AGENDA DU WEEK-END

  Les rendez-vous du week-end Du samedi 21,et dimanche 22 juin 2014 Retrouvez les matchs de vos équipes préférées dans l’AGENDA du week-end, si votre rencontre ou  organisation a été omise, n’hésitez pas à nous contacter! merci http://braysports.fr/contact/ FOOTBALL: Samedi 21 juin […]

SNCF: France 2 ou la haine du gréviste

SNCF: France 2 ou la haine du gréviste Communiqué du syndicat CGT de France Télévision Le 13 juin 2014, les cheminots, majoritairement en conflit avec leur direction, décident la grève dont l’objectif à termes est le maintien de leur statut social dans la fonction publique. Le commentaire à[…]

Quelles mesures de la discrimination ?

Bien qu’il reste incomplet, l’état de la connaissance empirique sur les discriminations en France s’est sensiblement amélioré ces dernières années. Ce numéro d’Économie et Statistique se situe dans la continuité de ce mouvement. Il fait suite à la tenue du colloque «Inégalités et discriminations : questions de mesure » organisé en décembre 2010 à l’École …

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Enfin, la raison s’impose

A la rentrée, 7 facs de médecine expérimenteront de nouveaux concours pour rendre l’accès aux carrières médicales plus efficace et moins injuste. Une salutaire révolution.

« Cela fait des années que tout le monde dit : ‘Le concours de médecine pose problème’. Eh bien nous, nous avons inventé autre chose ! » Isabelle Richard, la doyenne de la faculté de médecine d’Angers ne cache pas son enthousiasme : elle va tester à la rentrée 2015 un nouveau concours de fin de Paces (Première année commune aux études de santé), qui jettera aux oubliettes le concours traditionnel.

Angers n’est pas seule à essuyer les plâtres : dès 2014, six autres universités (Paris-Descartes, Paris-Diderot, Paris-13, Rouen, Saint-Etienne et Strasbourg) expérimenteront des accès aux carrières médicales partiellement ou complètement rénovés. Que reprochent ces facs au concours classique ? D’être archaïque, injuste et inefficace, rien de moins ! Et basé exclusivement sur du bachotage.

Il est vrai qu’il laisse sur le carreau trois quarts de ceux qui passent une (ou deux) années de leur vie à tenter de le décrocher, « c’est-à-dire presque uniquement de très bons bacheliers scientifiques qui, après avoir échoué, sont obligés de repartir à zéro », déplore Jean-Luc Dumas, doyen de la fac de la médecine à Paris-13. De surcroît, les chiffres du ministère l’attestent : le concours de médecine est socialement discriminant. Avant lui, les aspirants carabins issus des milieux favorisés ou très favorisés sont déjà nombreux (61% d’une promo), mais après l’avoir passé, ils sont carrément légion (75%).

Dernière critique : « Ceux qui réussissent ce concours ne sont pas les plus motivés, mais les plus capables d’apprendre par cœur, regrette Sabine Ménager, vice-présidente de la vie étudiante de la fac de Rouen. Beaucoup choisissent la médecine pour une mauvaise raison : le statut social ». Du coup, la deuxième année est parfois rude quand il leur faut affronter la vue du sang… Et par-dessus le marché, le concours récompense des dispositions qui sont à l’opposé des vertus qu’on attend des disciples d’Hippocrate : « Plus on sait travailler seul, plus on le réussit, résume Isabelle Richard.

Or, le métier exige d’importantes qualités relationnelles et la capacité à travailler en équipe. » Alors, comment diversifier les recrutements et sélectionner sur des critères pertinents en limitant la casse humaine ? A Paris-Descartes, Paris-Diderot, Paris-13 et Saint-Etienne, entre 5% et 10% des étudiants retenus en deuxième année (la proportion va augmenter dans les années à venir) ne proviendront pas de la Paces, mais d’autres licences – scientifiques ou pas, auxquelles ils auront ajouté des modules médicaux. « Une fois décrochée leur licence, ils seront soumis à un entretien, un mode de sélection nouveau en médecine qui devrait nous permettre de garder des étudiants plus motivés et plus mûrs », se réjouit Benoît Schlemmer, doyen de la faculté de médecine de Paris-Diderot. Les meilleurs intégreront la deuxième année. Les autres auront au moins une licence en poche.

Certaines facs envisagent même de recruter un jour les futurs médecins par cette seule voie. C’est un peu l’option retenue par l’université d’Angers, la plus ambitieuse des expérimentatrices. Le concours de fin de Paces y disparaît en effet complètement pour laisser place à un « Parcours plurisanté ». Autrement dit, deux années de cours qui spécialiseront en douceur les étudiants vers les sciences de la vie, les sciences de l’ingénieur ou les sciences humaines. Les futurs médecins à proprement parler seront recrutés en deux mouvements, en fin de L1 et fin de L2, notamment grâce à des entretiens oraux.

« Les recalés seront aussi nombreux qu’avant, reconnaît Isabelle Richard, mais ils n’auront pas perdu leur temps et auront été orientés vers des domaines comme la bioinformatique, l’ingénierie biomédicale ou le médicosocial ». Des spécialités méconnues, qui ont le bon goût d’être porteuses sur le marché de l’emploi.

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