Scènes de violences dans un foyer du Havre : éducatrices et policiers agressés par des pensionnaires

Scènes de violences dans un foyer du Havre : éducatrices et policiers agressés par des pensionnaires
La police a dû faire appel à des renforts pour ramener le calme dans le foyer Les Nids*, rue Ventenat, au Havre, la nuit dernière.

Vers 0 h 30, ce samedi 25 janvier, le Centre d’information et de commandement, qui gère, à Rouen, les appels de police secours, est informé par des éducateurs du foyer havrais que cinq jeunes gens (ils ont autour de 16 ans), dont deux sont en fugue d’un autre foyer, se sont enfermés dans une chambre pour fumer des joints de cannabis et refusent d’en sortir.

Ils menacent de mettre le feu au foyer

A leur arrivée, les policiers demandent aux pensionnaires de leur ouvrir la porte. Refus catégorique. Les forces de l’ordre décident alors d’enfoncer la porte. Tandis qu’ils s’apprêtent à interpeller tout d’abord les deux fugueurs, ils sont pris littéralement à partie par les trois autres qui entendent s’opposer à cette intervention. 

Bien décidés à en découdre, les belligérants se font de plus en plus violents et agressifs. Ils menacent même de mettre le feu au foyer avant de s’en prendre au fourgon de police sur lequel ils jettent toutes sortes de projectiles depuis la fenêtre de la chambre. Des renforts arrivent rapidement : les cinq jeunes pensionnaires sont finalement plaqués au sol, neutralisés et menottés. 

Tout ce petit monde a été placé en garde à vue au commissariat de police du Havre. Ils étaient toujours entendus ce samedi matin.

* Le foyer Les Nids accueillent des enfants en difficultés. 

EN DIRECT DES STADES

Coupes et championnats au programme Dimanche 26 janvier 2014 Championnat de PH groupe B: 13ème journée Fc Dieppe 2-0 Fc Le Trait Duclair Exempt-Plateau As Cany Fc REMIS Us Luneray 2 Es Aumale 1-0 Es Tourville (but ESA Teddy Hendrickx) […]

Un élève blessé à la tête à coup de maillet au lycée Le Corbusier à Saint-Etienne-du-Rouvray

Un élève blessé à la tête à coup de maillet au lycée Le Corbusier à Saint-Etienne-du-Rouvray
SEINE-MARITIME – Un différend entre deux lycéens s’est terminé à l’hôpital pour l’un, en garde à vue pour l’autre. Vendredi 24 janvier vers 10 heures, les services de police sont alertés par le proviseur du lycée polyvalent Le Corbusier, avenue de l’Université, à Saint-Etienne-du-Rouvray, que l’un des élèves est blessé à la tête après avoir reçu des coups de maillet, dans la cour de l’établissement.

L’auteur présumé des faits, âgé de 16 ans, est immédiatement interpellé dans le lycée. Il a été ramené à l’hôtel de police de Rouen où il a été placé en garde à vue pour être auditionné. Il a été remis à sa famille dans le courant de l’après-midi. Outre ce que décidera la justice, l’adolescent risque une sanction disciplinaire dès que l’affaire sera tirée au clair.

La victime a été prise en charge par les sapeurs-pompiers.

LE TOUR DE TABLE

Championnats Départementaux Résultats du vendredi 24 et du samedi 25  janvier 2014 Départementale 1 phase 2 Poule E – tour n° 1 – du 24/01/14 – (brûlage n° 13) AL DARNETAL 14-4 E S FRESNOY FOL 1 TT INCHEVILLE 15-3 ALCL GD […]

La charte européenne des langues régionales bouscule le français jacobin…

Les députés français commencent à découvrir qu’il y a bien des langues régionales en France… Outre les langues clairement étrangères qui campent « aux quatre coins de l’hexagone » comme aurait dit Guy Lux (breton, basque, catalan, niçois, alsacien et flamand) on oublie qu’existe encore comme de précieuses reliques cachées au fond de nos territoires des parlers, des patois, bref! des « langues régionales » derniers témoins d’une civilisation rurale séculaire en voie de disparition…

La disparition de ce patrimoine lingusitique d’OIL ou d’OC est un vrai scandale culturel et mettra, à terme, en péril la richesse du français standard dont la syntaxe s’appauvrit et se délite dangereusement dans le cadre d’une mondialisation essentiellement de culture anglo-saxonne: à terme, faudra-t-il considérer que le patrimoine français d’OIL ne pourrait survivre que dans le français du Québec ?

 

 

LE QUEBEC: VERITABLE CONSERVATOIRE VIVANT DU PATRIMOINE LINGUISTIQUE FRANCAIS


 

Lire cet article de Ouest-France (dont nous avons amélioré l’infographie… bien entendu !)

 

langue régionale


 

Heureusement, la langue normande vit encore et renaît superbement dans les expressions contemporaines du spectacle vivant:

L’expression contemporaine artistique en langue normande existe de plus en plus et intéresse les jeunes de notre région: une scène musicale en langue normande existe désormais avec une dizaine d’ensembles et de groupes de Jersey au Pays de Caux.

Il ne s’agit pas seulement de faire du néo-folk en blaude et coiffes mais de faire du rock n’folk, pop, rap, reguae, ska, chanson réaliste ou poétique en langue normande. Un groupe de rap rouennais se frotte au cauchois. A Jersey c’est du rock’n folk contestataire en jerriais pour dénoncer le paradis fiscal. Dans le Cotentin et le Bessin c’est le normand de grands poètes que l’on chante (Joseph Mague, Cotis Capel, Dalarun…).

Rappelons que l’association MAGENE joue un grand rôle dans cette renaissance normande.

Pour l’instant, la reconnaissance officielle du normand c’est 6000 euros donnés par les deux conseils régionaux normands pour le collectage indispensable des traditions populaires rurales qui disparaissent (La Loure): il serait judicieux d’être enfin plus ambitieux en subventionnant une scène tremplin du spectacle vivant d’expression normande.

Magène : le normand est une langue vivante

http://basse-normandie.france3.fr/2014/01/25/magene-le-normand-est-une-langue-vivante-402573.html

 

Le groupe Magène sort un nouvel album de seize chansons. Je syis magnifique est une nouvelle ode à cette langue normande qui peine toujours à être consiférée comme tel. 

  • Par Pierre-Marie Puaud
  • Publié le 25/01/2014 | 18:21, mis à jour le 25/01/2014 | 18:25
Le groupe Magène © France 3 Basse-Normandie
© France 3 Basse-Normandie Le groupe Magène

Alors que la France semble sur le point de ratifier la charte européenne des langue régionales, le normand est toujours considéré comme un banal patois, au mieux comme une langue mineure. « Nous sommes les sous-prolétaires des langues de France » déplore Rémi Pézeril de l’association Magène. A l’inverse du breton ou du Corse, le normand n’est pas enseigné. Il faut toute la ténacité de quelques amoureux de cette langue pour qu’elle demeure vivante. La charte européenne qui vise à protéger les langues régionales, « on en reparle en ce moment observe Magène sur son site internet. Et bien sûr, on n’évoque pas le normand, qui n’est pas une vraie langue, et patati et patata… Ben tiens, cette langue ne fut parlée que par quelques millions de normands au cours des siècles précédents ! » Dans son dernier album, Magène interprète seize titres, tous chantés en normand : « c’est ma langue natale » précise fièrement le chanteur Théo Capelle.

Inondations: quarantaine de personnes évacuées dans les Pyrénées Atlantiques

Une quarantaine de personnes ont été évacuées d’habitations inondées ou menacées par les eaux depuis vendredi dans les Pyrénées-Atlantiques, l’un des départements du Sud-Ouest placé en vigilance orange aux inondations en raison des pluies, a-t-on indiqué samedi auprès de la préfecture.

Les pompiers ont effectué plus de 210 interventions notamment pour des évacuations de logements ou lotissements inondés ou menacés, sur plusieurs communes de la région de Pau, comme Idron, Ousse, Nay, Artigueloutan, a-t-on précisé.

TV REGIONALE: DEBAT SUR LA REUNIFICATION DE LA NORMANDIE… LA VOIX EST LIBRE FR3 BN

L’Etoile de Normandie vous informe…


 http://basse-normandie.france3.fr/emissions/la-voix-est-libre-basse-normandie/actu/la-fusion-des-deux-normandie-est-elle-possible-debat-samedi-25-janvier-dans-la-voix-est-libre.html

La fusion des deux Normandie est-elle possible ? débat samedi 25 janvier dans La voix est libre

Le 14 janvier dernier, dans sa conférence de presse, le Président de la République a annoncé une nouvelle réforme des collectivités locales et une fusion possible de régions. Ce dossier est un vrai « serpent de mer » en Normandie, La voix libre ré-ouvre le dossier samedi prochain à 11h30.

  • Par Catherine Gauberti
  • Publié le 22/01/2014 | 11:54 , mis à jour le 22/01/2014 | 23:30
© CG France 3 Basse-Normandie

La fusion des deux Normandie est-elle possible ? 


C’est la question qui est posée ce samedi 25 Janvier à 11H30 par Franck Besnier dans l’émission La Voix est libre.

Les récentes déclarations du chef de l’Etat à propos de la limitation du nombre de régions ont réouvert le débat qui alimente les conversations depuis plus de quarante ans dans nos deux régions. Les invités de Haute et Basse Normandie réunis sur le plateau débattront des enjeux de cette réunification :

  • La Haute et la Basse-Normandie sont-elles capables de fusionner ? 
  • Pourquoi a-t-il aujourd’hui des chances d’aboutir ?
  • Quels sont les arguments « pour et contre » la grande Normandie ?
  • Quelle capitale choisir ? Rouen et Caen sont en lice mais certains élus pensent que le Havre pourrait mettre tout le monde d’accord… 
  • Quels intérêts à fusionner deux régions qui ont entamé depuis longtemps des coopérations (agriculture, universités, aéroports, développement maritime..) ?

Le président de la république promet « un bonus financier » pour les collectivités qui s’unieront.Reste à savoir si les élus hauts et bas-normands sont prêts à s’entendre. 

Franck Besnier recevra :

Le Dessinateur Chaunu sera présent sur le plateau ..pour croquer la Normandie…

POUR ECOUTER L’EMISSION:

Commentaire de Florestan:
La réunification de la Normandie est-elle possible?

La réponse est oui si l’on considère que l’action politique sert encore à quelque chose dans ce pays. Les éléments objectifs les plus sérieux plaident pour ne faire qu’une seule région pour accompagner les cinq départements et les trois grandes agglomérations normandes dans leur développement ainsi que pour valoriser un formidable « bien public » normand dans l’avenir !

Sur le site Etoile de Normandie vous trouverez un résumé de 30 pages de l’étude du cabinet d’audit INEUM EDATER consulting de 2008 qui analyse précisément les impacts d’une fusion normande: pour un coût total estimé à un maximum de 15 millions amorti en moins de 10 ans, les effets seraient largement positifs avec à la fois de puissants effets de seuil en PIB en population (remontée de la Normandie en tête des classements nationaux) permettant de démultiplier les moyens financiers disponibles et surtout la possibilité d’unifier le pilotage normand pour des politiques publiques plus efficaces et plus solidaires: la vraie division normande c’est celle qui sépare la Normandie métropolitaine déjà dans l’AXE SEINE de la Normandie rurale et des petites villes qui décroche de l’Avranchin au Pays de Bray en passant par le Pays d’Ouche.

Précisons enfin encore deux évidences normandes:

1) la Normandie est déjà réunifiée et l’est de plus en plus dans toutes les organisations , institutions, associations, fédérations, entreprises qui ne sont pas liées à la vie politique (évidemment !) ex: la caisse d’épargne depuis 2008, l’église catholique depuis 2004, la CGT depuis 1982, le comité de tourisme depuis 1987, la délégation régionale du CNRS depuis 1971, la cour des comptes, le bassin laitier normand depuis 2011, Normandie université depuis 2011 et bientôt les chambres de commerce… Avant hier: union portuaire normande avec l’accord PNA HAROPA.

Pour mettre ce potentiel normand unifié en valeur dans l’AXE SEINE et financer l’AXE SEINE, il faudra unifier le pilotage politique normand dans un seul conseil régional.

Soyons clair: Bernard Cazeneuve le ministre du budget connait l’état inquiétant des finances. Il y aura un bonus de DGF pour fusionner et un malus pour les récalcitrants.

Soyons encore plus clair: tout élu (socialiste) normand qui refuserait de fusionner la Normandie s’opposerait de fait à la volonté du président de la République.

On sait que Laurent FABIUS concentre son intérêt sur la seule métropole rouennaise au risque de faire une métropole sans vraie région (HN à 200km à l’ouest du Grand Paris) et de laisser à côté une région sans vraie métropole (BN) alors que le gouvernement dans sa future loi se prépare enfin à instaurer le couple METROPOLE- REGION et le couple REGION- DEPARTEMENT avec clarification par « blocs de compétences »…

Bref! si Fabius veut financer sa métropole à Rouen et financer l’AXE SEINE il faudra accepter le « pacte de responsabilité » et le « choc de simplification » de François HOLLANDE en fusionnant la Normandie… Sinon: pas d’argent !

A ce titre, la Normandie pourrait devenir le « laboratoire territorial » du pacte de responsabilité avec un accompagnement spécifique de l’Etat (d’après nos informations personnelles)

2) Seconde évidence normande: la « capitale » de la future Normandie ne pourra qu’être dans le réseau Caen -Le Havre- Rouen. La vraie capitale de la Normandie divisée c’est Paris ! En juin 2014 Rouen va devenir une métropole et la loi future va pouvoir donner aux 13 métropoles le droit de prendre le morceau de département qu’elles recouvrent avec les compétences qui vont avec. 
Face à la métropole rouennaise et avant de coopérer avec elle il faut d’urgence renforcer le lien CAEN – LE HAVRE en relançant sérieusement le pôle métropolitain de l’Estuaire (jusqu’à Caen) qui vient d’être taclé par un préfet de région aux ordres de Laurent Fabius.

A terme, en suivant les préconisations du rapport EDATER on pourrait avoir l’organisation « multipolaire » suivante:

Rouen METROPOLE – préfecture régionale
Caen TECHNOPOLE – conseil régional
Le Havre PORT INTERNATIONAL – chambre de commerce

C’est le mode d’emploi de la géographie urbaine normande qui renvoie plus au standard européen qu’à un centralisme métropolitain jacobin et parisien à bout de souffle, inefficace, polluant et coûteux

Voilà une émission qui sera utile: il est urgent d’informer correctement les citoyens sur cette question aussi essentielle que délicate. Interroger des quidams dans un micro-trottoir ça n’apporte rien !

Bonne émission à tous !

 

Premier damoiseau de France…

Si la première dame était un Homme…

 

François Hollande est un Président  conventionnel ,on le retrouve aujourd’hui  empêtré dans une relation extraconjugale bien classique …certes l’opinion publique se délecte de ce genre de situation, mais au final le Président n’aura pas
révolutionné les mœurs de la cinquième république par un écart durable de conduite faisant écho au « Moi président…On discute donc aujourd’hui de la place dans la République de  la première et deuxième dame .On reparle du financement de cette place fantôme ou fantoche …Des questions intéressantes, mais qui n’amènent pas une grande
révolution intellectuelle . Dans la logique du mariage pour tous, il aurait été plus courageux que François Hollande soit photographié au pied de l immeuble d’un célèbre acteur. Un Président qui
tromperait sa compagne avec un homme aurait été d’une grande modernité et surtout aurait donné de la voix au mariage pour tous. Mais laissons à François Hollande ses turpitudes et son orientation
sexuelle pour relever que dans cette affaire, ce n’est pas tant la vie du Président de la République qui est en cause, mais la fonction aristocratique de la fonction…Un Casanova à la mode
parisienne …

Igor Deperraz

Important trafic de métaux à Lyon

Un important circuit de vol de métaux et de blanchiment d’argent, estimé à plusieurs millions d’euros et impliquant un ferrailleur, deux familles d’Europe de l’Est et des Roms, a été démantelé à Lyon avec 22 mises en examen, a-t-on appris vendredi de source judiciaire et auprès de la gendarmerie. Les enquêteurs soupçonnent les receleurs d’avoir blanchi au moins deux millions d’euros tirés de la vente de cuivre et de ferraille.
Un réseau organisé

Justice: mécanos sans contrat à Dieppe

Lors de l’interpellation du prévenu, le 14 mai 2013, des forces de police très importantes avaient été engagées dans la zone industrielle du Talou auprès d’un garage automobile vendant des véhicules d’occasion. Elles pensaient avoir affaire à un gang international de trafic de voitures lié au grand banditisme.

Il avait avoué avoir trafiqué près de 27 kilos d’héroïne près de Rouen : trois ans et demi de prison

Trois ans et demi de prison : c’est la peine à laquelle Aliou Sow, Cléonnais de 25 ans, a été condamné récemment par le tribunal correctionnel de Rouen. Soupçonné de trafiquer du cannabis, un juge d’instruction avait délivré une commission rogatoire pour perquisitionner le domicile d’Aliou Sow le 10 décembre dernier. Les policiers y retrouvaient 1 kilo d’héroïne et 200 grammes de cocaïne.

Le casse-tête des réformes

Alors que le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi élevé en France, syndicats et patronat se retrouvent à partir de vendredi 17 janvier pour renégocier les règles de l’assurance-chômage. Une échéance cruciale pour les 2,3 millions de chômeurs qui perçoivent des allocations, d’autant que la situation financière de l’Unedic, l’organisme gestionnaire du système, est particulièrement inquiétante : après cinq ans de crise, elle affiche une dette de près de 18 milliards d’euros, et prévoit de perdre encore 4,3 milliards en 2014.

 Mais si les caisses sont vides, ni les syndicats ni l’Etat ne veulent diminuer les droits des chômeurs. « Si l’Unedic est en déficit, c’est justement parce que le chômage est élevé. Les demandeurs d’emploi n’en sont pas responsables », a justifié début janvier, dans une tribune à L’Humanité dimanche, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. « Assumons le déficit, abonde Stéphane Lardy, chef de file de FO. Les inscriptions à Pôle emploi sont à un niveau record, on verra dans deux ans s’il y a une amélioration de la situation économique. »

 « Ce n’est pas à un moment où il y a un taux de chômage élevé qu’il faut réduire les droits des chômeurs », a également averti François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier. L’Etat a toutefois inscrit dans son budget une réduction de 300 millions d’euros du déficit de l’Unedic en 2013, ce qui nécessite forcément de prendre des décisions. Même le patronat s’apprête à rentrer dans la négociation avec la plus grande prudence. Après en avoir fait un point de son programme pour l’élection, Pierre Gattaz, le président du Medef, ne parle plus d’un retour de la dégressivité des allocations – qui baisseraient au fur et à mesure de la durée au chômage. « Il faut inciter à l’emploi », a simplement plaidé mercredi 15 janvier le patron des patrons, en refusant d’en dire plus. « La situation est compliquée avec les élections municipales, il vaut mieux être prudent », justifie un responsable patronal. Les négociations devraient aboutir en mars, au cœur de la campagne.

Les règles de base du chômage – ouverture des droits après un minimum de quatre mois travaillés, un jour d’indemnisation pour un jour travaillé dans la limite de deux années – ne devraient pas changer en profondeur. La Cour des comptes avait pourtant jugé, dans un rapport publié en janvier 2013, que les indemnités chômage étaient trop généreuses, notamment pour les cadres. Le niveau d’indemnité maximale (6 161,29 euros) est le plus élevé d’Europe.

 « Le débat sur la générosité est un faux débat », avertit toutefois l’économiste Bruno Coquet, auteur de Assurance-chômage, une politique malmenée (L’Harmattan, 230 p., 23 euros) : « On a intérêt à augmenter la durée d’indemnisation quand la conjoncture va mal, quitte à ajuster ensuite quand la situation s’améliore. » Selon lui, la dégressivité des allocations n’a pas fait la preuve de son efficacité sur le retour à l’emploi des chômeurs.  A eux seuls, les régimes spécifiques des intermittents du spectacle et des intérimaires, qui bénéficient de règles d’indemnisation plus généreuses, sont responsables de plus de la moitié du déficit de l’Unedic. Ces régimes permettent de cumuler plus facilement activité réduite et périodes de chômage. Si la Cour des comptes appelle régulièrement à revoir le dispositif, il n’a pour l’instant été modifié qu’à la marge.

A défaut de vouloir faire changer les grandes variables, les négociateurs devraient se pencher sur tous les petits détails qui empoisonnent la vie des chômeurs, au premier rang desquels les règles de cumul des allocations et d’une activité réduite, presque incompréhensibles aujourd’hui.

 L’immolation d’un intérimaire devant une agence Pôle emploi de Nantes, en février 2013, a aussi montré que certaines règles pouvaient conduire à des situations désespérées. Pour avoir simplement oublié de déclarer une courte période de travail, Djamel Chaar avait été sanctionné d’une suspension de droits, en plus de devoir rembourser la somme perçue indûment.

 Chaque année, 800 millions d’euros sont ainsi versés par erreur à des chômeurs souvent de bonne foi et entraînent des sanctions compliquées à comprendre et à gérer. Pôle emploi demande parfois à des chômeurs de rembourser des milliers d’euros. La première mesure d’urgence serait d’annuler ces trop-perçus lorsqu’ils découlent d’un oubli de déclaration.

 La direction de Pôle emploi a elle-même demandé à l’Unedic de simplifier les règles, que ses conseillers ont souvent du mal maîtriser. Mais les syndicats sont très prudents sur le sujet. Les négociations devraient au final se concentrer sur la création de « droits rechargeables », qui, sur le papier, doivent permettre aux chômeurs d’être certains de ne pas perdre de droits, même lorsqu’ils reprennent une activité pour une brève période. Problème : cette mesure pourrait aggraver encore un peu plus le déficit de l’Unedic.

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