Littérature jeunesse: à hauteur d’enfants

Fidèle au poste, la Ville sera présente sur la 32e édition du Festival du livre de jeunesse de Rouen, du 28 au 30 novembre, consacrée aux contes et légendes. Le Festival du livre de jeunesse de Rouen est bien plus qu’une grande librairie éphémère. C’est aussi un espace de « construction citoyenne »… Une préoccupation dans laquelle se reconnaît la commune, et qu’elle traduit notamment dans son projet éducatif local (PEL). Son coordonnateur, Jérôme Lalung-Bonnaire, animera un débat dimanche 30 novembre, espace Philippe-Farge à la Halle aux toiles.
Un jeu de cartes a été conçu pour interroger les différentes facettes de ces « territoires apprenants » que sont les villes « à hauteur d’enfants ». « Une ville peut faire dans l’éducatif sans être soumise à l’Éducation nationale, plaide Jérôme Lalung-Bonnaire, ses choix s’inscrivent dans le périscolaire, l’urbanisme, la culture… » C’est sur cette conviction que la Ville bâtit sa réflexion autour de futurs quartiers d’enfants stéphanais. « L’enjeu est de trouver une articulation entre l’intérêt général et les usages des enfants. »
Le débat promet d’être riche. La place traditionnellement laissée à l’enfant dans les villes est volontiers réduite aux portions congrues des aires de jeux et des écoles, l’enfant étant de fait perçu, en dehors de ces espaces, comme une potentielle source de nuisances…
La Ville sera également présente sur le festival « pour du jeu », quoique de manière tout autant militante. La ludothèque municipale propose une trentaine de jeux de plateau « prêts à jouer ». « Nous avons valorisé des références assez peu connues en lien avec la thématique du festival, indique Grégory Méjean, le responsable de la ludothèque, mais toujours avec des mécanismes qui ont fait leurs preuves. » Au menu, petits cochons, Poucet, Chaperon rouge et autres grands méchants loups seront évidemment de la partie, mais des imaginaires bien plus inédits seront convoqués, comme ceux des jeux Dixit ou Fabula dont tout le sel consiste à inventer sa propre histoire!

LOUPS GAROUS
• La ludothèque organise le grand jeu « Les Loups-garous de Thiercelieux », dimanche 30 novembre à 17h (salle Béatrix-Beck, 2e étage). Chaque nuit, les loups-garous dévorent un villageois, le jour, ces derniers débattent pour démasquer le coupable et l’éliminer… Samedi 29 novembre, une initiation au jeu aura lieu avec la conteuse Evelyne Pèlerin (la voix de la griotte dans Kirikou), au centre socioculturel Georges-Déziré.
• Renseignements et réservation au 02.35.70.37.38 (festival) ou au 02.32.95.16.25 (ludothèque Célestin-Freinet).

Veules-les-Roses. La voiture tombe de la falaise : un mort à l’intérieur

La gendarmerie a ouvert une ouverte afin de déterminer dans quelles circonstances une voiture a chuté dans le vide depuis le sommet de la falaise à Veules-les-Roses, sur le littoral de Seine-Maritime. Les secours, alertés vers 10 heures, ont découvert à l’intérieur un homme sans vie.

S’agit-il du conducteur ?  Le véhicule est-il tombé accidentellement ? Ou  l’automobiliste s’est-il jeté volontairement dans le vide ?  Autant de questions qui n’ont pas trouvé de réponse dans l’immédiat. 

La victime serait originaire de Criquetot-sur-Ouville, près de Yerville.

 

Rencontre avec la première lauréate du Prix littéraire Matmut

Laure Gerbaud, première lauréate du Prix littéraire Matmut pour son roman « Racines mêlées » rencontrera ses lecteurs pour une dédicace le vendredi 28 novembre 2014 à bord du bateau « Le Lutèce », quai Ferdinand de Lesseps (rive droite) à Rouen entre 18h et 20h.

Le Prix Matmut du premier roman a été lancé en 2013 afin de mettre en lumière des talents débutants ou émergents. Seuls des manuscrits d’auteurs n’ayant jamais été publiés sont examinés par le comité de lecture.

REPORTAGES A SUIVRE

Samedi 22&Dimanche 23 Novembre 2014 A suivre sur braysports.fr Samedi 22 novembre 2014 Athlétisme: 2ème étape coupe de cross du pays de Bray à Croixdalle. Dimanche 23 novembre 2014 Football: FC Neufchâtel-AS Plateau (PH)

Rencontre avec Philippe Aymond, dessinateur de Lady S

Le 22 novembre, la librairie Funambules, 55 rue Jeanne d’Arc, recevra le dessinateur Philippe Aymond pour la sortie du dernier tome de la série LADY S. (Chez Dupuis).

Shania, alias Lady S, a décidé de tourner la page et d’avoir, enfin, la vie normale à laquelle elle aspire. Pour rejoindre son père aux États-Unis, elle doit prouver par test ADN qu’elle est bien sa fille. Rien de plus simple en apparence : il lui suffit de le rejoindre à Berlin, où il séjourne le temps d’un colloque scientifique.

Mais une révélation inattendue vient compliquer ses projets. Rattrapés une fois de plus par leur passé, Shania et Abel Rivkas vont se trouver au coeur d’une lutte secrète entre les services secrets américains et allemands.

DCXI.

En consultation à la clinique. Dans la salle d’attente, la foule des grands jours. C’est le cas : prendre son mal en patience. La moyenne d’âge est importante. Si la jeunesse est malade, elle l’est ailleurs ou de façon différente. Chacun sa chaise ; les uns feuillettent des revues au delà du défraîchi, d’autres tapotent sur leurs mobiles réputés portables, quelques-uns (plusieurs) lisent, ayant apportés, comme si cela tombait sous le sens, un livre. D’autres encore, les derniers (dont moi) attendent leur tour (lequel finira par venir).

J’écoute les conversations. Elles sont rares. L’endroit réclame un silence de chapelle. On chuchote plutôt. Les couples surtout. Comme l’assistance a dépassé la bonne soixantaine, la surdité décennale fait qu’il arrive qu’on parle haut. Du moins, un peu plus que la normale, presque comme chez soi. A trois chaises de la mienne, c’est le cas d’un contemporain argenté et un peu rouge. Pour lui, pour son épouse, aussi pour la galerie, il commente le Figaro Magazine. Je distingue mal le propos, mais devine qu’il s’agit d’apprécier, avec plus de détachement que de bonhommie, la figure d’Éric Zemmour. Tout à l’actualité.

L’épouse du commentateur, se signale par son apathie de façade. Comme il insiste, elle marmonne un jugement, qu’à distance, je perçois sans tendresse (le jugement). Au vrai, elle aime surtout qu’on se fasse remarquer. Que dirait le docteur, si. Haussement d’épaules : tournant la page, le fatalisme du mari l’emporte et de conclure : Que veux-tu, c’est un artiste comme un autre ! La parole est d’or. Sans doute, voilà le personnage en question pesé d’un bon poids. Vox Populi ! Pourquoi vouloir en découdre, on a les artistes qu’on mérite et chacun selon ses goûts.

Pourquoi n’ai-je pas pris un livre ? M’en voici consolé. Pas sûr que plongé dans Critique de la raison pratique (à supposer que, simple exemple) j’ai pu saisir au vol ce fragment de philosophie bonhomme. Oui, tous ceux qui passent à la radio ou à la télévision sont des artistes. Sans distinction. Et le souvenir qui en reste (en restera) sera d’autant plus léger. Ou anodin. Le patient de la salle d’attente a sans doute assez de soucis avec sa santé pour ne pas s’embarrasser de jugements esthétiques ou philosophiques.

Il prend ce qui vient, comme ça vient. Du reste, il connait la fin, il en est proche. La clinique Saint-Hilaire (ou d’autres) amène à une sagesse, certes contrainte, mais n’empêche pas de toucher au détachement. Que disait Blaise Pascal déjà ? Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Qu’il s’agisse d’une chambre d’hôpital n’enlève rien au débat.

Je suis rentré par la ville (si les analyses sont sans surprise, elles n’excèdent pas le médiocre) où il fait encore un temps serein. A la Croix de Pierre, le boulanger vend des gâteaux à un seul euro. Même jugement que mes analyses. Et point final d’une chronique où l’on aura appris à se méfier de l’actualité, ne fut-ce qu’à la lumière des journaux.

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