L’excellent Jacques GAMBLIN, acteur sensible et discret, natif de Granville est à nouveau à l’affiche d’un film qui vient de sortir: « Hippocrate » ou l’histoire d’un jeune médecin interne qui apprend son passionnant métier dans un hôpital public de la région parisienne au bord du délabrement… Nous savions Jacques Gamblin suffisamment attaché à sa Normandie natale pour y revenir de temps à autre du côté de Granville mais pas au point d’y vivre en permanence !
Après un trop rapide séjour dans une capitale régionale caennaise trop petite pour retenir longtemps les talents, les ailes de Jacques Gamblin l’emportèrent à Rennes, théâtre de Bretagne, puis Nantes avant de prendre définitivement la fusée en direction de Paris Ville Lumière…
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Un beau goéland granvillais attiré par le Grand Ouest et la Ville Lumière…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Gamblin
La Normandie est un astre qui sert à éclairer le soleil ! C’est la raison pour laquelle, dans le midi médiatique français donc parisien, la Normandie s’éclipse… La nuit on aurait peut-être plus de chance de l’apercevoir… quand il n’y a pas de nuages !
En attendant que Jacques Gamblin soit définitivement retraité du spectacle vivant pour finalement décider de finir ses jours sur la hauteville de Granville, la Normandie se cache derrière des cartes postales parisiennes qui la défigure…
En témoigne cette dernière bluette à prétention littéraire pour parquer dans un bocage normand idéal, le cabotinage de Fabrice Luchini au pays de Gustave Flaubert: la bande annonce sur allociné suffit ! La Normandie que l’on peut imaginer à la lecture des pages très réalistes d’un Flaubert ou d’un Maupassant se suffira à elle-même ! Pourquoi goûter à une mauvaise eau de vie frelatée alors que nous avons tous en Normandie notre bonne réserve d’authentique fine ?

« Gemma Bovery » : une Anglaise sur le continent
LE MONDE | 09.09.2014 à 09h05 • Mis à jour le 09.09.2014 à 10h17 |Par Franck Nouchi
Jean Renoir (en 1933), Vincente Minnelli (en 1949) et Claude Chabrol (en 1991) s’étant déjà livrés à l’exercice, Anne Fontaine n’a pas cherché dans Gemma Bovery, son nouveau film, à proposer une énième adaptation cinématographique de Madame Bovary, le célébrissime roman de Flaubert. Elle a préféré partir du roman graphique de Posy Simmonds, sorte de variation contemporaine sur le mythe de Madame Bovary, pour, ensuite, ressusciter Flaubert dans une autre vie, une autre époque.
Obsessionnel littéraire s’il en est, c’est à Fabrice Luchini – Martin Joubert dans le film, un ancien éditeur parisien établi dans un village normand où il a repris la boulangerie de son père – qu’il revient, dans le film, d’opérer ce transfert deMadame Bovary dans une réalité d’aujourd’hui.
Quant à Gemma Arterton, elle est Gemma Bovery, une belle Anglaise venue avec son mari dans un charmant village normand pour échapper à la folie londonienne. Un détail cependant : son mari s’appelle Charles. Charles Bovery…
Finalement, la seule grande personnalité littéraire et médiatique capable de respecter ses racines et ses ailes normandes, c’est lui:

Le très médiatique philosophe Michel ONFRAY fondateur de l’Université Populaire de Caen qui a délocalisé une partie de ses activités au théâtre du Rond-Point des Champs Elysées à Paris (pour une fois que c’est dans ce sens là…) et qui est toujours demeuré fidèle à Chambois (Orne), le village de son enfance où il a choisi de résider afin d’y recréer de façon définitive le projet d’université populaire du goût engagé à Argentan…
Des ailes oui mais des racines en Normandie !

