Le musée, dédié à la répression sanglante sur la place Tiananmen en 1989, veut convaincre les visiteurs chinois de se battre pour la démocratie. Dans le reste de la Chine, toute référence à ces événements, qui ont fait plus de mille morts, sans compter les morts en province, selon des sources indépendantes, est interdite. De nombreux Chinois ignorent ainsi toujours cette période noire. Le pouvoir communiste n’a jamais publié de bilan. Le musée est financé par l’Alliance de soutien des mouvements patriotiques démocratiques de Chine, qui organise également une cérémonie du souvenir chaque année le 4 juin à Hong Kong à laquelle participent des dizaines de milliers de personnes portant des bougies.