TRIBUNE SUR LA REUNIFICATION NORMANDE: LA DROITE REPOND A LA GAUCHE

La politique en Normandie fait penser à un match de tennis en double de la coupe Davis:

Coup droit et revers GAUCHE / DROITE et HAUTE / BASSE…  Dédoublement général au risque du strabisme, manque de vision globale du nouveau terrain de jeu, de nombreuses balles de match perdues !

Mise à part les écologistes Normands qui ont décidé de fusionner leurs deux fédérations régionales normandes en une seule, ou les élus normands du PRG qui ont pris l’habitude de travailler ensemble, les élus PS et UMP-UDI demeurent incapables d’organiser une réunion de travail commune et au clivage GAUCHE / DROITE, il faut ajouter le clivage géographique HAUTE / BASSE.

Pour combien de temps encore?

Car finalement bien peu encore, au delà de grandes déclarations d’intention générales (on a eu celle des élus socialistes après le vote historique à l’Assemblée Nationale le 25 novembre dernier, voici venir ce 10 décembre, celle des élus régionaux de la droite républicaine, réponse de la bergère au berger…) veulent ou peuvent intellectuellement et politiquement assurmer le nouveau territoire normand avec toutes ses conséquences :

par exemple, la capitale régionale normande, le fameux serpent de mer qui rode sur ce terrain de jeu normand depuis 1972 et dont aucune personnalité politique normande n’a été capable depuis, de tordre le coup tant il fallait se faire violence pour y arriver: il a fallu attendre la violence élyséenne, plus de quarante années plus tard pour enfin leur imposer l’évidence d’une circonscription régionale normande. Sinon, nous aurions pu attendre encore quarante années de plus !

Mise à part un « bébé Fabius » de 37 ans, il n’y aurait personne donc pour assumer réellement la Normandie et ses conséquences, à commencer par imaginer un nouveau statut pour Caen dans la nouvelle Normandie unifiée car être la capitale régionale d’une Basse Normandie aussi périmée que la Haute, ce sera bientôt fini !

On regrettera donc vivement qu’à l’instar du grand pensum teinté de faux enthousiasme normand servi il y a quelques jours par les élus socialistes, il ne nous soit proposé aucun début de commencement de réflexion ou de proposition pour solutionner le principal problème d’organisation de la future région normande, à savoir la répartition des fonctions de direction entre Caen, Rouen et Le Havre: sur ce point essentiel, ce n’est pas la classe politique régionale normande (qui n’existe donc toujours pas) qui propose, c’est la société civile normande (par exemple, le collectif des Quinze géographes et vous-mêmes ici sur ce site). Mais c’est l’Etat qui va disposer sous la forme d’un décret qui devra être pris avant le 1er juillet 2016.

Pour le reste, le texte que nous publions ci-dessous développe un argumentaire plutôt salutaire sur la question sensible des doublons entre les deux demi-régions normandes actuelles engendrés par le long et obstiné refus d’Alain Le Vern de coopérer réellement avec son collègue et camarade socialiste de Basse-Normandie.

Mais il eut été plus juste et finalement plus efficace de ne pas s’en prendre à Laurent Beauvais qui a précisément tout fait en son temps pour qu’un seul schéma régional de territoire normand ou qu’un seul contrat de projet normand avec l’Etat soient enfin possibles en temps utile: les élus régionaux de droite enfin réunis ensemble pour leur premier coup d’essai ratent ainsi leur cible !

Dommage…


 

 

Réunification : la tribune de l’opposition régionale

09h20 – 10 décembre 2014

« Arrêtons les faux-semblants ». C’est le mot d’ordre d’une tribune que les conseillers régionaux d’opposition viennent de publier au sujet de la réunification.

Ils sont 27 élus haut et bas-normands à signer le texte, dont les trois présidents de groupe UDI / UMP-CPNT / UMP-UDI-DVD : Philippe Augier, Sophie Gaugain et Bruno Le Maire.

Les signataires expliquent se réjouir de « cette réunification que nous avons défendue et prônée depuis tant d’années »

« Si les contours de bien des régions font débat, méritant les réserves portées par les parlementaires normands, notre Normandie nous satisfait. La fusion des deux régions administratives normandes a toujours été pour nous une priorité, car elle est porteuse de perspectives d’avenir pour les Normands. Cette grande Normandie fait partie de notre ADN.

C’est pour cela que nous regardons d’un œil circonspect les ralliés de la dernière heure, ces socialistes qui n’ont jamais œuvré dans le sens de la réunification, qui s’y sont opposés de tout leur poids, et qui aujourd’hui affirment l’avoir réalisée.

Pourtant, jusqu’au bout, en sous-main, ces mêmes socialistes ont tenté de freiner les propositions de leur propre camp, sur la carte des Régions : alors que le Président du Conseil régional de Basse-Normandie se distinguait déjà par son manque de combativité et d’imagination, les socialistes haut-normands – président du Conseil régional de Haute-Normandie, ancien président du Conseil général de Seine-Maritime, Laurent Fabius, etc., se projetaient, par un excès contraire, dans une méga-région, allant pour certains jusqu’au Nord. Sans oublier l’hostilité récurrente de l’ancien Président de la Haute-Normandie à l’égard de toute proposition avancée par les élus régionaux de la Droite et du Centre dans la perspective de la réunification.

Maintenant que la carte est fixée (mais pas les compétences, pierre angulaire de ce projet), il faut réussir la fusion de nos deux Régions.
Il faudrait pour cela une méthode claire et réfléchie, afin d’y associer les élus, les services de nos collectivités, les habitants…
Combien de citoyens se sentent aujourd’hui concernés par cette réforme majeure, tant en Normandie que dans le reste du pays ?

Tous ont besoin d’être portés par une ambition, par une vision claire et encourageante de leur avenir et de celui de leurs territoires.
Comme nos Présidents de Régions, le Gouvernement, par son manque de stratégie et de rigueur politique, est responsable de l’indifférence d’un nombre trop important de Français. A défaut, les socialistes sont passés maîtres dans l’art des faux-semblants, et la Normandie prend, encore une fois, du retard.

Les deux Présidents de Région socialistes, avec une autosatisfaction démesurée, affirment avoir saisi par lettre cosignée les deux CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) afin de préparer cette fusion. C’est oublier que les CESER avaient déjà travaillé sur cette question mais que les avis et propositions de ces assemblées consultatives n’avaient pas été suivis d’effets…

Ils se targuent de préparer un budget régional commun pour 2016, mais il s’agit là du minimum indispensable au 1er janvier 2016. Le budget n’est qu’un outil au service d’une stratégie, d’une ambition, d’un projet qui n’existent pas. Et à ce jour, il serait bien difficile de donner les lignes de force d’une future feuille de route commune…

Les élus socialistes normands mettent en avant, comme une preuve de leur attachement à la grande Normandie, les coopérations déjà existantes, mais le compte n’y est pas et l’absence de stratégie à l’échelle normande est patente.
La preuve avec les futurs Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2014-2020 : n’aurait-il pas été pertinent de négocier un seul Contrat de Plan Etat-Normandie ?

Au lieu de cela, les discussions se poursuivent à Rouen et à Caen pour aboutir à la conclusion de deux CPER séparés.
La contractualisation avec l’Etat était pourtant une excellente occasion de partager une vision commune de la Normandie de demain afin de mobiliser les crédits nationaux sur des objectifs et des projets structurants.

Alors que nous l’avons maintes fois réclamé dans la perspective d’une réunification, la Normandie n’est hélas pas dotée d’un unique Schéma d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT).

Cette ambition commune n’existe pas non plus en matière de développement économique, là aussi, malgré nos demandes répétées d’un schéma régional de développement économique normand. Il sera pourtant indispensable dans la perspective du renforcement probable du pouvoir économique des Régions !

Les élus socialistes sont aujourd’hui des beaux parleurs qui peinent à travailler ensemble et affirment haut et fort le contraire.
Leur volte-face ne trompera personne et surtout pas les Normands qui se rendent compte que leur Région aurait pu prendre une longueur d’avance si elle avait été préparée comme nous l’avons tant de fois réclamé, propositions et projets à l’appui.

Les socialistes, qui invitent toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à porter avec eux ce grand projet, seraient bien inspirés de commencer par y associer l’ensemble des élus régionaux. Peut-on croire qu’aucune rencontre n’est à ce jour prévue pour faire travailler ensemble les conseillers régionaux de Basse et Haute-Normandie ?

Pour nous, élus de la Droite et du Centre,

L’important, c’est l’ambition que l’on donne à la Normandie ;

Le principal, c’est le projet que l’on bâtit pour les Normands ;

L’essentiel, c’est la stratégie que l’on doit élaborer ensemble pour faire de la Normandie cette grande Région industrielle et rurale, innovante et productrice d’énergie, porte d’entrée maritime ouverte sur le monde, riche de sa culture et forte de son identité et de son histoire ».

Vingt-quatre conseillers régionaux normands de la Droite et du Centre sont aussi signataires : 

Ludovic ASSIER, Jean BAZIN, Anne-Marie COUSIN, Hubert DEJEAN DE LA BATIE, Bertrand DENIAUD, François DIGARD, Coumba DIOUKHANE, Valérie EGLOFF, Jean-Baptiste GASTINNE, Jean-Louis GERARD, Pascal HOUBRON, Elisabeth JOSSEAUME, Sylvie LANGEARD, Blandine LEFEBVRE, Jean-Marc LEFRANC, Xavier LEFRANCOIS, Christian LEMARCHAND, Brigitte LUYPAERT, Florence MAZIER, Valérie NOUVEL, Marie-Agnès POUSSIER, François-Xavier PRIOLLAUD, Jean-Louis VALENTIN et Didier VERGY.


 

Commentaires de Florestan:

 1) Bruno Le Maire signe une tribune régionale mais préfère y mettre une chaise vide…

2) Puisqu’il y aura, par la force des choses, des listes d’union UMP-UDI aux régionales de décembre 2015 et que l’UMP au plan national a très certainement laissé la Normandie à l’UDI, nous aurions en décembre 2015 un match de tennis en simple messieurs:

Nicolas Mayer-Rossignol VS Hervé Morin !

Mais comme ça fait longtemps que je ne me suis pas ennuyé devant un match de tennis à la télé, j’espère pouvoir encore me tromper !

 

 

 

Ivre au volant, il provoque un accident, frappe un automobiliste et raconte une histoire aux policiers

Ivre au volant, il provoque un accident, frappe un automobiliste et raconte une histoire aux policiers
Au départ, un banal accident de la circulation entre deux voitures. Sauf que, dans le cas présent, l’un des mis en cause s’est montré particulièrement de mauvaise foi et violent. D’où l’intervention des services de police. 

Il est 21 h 50, ce mercredi 9 décembre. Une Audi percute violemment l’arrière d’une Renault Clio qui, venant de la Sud II, s’engage sur la Sud III en direction de Rouen. Pas de blessé. Mais le conducteur de la berline allemande, excité, ne semble pas décidé à faire un constat amiable. Il insulte et menace le conducteur de la Clio. Puis, sans raison, lui met un coup de tête !

Il invente une histoire

Des témoins de la scène, passagers de la Clio, appellent police-secours. Une patrouille arrive sur place et tente de comprendre ce qui s’est passé. Le supposé conducteur de l’Audi, âgé de 23 ans et demeurant à Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, raconte aux policiers qu’il est passager et que c’est son amie qui conduisait. Il affirme alors que celle-ci, blessée et partie se faire signier à l’hôpital.

Une histoire qui ne convainc pas les fonctionnaires. D’autant que l’homme présente toutes les caractéristiques de l’ivresse. Et que la version du conducteur agressé et des passagers de la Clio (une femme et deux hommes) est bien différente et plus proche de la réalité.

1,44 g d’alcool par litre de sang

En vérité, le suspect était bien au volant de l’Audi au moment de l’accident. Il est bien l’auteur du coup de tête et des menaces. Et le dépistage d’alcoolémie auquel il est soumis confirme qu’il est ivre : l’éthylomètre révèle un taux de 1,44 g par litre de sang. Résultat : l’homme est interpellé et placé en garde à vue pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique et violences volontaires.

Deux autres automobilistes ont déclaré aux policiers que l’Audi les avait dépassés peu avant l’accident alors qu’elle circulait « à grande vitesse ».

Blessé au visage, le conducteur de la Clio, âgé de 20 ans, a été transporté par les sapeurs-pompiers au CHU de Rouen.
 

La Région Haute-Normandie célèbre ses sportifs, ses dirigeants et ses bénévoles

La Région Haute-Normandie célèbre ses sportifs, ses dirigeants et ses bénévoles
Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Région Haute-Normandie et Kader Chekhemani, vice-président en charge du sport, ont reçu les sportifs haut-normands ce mercredi à l’Hôtel de Région (clubs et ligues régionales, bénévoles, dirigeants, entraîneurs et sportifs de haut niveau).

« Le sport est une base essentielle de notre vivre ensemble. A travers une politique dynamique, la Région promeut l’égalité d’accès aux sports, pour que chacun puisse pratiquer celui de son choix. Accueillir les représentants du sport régional, en particulier les ligues et les clubs, est l’occasion de les féliciter, de remercier les bénévoles et de valoriser leur action », a commenté Nicolas Mayer-Rossignol.

Plus de 12 M€ ont été consacrés au développement du sport sur tout le territoire en 2014 par la Région (investissement et fonctionnement cumulés).

64 ligues et comité régionaux sont financés en 2014 pour la mise en place d’actions de développement et d’animation, de formation des bénévoles, et d’équipement via des conventions d’objectifs.

213 « emplois tremplins régionaux » ont été créés dans les clubs depuis 2010, soit un engagement financier de plus de 7 M€ de la Région.

287 véhicules « 276, ça roule » ont été financés avec les Département depuis 2005 (dont 37 en 2014) pour une enveloppe de 2,3 M€ pour la Région.

150 manifestations sportives soutenues en 2014.

La Région renforce la formation des jeunes sportifs en accompagnant les centres de formation des « clubs phares régionaux » : HAC football, US Quevilly, HAC handball, ALM Evreux Basket, SPO Rouen et Saint-Thomas Basket le Havre, Evreux Volley Ball, Rouen Hockey Elite 76.

100 clubs haut-normands évoluent au niveau national et bénéficient d’une aide de la Région

36 clubs de voile, ski nautique, canoë-kayak, aviron et plongée ont bénéficié en 2014 du Plan Nautique régional pour acquérir du matériel (bateau, canoë…).

La Région contribue au financement de l’hébergement des stagiaires en Centres Régionaux Jeunesse et Sport au Havre, Petit-Couronne, Poses, Vernon, Yerville.

Elle soutient le sport dans les lycées et à l’université en accordant une aide financière au service régional de l’UNSS et au Comité Régional du Sport Universitaire.

La Région soutient les collectivités territoriales qui mettent leurs installations à disposition des lycées.

368 sportifs de haut niveau ont bénéficié d’une aide financière en 2014.

Les 26 meilleurs athlètes régionaux, qui composent le collectif international, ont bénéficié d’une aide supplémentaire de 2 500 € en 2014.

EAWY BASKET SAINT-SAENS

Résultats du 6 et 7 décembre 2014 Les U20 enchainent Samedi 6 décembre 2014, les U13M se sont imposés sur leur parquet 50 à 29 face à Luneray. Leurs homologues féminines se sont inclinées d’une courte tête 39à36 à Luneray. […]

FACEBOOK BILAN 2014: La NORMANDIE est en … 7ème POSITION MONDIALE !

La Normandie est le second nom de région le plus connu dans le Monde après la Californie:

Le rayonnement international de la Normandie peut être désormais mesuré par les audiences d’un réseau social bien connu… Le résultat n’étonnera que quelques pisses froids qui travaillent pour un grand quotidien ligéro-breton !


 

En 2014, la Normandie au cœur des discussions, sur Facebook

http://www.normandie-actu.fr/en-2014-la-normandie-au-coeur-des-discussions-sur-facebook_104170/

Facebook, le réseau social de Mark Zuckerberg, a passé au crible les dix articles les plus lus sur son media en 2014. Surprise : entre Stromae et Hollande, figure la Normandie.

Dernière mise à jour : 10/12/2014 à 08:54

Photo : http://www.le70e-normandie.fr/

 

 

 

 

 

Alors que 2014 touche à sa fin, les classements vont bon train. Destinés à établir un bilan de l’année écoulée, ils permettent de dresser un rapide panorama des temps forts de 2014. Sans surprise, la Coupe du monde de football, François Hollande, et Pharrel Williams (qui, avec son tube planétaire, Happy,  a fait danser le monde entier) caracolent en tête du top 10 français des articles les plus lus sur le réseau social Facebook, après analyses, par les équipes de Zuckerberg, des données de la plate-forme. Si la majorité des papiers arrivant en tête concernent des actualités people, surprise : la Normandie arrive en 7e position.

Les 70 ans du Débarquement : star du net

Entre Stromae, Games of thrones et le suicide très médiatisé de Robin Williams, se trouve la Normandie qui a su séduire les lecteurs français avec les festivités organisées dans le cadre du 70e anniversaire du Débarquement. Même si ce sujet n’est pas spécialement « glamour », les grands de la planète s’étaient retrouvés pour l’occasion ; ce qui explique l’intérêt porté par les internautes à cet événement qui célébrait la bataille de la Normandie et la Libération par les alliés. Les 9e et 10e positions sont occupées par le conflit à Gaza et le défi du seau d’eau glacée (Ice Bucket challenge), défi auquel s’est prêté Joël Bruneau, le maire de Caen (Calvados). Au niveau mondial, la Coupe du monde, le virus Ebola, les élections au Brésil et le Ice Bucket Challenge dominent le classement.

 

TOUR DE FRANCE 2016: MONUMENTAL DEPART POUR L’UNITE NORMANDE !!!

C’est donc confirmé officiellement, le Tour de France cycliste 2016 s’élancera depuis le Mont Saint Michel avant d’enchainer deux étapes en bord de mer ou à travers le bocage du Cotentin qui s’annoncent superbes !

On ne pourra que s’en réjouir ! Pour une fois la Normandie sera sous les feux médiatiques et présentée magnifiquement au grand public qui découvrira qu’à l’Ouest de Paris, il n’y a pas que la Bretagne à être dotée d’un bord de mer sublime !

Cependant, n’oublions pas que l’année 2016 s’annonce, une nouvelle fois, exceptionnelle pour la Normandie: la mise en oeuvre de l’unité régionale que nous attendions depuis plus de 40 années; le retour du festival « Normandie Impressionniste » (3ème édition consacrée au portrait); le départ normand du Tour de France et à l’automne les célébrations officielles tant normandes que britanniques du 950ème anniversaire du couronnement de Guillaume Le Conquérant roi d’Angleterre et de la bataille d’Hastings (1066-2016).

Mais d’ici, là on aimerait surtout avoir des nouvelles du prochain tour cycliste de Normandie de mars 2015 qui risquerait d’être annulé si la Gendarmerie continue de proposer ses tarifs exorbitants pour assurer la sécurité de cette épreuve sportive emblématique de l’unité normande: le dossier serait, dit-on, sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dont l’ancienne ville sera visitée par le Tour de France à l’été 2016.


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2061182/accueil/monumental-depart-

Cyclisme : le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel

Publié le 09/12/2014 á 23H00
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Le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel puis sillonnera le département de la Manche pendant trois jours avec des arrivées à Utah Beach et à Cherbourg et des départs de Saint-Lô et Granville.

Cyclisme : le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel
Laurent Beauvais, président de région, Jean-François Legrand président du conseil général et Christian Prudhomme directeur de la société du Tour de France posent devant le Mont Saint Michel
Dix-neuf ans après le grand départ de Seine-Maritime et plus spécialement de Rouen, le Tour 2016 prendra son envol depuis la Manche, sur l’autre versant de cette Normandie qui n’en formera alors plus qu’une. « Ce sera un bel acte de baptême pour cette nouvelle région», soulignait hier Laurent Beauvais, le président de la Basse-Normandie, lors de la présentation officielle de ce grand départ, organisée au Mont-Saint-Michel, plus particulièrement sous les voûtes de la salle des Hôtes de l’abbaye. Même si elle fut déjà à l’honneur en 1990 (victoire au sprint de Johan Musseuw), la Merveille tire profit de la précédente visite du Tour, en 2013. Sous un ciel limpide, les dirigeants d’ASO avaient été conquis par la beauté du site, théâtre final d’un contre-la-montre individuel remporté par Tony Martin devant Christopher Froome.
Le monument servira cette fois de rampe de lancement pour la première étape, le samedi 2 juillet, en direction de Sainte-Marie-du-Mont (188 km), précisément sur le site d’Utah Beach, à quelques encablures du Calvados. Ce sera un hommage au sacrifice des alliés lors du débarquement de juin 1944 avec un crochet par Sainte-Mère-Eglise. Il n’y aura donc pas de prologue au menu, comme à Liège en 2012 ou de contre-la-montre un peu plus long tel que l’an prochain à Utrecht aux Pays-Bas (14,7 km).

« Il y a le sport, la légende, les champions et naturellement les paysages et les monuments, souligne Christian Prudhomme, le patron de l’épreuve. C’est ce qui fait la force du sport cycliste c’est ce mariage exceptionnel avec la télévision. Que peuvent faire les plus beaux courts de tennis du monde, les plus beaux stades, les plus beaux circuits face aux compétitions cyclistes: pas grand-chose. Le Tour, c’est la mise en valeur des terroirs, des gens qui y travaillent…»

Dans un souci de plus en plus prononcé d’« esthétisme», cette virée de trois jours dans « ce jardin vert aux contours bleus », selon la définition de Jean-François Le Grand le président du département, épousera surtout le littoral, depuis le Mont jusqu’à Lessay lors de la première étape.

Sacrée côte de la Glacerie

La deuxième mènera le peloton de Saint-Lô, ville étape inédite, à Cherbourg-Octeville (182 km) pour un périple dans le bocage puis de nouveau en bord de mer, à partir de Lessay, par-delà Port-Bail et Barneville-Carteret, sur une route casse-pattes. « Si le vent d’ouest se lève, il y aura des vallons qui peuvent causer des soucis aux coureurs», indique Thierry Gouvenou, le patron technique de l’épreuve. Il faudra sans doute une bonne vieille tempête pour écrémer un peloton de professionnels affûtés comme jamais. En revanche, les sprinters pur beurre resteront sans doute « encalminés » dans les trois derniers kilomètres, dans la côte de la Glacerie. Un passage à 14 % pourrait faire le jeu de Philippe Gilbert, Peter Sagan ou de Vicenzo Nibali qui a profité d’un relief comparable pour s’imposer à Sheffield l’été dernier dès la 2e étape.

Le lundi 4 juillet, la 3e étape s’élancera de Granville qui n’a accueilli l’épreuve qu’une seule fois (victoire d’André Darrigade en 1957), pour une destination inconnue. « Les candidats ne manquent pas », indique Thierry Gouvenou, qui, au milieu des années 80, faisait régner la terreur dans le sud Manche dans les courses cadets.

DE NOTRE ENVOYé SPéCIAL AU MONT-SAINT-MICHEL, ALAIN GESLIN

Moinard : « Ce sera magnifique »

Anthony Delaplace (Bretagne Séché): « En 2016, il va falloir que mon équipe soit invitée par ASO. Il n’y a pas de raisons, j’ai déjà participé aux quatre dernières éditions. Ce sont les rêves qui font avancer mais je ne me vois pas à la maison en juillet 2016. Je suis originaire du Theil, à 10 kilomètres de Cherbourg, et je rêve de réaliser une échappée dans l’une des deux premières étapes. J’ai toujours l’habitude de partir dans des coups, trois ou quatre fois sur un Tour. On ne choisit pas forcément son étape mais l’ultime bonheur serait d’aller chercher le maillot de meilleur grimpeur à Cherbourg. Je pense que ça sera tendu dans les marécages de Carentan et en bord de mer. Ce sera un beau terrain de jeu. »

Amaël Moinard (BMC): « Certes, je suis parti dans le sud, du côté de Nice, pour pouvoir bénéficier de meilleures conditions d’entraînement mais mon cœur reste dans la Manche (NDLR : il est originaire d’Equeurdreville). Mes sœurs et mes amis habitent là. Dès que je rentre, j’adore me promener dans la Hague, sur les plages, faire le tour à vélo. Je suis tombé amoureux de ce coin-là depuis tout petit. Je suis toujours licencié ici, cette année au Vélo Club des Pieux. Je suis d’ailleurs spécialement monté pour cette présentation. Je connais très bien la fin de la deuxième étape et il est clair que ce sera magnifique. Et puis d’un niveau sportif, ceux qui font du vélo dans la Manche savent qu’il n’y a pas de plat et toujours du vent. Même pour un pro, ce sera compliqué à gérer avec un final assez scabreux vers Cherbourg, avec deux côtes dont une arrivée de trois kilomètres pour arriver à l’hippodrome de la Glacerie. Ça peut être comparable au Mont-des-Allouettes en 2011 ou aux côtes du Yorkshire cette année. »

Daniel Mangeas (ancien speaker du Tour de France): « C’est un beau parcours qui me paraît sélectif. Si le vent s’en mêle, on peut avoir des bordures. Ce sera une vraie carte postale qui sera diffusée dans le monde entier… Je ne regrette pas d’avoir arrêté de commenter le Tour car quand on est chez soi, on est toujours plus tendu qu’ailleurs. Je vais regarder ces étapes avec le regard du gamin que j’étais… La Manche et le Tour, c’est beaucoup d’histoires. En 1994, entre Cherbourg et Rennes, Greg LeMond a mis pied à terre aux Loges-Marchis (à la sortie de Saint-Hilaire-du-Harcouët) et n’est plus jamais remonté sur un vélo en compétition. Cherbourg, c’est aussi la victoire de l’Italien Guido Bontempi que l’on ne pensait pas capable de s’imposer au sommet de la bosse. Quand je le revois, il me dit toujours que c’est l’un de ses plus beaux souvenirs. Et puis, il y a les frères Pélissier à Coutances dans les années 20 (1924). Ils étaient partis avec plusieurs maillots et ils n’avaient pas le droit de s’en délester. Vexés, ils avaient abandonné à Orval, s’étaient réfugiés au café de la Gare à Coutances et Albert Londres avait écrit ce fameux article : les Forçats de la route. »

PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN GESLIN

HAC CHANGE D’ENTRAINEUR

HAC Erick Monbaerts qui le HAC Le Havre n’a plus d’entraîneur. Erick Mombaerts a été libéré de son contrat par les dirigeants du club ce mercredi. Le HAC précise seulement que le technicien, en poste depuis décembre 2012, «a été […]

La vague libérale n’emporte pas toute la gauche

Alors que les annonces officielles sont attendues aujourd’hui sur le projet de loi « croissance et activité » d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie a eu du mal à convaincre l’ensemble de sa majorité, hier. Principal point de discorde : le travail du dimanche.

«Élargir les conditions d’ouverture des magasins le dimanche, (…) c’est de la croissance pour vos commerces, c’est de l’emploi pour les Français, (…) le renforcement de l’attractivité touristique pour que la France soit forte. » Cette déclaration n’est ni celle de François Hollande, ni de Manuel Valls, ni d’Emmanuel Macron. C’est celle du président Nicolas Sarkozy que Frédéric Lefebvre, alors l’un de ses secrétaires d’État, a livré en son nom, en février 2012, aux états généraux du commerce à Bercy. Pourtant, c’est bien ce qu’assume le projet de loi du ministre socialiste de l’Économie présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, entre autres mesures telles les cessions pour 5 à 6 milliards d’euros d’actifs de l’État, les attaques contre les prud’hommes (lire notre enquête), la libéralisation des professions réglementées. Exit la référence au « pouvoir d’achat » que contenait initialement l’intitulé du projet lorsque Arnaud Montebourg était à la manœuvre. Depuis, le texte est devenu un projet de loi « pour la croissance et l’activité ».

Avant les annonces officielles aujourd’hui, le ministre Macron s’est évertué, hier matin, à convaincre les députés socialistes de leur bien-fondé. Et là, rabâcher les antiennes technocratiques et libérales ne suffit pas toujours, d’autant qu’à vouloir balayer large, le texte du ministre prend le risque d’ouvrir autant de fronts.

Le gouvernement prêt à sacrifier le repos dominical

Un projet qui « va probablement être un marqueur de ce quinquennat (et) qui va à l’encontre de la volonté exprimée par les Français en 2012 lors de l’élection de François Hollande », a d’ores et déjà prédit le député Marc Dolez (Front de gauche). De ce point de vue, au collectif Cohérence socialiste, fondé autour de députés tels que Karine Berger, Yann Galut, ou la rapporteure générale de la commission des Finances Valérie Rabault, on estime le projet « mou du genou ». Non que ces députés souhaitent libéraliser plus encore. Au contraire, il s’agit de pointer le fait que ce texte ne permettra pas d’améliorer sensiblement la croissance. La libéralisation des transports par autocars ? Elle ne générera qu’un « chiffre d’affaires équivalent à six heures de travail supplémentaires de la SNCF par an », estime Karine Berger. « Ça ne me gêne pas qu’il y ait des lois fourre-tout si ça peut permettre de régler tous les problèmes, estime le frondeur Jean-Marc Germain. Il y a quelques bons articles, comme ceux qui permettent à chacun d’accéder à la profession de notaire. Mais en revanche il y a des régressions sociales contraires aux intérêts économiques et à l’emploi. » Au premier plan de ces « régressions », le travail du dimanche (lire ci-contre). Le gouvernement prêt à sacrifier le repos dominical sur l’autel de la compétitivité – en particulier en autorisant jusqu’à 12 ouvertures par an (contre 5 aujourd’hui) et en créant des « zones touristiques internationales » – voudrait jeter du même coup aux orties les arguments que le PS défendait hier encore d’une même voix. Sans doute voudrait-il voir enterré ce communiqué de 2009 dans lequel le PS affirmait que « le travail du dimanche est inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés, néfaste pour la vie sociale », alors que la droite s’apprêtait à élargir les possibilités d’ouverture des magasins ce jour-là avec la loi Mallié. Ou encore celui de 2008 dans lequel, alors qu’un certain François Hollande était encore premier secrétaire, son bureau national estimait que « laisser entendre, comme le fait la majorité (de droite – NDLR), que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat est une escroquerie ».

« En 2008, on avait fait une belle tribune intitulée “Yes week-end” »

Mais certains socialistes n’ont pas la mémoire si courte. Si, dès octobre, les Jeunes socialistes ont souhaité voir « une plus grande cohérence entre les combats menés par la gauche dans l’opposition et une fois arrivée au pouvoir », hier, des députés se sont faits plus tranchants encore. « Mon objectif de député de gauche, ce n’est pas de voter toutes les mesures que M. Sarkozy n’avait pas réussi à faire voter et qu’on avait combattues dans l’opposition », a déclaré Pascal Cherki, de l’aile gauche du PS. Jean-Marc Germain n’a pas oublié non plus : « En 2008, tous les socialistes défendaient le repos dominical. On avait même fait une très belle tribune intitulée “Yes week-end” », rappelle le député, pour qui cette dérogation « finira par être une obligation » et signifiera aussi « laisser ses enfants seuls toute une journée le dimanche ». L’efficacité économique de la mesure ne convainc d’ailleurs pas plus aujourd’hui qu’hier. « Autoriser le travail des commerces du quartier Haussmann (celui des grands magasins à Paris) tous les dimanches de l’année ne générerait qu’un chiffre d’affaires équivalent à celui du centre commercial d’Évry », a calculé Karine Berger.

Si d’autres dispositions initialement inscrites dans le projet Macron – réforme de la médecine du travail, des seuils sociaux… – devraient disparaître des annonces d’aujourd’hui, le gouvernement ne renonce pas pour autant à imposer la totalité de sa vague libérale. Non seulement ces mesures ne sont pas abandonnées, mais le gouvernement se montre plus que jamais déterminé à se plier aux desiderata du patronat. Le secrétaire d’État Thierry Mandon a annoncé sur France Info qu’à l’avenir un groupe de chefs d’entreprise et d’experts se réunirait pour évaluer l’impact des nouvelles lois sur les entreprises, avant que le Parlement ne les examine. Rien que ça !

Les professions réglementées, dans la rue aujourd’hui. Avec son projet fourre-tout, Emmanuel Macron pourra se vanter d’avoir provoqué une mobilisation tous azimuts. Alors que les syndicats de salariés appellent à une journée d’action le 16 décembre contre le travail du dimanche, les professions réglementées, peu habituées des cortèges, annoncent 50 000 manifestants dans la rue cet après-midi. Huissiers, notaires, avocats, greffiers des tribunaux de commerce, commissaires-priseurs, administrateurs et mandataires judiciaires dénoncent la libéralisation de leurs métiers qui, selon eux, pourrait provoquer une hausse des tarifs et des déserts juridiques par la libre installation.

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