailleurs, « l’esprit des lieux » mérite notre respect et ne doit pas être troublé.
La SPPEF, qui sommes-nous ?
La Société de Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF), fondée en 1901, reconnue d’utilité publique le 7 novembre 1936, est agréée au titre de la protection de l’environnement depuis 1987. La SPPEF a pour but de défendre les paysages et d’empêcher leur défiguration.
Introduction :
Le littoral normand de la baie de Seine est devenu depuis l’opération Overlord de l’été 1944 un lieu de mémoire international. Les sites du débarquement pour la Libération de l’Europe sont sacrés pour de nombreuses nations. Des milliers de soldats reposent sur ce littoral qui garde la mémoire des combats. A juste titre, un projet de création d’un site UNESCO est à l’étude.
Mais on sait moins que c’est sur ce littoral qu’a été expérimentée dès la fin du XVIIe siècle la contemplation d’un paysage maritime. C’est ici qu’est né le pittoresque maritime et sublime ainsi que la pratique des bains de mer dès les années 1820. C’est sur ces plages qu’a été inventée la peinture contemporaine avec les Impressionnistes célébrés depuis 2010 par le festival « Normandie Impressionniste ». Enfin, c’est en Normandie qu’a été créée la notion de « monument historique » permettant l’essor, dès le XIXe siècle, d’un « tourisme culturel » au point que l’identité de la Normandie est refondée en tant que région où se contemplent des beautés historiques ou naturelles…
Position de la SPPEF :
La SPPEF n’a pas à dire si ce projet d’éoliennes marines est pertinent ou non ou d’imaginer des alternatives : l’expertise de la SPPEF ne concerne pas ces enjeux. Notre responsabilité est d’informer tous les acteurs que le site retenu est un mauvais site au regard des enjeux historiques et mémoriels cités plus haut.
- Les plages du Débarquement : lieux de Mémoire pour une Histoire internationale.
L’ampleur extraordinaire de l’opération « Overlord » de l’été 1944 menée par les forces alliées pour nous libérer de l’enfer nazi, le sang et les larmes versés de milliers de soldats et de civils, ont fait du littoral concerné, une terre sacrée. C’est la raison pour laquelle le nom de « Normandie » est célèbre dans le Monde entier ou que l’usage s’est établi qu’un nouveau président américain se doit de visiter la Normandie le mois de juin suivant son investiture…
En l’occurrence, le projet de champ d’éoliennes est situé à 11, 5 km au Nord Est du site du port artificiel d’Arromanches qui a permis le débarquement logistique nécessaire à l’opération Overlord.
Malgré certaines précautions prises par l’opérateur industriel pour limiter l’impact visuel, ces éoliennes seront visibles depuis les plages, tant du belvédère de la falaise d’Arromanches que des autres plages situées plus à l’Est (« Juno » et « Sword »).
D’après la carte diffusée par l’opérateur industriel, les éoliennes seront visibles de tous les points hauts de la côte dans un rayon de plus de 30km.
Les photomontages qui circulent déjà alimentent l’inquiétude sur ce « qu’on verra au large » au point que l’on peut ironiquement souligner que ce projet ravive l’intensité dramatique vécue ici il y a presque 70 ans : en effet, le 6 juin 1944 au matin, des soldats allemands, depuis leurs bunkers, scrutèrent l’horizon de leurs jumelles pour observer la présence de la plus grande armada de tous les temps… Les éoliennes entraperçues sur la ligne d’horizon doivent-elles jouer le même rôle dans les jumelles des touristes devant la table d’orientation d’Arromanches ?
Au moment où le conseil régional souhaite inscrire ces plages au « Patrimoine de l’Humanité » de l’UNESCO, alors que sera fêté en juin 2014 le 70ème anniversaire de l’opération Overlord, la présence de ce parc éolien au large des côtes peut être considérée comme une faute de goût…
- Sublime et pittoresque du paysage marin ; contemplation de la mer ; bains « open sea » ; belvédère ; Monument Historique, peinture en plein air… Des notions esthétiques inventées ici.
La question de l’impact visuel est donc au cœur du débat public et avec elle, la notion de « belvédère », ce point haut duquel on embrasse une « belle vue », un paysage qui se compose dans l’œil du spectateur. Cette notion est d’ailleurs utilisée par les promoteurs du projet sans avoir la curiosité intellectuelle d’en connaître l’histoire : le « belvédère » moderne a été élaboré par l’écrivain et naturaliste havrais Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre. Vers 1800, l’auteur de Paul et Virginie installe une table d’orientation sur le cap de la Hève pour la contemplation d’un paysage marin sublime (à la fois beau et effrayant). Jusqu’alors, le belvédère était au jardin, à la campagne ou en ville. Désormais, il est posé au bout du Monde, en haut d’une falaise, au bord de l’abîme marin : la contemplation romantique contemporaine pouvait ainsi débuter…
On s’inquiète donc de ce qu’on verra « depuis la plage »… Mais ce point de vue « depuis la plage », depuis quand existe-t-il ? Qui l’a expérimenté pour la première fois ? Et où ?
L’historien Alain Corbin nous apprend que vers 1650, le poète caennais Jacques Moisant de Brieux (1611- 1674), aimait se retirer dans son manoir de Bernières sur Mer pour contempler la mer depuis une terrasse située sur le toit. Son manoir étant situé entre l’église et la dune, il avait fait en sorte qu’aucune végétation ne puisse lui ôter la vue sur « le vaste et changeant élément »… (Alain Corbin p. 34). Parfois Moisant invitait ses amis pour une inédite promenade sur la grève et dans la « mielle » (la lande sableuse et humide située en arrière de la dune). C’était contraire aux habitudes de l’époque, la plage étant considérée comme un milieu hostile et mal fréquenté. Moisant de Brieux à Bernières sur Mer, est notre précurseur à tous, avant que ne soit lancée, à partir des années 1820, la mode anglaise du bain « open sea » médical d’abord, hédoniste ensuite…
Enfin on notera la présence dans l’arrière pays de nombreux sites et monuments classés au point que le Calvados, malgré les destructions de 1944, demeure le second département de France le plus richement doté en Monuments Historiques. Or c’est précisément en Normandie que s’invente notre préoccupation contemporaine pour le patrimoine à l’occasion des visites de touristes anglais venus admirer les beautés historiques et naturelles d’une région qu’ils considéraient comme le berceau de leur civilisation.
Depuis les voyages de John Coltee Ducarel (1750) ou d’Arthur Young (1788), les visites de peintres (John Sell Cotman, Richard Parkes Bonington, William Turner…) avec l’édition (Les gravures de la « Normandie pittoresque » de Taylor et Nodier), avec l’activité des sociétés savantes, (la Société des Antiquaires de Normandie, fondée en 1824 par Arcisse de Caumont), la Normandie devient la « province historique » qui permet la mise en œuvre en France de la notion nouvelle de « monument historique ». Dès la fin du XIXe siècle, notre région devient la première destination française pour le tourisme culturel.
En 2009, les musées de Caen, du Havre et de Rouen s’associaient le temps de l’exposition, « Normandie, voyages pittoresques » dans le but de présenter la contribution majeure de notre région dans l’émergence de notre univers esthétique moderne.
Depuis 2010, à l’initiative de Laurent Fabius reprenant une idée de Jacques Sylvain Klein, est organisé le festival « Normandie Impressionniste » qui se propose de faire connaître au grand public régional et international cet admirable bien public normand :
L’invention de l’art moderne de peindre par la contemplation de la lumière et de l’eau dans les paysages de notre région.
Il est plus que jamais nécessaire de s’interroger sur la présence à venir de 75 machines de 180 mètres de haut dans les horizons marins d’Eugène Boudin qui fait actuellement l’objet d’une exposition au musée Jacquemart André de Paris, alors que « Normandie Impressionniste » revient cet été pour attirer des milliers d’amateurs d’art venus du monde entier sur le littoral qui a été admiré par Isabey, Boudin, Courbet, Monet, Pissarro, Dufy, Signac, Jongkind, Sisley, Caillebotte, Marquet, Daubigny, Guillemet… Qu’il soit donc permis de réfléchir à ce que pourrait être un paysage contemporain avec la nécessité de réinventer l’idée de pittoresque ( littéralement, ce qui est « à peindre ») car aujourd’hui, la tentation est grande de relativiser la notion de paysage au point de perdre de vue jusqu’à l’idée même de paysage à contempler…
C’est pourquoi la SPPEF rappelle que cette réflexion est d’autant plus indispensable que ce projet « impacte » le littoral qui a permis la naissance de l’idée même de paysage marin.
Conclusion / proposition :
La SPPEF s’oppose au projet non pas en tant que tel mais parce que le lieu choisi est mal choisi au titre de la mémoire de l’Histoire et de l’histoire universelle de l’esthétique.
Pour ces raisons, la SPPEF demande à ce que le Mémorial de Caen soit associé à la réflexion, que les spécialistes de l’histoire culturelle soit consultés, ainsi que le comité d’organisation du festival « Normandie Impressionniste » ou le directeur du Comité Régional de Tourisme de Normandie.
Bibliographie :
Alain Corbin : « Le territoire du vide, l’Occident et le désir de rivage 1750- 1840 » ( 1988 Paris, collection champ Flammarion 400p.)
François Guillet : « Naissance de la Normandie, genèse et épanouissement d’une image régionale en France » ( 1999, Caen, annales de Normandie)
Catalogue de l’exposition « Voyages pittoresques, Normandie 1820- 2009 » (2009, Milan, éditions Silvana, sous la direction de Dario Cimorelli)
Résumé du cahier d’acteur :
L’impact du futur parc éolien du Calvados sera essentiellement visuel alors que le littoral normand de la baie de Seine exige que l’on respecte de façon spécifique un paysage marin tant pour la commémoration de l’Histoire universelle de l’Humanité que pour l’Histoire culturelle et esthétique puisque c’est sur cette côte qu’a été expérimenté dès la fin du XVIIe siècle, notre rapport contemporain au paysage et à la mer. Cette double importance justifie amplement l’actuel projet de la création d’un label UNESCO de ce littoral et l’organisation du festival « Normandie Impressionniste ». La SPPEF, sans avoir à prendre parti sur le projet en tant que tel, considère qu’en raison du lieu choisi, ce projet industriel n’est pas compatible avec les initiatives prises par ailleurs pour protéger et valoriser le paysage marin et demande à ce que les autorités responsables du patrimoine historique, mémoriel et esthétique de la Normandie soient consultées.
Caen, le 4 juin 2013
BERNAY dimanche 16 JUIN 2013: championnat de Normandie de CHOULE CROSSE
L’Etoile vous rappelle que ce dimanche 16 juin 2013, il n’y aura pas que les mâts de l’Armada sur la Seine mais aussi les crosses en bois d’une belle partie de choule à Bernay à l’occasion du championnat de Normandie rassemblant cinq équipes normandes et qui sera couvert par un journaliste de Paris Match (justement)

CHAMPIONNAT DE NORMANDIE DE CHOULE A LA CROSSE
DIMANCHE 16 JUIN 2013 À PARTIR DE 13H
STADE DENIS BAILLY
BERNAY
4ème tour du Championnat de Normandie
Initiation
Grande Choule finale et conviviale pour tous
Initiation de Choule à la crosse toute la journée pour petits et grands normands
Renseignements service des sports de Bernay
Tél. : 02 32 46 64 42
BASSE SEINE NORMANDE: les bons résultats d’HAROPA malgré la crise…
Ne crions plus HARO contre HAROPA, ce mystérieux acronyme sous lequel se sont rassemblés les ports du HAvre, ROuen et PAris pour que l’Axe Seine ne soit plus l’angle mort qu’il est devenu depuis 40 ans faute d’investissements majeurs depuis la fin de la Reconstruction des années 1960.
La situation des grands ports maritimes de la Basse Seine normande avec une tour de contrôle installée à Rouen pour coordonner la politique logistique et commerciale de l’ensemble qui s’étend de Port 2000 au port fluvial de Gennevilliers, résiste bien face à la crise: le regroupement et la mutualisation des efforts portent ses fruits. HAROPA est devenu le cinquième ensemble portuaire d’Europe avec Le port du Havre qui se maintient comme premier port conteneurs pour la France ou le port de Rouen comme premier port européen exportateur de céréales notamment pour l’Afrique…

Mais cette position apparemment satisfaisante ne doit pas faire oublier certaines fragilités et le manque de soutien politique pour ne pas dire l’absence quasi totale de vision de la part de la classe politique régionale ou de l’actuel gouvernement français (parisien) concernant les enjeux de l’économie maritime inquiètent considérablement les grands acteurs industriels et portuaires normands:
Vont-ils accepter de patienter jusqu’en 2030 pour que la LNPN soit enfin réalisée? La rocade fret Le Havre-Gisors via Serqueux pour éviter Rouen semble insuffisante d’autant plus que le raccordement de cette rocade fret au réseau ferré de la région parisienne (Conflents Sainte-Honorine, Cergy-Pontoise?) semble encore bien incertain et suscite déjà des oppositions…
Un seul chiffre résume ces inquiétudes: quand Le Havre éclate près de 90% de ses conteneurs sur les routes normandes, Anvers, son principal concurrent pour la desserte de Paris et de la France, éclate ses marchandises à près de 60% par le rail ou le fluvial!
La SNCF a, semble-t-il, décidé de tuer sa filiale fret en attendant l’ouverture à la concurrence privée prévue en 2019. Le port du Havre risque notamment l’asphyxie à … terre (saturation des routes, enfer routier rouennais) et refuse l’installation de nouveaux armateurs sur ses quais car on ne sait pas comment on pourrait évacuer sur les routes normandes les quelques 6 millions de tonnes annuelles de marchandises conteneurisées que pourraient traiter le port du Havre: avec les deux millions de tonnes actuels, c’est déjà limite!
Plus que jamais, il est difficile de faire comprendre aux Parisiens que la Seine n’est pas qu’une piscine à bateaux mouches et qu’elle ne tombe pas dans une « bétoire » en aval du pont de Puteaux!
ndlr: une « bétoire », mot normand signifiant la disparition momentanée ou définitive d’une rivière dans un trou perçant son lit…
A lire donc sur France 3 Haute-Normandie:
Rouen-Paris-le Havre : l’union des 3 ports fait la force
Les chiffres du premier semestre 2013 montrent la progression de l’activité des 3 ports de l’axe Seine malgré la crise. Ils sont réunis dans le groupement Haropa depuis janvier 2012
- Par Sylvie Callier
- Publié le 12/06/2013 | 11:43, mis à jour le 12/06/2013 | 11:52

La nouvelle organisation qui propose un « guichet unique » aux armateurs du monde entier porte ses fruits. La progression moyenne des ports français depuis début 2013 oscille entre -1% et +1%.
Celle du groupement d’intérêt économique Haropa (Le Havre-Rouen-Paris) est en hausse de 5%.
Lien : le port de Rouen et du Havre

LE GRAND DICTIONNAIRE DE LA LANGUE NORMANDE EST ENFIN PARU!
On l’attendait depuis longtemps! Et peut-être sera-t-il l’outil de la renaissance de la langue normande… Puisque que ce grand dictionnaire « trésor de la langue normande » comporte 30 000 entrées et permet pour la première fois d’avoir un dictionnaire français-normand/ normand-français: plus qu’un lexique, un vrai dictionnaire! Merci à Rémi PEZERIL d’avoir prévenu l’Etoile de Normandie de cet heureux événement totalement auto-géré par les associations culturelles normandes sans aucune aide institutionnelle venue des collectivités territoriales normandes…

Le dictionnaire sera d’abord mis en vente à Cherbourg et dans le département de la Manche: on espère pouvoir le trouver dans toutes les librairies des cinq départements normands!
Pour en savoir plus, le lien vers le blog de notre ami et correspondant Rémi Pézeril:
http://languenormande.wordpress.com/
« Trésor de la langue normande » (français-normand et normand-français) aux Editions Eurocibles
1390 p., 1,690 kg, épaisseur 6,4 cm ! 36 000 mots dans la partie normand vers français… 29 000 côté français vers normand : il en manque, mais c’est bien le premier véritable dictionnaire double écrit par deux équipes différentes et complémentaires, une vingtaine de personnes de qualité !
Dans les librairies ou au local des Amis du Donjon à Bricquebec
ou me contacter par mail
ou directement aux Editions Eurocibles 1 centre du Clos l’Evêque – 50570 MARIGNY
Courriel : contact@interservices-eurocibles.fr
Site : www.normandiffusion.com
Ci-après, l’article de Ouest-France qui se fait enfin l’écho de la sortie de ce monument nécessaire à l’avenir de la langue normande:
Rémi Pézeril : « Le normand, notre trésor »
© Jean-Yves Desfoux
Quelqu’un parlera t-il encore le normand dans un demi-siècle ? « Magène », répond Rémi Pézeril, sans hésiter. « Magène » signifie « bien sûr » dans la vieille langue d’ici. Ou c’est une évidence pour notre jeune retraité, en congé de son collège de la Manche : « Il y aura forcément des gens qui parleront le normand dans un siècle. Comme il y a des gens qui parlent la langue de l’île britannique de Man où il n’y a plus de locuteurs du tout. Or, il y a encore 30 000 locuteurs de normand. Nous pouvons encore l’entendre, notre trésor. »
Théo à la voix de miel
Ces gens qui « prêchent » se concentrent plutôt dans le Cotentin, forteresse d’un parler dit régional (le terme « patois » jugé méprisant donne de l’urticaire aux militants). Le Cotentin, c’est là où ce jeune prof d’histoire-géographie s’est établi dans les années 1970. Ce type doux comme un agneau est aussi un féroce et pacifique militant anti-nucléaire.
Fils de petit paysan du Saint-Lois : « Mon père a commencé avec une vache à Moon-sur-Elle. Ma mère aurait voulu être institutrice. Elle ne m’a jamais parlé normand pour me pousser en français. Il n’y a qu’aujourd’hui, à 87 ans, qu’elle consent à prêchî. » Cette langue, la langue de travail de ses parents, la langue qui a enveloppé son enfance, il est allé la chercher presque clandestinement : « En classe de quatrième, j’ai quand même écrit une rédaction où j’employais le mot mucre. » (le mucre c’est le moisi).
À l’université de Caen, le jeune Pézeril a fréquenté les cours de dialectologie. Mais, c’est Eugènie Danet, son humble voisine du petit village des Perques, qui l’a vraiment initié aux subtilités des mots et de la syntaxe d’ici. Et puis il y a eu les grands anciens : Fernand Lechanteur, François Enault, Louis Beuve. Et l’immense Cotis-Capel. Les amis Marcel Dalarun, Guy Pichon, Alphonse Allain. Les complices comme Daniel Bourdelès, Théo Capelle, le paysan aux octaves de ténor dont Pézeril dit que « la voix ressemble à du miel qui coule ». Ce qui n’est pas faux. Et même tout à fait vrai.
La fraternelle tribu des Normands parlant normand tisse une toile aussi discrète qu’efficace. Chacun d’eux anime des groupes de paroles. Pézeril officie à Bricquebec, son fief à donjon où il coordonne une revue remarquable depuis seize ans. Et puis il y a aussi une importante activité éditoriale. Magène, l’association qu’il préside a un site internet formidable, édite des disques de grande qualité. Et se prépare à la sortie d’un dictionnaire de 30 000 entrées – chez Eurocibles, la maison d’édition de Marigny – dictionnaire qualifié de « grand truc ».
Que faire de plus ? « Changer l’image du patois, le faire sortir de l’angle mort de la politique. Chanter en normand, rire en normand, créer en normand. Lutter contre le défaitisme. » Et gagner du temps ? « Magène ». Naturellement.
« Magène », CD 14 titres. www.magene.com
Ouest-France
L’EVIDENCE NORMANDE décolle au SALON du BOURGET
Qui le sait? La Normandie c’est la 3ème région française pour l’aéronautique! Et la filière Normandie Aerospace a envie que cela se sache! Eh bien nous en sommes bien heureux tout en fustigeant deux pilotes qui refusent de s’entendre pour faire voler un avion normand … toujours en pièces détachées!!!


A lire ce très intéressant article qui vient de paraître dans l’Usine Nouvelle:
http://www.usinenouvelle.com/article/la-normandie-en-force-au-salon-du-bourget.N198130
La Normandie en force au Salon du Bourget
Par PATRICK BOTTOIS – Publié le 03 juin 2013, à 15h37

© Airbus S.A.S 2012
Regroupée sous la bannière Normandie AéroEspace, la filière aéronautique normande affiche ses talents et ses ambitions.
Forte de 11 000 salariés et d’un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en 2012, la filière aéronautique normande compte à la fois de grands établissements industriels et un tissu de PME efficientes.
Fondée en 2005 au Technopôle du Madrillet à Rouen (Seine-Maritime), Normandie AéroEspace (NAE) constitue le réseau des acteurs bas et hauts-normands de l’aéronautique et du spatial. Forte de 88 membres (grands groupes, PME, instituts de formation, laboratoires de R&D), NAE a vocation à accroître l’efficacité et les capacités de la filière en agissant sur l’innovation, la R&D, la formation… et à en faire la promotion. Normandie AéroEspace est présidée par Philippe Eudeline, directeur technique de Thales Air Systems à Ymare (Seine-Maritime).
Outre le spécialiste des radars de navigation aérienne Thales Air Systems, dont l’usine (280 salariés) va élargir ses fabrications aux radars côtiers, la filière normande compte parmi ses grands acteurs le groupe Safran. D’abord avec Snecma, dont le site de Vernon dans l’Eure (1 100 salariés) est spécialisé dans la production de moteurs et systèmes associés pour lanceurs de satellites. Snecma prépare le futur moteur Vinci pour la fusée Ariane V ME et la future Ariane VI. Ensuite, avec l’usine Aircelle d’Harfleur (Seine-Maritime). Porté par les commandes en rafale de l’avion A 320 Neo, ce spécialiste des nacelles et inverseurs pour l’aéronautique recrute cette année une centaine de personnes qui compléteront son effectif de 1 500 salariés.
Filiale de Zodiac Aerospace (France), Aérazur fabrique des réservoirs pour hélicoptères et dégivreurs pour avions à Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). L’usine, qui compte 650 salariés, va se doter d’une nouvelle unité pour honorer des contrats avec des constructeurs d’hélicoptères russes.
Côté PME, pas moins de 27 seront présentes au Bourget, dont quelques fleurons émergeant (Sumpar, MB proto) ou confirmés, à l’instar de Elvia PCB ou les Filtres Guérin.
MB proto, la maquette et le prototypage high tech
Spécialiste de la maquette et du prototypage high tech, MB proto a optimisé la fabrication additive métallique et plastique, une technique qui permet de diminuer les coûts de production. La PME de Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime), qui compte 50 salariés, est un partenaire privilégié de l’industrie aéronautique, principalement du groupe Safran et de ses filiales (Snecma…).
Sumpar, l’intégration de sous-ensembles mécanique-chaudronnerie
Spécialisée dans l’usinage et l’intégration de sous-ensembles mécanique-chaudronnerie pour l’aéronautique, Sumpar vient de doubler ses capacités de production à Boos (Seine-Maritime). Cette PME de 180 salariés a pour principal client Aircelle. Son chiffre d’affaires affichait l’an dernier une progression de 30 % par rapport, 30 millions d’euros.
Révima Group, spécialiste de la révision et l’entretien de trains d’atterrissage et de moteurs auxiliaires
Pris dans un trou d’air en 2012 avec la perte d’un contrat avec Air France, le spécialiste de la révision et de l’entretien de trains d’atterrissage et de moteurs auxiliaires d’avions Révima a su rebondir. Cette PME (550 salariés) de Caudebec-en-Caux (Seine-Maritime) a signé un nouveau contrat de cinq ans avec Boeing.
Filtres Guérin, la certification Nadcap en vue
Cette entreprise de Condé-Sur-Vire (Manche) fabrique des éléments mécaniques filtrants. Filtres Guérin (65 salariés) a réalisé, l’an dernier, un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. Elle investit 7 % de son chiffre d’affaires par an dans l’installation nouveaux process, dans l’augmentation de ses capacités de production et ses moyens humains. Elle vise cette année la certification Nadcap, un agrément, gage de qualité qui ouvre les portes de nombreuses entreprises aéronautiques à l’international.
Elvia PCB, spécialiste des circuits imprimés multi technologies
Basé à Coutances (Manche), ce spécialiste des circuits imprimés multi technologies pour l’aéronautique et le spatial compte 650 salariés. Il fournit tous les constructeurs aéronautiques, Boeing, Airbus… L’an dernier, il a réalisé 69 millions d’euros de chiffre d’affaires.
De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois
Sylvie du Plessis : portrait
Dieppe : Portrait
Sculpteur et céramiste : Sylvie du Plessis
Peintre Officiel de la Marine

Sculpteur et céramiste, Sylvie du Plessis travaille la terre, lui donne forme et vie à
travers les attitudes des hommes et des femmes qu’elle croise ou qu’elle imagine, sur la plage ou au bord d’une piscine, en mer, sur des bateaux ou à terre, en escale.
Sa tendance artistique est l’expressionnisme, et, par sa maitrise de la technique du
Raku, elle donne à chacune de ses sculptures un caractère unique magnifié par des contrastes forts entre les matières minérales.
Biographie
1983-1986 : études aux Beaux-Arts de Tours
1999-2003 : atelier sculpture aux Beaux-Arts de Toulon
Exposition peinture
1990
Salon des Arts Modestes à Angers
1991
Salon de l’Habitat d’Angers
1992
Expo personnelle à Baugé (Maine et Loire)
1993
Prix du Lions Club
Exposition sculpture
2002
Biennale des Beaux-Arts de Fos-sur-Mer
2003
Business Professional Women à La Garde (Var)
Expo personnelle à Baugé
2004
expo vente de La Marine à Paris
exposition » banc de poissons » au Palais Neptune à Toulon
2005
39e Salon de la Marine à Paris
Salon d’Automne de Courpière (Auvergne)
réalisation des trophées du Festival international du Film Maritime
2006
expo « femmes » La Seyne-sur-Mer
expo personnelle à la Galerie OBAM à Toulon
expo à bord de « la Meuse » bâtiment de la Marine Nationale
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
2007
expo « Galerie du Port » à Sanary (Var)
expo personnelle « Galerie Isannel » à Toulon
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
2008
40e Salon de la Marine à Paris
expo personnelle « Ze Art-Galerie » Paris VIe
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
2009
expo personnelle « Galerie Hopilliart Leroux » Paris VIIe
expo « Villa Perrotte » à Dieppe
expo AAF foire d’Art contemporain à Paris espace Champeret
réalisation du Trophée « Fair Play » Marine Nationale au Spi Ouest France
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
expo Art Shopping au Carrousel du Louvre à Paris
2010
41e Salon de la Marine à Paris
expo personnelle « Galerie Hopilliart Leroux » Paris VIIe
réalisation du trophée pour les régates du « Grand Prix de l’Ecole Navale »
réalisation du trophée Marine Nationale du « Fair Play » pour le Spi Ouest France
réalisation du trophée Marine Nationale du « Fair Play » pour la Solitaire du
Figaro
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
expo « Galerie en Ré » à Pont l’Abbé
expo personnelle « Galerie des Glaces » à Nantes
réalisation d’ « un banc de poissons » pour Paul Smith à Londres
Salon d’Automne de Moscou (Russie)
2011
médaille d’argent au 42e Salon de la Marine à Paris
réalisation du trophée Marine Nationale du « Fair Play » pour le Spi Ouest France
réalisation du Prix du Chef d’Etat de la Marine 2011
réalisation des trophées du Festival International du Film Maritime
expo à Gand en Belgique
expo « Galerie en Ré » à Pont l’Abbé
2012
nomination au titre de : Peintre officiel de la Marine
expo à Dinard pour l’inauguration de « Ze Art Galerie »
expo à Nantes à la Galerie des Glaces
En pratique :
La Villa Perrotte
9 rue Jules Ferry
76200 Dieppe
La Villa Perrotte a le plaisir de vous présenter : « Les dames de la côte….et leurs amis », exposition qui réunira le
peintre Eric Héliot et la sculpteure , Sylvie du Plessis (Peintre Officiel de la Maine depuis 2012), du 14 juin au 28 juillet 2013, exposition marchant dans les pas de « Normandie impressionniste
2013 » sur le thème de l’eau.
Expo visible les jeudi et dimanche de 15 h à 18 h, vendredi et samedi de 15 h à 19 h.
Entrée libre.