Avec le départ de l’école des Beaux Arts dont on sait maintenant qu’elle devrait être définitive, l’avenir de l’Aitre Saint Maclou etait présenté ce soir à l’Hôtel de Ville, fruit d’un travail d’étude mené par le cabinet ABCD Culture.
Alors que les collectivités manquent cruellement de financements et que les études montrent qu’un projet d’envergure mené dans des lieux rénovés couterait entre 16 et 18 millions d’euros en terme d’investissement, et 500.000 à un peu plus d’un million d’euro en fonctionnement, ce sont 3 projets qui au final auront retenu l’attention :
-Un atelier de création numérique avec des expositions d’art contemporain et un showroom d’artisanat d’art local, comme au Médialab de Madrid ou au Cube d’Issy les Moulineaux.
-Une maison des projets du territoire comme la maison du projet urbain de Chalon sur Saône.
-Un centre d’art contemporain, à l’exemple de la Passerelle à Brest ou la Sucrière à Lyon.
L’Aitre devrait donc connaître un nouveau destin, énième épisode de sa très longue existence.
Pour autant, le débat devra nécessairement s’inscrire dans celui des prochaines échéances municipales, et nous comptons bien y faire entendre notre point de vue, mais aussi d’autres propositions notamment sur l’avenir de l’Ecole des Beaux Arts avec pourquoi pas une antenne en centre ville, maintenue au sein de l’annexe Victor Hugo. On ne connait pas encore aujourd’hui le sort que lui réserve le Maire de Rouen, comme celui des bâtiments annexes accueillant des salles de cours. Au delà d’une privatisation au profit de promoteurs, nous pensons que ces bâtiments peuvent aussi avoir un avenir pour la collectivité avec le maintien d’activités culturelles et associatives bien ancrées dans la ville.
Rénover l’Aitre est certes une nécessité qui n’a que trop tardé, pour autant, au delà de cette rénovation d’un patrimoine exceptionnel, il s’agit aussi de faire vivre un lieu qui participe très largement à la vie d’un quartier et dont il convient de faire un atout supplémentaire à l’attractivité de notre territoire.