Une information judiciaire pour homicide involontaire et délit de fuite, a été ouverte ce mercredi par la procureure de la République de Dieppe Valérie Cadignan, à l’encontre d’un automobiliste de 26 ans, soupçonné d’avoir
mortellement blessé avec son véhicule un enfant de 10 ans qui circulait à vélo, sur une route de
Saint-Pierre-en-Val (Seine-Maritime).
L’auteur présumé de cet accident qui a suscité une vive émotion dans la région du Tréport et plus largement en Seine-Maritime, devait être mis en examen cet après-midi par un juge d’instruction et placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.
Surpris par la présence de l’enfant
Le jeune homme circulait, au volant d’un petit camion, ce vendredi17 octobre, vers 18h45, rue de Fresne, où habitent les parents de l’enfant un peu plus loin que la mairie de Saint-Pierre-en-Val. Une rue qui lui est familière, puisqu’elle est sur l’itinéraire qu’il emprunte régulièrement, selon la procureure.
Lors de son audition, le suspect, « favorablement connu » et qui habite dans le secteur proche, a reconnu qu’il y a eu ce soir là « un contact entre le véhicule qu’il conduisait et l’enfant à vélo ». Il a indiqué avoir « été surpris par la survenance du jeune garçon devant son camion ».
Il revient sur les lieux de l’accident
Après le choc, il ne s’est pas arrêté tout de suite. « Il est revenu un peu après sur les lieux de l’accident », alors que des riverains étaient déjà autour de l’enfant inconscient sur la chaussée. Selon Valérie Cadignan, il a pu être établi que c’est lui qui a appelé les secours « à plusieurs reprises ». Mais à aucun moment, il n’a révélé à personne qu’il avait percuté et mortellement blessé l’enfant.
Identifié grâce à un témoin qui s’est souvenu avoir vu passer sa voiture dans ce créneau horaire, le jeune homme avait la possibilité de se dénoncer sans attendre que les gendarmes, qui avaient lancé un appel à témoin, viennent chez l’interpeller chez lui, lundi en début d’après-midi.
Dix ans d’emprisonnement
Le juge d’instruction devrait donc signifier au jeune homme sa mise en examen pour homicide involontaire aggravé par deux circonstances (manquement à une obligation de sécurité et délit de fuite), des faits pour lesquels il encourt une peine de dix ans d’emprisonnement devant le tribunal correctionnel.