Drogue: fausse victime de vol, mais vrai séquestré

Seize personnes sont jugées depuis hier, et jusqu’à demain, par le tribunal correctionnel de Rouen pour une histoire de vol de stupéfiants, où l’un des mis en cause est aussi la seule partie civile. Le 16 juillet 2009, en fin de journée, Christophe Maurovic contacte la police et indique avoir été victime d’enlèvement, de séquestration et de violences. Il explique avoir accepté d’héberger le stock de stupéfiants, de trafiquants rouennais à son domicile de Petit-Quevilly.

Tapie or not Tapie

Après une telle soirée (01/07/), une seule question: Fallait-il ou non inviter Bernard Tapie sur un plateau de télévision pour expliquer sa position quand on connait le personnage et sa capacité d’outrecuidance? la réponse est définitivement non…. mais il y a bien longtemps que France 2 s’est amendée des droits et devoirs d’une chaîne publique.

 

 

A cela plusieurs raisons, à commencer par la course à l’audience quitte à vendre son âme. La deuxième relève de l’obsession quotidienne martelée en conférence de rédaction: Battre le 20H de TF1 qui ne s’est jamais remis du départ de PPDA et dont l’édition du soir ressemble de plus en plus à un 13H à la JP Pernaut mâtiné de breaking news en tête de gondole. Pour cela, les sujets trash se multiplient ainsi que les invités au caractère bien trempé. Et puis, il y a David Pujadas le roquet impertinent qui aime bousculer le politique correct (revoir certains « Des paroles et des actes ») et prendre quelques directs en retour par les moins fréquentables de ses invités. La personnalité de Pujadas et son passage par une chaine d’info continue explique en grande partie cette dérive.

 

 

Les recettes des Boxing-show à la sauce BFM TV sont donc appliquées à la lettre et certains politiques sont devenus de bons clients sur les plateaux où ils se relayent de soir en soir dans l’attente de la réplique cinglante qui fera le buzz ensuite sur les réseaux sociaux. Ces nouvelles stars telles celles du Catch ont pour nom Mélenchon, Borloo, Bertrand ou Pécresse pour les plus confirmés, Delapierre, Peltier ou NKM pour les rookies (débutants) mais là où la ligne se trouble, où la politique déjà emprunte d’une théatralité nouvelle devient insupportable, c’est quand on passe les plats à des individus qui vont par leur discours abîmer volontairement la République, bafouer volontairement nos lois, humilier volontairement nos valeurs, délivrer volontairement une propagande extremiste. Ainsi les Guaino, Cahuzac, Woerth ou le leader d’extrême droite Ayoub n’ont rien a faire sur un plateau de tévévision et l’exemple d’hier soir est en quelque sorte la cerise sur le gateau pour les tenants de la télé poubelle.

 

 

Une fois de plus, comme je l’ecris souvent sur ce blog, certains politiques et certains médias unissent leurs voix pour ne pas parler des véritables dossiers qui concernent la population, ni des choix sociétaux à venir renforçant l’idée de nombreux citoyens que la politique brasse de l’air, voir des millions sans rien changer à la face des choses creusant le lit du discrédit et des tentations populistes.

Tapie or not Tapie

De l’ambition pour l’aître.

cour_de_l_aitre_st_maclou.jpgAvec le départ de l’école des Beaux Arts dont on sait maintenant qu’elle devrait être définitive, l’avenir de l’Aitre Saint Maclou etait présenté ce soir à l’Hôtel de Ville, fruit d’un travail d’étude mené par le cabinet ABCD Culture.

 

Alors que les collectivités manquent cruellement de financements et que les études montrent qu’un projet d’envergure mené dans des lieux rénovés couterait entre 16 et 18 millions d’euros en terme d’investissement, et 500.000 à un peu plus d’un million d’euro en fonctionnement, ce sont 3 projets qui au final auront retenu l’attention :

 

-Un atelier de création numérique avec des expositions d’art contemporain et un showroom d’artisanat d’art local, comme au Médialab de Madrid ou au Cube d’Issy les Moulineaux.

 

-Une maison des projets du territoire comme la maison du projet urbain de Chalon sur Saône.

 

-Un centre d’art contemporain, à l’exemple de la Passerelle à Brest ou la Sucrière à Lyon.

 

L’Aitre devrait donc connaître un nouveau destin, énième épisode de sa très longue existence.

 

Pour autant, le débat devra nécessairement s’inscrire dans celui des prochaines échéances municipales, et nous comptons bien y faire entendre notre point de vue, mais aussi d’autres propositions notamment sur l’avenir de l’Ecole des Beaux Arts avec pourquoi pas une antenne en centre ville, maintenue au sein de l’annexe Victor Hugo. On ne connait pas encore aujourd’hui le sort que lui réserve le Maire de Rouen, comme celui des bâtiments annexes accueillant des salles de cours. Au delà d’une privatisation au profit de promoteurs, nous pensons que ces bâtiments peuvent aussi avoir un avenir pour la collectivité avec le maintien d’activités culturelles et associatives bien ancrées dans la ville.

 

Rénover l’Aitre est certes une nécessité qui n’a que trop tardé, pour autant, au delà de cette rénovation d’un patrimoine exceptionnel, il s’agit aussi de faire vivre un lieu qui participe très largement à la vie d’un quartier et dont il convient de faire un atout supplémentaire à l’attractivité de notre territoire.

Maupassant à l’honneur en la Villa Perrotte de Dieppe

 

 

Dieppe : culturel

Maupassant à l’honneur en la Villa Perrotte de Dieppe

(située à la perpendiculaire de la Poste)

La Villa Perrotte a le plaisir de recevoir Laurence Mercier, comédienne, et Françoise Blin, pianiste,
pour une lecture spectacle consacrée à 2 nouvelles de Maupassant : La Parure et Menuet, le  samedi 6 juillet à 18 h.

Réservation conseillée au 02 35 86 94 18 ou villaperrotte@orange.fr

Libre participation aux frais
!

Maupassant en exergue en la Villa Perrotte de Dieppe, la suite

Dieppe : Culturel

Maupassant  en exergue en la Villa Perrotte de Dieppe

Résumé des textes, CV des artistes

 

La Parure – Guy de Maupassant

La Parure est parue pour la première fois dans le quotidien Le Gaulois le 17 février 1884, puis reprise dans le recueil Contes du jour et de la nuit en 1885.

Prenant pour cadre Paris, elle contient
tous les ingrédients appréciés du public : fatalité, suspense, mélodrame. La
Parure
 a beaucoup inspiré les cinéastes, ainsi qu’Henry James pour sa
nouvelle Paste en 1899.

 

Mathilde Loisel est une parisienne au foyer qui rêve d’une vie de faste, de richesses et d’élégance. Elle est l’épouse
d’un petit employé du ministère de l’Instruction publique, qu’elle a épousé faute de mieux, mais qui en fait
beaucoup pour elle. Un jour, celui-ci arrive avec une invitation pour une fête au Ministère, et pour ne pas laisser transparaître son rang, elle emprunte une parure de diamants à son amie de
pension, Madame Forestier, qui fait partie du beau monde qu’elle rêve de côtoyer. Durant la soirée, elle est admirée, courtisée, et fait un grand effet, mais rentrée chez elle, elle s’aperçoit
qu’elle a perdu le collier. Toutes les recherches n’y changent rien, et le précieux bijou (estimé 40 000 francs) demeure introuvable. Gênée, elle n’ose rien dire à son amie, préférant donner
le change en lui en achetant une, identique, endettant lourdement son ménage pour rembourser les crédits engagés : ils déménagent et elle « connut la vie horrible des
nécessiteux » ; le mari fait de pénibles petits travaux d’écriture après son travail, et elle est obligée de faire tous les pénibles travaux réservés aux domestiques. Et cela dure dix
ans.

Tout l’art de Maupassant réside dans le retournement final, cruel. Au bout de ces dix années de galère, Madame Loisel
croise un jour par hasard Madame Forestier, « toujours jeune, toujours belle », et juge qu’il est temps de lui avouer la vérité. Celle-ci lui répond alors, désolée :

« Oh ! Ma pauvre Mathilde ! Mais la mienne était fausse. Elle valait au plus cinq cents
francs !… »

 

Menuet – Guy de Maupassant

Menuet est initialement publié dans la revue Le Gaulois du 20 novembre 1882, puis dans le recueil Contes de la bécasse

Jean Bridel, cinquante ans, vieux garçon, revient sur une petite chose navrante dont il a été témoin dans sa vie.

Jeune homme, il étudiait le droit et allait chaque matin se promener dans la pépinière du jardin du Luxembourg ; au calme, il lisait un peu et écoutait les bruits de Paris. Il se pique de curiosité pour un vieillard qui, se croyant seul, danse dans les allées du jardin. Ils deviennent amis et l’homme lui
raconte sa vie : il était maître de danse à l’Opéra de Paris sous Louis XV ; il est marié avec la Castris, une danseuse qui avait été aimée du roi et de ce siècle galant.

Jean Bridel rencontre le couple un après-midi dans le jardin. L’homme parle de danse et Jean lui demande une description
du Menuet. Les petits vieux lui font une démonstration et paraissent comme « deux vieilles poupées
qu’aurait fait danser une mécanique ancienne
 ». À la fin de la danse, ils éclatent en sanglots en s’embrassant. Et ils lui ont fait part de l’importance du jardin pour eux. Il partit
pour la province trois jours après. Quand il revint à paris, deux ans plus tard, on avait détruit la pépinière. Jean ne les reverra plus. Ont-ils survécu à la destruction de la pépinière ?
Leur souvenir le hante.

 

CV des interprètes

programme-CV-Maupassant---Copie.pngAprès avoir interprété  »Robert et Clara », évocation de la passion entre ces deux personnes
exceptionnelles que furent Robert et Clara Schumann, juillet 2009, « Evocation Mozart » l’année suivante, et Descente dans le Maelström », une nouvelle d’Edgar Allan Poe en 2011,
Laurence Mercier revient aujourd’hui nous conter « La Parure » et « Menuet » deux nouvelles de Guy de Maupassant, accompagnée au piano par Françoise Blin.

Laurence Mercier a travaillé au  Conservatoire puis à l’Actor Studio. Elle a joué Giraudoux,
Molière, Musset, Milan Kundera dans des Centres d’Art Dramatique.      Ensuite  »Les Vagues » de Virginia Woolf au Studio des Champs Elysées,  »La Cantatrice Chauve » et
 »La Leçon » au Théâtre de la Huchette et en tournée aux USA.   »A l’ombre de Dann » de Stig Dagermann au Centre Culturel Suèdois…

Dernièrement Oenone dans »Phèdre », une mise en scène de Jean François Remi, aux  côtés de Béatrice Agenin et de
Jean Claude Drouot.  Elle a beaucoup tourné pour la Télévision, principalement avec Claude Goretta, Jean Daniel Verhaeghe, Roger Pigaud…et aux côtés de Bruno Cremer dans  »Maigret et
l’homme du banc » et de Francis Huster dans  »Un grand patron ».

On la retrouve également au cinéma dans  »Les filles du régiment » de Claude Bernard Aubert,  »Les deux crocodiles » de Joël Séria,  »Grosse » de Brigitte Rouan ( César du court métrage) , »Sous le sable » de
François Ozon et  »Vénus Beauté » de Toni Marshall, une apparition dans « Sang d’encre » téléfilm policier pour la 1ère chaîne, avec Stéphane Freiss et Florence Pernelle; réalisation de Charlotte
Brandström et dernièrement,  en mai 2011, le rôle dans « la femme au sofa » court métrage de Noé Bach, jeune metteur en scène au  talent prometteur.

      programme-CV-Maupassant--.png

Françoise Blin vit et travaille en Normandie depuis plus de 15 ans.

Professeur de Formation Musicale (FM) dans le Nord (à Grande Synthe puis à Roubaix), elle obtiendra alors une médaille
d’or en FM, piano et musique de chambre.

En 1994, elle entre au conservatoire de Dieppe où elle sera professeur de FM, puis, en 2006, elle sera de plus
accompagnatrice au piano.

Tout au long de sa carrière, Françoise BLIN a participé à de nombreuses concerts : duos saxophone et piano, concerts
lyriques avec Pascale Corruble (alto), concerts avec César Velev (violoniste) et Caroline Dumas (soprano), professeurs au Conservatoire de Paris

 

 

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