L’entraîneur aime les garçons

Ses fonctions d’entraîneur de basket-ball ont facilité le passage à l’acte de Steeve, attiré sexuellement par les jeunes garçons. À la barre du tribunal correctionnel du Havre, poursuivi pour corruption de mineur et échanges d’images pédopornographiques, l’homme de 31 ans souhaite avancer « des explications sans trouver des excuses », insiste son avocat, Me Yves Guérard.

Le chasseur jugé à Dieppe (photos/vidéo)

Amis. Voisins. Famille. Ils sont tous venus. La salle d’audience du tribunal correctionnel de Dieppe est comble. Ils se sont tous déplacés, hier après-midi, pour soutenir David, Hélène et Sandrine Guilbert, la famille de Nicolas. Ce collégien de 12 ans tué accidentellement par un chasseur de 83 ans, Jacques Heranval, à Mesnières-en-Bray (Seine-Maritime), près de la forêt domaniale d’Eawy, le 22 janvier 2012. Il a reçu un plomb à la tempe, peu avant midi, alors qu’il se trouvait derrière son père sur un quad. Les soins intensifs n’y feront rien.

Melenchon, quelle crédibilité?

7.000 personnes selon la police, 100.000 selon Jean-Luc Mélenchon… La bataille des chiffres entre ministère de l’Intérieur et organisateurs a beau être consubstantielle à l’exercice de la manifestation, l’écart entre les deux chiffres est inédit. Dans tous les cas, la manifestation pour une « révolution fiscale » du dimanche 1er décembre, à l’appel du Front de gauche, n’a pas mobilisé les foules, dans un pays pourtant traversé par des contestations en tout genre : la veille, à Carhaix, les « bonnets rouges » étaient entre 17.000 et 40.000 à manifester contre l’écotaxe et pour l’emploi en Bretagne. La faible mobilisation de dimanche signe-t-elle pour autant un échec de la stratégie Mélenchon, qui a fait de la contestation frontale du gouvernement la ligne directrice du Front de Gauche ?

Il s’agissait d’une manifestation contre l’augmentation des taxes, et ça n’est pas la première. Mais les manifestations actuelles autour du même thème, en Bretagne par exemple, sont le fait de producteurs et d’entrepreneurs. Ca n’est pas la mobilisation que voulait incarner le Front de Gauche, même s’il y a sans doute un effet d’opportunité sur lequel Mélenchon a pu vouloir surfer.

La pression fiscale n’est pas un sujet mobilisateur pour le Front de Gauche. C’est le genre de sujets sur lequel vous vous mobilisez quand vous estimez payer trop d’impôts, mais pas vraiment pour des raisons idéologiques. Les milieux populaires et les électeurs du Front de Gauche ne sont pas aussi concernés que peuvent l’être les « bonnets rouges ».

Quand vous regardez ce qui se passe en Bretagne, les syndicats et partis de gauche n’ont pas manifesté avec les « bonnets rouges », qui sont souvent des petits patrons. Ca n’est pas le même type de contestation du gouvernement, ni la même cible électorale. Si récupération des bonnets rouges il y a, elle sera plutôt du côté de la droite, voire de l’extrême droite. Il suffit de regarder l’histoire du poujadisme et du Front national, deux mouvements qui se sont nourris de cette contestation des petits artisans et commerçants face à l’impôt.

De même, au-delà de la question fiscale, il n’est pas certain que le rejet du gouvernement profite au Front de Gauche. Du mariage pour tous à la pression fiscale, les courants sont assez radicalisés à droite. Même s’il s’agit souvent d’initiatives de la société civile, je ne pense pas que la porte de sortie de la contestation se trouve à gauche. Ce sont des mobilisations conservatrices.

Les militants et sympathisants peuvent être déçus des dissensions internes quant à la stratégie à adopter aux municipales. Entre le Parti de gauche qui prône la rupture avec le gouvernement et le Parti communiste qui refuse l’opposition frontale, la stratégie du Front de gauche est assez illisible. Ce déficit de lisibilité peut amener les militants à se tenir un peu en retrait. En ce sens peut-être que l’appel à la révolution fiscale est un moyen pour Jean-Luc Mélenchon de reprendre la main, autour d’un projet mobilisateur. D’ici à mars 2014, il peut encore se passer beaucoup de choses. Après, si François Hollande parvient à inscrire la baisse du chômage dans la durée, jusqu’aux élections, on peut imaginer que certains électeurs de gauche déçus du gouvernement renonceront à se tourner vers le Front de Gauche. La constitution d’un front au sens strict du terme, débarrassé des fissures entre communistes et membres du Parti de gauche, pourrait remobiliser les électeurs. Mais il faut aussi qu’il mette l’accent sur les alternatives qu’il préconise. Là, on est uniquement sur le rejet de la politique gouvernementale. La mise en avant de politiques alternatives crédibles pourrait amener électeurs et sympathisants à se remobiliser.

tout ceci prend encore plus de sens quand on sait que le reportage de TF1 dimanche sur la grande manif a été bidonné…..

Le devoir de soutenir nos commerçants !

1475969_640514126013517_1252893952_n.pngA Rouen comme ailleurs, le commerce de proximité offre ce qu’il y a de meilleur : une qualité d’accueil, de produits et de services, de la disponibilité, de la convivialité… Pourtant, force est de constater que la Ville ne s’engage pas pleinement aux côtés de ses commerçants et artisans en ne les accompagnant pas toujours au quotidien dans la poursuite de leurs activités.

 

Aujourd’hui nos commerçants souffrent, fragilisés par une crise qui dure et des augmentations récurrentes d’impôts et taxes diverses qui restreignent le pouvoir d’achat des ménages. Entre baisse de chiffres d’affaires et risques de fermeture, leur quotidien n’est pas des plus enjoués. L’accident du pont Mathilde voici maintenant plus d’un an a mis en exergue un plan de circulation devenu obsolète, et leur donne l’impression que les nombreux axes réservés aux transports en commun découragent les automobilistes à venir faire leurs achats en centre ville.

Vendredi dernier, lors du Conseil Municipal, il furent nombreux à devoir venir faire entendre leur voix, révélant une fois encore que la concertation, nécessaire à tout aménagement ou décision impactant le quotidien, n’était pas la marque de fabrique de l’actuelle majorité de gauche.

 

Parce qu’il n’y a pas de ville vivante sans ville commerçante, parce que le commerce fait partie intégrale de l’attractivité d’une ville, nous demandons au Maire et à son adjoint en charge de prendre les décisions nécessaires à soutenir le commerce à Rouen !

 

Parce que l’accessibilité d’une ville aux voitures est aussi un facteur d’attractivité et de dynamisme tout comme le développement de stationnements adaptés et de transports en commun efficaces, nous demandons d’ouvrir aussi, au delà des transports en commun nécessaires et performants, l’accessibilité maitrisée de la voiture au centre ville.

 

Cela passe par la création d’un nouveau plan de circulation et la création d’un système de stationnement dynamique pour une ville moins engorgée, tant en centre ville qu’à sa périphérie… établis de façon concertée avec les habitants et les professionnels. Cela passe aussi par l’interdiction réellement contrôlée et sanctionnée du passage de poids lourds n’ayant rien à faire dans la Ville. Rouen n’a pas à subir sans rien dire les décisions prises à l’agglomération par certains technocrates. Le Maire, élu par les habitants, se doit de faire entendre leur voix, de façon raisonnée mais ferme, tant auprès de la CREA, que du Préfet, auxquels incombent un certain nombre de prises de décision et donc de responsabilités.

Les fêtes de fin d’années sont pour nos commerçants une période essentielle dans la réalisation de leur chiffre d’affaire. L’honneur des élus est de savoir faire face à des événements imprévus, d’écouter et de prendre l’urgence de certaines situations.

Il est donc nécessaire, selon nous, de prendre des mesures pour fluidifier la circulation. Ainsi, un axe cohérent doit être rétabli, à l’est de la ville pour faciliter les échanges entre les deux rives :

 

-rétablir un sens montant rue de la République,

 

-ouvrir le pont Corneille aux flux Nord-Sud et désenclaver l’île Lacroix

 

-supprimer le sens interdit de la rue Lafayette

 

A situation particulière, des mesures particulières justifiées par le caractère exceptionnel de la situation que nous subissons depuis l’interruption du trafic sur le pont Mathilde (80 000 véhicules/jour). Elles prendront fin lorsque ce pont, essentiel à la circulation, retrouvera sa fonction. Pendant ce laps de temps, nous demandons aussi qu’aucun aménagement ne vienne encore réduire le gabarit des chaussées existantes sur les voies qui supportent un trafic significatif, comme nous le supportons encore aujourd’hui ne serait-ce qu’au niveau de la rue Lecanuet.

 

C’est d’abord une question de bon sens !

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