Le Festival international des très courts-métrages pose ses bobines à Saint-Étienne-du-Rouvray du 6 au 10 mai. Au programme: la sélection officielle mais aussi des créations locales imaginées par de jeunes Stéphanais. Trois minutes maxi et pas une seconde de plus, hors titre et générique. On ne parle pas ici de court-métrage, encore moins de long, mais de très court-métrage. Un format audiovisuel riquiqui et moins connu, mais en plein boom à une époque où visionner un film sur tablette ou mobile n’effraie plus. Il a même les honneurs d’un grand raout mondial: le Très Court international film festival, proposé pour la seizième année consécutive simultanément dans vingt-trois pays et près de cent villes françaises, et ce du 2 au 11 mai prochain.
Bonne nouvelle: la Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray s’est à nouveau associée à l’événement, sur quatre journées et soirées: mardi 6, mercredi 7, vendredi 9 et samedi 10 mai. Fiction, animation, documentaire, expérimental, familial, musical et même axé sur la condition féminine et le handicap… le programme officiel du festival sera, comme c’est la règle, présenté gratuitement au centre socioculturel Georges-Déziré. Avec un temps fort, celui de la sélection internationale, vendredi 9 à partir de 19h. "Le public sera invité à voter", précise Hervé Ott, responsable du département activités socioculturelles et festives de la Ville.
En outre, et c’est le petit plus local, la commune a mitonné une programmation maison, "les courts des Animalins". "Nous profitons du festival pour créer une dynamique et montrer qu’à Saint-Étienne-du-Rouvray nous savons également réaliser des films", apprécie Hervé Ott. Trois projets, qui seront projetés samedi 10 à partir de 10h au centre socioculturel Georges-Déziré, ont ainsi été montés. Et ce sont les plus jeunes qui ont été invités à aisser parler leur imagination. À l’école Paul-Langevin, encadrés par leur institutrice et un réalisateur, les élèves ont revisité l’univers des frères Lumière, pionniers du cinéma, en adaptant leur célèbre Sortie d’usine. "Ici, on sera plutôt sur une sortie d’école", annonce le réalisateur, Rénald Magnier, qui les a aiguillés entre l’écriture du scénario, le tournage et le montage. "Mais ce sont leurs idées", assure-t-il.
Dans le cadre des ateliers périscolaires, les petits de l’école Ferry/Jaurès ont eux travaillé sur quatre très courts-métrages. Au menu notamment, une "Soirée pyjama au zoo". "Les enfants ont vraiment accroché. On sent que l’univers de l’image leur est familier", sourit l’animateur, Anthony Pereira. Enfin, les jeunes du centre socioculturel Jean-Prévost, des ados cette fois, ont misé sur l’humour avec trois très courts comiques. "Les jeunes ont une culture vidéo que parfois les adultes n’ont pas. Ils ont su être concis, rapides", promet l’animateur Frédéric Marco.
À noter, des ateliers maquillage (effets spéciaux) et bruitage sont proposés toute la journée de samedi.
Dernière minute : Une démonstration de création de figurine par imprimante 3D est programmée par Alex Nicol de la société rouennaise d'effets spéciaux Phoenix-effect, samedi 10 mai à partir de 14h30 au centre Georges-Déziré.
• Renseignements au 02.35.02.76.90.