Après plusieurs rendez-vous en mairie et une visite à l’école Saint Exupery à Grandcamp, j’ai rejoins hier soir l’hémicycle pour le début de la discussion sur la fameuse TVA sociale souhaitée par l’UMP. Cette séance de nuit inaugurait une longue série d’echanges plus au moins vifs. Elle a commencé par un véritable camouflet pour l’UMP. La commission des finances avait en effet rejeté majoritairement le texte présente par le gouvernement. Certains députés de l’UMP s’étaient fait porter pâle. La colère de l’Elysee a du être grande. Car pour la séance de 21h30 les rangs de la majorité était garnis. Les députés UMP ont donc rejeté massivement les deux motions défendues par la gauche. Ils sont restés sourds et cois devant les arguments qui démontrent l’incohérence de cette mesure. Cette augmentation de la TVA pèsera sur le portefeuille des Français. Il est à craindre des augmentations des prix. Et donc un ralentissement supplémentaire de la consommation pourtant moteur essentiel de la croissance en France et fortement en berne aujourd’hui. La droite n’a que le mot compétitivité à la bouche. On se souvient de cet argument utilisé en boucle et sans doute use à force au moment de la suppression de la taxe professionnelle soit disant favorable a la compétitivité. On connaît la suite. Perte de recettes pour l’Etat et pour les collectivités locales et aucun effet positif pour l’emploi ou pour notre balance commerciale dont le déficit s’est encore plus creuse depuis. Le tour de passé-passe est pourtant clair. D’un côté le gouvernement fait cadeau des cotisations patronales qui finançaient la branche famille. De l’autre elle compense en augmentant la TVA, l’impôt le plus injuste, que payent tous les Français. Les grands perdants sont donc les Français et notamment les plus modestes déjà sévèrement touchés par la crise. Certes le gouvernement promet des emplois à venir. Sans doute après les élections. Cette séance de nuit n’est que le prélude d’une longue bataille. D’abord au Parlement. Et dans les urnes d’ici une soixantaine de jours.