Dimanche 4 mai 2014 Résultats des championnats Avis à tous les clubs, vous pouvez m’envoyer tous vos résultats pour développer cette rubrique: http://braysports.fr/contact/ Résultats express: DM2: Foucarmont 1-4 Londinières DM3: Londinières 4-1 Aumale DF3: Londinières 2-3 St Pierre de Varengeville […]
Manifestation sociale au péage de Dozulé sur l’A13
The Blade c’est nul
Avant de laisser la parole à l’ami Robin, je voudrais m’adresser à l’adresse de Correct Man, le petit malin qui s’amuse à commenter les fautes, qui prend du plaisir à m’humilier car dans la rue on n’apprend pas le subjonctif : tu peux lire cet article autant de fois que tu veux, en travers, en large, en long, par-dessus la jambe à la loupe, tu peux chercher plus qu’un CNRS, les fautes se sont toutes effacé j’ai relu CINQ FOIS mon gars CINQ je suis même pas sûr que aux Editions de Minuit ils le fassent quatre. Et d’abord, c’est pas un peu paradoxal de jouer le garde-fou du bon usage de la langue en se faisant appeler Correct Man tellement empreint d’impéralisme américain d’abandon de la lutte contre le progrès qui creuse chaque jour un peu plus le fossé entre le littéraire et l’oral ? PS : pourrais-tu me faire un petit rappel sur l’accord du participe passé avec les verbes pronominaux je galère putain ?

Tsui Hark est un réalisateur hongkongais qui jouit d’une belle réputation parmi les amateurs de films de baston et les puristes du cinéma de genre asiatique. Le genre de mec qui suscite une forme de respect convenu dès que son nom est évoqué. Le genre de mec que tu dois connaître si tu veux briller en société (je parle d’une microsociété bien définie et toujours déterminée à fixer les codes du bon et du mauvais goût). Alors avec mon cinéphile de coloc, on s’est dit que ce serait pas mal de se mettre à la page et d’aller jeter un œil à la filmo de Tsui Hark. C’était il y a quoi ? Un an et demi ? Et on a regardé Time and Tide. « Vous allez voir, c’est génial ». Aujourd’hui je ne me souviens quasiment que de flashs, de chinois en costards et de lunettes de soleil mal ajustées. AUTANT VOUS DIRE QUE CELA NE NOUS A PAS VRAIMENT MARQUÉS. Complexe mais spécieux, mouvements de caméra expérimentaux, peut-être un manque de fibre sensible à un certain cinéma, j’en sais rien.
Et puis, allez, poussés par d’autres commentaires dithyrambiques, on a maté The Blade. A priori, ça nous bottait plus, parce que c’est un remake plus ou moins avoué de la trilogie du Sabreur Manchot, Un Seul Bras Les Tua Tous, Le Bras de la Vengeance, La Rage du Tigre, un truc des Shawn Brothers bien fendard qui a notamment inspiré Tarantino pour Kill Bill. Du bon fight à l’ancienne avec plein d’honneur chinois à l’intérieur, des mecs qui volent dans les airs accrochés à des fils, du carton-pâte et des acteurs que tu retrouves dans les différents films avec différents rôles.
The Blade donc. Première chose, j’ai pas vu énormément de nouveautés sur le plan du remake. Globalement, on reste sur une histoire – au regard de mon expérience de ce genre de film – classique. Le schéma est clair, lisible, convenu, ce qui, en soi, n’est pas vraiment un défaut. En gros, au début, le mec est victimisé, estropié, puis vient la phase d’apprentissage qui laisse place au moment où il défonce tout le monde avant de repartir en mode Poor Lonesome Fighter.
Pour ce qui est de la narration, en revanche, il y a un ajustement : on met en place un personnage féminin, témoin et actrice des événements, qui raconte tout le bordel. Cette femme est supposée être au centre d’un trio amoureux-amis avec un autre mec, Tête d’Acier, qui, disons-le sans détour, ne sert strictement à rien (il se fait bananer tout le film). Problème, ce trio n’a aucune dynamique, il ne sert qu’à alimenter les fantasmes de la nana qui a envie que les deux bonhommes se battent pour elle. Ce moment n’arrivant jamais, car l’intrigue principale bouffe tout, on se retrouve avec deux personnages qui, à côté du héros, font plus office de pots de fleurs que de faire-valoir. Le pire, c’est que le film se boucle sur ce trio ectoplasmique, ce qui m’a laissé un peu circonspect car je n’y ai vu aucun intérêt tout au long de l’histoire.

Passons à la réalisation. Il faut bien reconnaître que Tsui Hark s’efforce d’imprimer du mouvement, voire une certaine frénésie à ses scènes d’action là où elles étaient pour les trois films originaux parfois un peu rébarbatives et mollassonnes. Seulement, j’ai été très déçu par le manque de lisibilité des combats. La plupart d’entre eux se déroule la nuit (sauf le dernier qui est de loin le plus réussi), ce qui n’aide effectivement pas. Le montage est tellement épileptique que t’as l’impression de regarder l’action à l’intérieur d’un blender : je pense notamment à une séquence particulière qui se déroule dans des sortes de barrières de bambous enchevêtrés, en mode « vas-y je te ponds une scène hyper originale avec des perspectives différentes » mais qui a pour seul effet de hacher complètement le rythme et la visibilité. T’as un peu envie de chasser de la main ces bambous de merde, comme t’as envie de chasser le mec qui se met devant ton écran quand tu regardes un match de foot.

Ajoutons à cela des effets de lumière et des mouvements de caméra qui m’ont semblé un peu prétentieux par rapport au sujet et qui m’ont plus amené dans le registre du grotesque que de l’héroïque. J’ajouterais enfin que les interventions incessantes de la narratrice qui déballe ses émois sentimentaux ont pour conséquence de casser la dynamique du film, qui ne connaît jamais cette montée en puissance qui sert bien le genre d’habitude.
Bref, The Blade, c’est un peu comme cette expo d’art contemporain qu’on t’a chaudement recommandée. T’y entres, tu regardes tout, t’aimes pas, tu trouves ça sans intérêt, t’es convaincu que c’est de la merde, mais t’as quand même cette sale impression d’être un plouc parce que tout le monde dit que c’est génial.
Cancer : source de discrimination au travail ? |…
Cancer : source de discrimination au travail ? | @scoopit http://t.co/L694UILx7l
Eligi-Formation (@EligiFormation)May 05, 2014
Cancer : source de discrimination au travail ?
Cancer : source de discrimination au travail ? – Quel est l’impact de la maladie sur l’évolution professionnelle des patients souffrant d’un cancer ? Faut-il parler de son cancer sur son lieu de travail… | Actualité sur le racisme
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Enfin une croissance crédible
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VTT BOIS DU BEL AIR
Entente Cycliste Neufchâteloise Cinq champions ! En ce premier dimanche du mois de mai se déroulait à Saint Nicolas d’Aliermont une épreuve VTT qui servait de tremplin au championnat FSGT Seine-Maritime. l’Entente Cycliste Neufchateloise a brillé autant que le soleil […]
Les résultats sportifs des clubs de Seine-Maritime, du 2 au 4 mai
Comme chaque semaine, retrouvez les principaux résultats des clubs sportifs de Seine-Maritime, du football au basket, en passant par le rugby, le handball ou encore le baseball.
Vous aimez le poulet désinfecté à la javel, le boeuf dopé aux hormones, des OGM dans vos assiettes….
… cette rencontre avec Suzan Georges ne vous concerne pas.
La co fondatrice et présidente d’honneur d’ATTAC animera une conférence débat sur l’accord de libre échange transatlantique à la Halle aux toiles à Rouen, mercredi 7 mai à 20h. Le TAFTA […]
Un collégien de 13 ans meurt noyé accidentellement dans la Risle à Rugles
Le jeune garçon prénommé Antoine, fils d’une commerçante de la commune, se trouvait avec un copain de son âge, à proximité de l’ancien moulin de la Fenderie. Sans doute étaient-ils venus là pour jouer.
L’enfant serait monté sur la roue à aube du moulin désaffecté et aurait alors perdu l’équilibre, se coinçant une jambe dans une pale de la roue.
Que s’est-il passé ensuite? Selon toute vraisemblance la roue se serait mise à tourner sous le poids d’Antoine, et ce dernier aurait été projeté dans la rivière.
Le copain de l’adolescent a pu alerter rapidement les secours, malheureusement à l’arrivée des sapeurs-pompiers, malgré les tentatives de réanimation, il n’y avait plus rien à faire pour ramener la petite victime à la vie.
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin d’essayer de comprendre les circonstances du drame.
Top départ pour la sixième édition d’Une Saison Graphique
Cette sixième édition d’Une Saison Graphique sera marquée par une diversité graphique internationale, annonce les organisateurs. Les graphistes…
Evelyn ter Bekke et Kirk Behage participent au numéro LH et Vous
Deux graphistes néerlandais, Evelyn ter Bekke et Kirk Behage participent au numéro LH et Vous dans le cadre…
Handball : Le HAC en demi
Les Havraises ont éliminé les filles de Toulon-Saint-Cyr 31-30 (27-23 à l’aller), dimanche en barrage retour du Championnat…
Nouvelle brochure de l’organisation Attac France
Littérature : économie
Communiqué de Presse du mouvement Attac
Pour la sortie d’une nouvelle brochure, Attac nous ouvre encore les yeux sur les
méthodes politiques des gouvernements actuels ainsi que des brasseurs d’argent.
Petit guide de résistance à l’Europe austéritaire
Attac vous propose, dans ce petit guide, une revue des enjeux des politiques menées en Europe, ainsi que des luttes et alternatives qui s’y développent. Nous en sommes persuadés : les
mouvements de résistance à l’offensive néolibérale en cours en Europe peuvent rassembler et inverser la tendance.
Depuis l’éclatement de la crise, les gouvernements européens et la Troïka – la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – mettent en œuvre des
coupes budgétaires dans les programmes sociaux (austérité) et des politiques au service des multinationales et investisseurs privés (compétitivité). Mais ces mesures suscitent de fortes
résistances sociales dans de nombreux pays européens.
Le rouleau compresseur des mesures d’austérité et de compétitivité est placé sous le signe de TINA, le surnom de Margaret Thatcher : There Is No Alternative (« il n’y a pas
d’alternative »). Ainsi partout en Europe, les gouvernements issus de la droite ou de la gauche appliquent le même programme, inévitablement présenté comme « douloureux mais
nécessaire ». Et ce alors même que ses résultats sont catastrophiques : aggravation du chômage, de la crise économique, tensions sociales… et retour en force de
l’extrême-droite.
Pourtant, des alternatives existent. Des mouvements sociaux se lèvent dans les pays les plus touchés par la crise. Ils contestent les privatisations, les reculs sociaux, la mise en pièce de la
société et de la nature. Ces luttes, qui tentent de se coordonner au plan européen, se multiplient et dessinent d’autres projets de sociétés, mettant les besoins écologiques et sociaux de
tou.te.s avant les profits d’une minorité.
Quand la compétitivité intoxique la société
La “compétitivité” est devenue l’unique horizon des politiques publiques pour les gouvernements européens. Elle promettrait des lendemains meilleurs en stimulant la croissance économique et
l’emploi. Le principe est simple : dans un contexte de libre circulation des capitaux, les économies européennes sont en concurrence pour attirer investisseurs et
entreprises.
Pour maintenir des niveaux d’emploi et de croissance élevés, les gouvernements n’auraient qu’une seule alternative : se plier au bon-vouloir des marchés. Fiscalité aux petits soins, normes
environnementales au rabais, exonérations de cotisations patronales, droits sociaux à la baisse, privatisations… Un véritable dumping social et environnemental qui coûte cher à la
collectivité.
Bien sûr, il ne serait pas “compétitif” de faire payer la facture aux employeurs ou aux plus riches (de potentiels investisseurs…) : ce sont donc les couches moyennes ou populaires qui sont
mises à contribution à travers l’augmentation des taxes sur la consommation comme la TVA. Partout en Europe la fiscalité sur les entreprises est allégée au détriment des
ménages.
“Compétitivité” oblige, on taxe moins les facteurs dits mobiles (le capital, les revenus les plus élevés) et davantage les classes populaires et moyennes. En Grèce, cette logique est poussée à
l’extrême : avec la baisse de la taxe sur les bénéfices des entreprises (de 25% à 10%) et la hausse des impôts sur la consommation, les employés et retraités supportent 55,5% de la charge
fiscale, pour seulement 28% pour les entreprises. Un véritable “pillage fiscal” ! Et quand elles ne bénéficient pas d’impôts très bas, les multinationales comme Amazon et Google utilisent
les différentiels de fiscalité selon les pays et les paradis fiscaux pour ne payer quasiment pas d’impôts. Par contre les contribuables paient pour renflouer les banques : en Irlande 40% du
PIB a été injecté dans le secteur bancaire par les contribuables.
Les politiques de compétitivité consistent aussi à “modérer” voire réduire les salaires et les droits sociaux au plus grand bénéfice des entreprises. En Europe du Nord comme dans les pays du Sud,
elles frappent les salariés de plein fouet :
– en Grèce, depuis 4 ans, le pouvoir d’achat a baissé de 37%, les conventions collectives qui garantissent les droits des travailleurs ont été tout simplement suspendues en
2011.
– au Portugal, le nombre de salarié.e.s couverts par des conventions collectives est passé de 1,5 million en 2010 à 300 000 en 2012.
– en Espagne, le niveau moyen des salaires est maintenant inférieur d’un tiers à celui de la zone euro et le gouvernement s’en félicite car cela “dope les exportations”.
En Europe du Nord, de telles politiques constituent un modèle pour la plupart des gouvernements :
– en Allemagne, le “modèle” basé sur la compression des salaires pour doper les exportations a fait exploser la pauvreté dans une partie de la société, et oblige aujourd’hui à établir un salaire
minimum.
– avec la loi sur la sécurisation de l’emploi de 2013, la France s’est engagée dans la voie des “accords compétitivité-emploi” qui autorisent les entreprises à diminuer les salaires. Le Medef qui
réclame la baisse des “charges” sociales et fiscales a été entendu, et à nouveau avec le “Pacte de Responsabilité”.
La compétitivité n’est cependant pas qu’une affaire fiscale ou sociale. En Grèce et en Roumanie, des mines d’or ont rouvert malgré les conséquences dramatiques pour l’environnement (avec
notamment le déversement de cyanure en quantité). Partout en Europe, les lobbies de l’industrie extractive se mobilisent pour faire autoriser l’extraction de gaz de schiste, malgré les dangers
notoires associés à cette pratique. La Pologne, fer de lance de l’exploitation du gaz de schiste en Europe, en subit aujourd’hui les conséquences.
Le désir d’attirer les grands investisseurs à tout prix conduit les décideurs européens, nationaux et locaux, à multiplier les privatisations avec pour conséquence des tarifs qui explosent pour
les consommateurs.
Les multinationales françaises ont été invitées par le Président de la République grec à participer à cette grande braderie : Suez, candidate au rachat du service des eaux à Salonique, ou
Vinci, qui a racheté les dix principaux aéroports du Portugal.
La “séduction” des investisseurs passe aussi par le financement de grands projets inutiles voire nuisibles, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la ligne de chemin de fer Lyon-Turin. Des
projets au plus grand bénéfice du privé, dont l’utilité sociale est négligeable par rapport aux coûts économiques et environnementaux.
L’université et la recherche n’y échappent pas : elles doivent, elles aussi, se soumettre au dogme de la compétitivité, entrer dans des logiques de concurrence et trouver des financements
privés. La recherche est entièrement tournée vers des rentabilités de court terme et les chercheurs de plus en plus soumis à cette logique de concurrence.
La mobilisation citoyenne a permis de rejeter l’accord commercial anti-contrefaçon (mieux connu sous le sigle ACTA) qui aurait signifié des reculs considérables pour le respect de la vie privée,
des droits des citoyen.ne.s sur internet, pour l’accès aux médicaments génériques ou l’utilisation de semences paysannes. Avec l’ouverture de la négociation d’un accord transatlantique entre
l’Union européenne et les Etats-Unis, ce sont les normes sociales, environnementales et sanitaires qui sont attaquées, parce que présentées comme un obstacle à la “compétitivité”. Les entreprises
pourraient attaquer les Etats devant des tribunaux arbitraux privés. Une mobilisation citoyenne des deux côtés de l’Atlantique s’organise pour faire échec à ce projet.
Ces politiques de compétitivité sont doublement mortifères : elles instituent la concurrence entre les peuples, plonge les Etats dans une guerre économique qui détruit les modèles sociaux
issus de longs combats… Et contribue ainsi à la montée des courants nationalistes et xénophobes.
L’austérité : une catastrophe économique, une attaque radicale contre les droits
sociaux
L’austérité est en quelque sorte une manière de socialiser le coût des politiques de compétitivité qui garantissent, elles, les profits privés.
Le principe est le suivant : avec la crise financière, le renflouement des banques, la crise économique et la récession, les gouvernements ont accumulés des dettes publiques importantes qui
contraignent les budgets. Impossible pour eux de “faire marcher la planche à billets” (la Banque centrale européenne s’y oppose) ou d’augmenter les impôts sur les plus riches ou sur les
entreprises, “compétitivité oblige”.
Il est délicat de se contenter d’accroître la pression fiscale sur les classes moyennes et populaires : la solution choisie par les tenants de l’austérité pour équilibrer les dépenses et
recettes consiste donc à sabrer dans les dépenses publiques. Cela passe par des coupes dans les effectifs et salaires de la fonction publique (et, donc, dans les services publics), ainsi que dans
la protection sociale (chômage, santé, logement, retraites…).
En Grèce, au Portugal, en Espagne, on ferme des écoles et on licencie des enseignant.e.s. On ferme ou on privatise des hôpitaux, on brade les services publics au profit de multinationales et
d’intérêts privés locaux.
La précarité de l’emploi et des conditions de vie devient la norme, les retraites sont sacrifiées, les jeunes sont condamné.e.s à l’émigration, la baisse du niveau de vie est radicale en à peine
deux ou trois ans, le renoncement à relever le défi écologique est cyniquement justifié par la crise économique et sociale.
Les pays du Nord de l’Europe ne sont pas en reste. En France, le président Hollande a annoncé un plan d’économie de 70 milliards d’euros sur l’ensemble de son quinquennat. En 2010, le
gouvernement britannique a mis en place un plan d’austérité sur 5 ans à hauteur de 90 milliards d’euros de coupes, soit 14% des dépenses. Avec au programme, suppression d’allocations sociales,
relèvement à 66 ans de l’âge de départ à la retraite, privatisations partielles ou totales (santé, police, services sociaux, services publics locaux…).
Cette politique contient pourtant son propre échec : la récession qu’elle organise accroît les déficits et la dette publique dans toute l’Europe. Cet échec justifie de nouvelles coupes qui
aggravent la crise. L’austérité est donc un programme sans fin de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale, ainsi que de privatisation des services
publics.
Ses résultats sont catastrophiques à tous égards : les taux de chômage atteignent des sommets supérieurs à ceux atteint lors de la crise des années 30 : près de 30% en Grèce et au
Portugal. Celui des jeunes est vertigineux : 63% en Grèce, 57% en Espagne. Cette politique brutale accroît les inégalités. La justice sociale, l’aspiration démocratique, l’émancipation
humaine deviennent des obstacles qu’il faut réduire.
Le cas grec
De 2010 à 2012, le pouvoir d’achat a chuté de 50% en Grèce. Les mesures d’austérité ont brisé la consommation intérieure, les entreprises n’ont plus de débouchés, les faillites se multiplient. Le
PIB s’est rétracté de 25% de 2009 à 2012. Le chômage a été multiplié par 3 entre 2009 et 2012. En 2013, sur les 1,3 million de chômeurs, seulement 200 000 bénéficiaient d’allocations allant de
180 à 468€. Les jeunes paient un très lourd tribut, avec 56,4% de chômage. De nombreux n’ont qu’un souhait : émigrer.
La pauvreté atteint des records avec plus d’une personne sur 5 en dessous du seuil de pauvreté. Pour la première fois depuis 1950, la mortalité infantile a augmenté.
Les coupes budgétaires ont eu des conséquences dramatiques : l’exemple de la santé en témoigne. Depuis 2010 le financement des hôpitaux publics a diminué de 40% alors que, dans le même
temps, la demande de soins hospitaliers augmentait de 24%. La réduction du personnel et la détérioration des infrastructures ont gravement réduit l’accès aux soins.
Ainsi la Troïka n’a pas sauvé la Grèce : elle l’a plongée dans le chaos. La dette et les déficits ont explosé et la divergence de compétitivité s’est accrue entre la Grèce et les autres pays
de l’Union européenne.
La Grèce n’est pas un cas isolé, loin de là, même si elle a connu le “traitement” le plus brutal.
Un édifice antidémocratique dont la finance est la clé de voûte
Il suffit de le constater : les politiques d’austérité et de compétitivité, censées répondre à la crise, ne font que l’empirer. L’austérité crée la récession et détruit les économies
européennes. Les politiques de compétitivité mettent en péril le contrat social et n’ont jamais tenu leurs promesses en matière d’emploi.
Les profits explosent et la précarité se généralise… Non seulement ces politiques sont des dangers pour nos sociétés, mais elles apparaissent de plus en plus comme la négation même du principe de
démocratie, en témoignent les mécanismes institutionnels antidémocratiques qui contribuent à l’application du dogme austérité-compétitivité :
– la Troïka, constituée de trois instances non-élues, impose des politiques désastreuses dans les pays d’Europe surendettés. Au nom de la crise de la dette publique, elle agit comme un pompier
pyromane. Les parlements nationaux enregistrent, sans débat.
– la crise de la dette publique en Europe a été aggravée par la politique irresponsable de la Banque centrale qui a poursuivi une politique monétaire en faveur des intérêts des banques privées.
Au final, la spéculation par les banques sur les dettes souveraines leur a permis de dégager des profits considérables.
– les mécanismes de contrôle des budgets nationaux définis par le Traité budgétaire adopté en 2012 et plusieurs paquets de directives européennes (“Six-pack”, “two-pack”). Ils définissent une
“gouvernance économique” qui soumet les budgets nationaux à un strict contrôle par la Commission européenne, avant même l’examen devant les parlements nationaux – devenus simples chambres
d’enregistrement.
Pire, des sanctions automatiques sont prévues contre les Etats en cas de non-respect de leurs engagements La démocratie est-elle devenue un vain mot ? Aux mécanismes institutionnels créés
pour réduire les choix des élu.e.s, s’ajoute le cynisme de dirigeants ayant un programme de “changement”, qui une fois élus confortent la mainmise des plus riches. A titre d’exemple, François
Hollande s’était engagé, pendant la campagne présidentielle, à rompre avec l’austérité en Europe et à renégocier le traité budgétaire. Aussitôt élu, il l’a pourtant aussi tôt fait
ratifier !
Une des causes profondes de cette fuite en avant austéritaire, faite de reculs sociaux, démocratiques et de destruction de la nature, est avant tout le choix des dirigeants européens de ne pas
s’opposer à la finance. Le pouvoir économique considérable dont jouissent les multinationales et les moyens démesurés qu’elles emploient pour influencer la décision publique contribuent
indéniablement à faire pencher la balance en leur faveur.
Mais force est de constater que la démission des élu.e.s leur facilite la tâche. En adhérant au dogme de l’austérité et de la compétitivité, ils deviennent des “managers” d’un territoire ou d’un
pays, dont le rôle consiste à attirer entreprises et investissements privés tout en comprimant les dépenses. Dès lors, sont-ils encore les représentant.e.s de leurs
électeurs ?
Ce renoncement n’est pourtant pas inéluctable, loin de là ! Des propositions existent, pour mettre au pas la finance, et dégager des marges de manœuvres budgétaires pour promouvoir des
politiques sociales et écologiques. De nombreux mouvements se sont développés partout en Europe. Ils portent ces alternatives pleines d’espoir.
Des luttes sociales en Europe
Le plus emblématique des mouvements nés de la contestation des politiques austéritaires en Europe est le mouvement des places. Celui-ci a débuté en Espagne, le 15 mai 2011. Des dizaines de
milliers d’étudiant.e.s, de chômeurs et chômeuses, d’actifs et de citoyen.ne.s de tous âges ont exprimé leurs colères.
Ils appelaient à une vraie démocratie. Inspiré.e.s par les révolutions des peuples arabes, ils ont décidé de camper sur la place centrale de Madrid. Cette initiative faisait suite à une
manifestation historique au Portugal à l’initiative de jeunes précaires ; elle a aussi essaimé en Grèce, où un mouvement des Indigné.e.s s’est installé sur la place Syntagma, en face du
Parlement grec.
Ces mobilisations ont contribué à mettre en mouvement, contre la résignation ambiante, des centaines de milliers de personnes. Elles ont préparé le terrain pour des victoires importantes contre
les expulsions locatives, ou contre le projet de privatisation des hôpitaux dans la région de Madrid, abandonné en février 2014 après plus d’un an de mobilisation.
En Grèce, le mouvement des places a initié de vastes mobilisations contre la privatisation de l’eau, la réouverture des mines d’or, ou encore des initiatives de solidarité locale comme celle des
dispensaires sociaux autogérés. Les assemblées de quartiers ont permis un renouveau de la gauche, qui s’est aussi traduit par les succès électoraux de Syriza (parti de la gauche grecque). Ce
mouvement a donc à la fois obtenu des victoires concrètes et contribué à renouveler le paysage de la contestation sociale aux plans syndical et politique.
Le mouvement des places a aussi contribué, en lien avec les centrales syndicales des pays du Sud de l’Europe, à l’organisation d’une grève générale simultanée en Espagne et au Portugal, le
14 novembre 2012, avec des manifestations contre l’austérité organisées le même jour dans la plupart des pays européens.
En Italie, en 2010, la mobilisation des comités citoyens pour l’eau publique a permis de mettre un coup d’arrêt à la privatisation de l’eau. Cette mobilisation populaire a permis de rassembler
les signatures nécessaires pour l’organisation d’un référendum abrogatif organisé en 2011. Malgré la désinformation, la privatisation a été massivement rejetée, avec une participation
record.
Validant ainsi le slogan des comités citoyens “Ça s’écrit EAU, mais ça se lit démocratie !” En France, c’est le projet de nouvel aéroport à Notre- Dame-des-Landes, qui cristallise la colère
citoyenne contre un modèle de société où le développement économique se fait contre la nature et contre les peuples.
La France a également connu à partir de 2011 un vaste mouvement populaire contre l’exploitation des gaz de schiste, qui a abouti à la mise en place d’un moratoire sur l’exploitation de ces
hydrocarbures non conventionnels. A ce mouvement, fait écho la forte mobilisation anti-gaz de schiste en Pologne, où paysan.ne.s et citoyen.ne.s ont provisoirement empêché la multinationale
états-unienne Chevron d’exploiter le sous-sol.
L’Europe de l’Est et les Balkans ont connu une séquence de mobilisations historiques, avec des manifestations très importantes en Roumanie, en Bulgarie, et plus récemment en Bosnie et en
Slovénie.
En Allemagne, devant la Banque centrale européenne, les mobilisations “Blockupy Francfort”, organisées depuis 2012, dénoncent l’Europe de la finance. En Grande-Bretagne, la Coalition of
Resistance, qui rassemble syndicats, mouvements citoyens et les No cuts, est à l’origine de manifestations sans précédent depuis des décennies contre le plan d’austérité drastique du gouvernement
Cameron.
Ces mouvements discutent ensemble, se rencontrent à l’occasion permettant la création de réseaux de mobilisation européens, c’est le cas sur la santé, sur le logement. Si une riposte générale
n’est pas encore à l’ordre du jour, ces mouvements constituent néanmoins
des embryons nécessaires pour dessiner des alternatives nationales mais aussi européennes.
Conclusion
Dans de nombreux pays, les citoyen.ne.s s’organisent et se mobilisent. Au plan local ou national, articulées ou non au plan européen, ces mobilisations contribuent à des victoires contre les
politiques néolibérales, et ouvrent la voie à des ruptures politiques. Celles-ci impliquent l’émergence de forces politiques progressistes, à laquelle les mouvements sociaux contribuent tout en
gardant une autonomie exigeante.
Attac soutient les mouvements qui agissent contre les diktats de la finance, de l’austérité et de la compétitivité, contre cette Union européenne des oligarchies, construite par et pour elles. La
coordination entre ces mouvements au plan européen doit jouer un rôle important. Attac France œuvre avec le réseau des Attac d’Europe à construire un espace de réflexion et d’action pour tous
ceux et toutes celles qui souhaitent faire avancer un projet démocratique et la construction d’un avenir commun.
Après l’Université d’été européenne des mouvements sociaux, à Paris du 19 au 23 août 2014, lieu d’échange, de débats et de coordination pour les mouvements européens, Attac sera à Francfort
à l’automne 2014 lors des importantes mobilisations qui seront organisées à l’occasion du déménagement de la Banque centrale européenne et qui seront un autre moment de coordination des luttes,
l’expression d’une résistance globale et du passage à l’offensive des mouvements sociaux.
En France et en Europe, mobilisons-nous !
Quelques liens
Coalition européenne Alter Sommet pour une Europe sociale, écologique et
féministe http://www.altersummit.eu
Campagne internationale de solidarité avec la Grèce : http://bit.ly/1hldgVh
Forum alternatif mondial de l’eau : www.fame2012.org
Coordination européenne pour le droit au logement
(anglais) : http://europeandayofactionforhousingrights.wordpress.com
Site international Blockupy Francfort (anglais) :
https://blockupy.org/en/
La plateforme Democracia Real Ya du mouvement 15M
(espagnol) : http://www.democraciarealya.es/
Le collectif français Stop-Tafta contre l’accord
transatlantique : https://www.collectifstoptafta.org/
Portail de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-
Landes : http://zad.nadir.org/
Coordination française contre les gaz de schiste : http://www.nongazdeschiste.fr
Source https://france.attac.org/
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ci-dessus.



