Six mois après la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, la Ville a réuni les enseignants, les parents et les responsables des Animalins pour un premier bilan.
Vingt-quatre heures d’enseignement, réparties sur 9 demi-journées: tel est le cadre général que prévoit dorénavant la réforme initiée par le ministère de l’Éducation nationale. Depuis septembre dernier, les écoles élémentaires et maternelles de Saint-Étienne-du-Rouvray ont intégré cette évolution qui bouscule nécessairement les habitudes des enseignants, des parents et bien entendu des enfants.
Les trois réunions du comité de suivi de la réforme organisées par la Ville en janvier et en février ont permis d’échanger sur les ressentis et les observations de chacun. Tous les sujets ont été abordés parmi lesquels le contenu des activités périscolaires, les créneaux de piscine et de bibliothèque jugés parfois mal adaptés aux rythmes d’apprentissage, le souhait de mettre en place davantage d’aide aux devoirs sur les temps Animalins ou encore la question du mercredi midi et du repas réservé aux enfants inscrits au centre de loisirs.
Mais la remarque qui arrive en tête et qui était déjà évoquée dans les procès verbaux des conseils d’école en novembre 2013 a trait à la fatigue des enfants. Sur ce point, quelques parents et enseignants ont dit souhaiter revenir sur le choix de la matinée du mercredi matin pour lui préférer celle du samedi matin. Présente lors de la réunion du 7 février au centre socioculturel Jean-Prévost, l’inspectrice de l’Éducation nationale de circonscription, Christine Malot a rappelé que la décision prise par le directeur académique des services de l’Éducation nationale ne pouvait être remise en cause pour l’année prochaine. "Les rares dérogations acceptées en Seine-Maritime sont liées à un souci de cohérence avec les collèges qui ont choisi de faire cours eux aussi le samedi matin."
De son côté, Joachim Moyse, le premier adjoint, a reconnu que sur les temps Animalins des améliorations pouvaient être apportées tout en rappelant que l’ambition de la Ville "reste bien de favoriser l’ouverture culturelle, artistique, sportive et scientifique des enfants, de développer des partenariats avec les associations, de développer le lien avec les parents et par-dessus tout de donner les moyens à tous les enfants de s’épanouir à l’école et en dehors de l’école".