Le train des Pignes déraille: deux morts, dont une Russe

Une femme de nationalité russe et une autre, a priori originaire de la région, sont mortes samedi dans le déraillement d’un train touristique, le train des Pignes dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur la commune de Saint-Benoît, a-t-on appris auprès du parquet.

L’ensemble des 34 passagers ont été évacués du train, a précisé à l’AFP le procureur de la République à Digne, Stéphane Kellenberger.

A Rouen, la gare SNCF évacuée pour un sac de randonnée suspect abandonné dans le hall

A Rouen, la gare SNCF évacuée pour un sac de randonnée suspect abandonné dans le hall
Les services de police ont fait évacuer la gare de Rouen et mis en place un périmètre de sécurité tout autour après la découverte d’un sac suspect dans le hall samedi soir un peu avant 20 heures.

C’est une patrouille mixte composée de militaires et de policiers chargée de la surveillance du secteur de la gare SNCF dans le cadre du plan vigipirate qui ont donné l’alerte. Les sapeurs-pompiers sont d’abord intervenus, en attendant l’arrivée d’une équipe du déminage de la sécurité civile de Caen vers 21 heures.

Le sac de randonnée, dont le propriétaire ne s’est pas manifesté malgré les nombreux messages diffusés dans la gare, a été neutralisé en quelques minutes par les démineurs. Il contenait des effets personnels, dont des vêtements. Le périmètre de sécurité a été levé un peu avant 21 h 30 et l’activité a pu reprendre normalement son cours.

La dernière alerte au colis suspect à la gare de Rouen remonte au mois d’octobre 2013. Un sac à dos avait été découvert dans les mêmes conditions par une patrouille vigipirate, abandonné dans un escalier qui conduit aux quais.

Dans l’Eure, une lycéenne écrasée par un autocar alors qu’elle venait d’en descendre

Dans l'Eure, une lycéenne écrasée par un autocar alors qu'elle venait d'en descendre
EURE – Une information judiciaire a été ouverte par le parquet d’Evreux après le décès d’une adolescente de 16 ans, écrasée par le bus qui la transportait. Le drame est survenu vendredi 7 février, un peu avant 19 heures, à Autheuil-Authouillet, une commune de la vallée d’Eure rendue célèbre pour avoir été le lieu de résidence d’Yves Montand et de sa famlille.

Le bus de la société Jacquemard qui assure la liaison quotidienne Evreux – Gisors, s’était arrêté à Autheuil-Authouillet pour déposer des usagers. La jeune fille, scolarisée dans un lycée d’Evreux, est semble-t-il descendue normalement du véhicule qui a aussitôt redémarré. Que s’est-il alors passé ?

La conductrice placée en garde à vue

Pour des raisons que l’enquête n’a pas permis d’établir encore, la lycéenne s’est retrouvée sous les roues de l’autocar. Grièvement blessée, elle a été prise en charge par les sapeurs-pompiers qui lui ont prodigué les premiers soins d’urgence avant de la transporter au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen. La jeune fille dont le pronostic vital était engagé, est décédée pendant son tranfert à l’hôpital, indique-t-on à la compagnie de gendarmerie de Louviers.

La conductrice de l’autocar, dont l’expérience n’est pas mise en cause, a été placée en garde à vue après avoir fait l’objet des dépistages habituels (alcoolémie et stupéfiant). Elle a été remise en liberté sur instruction du parquet qui a ouvert une information pour rechercher les causes de l’accident et de la mort.

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la communauté de brigades de Gaillon.

Les P’tits loups, au service de la petite enfance

Un mois après avoir ouvert ses portes aux tout-petits, la halte-garderie des P’tits loups accueillait ce samedi 8 février de nombreux adultes venus saluer la création du local municipal confié à la Confédération syndicale des familles. Accueillis par le maire Hubert Wulfranc, le secrétaire général adjoint de la préfecture Étienne Guillet et le président du conseil d’administration de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime, Jean-Pierre Bellanger, ont pu découvrir ce nouvel équipement de 120 m2, situé en bordure du quartier Jean-Macé au Château blanc. Il remplace l’ancien local en rez-de-chaussée de l’immeuble Naurrouze, devenu au fil des ans trop exigu et peu fonctionnel.
« Nous pouvons aujourd’hui vérifier l’excellent travail réalisé ici, grâce aux contributions financières de la Caf et de l’État au travers la dotation de développement urbain versée dans le cadre de projets voyant le jour dans des quartiers populaires », s’est réjoui le maire. Ce à quoi Étienne Guillet a répondu: “Venir aujourd’hui visiter la halte-garderie, ce n’est évidemment pas une tournée d’inspection mais l’opportunité de se rendre compte sur le terrain de l’usage qui est fait de cette dotation et d’observer la dynamique qu’elle permet de créer dans le tissu local.”
Dans le même esprit, Hubert Wulfranc a rappelé : “L’argent c’est une chose mais ce qui compte c’est de donner du sens à nos actions. Cette halte-garderie Les P’tis loups est une nouvelle contribution à inscrire dans le cadre de notre Projet éducatif local qui rayonne à l’échelle de la ville. Tout ce qui participe à l’amélioration de l’enfance et de la petite enfance est pour nous une priorité. ”
Tout à la joie d’avoir pris possession des nouveaux locaux, la présidente de la CSF, Françoise Grûn a insisté sur le fait que l’association œuvrait au sein du quartier depuis cinquante ans et y ouvrait une halte-garderie dès 1968. « C’était à la demande de parents qui souhaitaient, pour leurs enfants, des lieux permettant de découvrir la vie en société. D’une personne au départ, la structure compte aujourd’hui sept salariés. » La responsable associative a salué la façon dont tout ce projet avait été mené depuis 2012, en concertation avec les différents intervenants, jusqu’à aboutir à la création de ces nouveaux locaux pensés et aménagés pour accueillir au mieux les 0/3 ans.
Prenant à son tour la parole, Jean-Pierre Bellanger, président du conseil d’administration de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime a rappelé la politique de soutien de la Caf en faveur des crèches. Puis il a salué « celles et ceux qui font et feront vivre « la belle ouvrage » de la halte-garderie des P’tits loups… permettant au jeune enfant de devenir un futur acteur libre, solidaire, tolérant et responsable de la vie de la cité ».

Toujours à l’écoute des forces vives de notre ville

Vous trouverez ci-dessous un communiqué de presse de la liste « Notre force, c’est Rouen » en réaction aux 12 propositions formulées par l’association des Vitrines de Rouen.

 

Nous prenons acte avec intérêt des propositions formulées par l’association des Vitrines de Rouen, dans l’esprit d’écoute qui nous anime . En effet, au regard des propositions émises par les professionnels membres des Vitrines de Rouen, la liste « Notre force, c’est Rouen » relève que bon nombre de ses projets rejoignent les attentes des commerçants. Que ce soit l’observatoire du commerce, le plan pluriannuel de communication, la Rouen Card afin d’allier tourisme et shopping, ou encore la nouvelle phase du plan FISAC pour revitaliser les rues commerçantes en difficulté, l’équipe emmenée par Yvon Robert s’est engagée en faveur du dynamisme et de l’attractivité de la capitale normande. De même, le premier quart d’heure de stationnement gratuit dans les rues très commerçantes ainsi que la restauration de l’Aitre Saint-Maclou au coeur d’un quartier dédié à l’artisanat et à la création, contribueront à la vitalité de Rouen. « Ces projets découlent logiquement de l’action engagée depuis 2008. L’équipe municipale a en effet associé systématiquement le commerce à tous les événements majeurs de la vie locale (Rouen Givrée, Tour de France, Rouen sur Mer, Armada…), tout comme comme elle a intensifié la rénovation du plateau piétonnier et soutenu l’embellissement des vitrines commerciales dans le cadre du premier plan FISAC. Autant de convergences qui démontrent la bonne prise en compte par la liste « Notre force, c’est Rouen » des réalités économiques et sociales de la ville » souligne Yvon Robert, tête de liste « Notre force, c’est Rouen ».

ASTERIX et les NORMANDS en… langue normande du Pays de CAUX

Vous savez que les aventures d’Astérix le Gaulois ont été traduites en de nombreuses langues et parmi les traductions les plus pertinentes, on trouvera celles vers le latin, le grec ancien et, inévitablement, Astérix le guerrier celte qui cause breton ! Bien qu’il faille plutôt traduire les aventures d’Astérix chez les Bretons (justement…) en anglais !

Mais dans quelle langue traduire, de préférence, « Astérix et les Normands »?

L’Etoile de Normandie vous informe de l’initiative normande prise par l’Université Rurale Cauchoise (U.R.C.)

Boujou,

Michel Lecouteux (conteur cauchois & membre de l’URC) m’a annoncé qu’il y avait eu des travaux sur une traduction en cauchois de la fameuse BD « Astérix et les Normands », il va essayer de relancer ce projet car l’initiateur est décédé…

Si vous voulez encourager la création de cette BD en normand, contacter l’Université Rurale Cauchoise:

Etienne-Henri Charamon: 02/35/07/19/67  ou  Claudine Savalle: 02/35/96/05/54  ou Michel Lecouteux: 02/35/56/03/54.

Pascal (la Chouque)

Toons – 7 nains

Toons est une fusion. Pas seulement une fusion musicale entre le jazz de chambre du Théo Ceccaldi Trio et du lyrisme électrique de Marcel et Solange sous les bons auspices du Tricollectif, mais aussi la fusion d’apparence hétérogène entre l’insouciance […]

ALCOOLISME: ne plus s’abreuver aux idées reçues…

L’institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) vient d’éditer la carte des régions de France de l’alcoolisme… On verra qu’il faut désormais mettre sérieusement de l’eau dans le vin de nos idées reçues ! Même si ce lissage des données présentées à une échelle régionale ne nous permet pas d’observer quelques « permanences culturelles » concernant l’alcoolisme, à l’échelle infra-régionale: le bocage normand, humide par ailleurs, est-il toujours le pays de la « goutte »?

http://www.heula.fr/boutique/index.php?id=682&l=12

 

Dans quelle région consomme-t-on le plus d’alcool ?

sur 4 février 2014 at 07:18

De Lille à Marseille et de Brest à Strasbourg, l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) détaille les habitudes de consommation d’alcool des Français région par région. L’étude réalisée sur 30 000 personnes de 15 à 75 ans, a été publiée en novembre dernier.

ASSEZ DE CLICHÉS, DES CHIFFRES !

Il y a quelques semaines, FranceLive.fr vous a proposé de découvrir quelle ville était la mieux pourvue en bars. C’est la ville de Rouen qui se distinguait avec un bar pour 1 404 habitants ! Cette fois, nous nous sommes intéressés au nombre de bars par région. Nous les avons comparés aux données de l’Inpes sur la consommation quotidienne d’alcool. Est-il plus difficile de résister à un petit verre lorsqu’on dispose d’un large choix de bistros ? La région de Rouen est en tout cas un des endroits où l’on consomme le moins d’alcool.

Montage FranceLive.fr - Chiffres Inpes de novembre 2013 et Pages Jaunes

Montage FranceLive.fr – Chiffres Inpes de novembre 2013 et Pages Jaunes

Cette carte démontre que le nombre de bars n’a pas de lien évident avec la consommation quotidienne d’alcool. La région parisienne est l’endroit le mieux pourvu en bars et où la consommation d’alcool quotidienne est l’une des plus basse. A l’inverse, la région Languedoc-Roussillon détient le record de consommation quotidienne (17% des personnes) alors que le nombre de bars n’y est pas particulièrement élevé. Enfin, la Franche-Comté dispose du plus petit nombre de bars mais a également une consommation réduite.

Une autre manière de comparer l’implantation des bars et la consommation d’alcool avec ce graphique tout aussi parlant:

http://www.francelive.fr/societe/ou-consomme-t-on-le-plus-dalcool/

Si les clichés ont la vie dure, l’étude de l’Inpes va à l’encontre de certaines idées reçues. Il n’y a pas plus de buveurs réguliers en Bretagne que dans les autres régions. L’Ile-de-France se distingue par des ivresses moins fréquentes (17%) et son faible niveau d’usage quotidien d’alcool (9%).

 

UNE BAISSE DE LA CONSOMMATION DANS TOUTE LA FRANCE

De manière générale, entre 2005 et 2010, la France a enregistré une baisse de la consommation régulière d’alcool, passant de 15 à 11%. Mais cette tendance générale cache quelques nouvelles habitudes : plus de la moitié des régions présentent des niveaux d’ivresse manifestement plus élevés qu’en 2005. Une hausse des alcoolisations ponctuelles (au moins 6 verres en une seule occasion) est également observée. Elle concerne 18% des gens, de manière assez uniforme dans tout le pays.

Mais il y a de fortes disparités entre les régions. Elles peuvent s’expliquer par la tradition locale mais aussi par le contexte socio-économique.

 

Le MOTEUR PROPRE? C’est en NORMANDIE qu’il sera mis au point…

La nécessité de s’adapter au changement climatique ou la mise en oeuvre d’un vrai développement durable n’ont surtout pas besoin du recours à l’écologie « punitive » assénée par quelques médiocres professionnels d’eux-mêmes qui se mettent au vert entre deux élections. Une des voies d’avenir les plus indispensables est celle de la mise au point des technologies qui nous permettront de relever le défi du changement climatique : appeler à une plus grande sobriété du notre mode de vie c’est une chose mais condamner, par principe, l’usage de l’automobile en est une autre qui fait passer l’écologie punitive pour un luxe de « bobos » métropolitains qui ont les revenus suffisants pour se passer de l’automobile !

L’avenir est donc à l’automobile propre avec des moteurs qui n’auront plus d’impact négatif sur l’atmosphère terrestre: l’enjeu stratégique est écrasant pour les territoires, les pays qui maîtriseront en premier cette technologie du moteur propre afin de mettre à niveau 90% du parc mondial des véhicules (de l’automobile à l’avion) qui, pour l’instant, usent et abusent du moteur à combution thermique utilisant les hydrocarbures.

La Normandie, 3ème région française pour l’industrie automobile et disposant du pôle de compétitivité « MOVEO » est directement concernée par ce défi stratégique d’ampleur international:

Au Zénith de  Rouen, la semaine passée, se tenait le « NORMANDY MOTOR MEETING »

http://haute-normandie.france3.fr/2014/02/06/moteurs-de-propulsion-la-normandie-une-terre-d-excellence-409877.html

Moteurs de propulsion : la Normandie, une terre d’excellence

Depuis mercredi 5 février et jusqu’à ce jeudi 6 février inclus, le zénith de Rouen accueille la 6e édition de Normandy, Motor Meetings, qui rassemble les professionnels du secteur.

  • Par Carole Belingard
  • Publié le 06/02/2014 | 08:24, mis à jour le 06/02/2014 | 08:31
© Laurent Lagneau / France 3 Haute-Normandie
© Laurent Lagneau / France 3 Haute-Normandie
Des milliers de professionnels, représentant 15 pays, et les filières automobile, aérospatiale, et aéronautique, sont réunis pendant deux jours à Rouen. L’occasion pour eux de découvrir les dernières innovations technologiques en ce qui concerne les moteurs et systèmes de propulsion.

Ainsi, côté aéronautique, Safran présente une pièce en aluminium et titane capable de diminuer la consommation de carburant. Les constructeurs automobiles français sont également présents. PSA Peugeot expose ainsi son nouveau véhicule hybride à air comprimé commercialisable en 2018.

Voir le reportage ci-dessous de Raphaël Deh et Laurent Lagneau

Pour avoir toutes les infos sur ce rendez-vous essentiel pour l’avenir:

Sexe and the city of cancer, la suite !


Sexe and the city of cancer, la suite !

Le dossier sexe fait réagir. C’est bien. C’est ce à quoi devrait servir tout article d’informations. Tenter d’apprendre et apprendre davantage avec les réactions de protagonistes qui peuvent apporter des expertises ultérieures très intéressantes.

J’ai eu un bel échange mail avec le Dr Yvon Graïc, président du comité Seine-Maritime de la Ligue contre le cancer. Celui-ci m’indique avoir lu avec intérêt mon papier sur le sexe et la cancer du sein, mais tenait à apporter la précision suivante : « Concernant la reconstruction mammaire le mieux quand même c’est UN SEUL CHIRURGIEN oncologue plasticien et ceci dans un établissement public avec prise en charge 100% et éviter les dépassements d’honoraires (1800€) à Rouen !« 
En effet, il semblerait que certains dépassement d’honoraires frôlent des sommes astronomiques pour des reconstructions… J’ai entendu parler d’un dépassement d’honoraires de presque 3000 euros pour un sein reconstruit par Diep sur Paris…

Bien sûr, j’ai été interpellée par cette idée de n’être suivie que par un seul chirurgien. Et Yvon Graïc d’enfoncer le clou : « Si je me fais faire un costume sur mesure je fais faire l’ensemble par le même tailleur ! Un même chirurgien pour une meilleure prise en charge car le chirurgien peut définir ses incisions en pensant d’emblée aux deux temps , ablation et reconstruction. Je vous donne ma position basée sur 30 ans d’expérience en senologie et les pratiques des centres spécialisés.« 

« J’ai pallié au plus urgent »

J’entends bien ce propos mais pour cela il faudrait être informée… « J’ai su le vendredi 13 septembre que j’avais le cancer, lui ai-je répondu. J’ai rencontré un excellent chirurgien (pas plasticien mais travaillant en étroite collaboration avec une équipe de plasticiens et aussi une équipe d’oncologues) 5 jours après, je n’ai pas cherché à comprendre, j’étais paniquée, je voulais me débarrasser de la « bête ». Le cancer, pour la personne touchée, ce n’est pas un projet comme construire une maison. C’est une tuile qui vous tombe sur la tête et on veut à tout prix faire vite pour tenter de sauver sa peau. Les réflexions que je pose sur mon blog, je peux le faire car depuis bientôt 5 mois je suis seule 24 heures sur 24 avec moi-même pour réfléchir à la question, une fois que j’avais paré au plus pressé : me débarrasser du cancer ! »
Ai-je commis des erreurs ? Je ne le crois pas. Je n’ai pas eu le temps de faire des devis, des comparatifs, j’ai suivi les conseils de ceux qui me semblaient mieux informés que moi. Je ne regrette rien. C’est ainsi que ça devait se dérouler en l’état où les choses se sont présentées à moi.

Le sexe : un pavé dans la mare ?

Et d’ajouter à propos des questions relatives au sexe, qu’il m’avait semblé avoir jeté par moment comme un pavé dans la mare. « Le problème vient sûrement aussi du fait que la majeure partie des structures voient les journalistes comme des médias porteurs de leurs infos, ai-je écrit au Dr Graïc, ce sur quoi elles veulent communiquer. Elles ont comme qui dirait perdu l’habitude d’être interpellées avec des questions dont elles n’ont pas préparé des réponses politiquement correctes.
Et c’est vrai que demander à des oncologues-chirurgiens-plasticiens-gynécologues, « euh, excusez-moi monsieur ou madame, comment ça va se passer pour moi dans le lit pendant et après mon cancer ? » semble incongru, presque déplacé. Alors que l’amour, c’est tout simplement la vie et que comme je le dis dans mon papier, ce cancer (du sein) est particulièrement symbolique de ce point
de vue. »

J’ai de la chance d’avoir travaillé sur moi-même (en analyse) et d’être mariée au même homme depuis 22 ans. Homme avec lequel je communique sans aucune barrière. Tout ceci fait que je suis une privilégiée de la communication. Ceci explique en partie ce blog que j’écris. Je suis surprise des retours ; tant de femmes et des hommes aussi (ex-malades, malades ou pas) me disent que mes mots résonnent en elles/eux et qu’ils semblent sortir de leur bouche, si bien que j’ai la sensation de pouvoir peut-être apporter, modestement, ma pierre à l’édifice.
Le Dr Graïc me disait l’autre jour au téléphone que le cancer serait d’ici 2020 une maladie chronique et c’est une bonne nouvelle, je trouve. « Un jour, moi, j’aimerais qu’on évoque le cancer autrement que comme un symbole de mort, de souffrances, de traitements difficiles, mais plutôt comme une étape de la vie, une parenthèse, qui redonne aux gens touchés le sens des priorités, l’envie de vivre mieux après, lui ai-je dit. Et l’amour physique aussi bien que moral doivent être pris en compte dans un ensemble. Ça se fait déjà avec les docs de la Ligue par exemple. Mais quel médecin en parle ? Quel patient se sent autorisé à en parler? Cela ne me semble pas incongru d’espérer cela. C’est comme ça en tout cas que je compte que les choses se passent pour moi. »

Et toi lecteur, lectrice, ça te semble incongru d’en parler ?

Illustration : La penseuse de Kurtz

Souvenirs, souvenirs : My Godfathers


Souvenirs, souvenirs : My Godfathers

Les Godfathers sont un peu mon « God save the Queen » à moi ; les Godfathers, c’est un peu mon Amérique, ma Tour Eiffel, ma tarte aux pommes de ma grand-mère sauf que ma grand-mère ne m’a jamais fait de tarte, et pour cause, la « paternelle » est morte 6 ans avant ma naissance, la « maternelle » 6 ans après ; comme quoi j’étais pas faite pour manger des tartes aux pommes de grand-mère. C’est comme ça.

Donc les Godfathers, outre le fait qu’ils ont été les témoins de ma jeunesse, ont été aussi le témoin de mes amours. Attention, quand je dis « aMours » c’est avec un grand « Aime ». Je sais pas faire autrement, c’est comme ça. Mes chagrins d’amour bercés par autant de « love songs » désabusées dont les Godfathers ont le secret. J’en ai écrit des choses en pensant aux Godfathers ; d’eux, je conserve une sorte d’idéal rock mélodique. Peu de groupes m’ont autant imprégnée de leur âme.

Donc, j’ai toujours eu un cœur de midinette avec des films pleins la tête et les Godfathers ont été mon casting idéal, ma dreamteam pendant de longues années. J’écoutais leurs albums quotidiennement, connaissais toutes les paroles, bien sûr, chantais à tue-tête des trémolos dans la voix, mimant tour à tour, le chanteur, le batteur, le guitariste, le bassiste selon la partie du morceau. Bref, une fan de base. À part que je ne me pissais pas dessus quand je les voyais, ni ne hurlais comme une hystéro. Bref, la fan classe quoi.

Nous sommes en 1992. J’assiste au festival de Fontenay-Le-Comte comme chaque année ; c’est The Rendez-Vous du rock en France. Au programme, rien que du beau linge : Young Gods, Thugs, Thompson Rollets, Dum Dum Boys entre autres et… The Godfathers. L’avantage de Fontenay-Le-Comte, c’est que nous y avions deux/trois connections qui nous permettaient d’avoir des pass’ pour accéder aux loges.

Nous, avec la première mouture de Dickybird (mon premier groupe avec lequel j’ai fait 5 disques), venons d’enregistrer notre première démo et bien sûr, nous trimballions avec nous nos « cassettes », nos silex et nos peaux de bêtes ! Je me rappelle cette année-là avoir été époustouflée par le concert des Young Gods, je donnerai d’ailleurs ladite démo à Franz Treichler (chanteur des Young Gods) qui me dira bien des années plus tard s’en souvenir lors d’un concert que nous donnons à Genève alors que je suis enceinte jusqu’aux dents et que je dois jouer avec ma guitare de côté !
Une des têtes d’affiches de cette édition du festival est Moe Tucker accompagnée de Sterling Morrison. Tout le monde semble frétiller de ce retour sur scène de l’une des égéries du Velvet underground. Moi, perso, ça ne me fait ni chaud, ni froid parce que je ne suis là que pour eux : The Godfathers.

Ces derniers alignent un set impeccable : la classe internationale ! Après le concert, je vaque à mes occupations (boire, manger, fumer, parler) et me retrouve sur le côté de la scène pour assister comme il se doit au concert des « revenants » (Moe Tucker and co), par curiosité plus que par envie. Juste à côté de moi, je ne le remarque pas tout de suite, mais il est là, petit et précieux. Attentif, il écoute, respectueusement. Nos coudes se frôlent ; j’en frissonne. Je crois qu’il m’a souri. C’est Peter Coyne, The Chanteur of The Godfathers !

Durant tout ce concert, celui de Moe Tucker, que je ne regardais ni n’écoutais, je restais concentrée sur cette proximité inespérée, ma main sur ma démo, prête à dégainer. Le temps d’un set de 45 minutes, je restais plantée, pétrifiée de timidité, de malaise, d’excitation, que faire ? Lui adresser la parole avec le prétexte de cet enregistrement, lui dire à quel point j’aimais sa voix, ses chansons, sa tristesse ? Le set de Moe Tucker s’est terminé comme il a commencé, sans intérêt pour moi. Peter Coyne est parti comme il est venu en silence.
Je venais de passer 45 minutes près de mon idole et je n’ai pas osé l’aborder.

Bien des années plus tard, alors que je suis mariée et mère de famille ; mariée à mon actuel copilote de vie, l’homme que j’ai amoureusement rencontré en 1992 (musicalement depuis 1990), The Godfathers font un concert unique à Beauvais. Ils sont un certain nombre à se déplacer du Havre pour voir le groupe mythique. Pas moi. J’ai quelques a priori sur les reformations. Mon mari fait partie du convoi ; à la fin du concert, il croise Peter Coyne, le chanteur des Godfathers, sort un de nos disques et lui dit : « Ma femme a écrit ses plus belles chansons en pensant à vous. » Peter Coyne a souri, a pris le CD, l’a remercié, chaleureusement. Moi je ne l’ai jamais vu sourire.
C’est comme ça.

17 années plus tard…
Le jeudi 10 décembre 2009, les Godfathers sont programmés dans ce qui fut et reste, jusqu’à preuve du contraire, la salle de musiques actuelles du Havre, la plus intéressante en termes d’éclectisme musical, le Cabaret Electric. Correspondante de presse à l’époque pour le quotidien local dans lequel j’assure depuis plusieurs années les pages culture, je me jette sur cette venue pour me faire un petit revival et décide de faire une interview.
Lorsque j’ai Peter Coyne au téléphone, je garde mon sang-froid, professionnalisme oblige, pour lui poser les questions de rigueur. Il devine vite à l’écoute de ces dernières que je connais la production musicale du groupe jusqu’au bout des ongles. Il est très cordial, pas du tout à l’image de ce qu’il est sur scène : un homme froid comme l’acier qui éructe une forme de noirceur dont je raffole. Pas très beau physiquement, il a un charisme fou et une classe toute britannique qui me séduisent énormément. Artistiquement parlant, j’entends. Bref, nous sympathisons et je lui avoue que « I want you » est mon morceau préféré. Que je l’ai chanté des millions de fois en fermant les yeux, rêvant que ce morceau fut un jour écrit pour moi par un homme brûlant d’amour désespéré… Il m’envoie les paroles par mail.

Le soir du concert arrive et je redécouvre avec un bonheur sans limite un répertoire que je chéris au plus profond de mes entrailles musicales. Je me laisse porter par cette musique et qu’importe les quelques rides et lourdeurs qui ponctuent un set retravaillé avec un nouveau line-up (formation de groupe), j’engloutis avec délice ce flot de musiques familières qui me transportent dans l’histoire de ma vie. À un moment, Peter Coyne entre deux morceaux s’adresse au public et demande : « Est-ce que Doris est dans la salle ? » (Is Doris here?). Surprise, je lève timidement la main… En fait, je suis juste devant lui. Là, il me regarde et me dit : « I want to sing this song for you Doris : I want you! » (Je veux chanter cette chanson pour toi Doris : « I want you »). Whaouh, quel intense bonheur de fan, quel rêve de gamine est en train de se produire alors que j’ai 41 ans ! Quel moment exceptionnel !

Après le show, Peter descend dans la salle et vient prendre un verre avec nous. Il m’offre un disque. Nous discutons. C’est incroyable ce qui se passe. Il ne sait toujours pas que je suis cette personne qui, quelque 17 ans plus tôt n’a jamais osé l’aborder ; celle, dont le mari lui a donné un disque en lui disant que j’ai écrit mes plus belles chansons en pensant aux siennes… Qu’importe, la vie dans sa grande générosité nous a permis d’être quand même réunis, un jour.
Et nous le serons de nouveau prochainement car Les Godfathers reviennent jouer dans la région…

Petit gâchis de fin de concert : une ex-connaissance, visiblement, très avinée, vient me voir un peu titubante et m’interpelle. « T’as couché avec le chanteur des Godfathers pour qu’il te dédie un morceau ? » Que n’avait-il pas dit là, sacrilège. « Toi, tu es ce que l’on appelle un gros con, lui réponds-je. Tu es tellement étriqué dans ta tête que tu ne peux même pas imaginer qu’une femme soit une vraie fan de musique et que je puisse connaître l’intégralité du répertoire de ce groupe. Tu ne peux même imaginer que Peter Coyne m’ait dédié ce morceau parce que nous avons eu un réel échange musical et intellectuel. Toi, tu penses que les femmes de ce milieu sont des groupies de base qui ne cherchent qu’à se faire sauter par des musiciens de passage. Ouais toi, tu es vraiment ce que l’on appelle un gros gros con. »
– Moi un gros con ? Comment elle me parle elle ! s’indigne l’ivrogne macho.
– Je te parle comme on doit parler à un gros con, puis m’adressant à son pote un peu moins rétamé que lui, je lui dis :
– Remballe ton résidu de pote avant que je m’énerve davantage.
Ce
que le gars s’empresse de faire.

Sexisme de base. À vomir. Pire que le chimio. Qu’importe, Peter Coyne m’a dédié « I want you » ! À moi !

NOUVEAUTE BRAYSPORTS

Partenariat Média Vos Infos Depuis le 1er février 2014, vous pourrez retrouvez des infos sportives rédigées par BRAYSPORTS, dans le magasine gratuit « VOS INFOS ». Vous retrouver votre magasine à l’entrée des commerces dont vous trouverez la liste ci dessous:

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut