A Rouen comme ailleurs, le commerce de proximité offre ce qu’il y a de meilleur : une qualité d’accueil, de produits et de services, de la disponibilité, de la convivialité… Pourtant, force est de constater que la Ville ne s’engage pas pleinement aux côtés de ses commerçants et artisans en ne les accompagnant pas toujours au quotidien dans la poursuite de leurs activités.
Aujourd’hui nos commerçants souffrent, fragilisés par une crise qui dure et des augmentations récurrentes d’impôts et taxes diverses qui restreignent le pouvoir d’achat des ménages. Entre baisse de chiffres d’affaires et risques de fermeture, leur quotidien n’est pas des plus enjoués. L’accident du pont Mathilde voici maintenant plus d’un an a mis en exergue un plan de circulation devenu obsolète, et leur donne l’impression que les nombreux axes réservés aux transports en commun découragent les automobilistes à venir faire leurs achats en centre ville.
Vendredi dernier, lors du Conseil Municipal, il furent nombreux à devoir venir faire entendre leur voix, révélant une fois encore que la concertation, nécessaire à tout aménagement ou décision impactant le quotidien, n’était pas la marque de fabrique de l’actuelle majorité de gauche.
Parce qu’il n’y a pas de ville vivante sans ville commerçante, parce que le commerce fait partie intégrale de l’attractivité d’une ville, nous demandons au Maire et à son adjoint en charge de prendre les décisions nécessaires à soutenir le commerce à Rouen !
Parce que l’accessibilité d’une ville aux voitures est aussi un facteur d’attractivité et de dynamisme tout comme le développement de stationnements adaptés et de transports en commun efficaces, nous demandons d’ouvrir aussi, au delà des transports en commun nécessaires et performants, l’accessibilité maitrisée de la voiture au centre ville.
Cela passe par la création d’un nouveau plan de circulation et la création d’un système de stationnement dynamique pour une ville moins engorgée, tant en centre ville qu’à sa périphérie… établis de façon concertée avec les habitants et les professionnels. Cela passe aussi par l’interdiction réellement contrôlée et sanctionnée du passage de poids lourds n’ayant rien à faire dans la Ville. Rouen n’a pas à subir sans rien dire les décisions prises à l’agglomération par certains technocrates. Le Maire, élu par les habitants, se doit de faire entendre leur voix, de façon raisonnée mais ferme, tant auprès de la CREA, que du Préfet, auxquels incombent un certain nombre de prises de décision et donc de responsabilités.
Les fêtes de fin d’années sont pour nos commerçants une période essentielle dans la réalisation de leur chiffre d’affaire. L’honneur des élus est de savoir faire face à des événements imprévus, d’écouter et de prendre l’urgence de certaines situations.
Il est donc nécessaire, selon nous, de prendre des mesures pour fluidifier la circulation. Ainsi, un axe cohérent doit être rétabli, à l’est de la ville pour faciliter les échanges entre les deux rives :
-rétablir un sens montant rue de la République,
-ouvrir le pont Corneille aux flux Nord-Sud et désenclaver l’île Lacroix
-supprimer le sens interdit de la rue Lafayette
A situation particulière, des mesures particulières justifiées par le caractère exceptionnel de la situation que nous subissons depuis l’interruption du trafic sur le pont Mathilde (80 000 véhicules/jour). Elles prendront fin lorsque ce pont, essentiel à la circulation, retrouvera sa fonction. Pendant ce laps de temps, nous demandons aussi qu’aucun aménagement ne vienne encore réduire le gabarit des chaussées existantes sur les voies qui supportent un trafic significatif, comme nous le supportons encore aujourd’hui ne serait-ce qu’au niveau de la rue Lecanuet.
C’est d’abord une question de bon sens !