La liste de droite menée par Jean-François Bures (UMP) entre en campagne à Rouen

(fil-fax 07/02/14)

Le programme de campagne du candidat Jean-François Bures (UMP), tête d’une liste qui réunit l’UMP, le Modem et des dissidents de l’UDI aux élections municipales à Rouen, s’organise autour de deux axes : la proximité avec les citoyens et l’attractivité du territoire. Nourri d’une enquête citoyenne menée près des Rouennais le programme “Rouen c’est vous“ où les grands projets brillent par leur absence se veut simple et pragmatique. La composition de cette liste qui semble prendre peu à peu le pas sur l’autre opposition emmenée par l’UDI sera rendue publique jeudi prochain.

Le programme prône d’entrée de jeu la mise en place immédiate d’un plan d’urgence sur la propreté. « Rouen est aujourd’hui dégradée », constate Jean-François Bures avant de promettre la verbalisation des actes d’incivilité (tags, détritus, mégots…). Un plan voirie sera engagé en 2015. Dans tous les domaines de compétences relevant de la ville Jean-François Bures entend « combler les retards pris ces dernières années » et « faire mieux à budget constant ». En d’autres termes : « il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité municipale entre 2014 et 2020 ».

Le renouveau de la ville et de son attractivité économique passera si la droite l’emporte, par « une révision du plan de circulation » dans le centre historique et par l’octroi « d’une première heure de stationnement gratuite pour aider le commerce pénalisé par la crise ». Cette perte financière pour la ville est estimée à ce jour entre 300.000 et 400.000€ par an par Nicolas Zuili, co-président de groupe d’opposition centre et indépendants. «L’attractivité de notre ville commence là », commente le candidat. Plus prudent, le maire sortant Yvon Robert (PS) a sur ce point proposé un seul quart d’heure de gratuité. Sur la question de la sécurité, « nous donnerons les moyens à la police municipale d’être sur le terrain », a-t-il ajouté avant de confirmer le « renforcement de la vidéoprotection ». Mais il n’y aura pas d’augmentation des effectifs de police municipale mais un simple « redéploiement des forces ». Jean-François Bures appelle de ses vœux l’émergence d’un quartier d’affaires sur la rive sud de Rouen. Tout comme le lancement d’une filière d’excellence autour des métiers d’art (ébéniste, luthier, tailleur de pierre, doreur, costumier…) dont l’Aître Saint-Maclou deviendrait la plaque tournante.

Quelle place pour Rouen dans la future métropole ?

Jean-François Bures ne se gène pas pour dénoncer « la servilité de certains élus qui acceptent que nous soyons sous-représentés et exclus des décisions stratégiques de l’actuelle CREA ». Il estime que le nom de la future métropole qui succédera à l’actuelle CREA sera instructif à cet égard. « Pour ma part, je ne vois qu’un nom acceptable : Rouen métropole », estime Jean-François Bures.

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