Aujourd’hui, le journal EL PAÍS a publié un article sur le mouvement du « 15-M » dit du
« 15 de mayo » ou en français du 15 mai. Il y a deux ans déjà, les citoyen(e)s espagnol(e)s se sont indignés et se sont
réunis par milliers en Espagne et à la Puerta del Sol (le coeur de Madrid), place mondialement célèbre et où je le reconnais chaque fin de week-end je retrouve mes ami(e)s là-bas. Cette place est
un lieu où la jeunesse et les moins jeunes se retrouvent. C’est également le lieu où les manifestations ont lieu comme ces derniers mois celle pour défendre la Santé publique « Sanidad Publica » ou encore l’Education publique (la Educación) qui sont gravement menacées
par les coupes budgétaires opérées par le Gouvernement conservateur de Droite, dirigée par Marianno RAJOY (leader del PP (Partido Popular)).
Mon séjour en Espagne m’aura permis de prendre conscience davantage des conséquences des crises que subissent les peuples
européens et la mauvaise orientation européenne parce que la France est touchée moins sévèrement que les espagnol(e)s. Ces indignés du 15 mai formulent de nouvelles demandes face à l’aggravement
de la crise. Le slogan est « Nos vamos, pero volveremos » (littéralement « Nous allons, mais nous y reviendrons »), ce qui signifie parfaitement
que leurs combats continueront. Plusieurs milliers de personnes se sont réunis dans plus de 20 villes pour célébrer cet évènement citoyen.
« De l’indignation à la rébellion »
« Le 15 mai continue ! » – El Periódico
Leur devise : se réunir, sortir dans la rues et les places pour s’indigner, contester les politiques d’austérité.
Ce mouvement avait pris forme lors du dernier Gouvernement socialiste de ZAPATERO et les partis politiques et le Gouvernement
actuel conservateur de RAJOY reconnaissent l’influence du mouvement. Ils estiment comprendre ce mouvement tout en rappelant qu’il n’est pas sain de contester les députés, la représentation
nationale élue du peuple … Dans cet article du journal El PAÍS, il est reconnu que ce mouvement citoyen a bousculé l’agenda politique et changé les priorités politiques des partis
politiques.
Par ailleurs, le dégout et le rejet formulé par ce mouvement sont validés par les enquêtes d’opinion réalisées régulièrement.
Il me semble que le classe politique espagnole tout comme celle française ne saisissent pas le degré de contestation, d’éloignement des citoyens avec leurs réprésentants. Selon moi, il y a danger
en la démocratie occidentale. Les représentants n’ont reçu que mandat des citoyens et si ce dernier conteste le fondement de la souveraineté populaire : il y a un péril. En fêtant cet
anniversaire du mouvement du « 15-M », l’esprit de contestation persiste même si son pouvoir de convocation perd un peu de son influence. Les citoyens rejettent les affaires de corruption notamment
celle quotidienne supposée du PP et du cas de Luis Barcenas ou encore celle de l’Infante d’Espagne venant afflaiblir la Monarchie..
« Las quincemayistás » : terme donné aux indignés de ce mouvement par le philosophe José Luis SAMPREDO (en 2011, il signe la préface de la version espagnole du livre de Stéphane HESSEL, Indignez-vous
!).
À noter que le mois dernier, une enquête d’opinion est venue bousculer la classe politique et le régime de la Monarchie
constitutionnelle puisque la Monarchie apparaissait affaiblie dans cette enquête en faveur d’une Troisième République. Si je retrouve cette enquête, je la publierai sur mon blog.
Journal EL PAÍS elpais.com
Article ELPAÍS sur cet évènement et mouvement citoyen : Movimiento del 15-M.